Guy de Comborn , gouvernait la même église en
65. Jean de Gros, parent du pape GrégoiieXI, nommé a l'évêché de Limoges en i348, devint cardinal du titre des saints Nérée et Achilée en 1372, évêque de Palestrine en 1076, et mourut à Avignon en i383.
66. Aymeric Cathi de Lajouchat, transféré de l'église de Boulogne eu 1372, mourut en 1390.
67. Bernard de Bonevalle, succéda la même année 1390, fit son entrée publique le i5 octobre 1391, et mourut en i4o3.
68. Hugues de Maignac, transféré de l'évêché de Saint-Flour, mourut eu 1.J12.
Après la mort de cet évêque, il y eut trois prétendans pour le même siège, savoir :
69. Ramnulfe de Péruse, élu par le chapitre; il passa à l'évêché de Mende en 1424.
70. Nicolas Viandi, nommé par le pape; il mourut peu de temps après.
71. Hugues de Roffignac, nommé aussi par le pape, siégea paisiblement pendant trois ans, après que Ramnulfe son compétiteur eut passé à l'évêché de Meiule ; il fut transféré luimême à celui de Rieux en 1427.
72. Pierre de Montbrun, abbé de Saint-Augustin de Limoges, fut préposé à cette église en 1427; il mourut en i456.
73. Jean de Barthon, lils de Jean, vicomte de Montbas, chancelier de la Marche, et de Gilberte de Bénac, docteur en droit, conseiller au parlement et chanoine de Limoges, fut élu évêque par le chapitre, n'étant encore que diacre, en 1457; il fit son entrée publique le 18 septembre de la même année, et se démit ensuite en faveur de son neveu.
74. Jean de Barthon, neveu du précédent, succéda à son oncle en i486, et mourut en i5io.
y5. René ou Rainald de Prie, fils d'Antoine, baron de Busancay, grand queux de France, et de .Madeleine d'Amboise, nommé à l'évêché de Limoges en i5io, ne prit possession qu'en i5i4, qu'on transféra à d'autres églises deux ou trois de ses
DES ÉVÈCHÉS
compétiteurs qui avaient été nommés aussi à celle de Limoges. René mourut en 1 5 1 7.
76. Philippe de Montmorency, frère d'Anne de Montmorency, maréchal de France, etc., ne siégea que depuis l'an 1517 jusqu'à l'an 1619, qu'il mourut à la fleur de son âge: il avait été auparavant archidiacre de Biois et chanoine de la Sainte -Chapelle de Paris.
77. Guillaume de Barthon, doyen de l'église de Limoges, en fut élu évêque par le chapitre le 26 novembre i5io; mais, comme il eut plusieurs adversaires, il consentit d'être transféré à celui de Lectoure.
78. Charles de Villiers, lils d'Antoine, duc de l'Ille-Adam et de Nogent, et d'Agnès de Moulin de Fontenay, le premier qui ait été nommé à l'évêché de Limoges par le roi en vertu du concordat, prit possession Je 6 avril 1622, et passa au siège de Beauvais en i53o.
79. Antoine Lascaris de Tende, évèque de Riez, puis de Beauvais, permuta cette dernière église avec celle de Limoges, et retourna ensuite au siège de Riez.
80. Jean de Langeac, abbé de Pébrac, né en Auvergne d'une famille noble, eut pour père Tristan, seigneur de Langeac, et pour mère Anne d'Alègre. Il fut nommé d'abord à l'évêché d'Avranches, passa ensuite à celui de Limoges en i533, et mourut à Paris le 20 mai i54r; son corps fut porté à Limoges, et reposait dans l'église cathédrale. Du temps de ce prélat, savoir en i535, les moines de Saint-Martial de Limoges se sécularisèrent comme auparavant.
81. Jean de Bellay, mort à Rome en i56o, tint l'évêché de Limoges depuis l'an 1 54 • jusqu'à l'an i546.
82. Antoine Sanguin, dit le cardinal de Jtfeudon, homme d'un grand génie et très -habile dans les négociations, devint successivement évêque d'Orléans et de Limoges, archevêque de Toulouse, grand-aumônier de France, et enfin cardir.al-évêque d'Ostie. C'est eni546 qu'il
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fut nommé à l'évêché de Limoges.
8j. César des Bourguignons, Italien, de nation , évèque de Limoges en i553, mourut en 1559, sans avoir vu son église, qu'il fit gouverner par un grand-vicaire. On voit encore aujourd'hui à Limoges le bréviaire qui fut imprimé par l'autorité de ce prélat.
84. Sébastien de l'Aubespine , fils de Claude, seigneur de la Corbelière, et de Marguerite Le Berruier, conseiller du roi, etc., commença à gouverner l'église de Limoges en i559; il fut chargé ensuite de diverses négociations, dont il s'acquitta dignement, en Allemague, en Hongrie, en Angleterre, en Flandre et en Suisse. Il mourut dans son diocèse en i582.
85. Jean de l'Aubespine, abbé de Saint-Martial et de Saint -Éloi de îsoyon, neveu du précédent, assista au concile de Bourges en i584 , et fut transféré ensuite à l'évêché d'Orléans.
86. Henri de la Marthonie, fils de Geoffroy et d'Isabelle de Pompadour, abbé de Saint -Just au diocèse de Beauvais, sacré évêque de Limoges en 1087, mourut le 7 octobre 1618.
87. Raymond de la Marthonie, chanoine d'Amiens et prieur de Saint - Jean , neveu et coadjuteur d'Henri , sous le titre d'évèque de Chalcédoine, succéda à son oncle dans l'évêché de Limoges. Il avait assisté avant son élévation à l'épiscop;it, à l'assemblée générale du clergé en 1614; il mourut en 1627.
88. François de la Fayette, abbé de Notre-Dame de Dalon et prieur de Saint-Ange, était fils de Claude, seigneur de la Fayette, d'Epinasses, de Naddes et de Hautefeuille, et de Marie d'Alègre. Il fut nommé à l'évêché de Limoges en 1627, et fut sacré à Paris dans l'église des minimes de la place Royale le 19 mars 1628. Pendant son sacre, la reine Anne d'Autriche , dont il était premier aumônier, et qui assistait à cette cérémonie avec un grand nombre de seigneurs et de prélats, lui fit remettre un anneau très-riche , pour lui donner par-là une marque publique de
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son estime et de sa bienveillance.
François de la Fayette prit possession de son église au mois d'octobre de la même année 1628, et s'y attacha tellement qu'il ne voulut jamais s'en séparer pour en prendre d'autres plus riches qui lui furent souvent offertes. Aussi la gouverna-t-il avec une sagesse admirable et avec un zèle digne d'être comparé à celui des plus illustres prélats. Il fut député eni65i par la province de Limoges à l'assemblée générale du royaume, dont la tranquillité était alors troublée par les guerres civiles, et en i655 à l'assemblée générale du clergé par la province ecclésiastique île Bourges.
Il mourut à l'âge de quatre-vingt-six ans le 3 mai 1676.
89. Louis de Lascaris d'Urfé, marquis de ce lieu, comte de Sommerive, baron de la Bastie et dt; Saint-Just, fils aîné d'Emmanuel, marquis d'Urfé , qui descendait des seigneurs de Lascaris de Tende, princes de Savoie, après avoir passé plusieurs années à la cour du roi de France ou à celle du duc de Savoie , embrassa l'état ecclésiastique , et se retira au séminaire de Saint-Sulpice. Il fut nommé le 3 juillet 1676, coacljuteur de François de la Fayette, évêque de Limoges, et lui succéda peu de temps après. Il reçut ses bulles au mois de décembre de la même année, fut sacré à Paris le 11 janvier 1677, et se rendit à son église au mois de mars suivant. Il gouverna son troupeau avec une sollicitude vraiment pastorale, tint des synodes, visita les églises et les monastères, et soulagea les pauvres par d'abondantes aumônes; il lit mettre la dernière main au séminaire que son prédécesseur avait fait commencer, et y logea jusqu'à sa mort qui arriva le dernier jour de juin 1695.
90. François de Carbonel de Canisy, d'une famille noble de Normandie, doyen d'Avranches et chantre tle Lisieux, nommé à l'évêché de Limoges le b septembre 1695, fut sacré a.
Paris dans la chapelle du séminaire de Saint-Sulpice le 25 mars 1696, et