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lit son entrée publique à Limoges le 24 mai tle la même année. Tout le Limousin fut affligé l'année suivante 1697 d'une grande famine, ce qui obligea le pieux prélat de venir à Paris pour faire lui-même la quête pour les pauvies de cette province.
Il donna ensuite d'autres exemple;!
édifians de sa piété et de sa charité. Mais comme il ne jouissait pas d'une bonne santé, il se démit dans la crainte de ne pas remplir assez exactement les devoirs tle sa charge. De son temps, les barnabites furent reçus à Guéret en 1700.
91. Antoine Charpin de Genétines, comte de Lyon et grand- vicaire de l'évêque de Saint-Flour, fut sacré a Lyon, le 23 janvier 1707, assista à l'assemblée du clergé en 1711, et se démit ensuite de son évêché.
92. Benjamin tle l'Ile du Gast , nommé par le roi au mois de janvier 1730, fut sacré à Paris clans la chapelle tle l'archevêché le 21 septembre de la même année. Il est mort dans sa cinquantième année le 5 septembre 1739. (Gallia Christ., t. 2, p. 498.)
93. Jean-Gilles de Coetlosquet, né dans le diocèse tle Saint-Paul-de- Léon en Bretagne, ci-devant vicairegénéral de l'archevêché tle Bourges, fut sacré le 7 février 1740. Il se démit tle son évêché par suite tle sa nomination à la place de précepteur du tluc tle Bourgogne.
94. Louis-Charles d'Argentré , sacré dans la chapelle du roi le i4 janvier 1759, sur la démission de M. de Coetlosquet.
95. Marie-Jean-Philippe du Bourg, né à Toulouse le 23 août \y5i, sacré le 7 juin 1802, mort à Limoges le 3o janvier 1822.
96. Jean-Paul-Gaston de Pins, né à Castres le 8 février 1766, nommé à l'évêché de Béziers en 1817, sacré évêque de Limoges le 10 novembre 1822, fut nommé administrateur du tliocèse tle Lyon en 1823.
97. Prosper de Tourneforl , né le a3 décembre 1761, sacré le i5 mai
DES ÉVÊCIîÉS DE FRANCE.
Conciles de Limoges.
Le premier se tint l'an 848; les chanoines de Saint-Martial y demandèrent instamment d'être mis en règle] ce qui leur fut accordé en présence de Charles-Ie-Cliauve qui était présent à ce concile. (Reg. 21. Lab.
7, Hard. 4.)
Le second, l'an 994. ( Baluze , Hist. Tut. app. pp. 385 et 400.)
Le troisième, l'an 1029, ou plutôt le 4 affût fie l'an 1028, comme il parait par la lettre circulaire li'Adém.ir, sur l'apostolat de •■aint Martial. Il s'agissait de décider s'il fallait donner a saint Martial , évêque de J imoges, le titre d'anôtre , comme le voulaient les Limousins, ou celui de confesseur, comme d'autres le soutenaient : les uns disent que la question fut décidée en faveur de l'apostolat de saint Martial, les autres, qu'elle ne put être terminée , et qu'elle fut encore agitée dans un concile tenu à Bourges , et dans le suivant tenu à Limoges.
Le quatrième, l'an io3i , sur la même question. Avmon. archevêque de Lyon, v présida, et l'on y confirma à saint Martial la qualité d'apôtre , que le concile de Bourges lui avait donnée dix-huit jours auparavant. On y lut aussi les règlemens f lits dans le concile de Bourses ; on confirma aux moines de Saint-Martial l'usage où ils étaient de baptiser à Pâques et à la Pentecôte ; on laissa aux abbés le privilège d'avoir un chapelain et jusqu'à trois diacres assistans à leurs messes dans les fêtes solennelles; on renouvela les canons contre les clercs incontinens et les simoniaques, et l'on fixa les ordinations aux qnatre-temps. (Reg.
25, Lab. 9, Hard. 6.)
Le cinquième, l'an io52, touchant l'élection d'un évêque. (Ibid.}
Le sixième, l'an 1095, par le pape Urbain IL On y traita de la croisade contre les Sarrasins; Humbaud, évêque de Limoges, y fut déposé.
(Lab. 10, Hard. 6.)
Le septième, l'an 1182. Henri, légat du saint-siége, y présida.
LISIEUX, ville de la Haute-Normandie, était la capitale du pays dit le Lieuvin,des Lexovii, peuplesgaulois, qui l'ont habité. Les anciens auteurs, comme Pline, Strabon, César et Ptolémée.fontmention de cespeuples,et parlent de leur capitale , qu'ils nomment les uns Neomagus, et les autres Lexovium. Cette ville , située au confluent îles rivières d'Orbec et de la Touque, à cinq lieues de la mer, et à quarante-deux de Paris , partie sur un coteau , et partie dans une belle vallée, où il y a d'excellens pâturages, e«t grande, belle, commerçante, surtout en toiles, et avait titre de comté. C'est aujourd'hui l'un des chefs-lieux de sous-préfecture du département du Calvados. La cathédrale de Saint-Pierre avait un chapitre composé de onze dicnités. de trentesix chanoines, et de plusieurs autres béréfi'îers. La veille et le jour de saint Ursin , c'est-à-dire le 10 et le 11 juin , ils étaient comtes, et toute 'a justice civile et criminelle leur appartenait. Il y avait plusieurs maisons religieuses, dont les principales étaient celles des dominicains et des mathurins ou trinitaires. Les endistcs avaient le collése. Notre-Dame du Pré était une abbaye rovale de bénédictins très-considérable, fondée au onzième siècle ; l'église en était magnifique. Le diocèse de Lisieux comprenait huit abbayes et cinq cent quatre-vHigt paroisses, partagées en quatre archidiaconés. L'évêque, qui était comte de Lisieux, jouissait de cinquante mille livres de revenu, et payait quatre mille florins pour ses bulles à la cour de Rome.
Ce siège a été supprimé en 1801 -
Ei'êques de Lisieux.
1. Théodebaudus souscrivit aux troisième . quatrième' et cinquième conciles d'Orléans en 538, 54» et 549, assista en personne au troisième et au cinquième , et fut représenté au quatrième par un prêtre nommé Edibius.
2. Ethérius, dont Grégoire de Tours fait mention (hist. franc, lib.
Les noms de quelques évêques manquent nécessairement ici.
3. Launobaudus assista au premier concile de Châlons-sur-Saône en 644-