Godefroi , plus illustre par sa
piété encore que par sa naissance , succéda à Bertrand , et fut sacré par Balmace, archevêque de Narbonne.
Il assista au concile de Toulouse en 1090, à celui de la province de Narbonne en 1091, à celui d'Autun eu 1094, à celui de Plaisance en 1095, à celui d'Auvergne la même année, à celui de Nîmes assemblé par le pape Urbain II, en 1099 , enfin à celui de Rome en 1099. Il est mort au plus tard en mai 1104.
18. Gaultier, illustre par sa doctrine , succéda au précédent au plus tard en no4, et s'appliqua aussitôt à la réparation des églises, spécialement de sa cathédrale , à laquelle il donna beaucoup d'orneinens et de vases sacrés. Il assista en 1112 au concile de Vienne, et souscrivit en 1119 à celui de Toulouse. Il travailla beaucoup, en différens temps, à. rétablir la concorde en plusieurs monastères , publia quelques ouvrages sur les psaumes, et mourut vers l'an
19. Raimond, fut élevé sur ce siège au plus tard en août 1129. En n3o, Innocent II, fuyant la violence de l'antipape Pierre de Léon, vint en France, et convoqua à Ciermont un concile auquel Raimond assista, ainsi qu'à celui de Reims, convoqué en ji3i par Urbain II, et à celui de Montpellier en 1 134- Il fit plusieurs règlemens pour les hôpitaux, qu'on bâtissait en assez grand nombre vers Pan n38. Il se trouva en 1140 au concile de Narbonne. 11 reçut du pape en ii54> la confirmation des privilèges de son église, puis du roi, en n55, celle des possessions, de la même église. Vers le même temps , faisant la visite de son diocèse, il publia plusieurs décrets synodaux. Verdala relève beaucoup sa libéralité pour la réparation et l'ornement de sa cathédrale. Il mourut en 11 58 ou
20. Jean II de Mont-Laur, élevé sur ce siège après la cession ou la mort tle Raimond, eu ii.58, surpassa de beaucoup la noblesse tle son extraction par sa rare vertu, sa science
profonde et son application à entretenir la concorde parmi les peuples soumis à son gouvernement spirituel.
La difficulté que Jean et son chapitre avaient avec le monastère de Clugny, à l'occa&ion de celui de Salzet, fut terminée au concile de Tours en 1 163 , et il y fut ordonné que l'abbé dudit monastère ne serait établi que du consentement de l'évêque. Il assembla en 1 176 un synode contre les erreurs tle Pierre Béguin, et assista en 1179 * celui de Latran. Il mourut en 1190.
ai. Guillaume Ier Raimond, illustre autant par sa vertu que par sa naissance, fut élevé sur ce siège en 1190, et s'appliqua avec beaucoup d'ardeur a réparer son église, à laquelle il procura plusieurs privilèges.
11 termina par un jugement arbitral qui fut confirmé par le pape, les différends élevés depuis long-temps entre les chanoines et les évêques ses prédécesseurs. Guillaume mourut le 27 janvier 1195.
22. Guillaume II de Flède , monta sur ce siège le 7 mars 1 195, et assista sans doute à un concile tenu à Montpellier par Michel, lé^at du saintsiége, au mois de décembre de cette année. Vers l'an 1198 le pape décida en sa faveur pour l'institution d'un archidiacre, et exempta de tout interdit la "chapelle domestique de ce prélat. Il mourut au commencement tle décembre 1202.
2û. Guillaume III d'Autignac , homme tle mœurs très-pures et d'une grande sagesse, fut élu évêque tle ce siège en 1203, et sacré au mois d'août 1204. H assista probablement au colloque de Montpellier contre les hérétiques, dont parle Pervinus, et que celui-ci pense être différent du concile assemblé en cette ville en 1207, dans lequel on remit toute l'affaire des Albigeois aux soins tle saint Dominique. Les habitans de Montpellier ayant excité une révolte contre Pierre, roi d'Aragon, en 1206, notre prudent prélat réussit à les apaiser ; et le traité de paix qu'il conclut cette année, soutenu du lé^at du saint-
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
siège, et assisté de plusieurs autres •'•vèques, lut confirmé par le pape le i3 avril 1207. Il assista au ror.cile assemblé par l'arche vèque de Narbonne >jn mai 1206, et sans doute aussi à celui qu'avait convoqué Pierre de Bénévent, cardinal - légat, à Montpellier, contre les Albigeois, ce qui fut terminé le mercredi d'après l'épiphanie I2i5. Il mourut le 29 mai
2 {. Bernard de Mesk, devint évêque de Maguelone le 11 juillet 1216, et fut sacré au mois d'août suivant.
L'abbé d'Aniane refusant en 1221 «l'assister au svnode diocésain , Bernard obtint du pape qu'il nommât des commissaires à ce sujet; et ceux-ci statuèrent en faveur de l'évèque. On * in t en i22|. un concile a Montpellier, au sujet de Raimond, comte de Toulouse ; et Bernard assista à l'hommage que ut le procureur de ce comte au roi et à l'église en 1223. Cet évèque s'étant plaint au pape en «229 du refus que faisait le roi d'Arragon de lui prêter serment de iidélité, ce pontife manda à l'archevêque de Narbonne d'engager le prince, de la meilleure manière possible , à se rendre à ce devoir. Bernard mourut vers la lin de 1280 ou 1202.
25. Jean III de Mont-Laur, fut élevé sur ce siège, au sentiment de Garielle, en )2.>2, et sacré en 1234.
Dès le commencement de son épiscopat, sou amour pour les pauvres le porta à les secourir de tout son pouvoir, et à engager ses diocésains à eu faire de même. Le roi d'Arragon
lui prêta serment de fidélité en présence du très-Saint-Sacrement le 16 décembre 1236. Ce prince viola peu après son serment; mais en 1241 il fit uu accord avec l'évèque de Béziers , qui avait été fait dépositaire de la juridiction de Montpellier, au sujet des consuls. Jean souscrivit en 1242 aux lettres de Grégoire X, aux frères- prêcheurs , contre les hérétiques, ainsi qu'au concile de Narbonne en 1244' ^ assista au concile général de Lyon en 1245, et mourut en juin ou juillet 1247-
26. Rainier, fut substitué au précédent par le pape Innocent IV, au mois de juillet 12^7 : il étaitreliçieux de l'Ordre des frères - prêcheurs , et illustre par sa veitu autant que par sa naissance. Il ne faut pas le confondre avec un autre de même nom et de même ordre, dont parle Trithème au quatorzième siècle de ses écrivains ecclésiastiques. On croit que c'est à lui que le pape Innocent IV manda en 1248 d'empêcher les juifs de porter un habillement qui les confondait avec les clercs et les prêtres. Il mourut empoisonné par une hostie, le i3 janvier 1249.
27. Pierre de Congues, fut confirmé évêque de ce siège par Innocent IV, le r** mars 1249. II obtint cette année du pape le privilège de ne pouvoir être frappé d'aucune censure sans un ordre exprès du souverain pontife. Il assista par procureur au concile de Béziers en 1255 , et mourut peu après.
28. Guillaume-Christophe, célèbre prédicateur, monta sur ce siège au commencement de mai iz56. Il assista probablement au concile provincial tenu à Montpellier par Jacques , archevêque de Narbonne, en 1238, contre ceux qui faisaient tort aux clercs, et contre ceux d'entre ces derniers qui déshonoraient leur état. Il assista la même année au parlement public, dans lequel le roi d'Arragon pardonna aux habitans de Montpellier, et reçut l'hommage de ce prince, après que leurs droits respectifs eurent été réglés par l'archevêque de Narbonne, qu'ils avaient tous deux choisi pour juge de leur différend. Guillaume mourut le 14 janvier 1263.
29. Bérenger Frédol , déjà évêque de Maguelone au commencement de l'amiée 1263, assembla son synode, dans lequel il exhorta fortement les piètres à mener une vie digne de leur caractère. Il fut délégué en 1265, par le pape Clément IV, pour accommoder le différend d'entre l'archevêque de Narbonne et l'évèque de Béziers.
Il fut aussi confirmé pA le même
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pontife, en 1268, dans ses droits sur l'université île Montpellier, ce qui excita contre lui la haine du roi d'Arra°on, qui avait anticipé sur ces sortes de droits. Bérenger assista en 1374 au concile général de Lyon, convoqué par Grégoire X, et en 1 279 au concile provincial tenu à Béziers.
Il mourut plein de mérites en 1296.
3o. Gauceliu de la Garde, fut promu à ci'tévèclié en 1296 par le pape, qui ayant reçu l'abdication de l'élu , retira Gaucelin du siège de Lodève pour le placer sur celui-ci. Il assista au concile de Béziers le 29 octobre 1299, et en i3ooà l'accord lait entre Bernard, évêque de Pamicrs, et Roger, comte de Foix. Il mourut le 12 mars i3o4>
3i. Pierre III de Mirepoix, fut nommé évêque de ce siège par le pape Clément V, plus d'un an après la mort de Gaucelin. Il fut transféré à Cambrai en 1309, et ensuite à Bayeux.
32. Jean Raimond de Comminges, succéda à Pierre dans cet évêché en 1309. Il assista au concile de Vienne en i3ii. Son amour pour les pauvres lui lit changer en 1012 son palais en hôpital. Il fut transféré en IJ17 au nouvel archevêché de Toulouse, et ensuite fait cardinal-évêquede Porto.
33. Galliard Saumate, appelé par le pape Jean XXII, de l'évèché de Riez à celui - ci , environ le mois de novembre i3i7, ne gouverna que quelques mois ce diocèse, encore lutce seulement par Olric, son vicairegénéral . Il fut bientôt transféré à l'archevêché d'Arles.
34- André Frédol , passa de l'évèché d'Uzès à celui de Maguelone en février i3i8. Il remédia à plusieurs inconvéniens dommageables à son diocèse , tant par ses propre* soins, que soutenu par l'autorité du pipe Jean XXII, et par celle du roi Philippe. Il mourut en i328.
35. Jean IV do Visscc, confirmé évêque de ce siéjie le 26 avril i328, gouverna d'abord son diocèse par ses vicaires-généraux, et leur ordonna en i33ode faire des statuts synodaux, iju'il
publia lui-même dans une assemblée générale des chanoines le 1" novembre. Il mourut au mois d'août i334, après avoir fait plusieurs choses utiles à son diocèse, exhortant dans ses derniers momens ses chanoines à une vie digne de la sainteté de leur état, dont il conserva lui-même avec justice la réputation après sa mort.
36. Picturin de Montesquiou, passa de l'évèché de Basas à celui-ci en octobre i33 j., y ayant été désigné le 4 septembre précédent, et fait cardinal le 20 du même mois , et apporta en entrant dans son diocèse la paix entre les Maguelons et les consuls de Montpellier. Il fut envoyé environ l'an i337, vers l'empereur Louis IV, pour s'informer des dispositions de ce prince envers l'église, et transféré à l'archevêché d'Alby, le 27 janvier i33c;.
37. Arnauld de Verdale, très-habile dans la connaissance du droit, fut, fait évêque de ce siège le 20 avril i339, et le gouverna d'abord pas ses vicaires-généraux ; mais il y vint peu après régler lui-même plusieurs affaires importantes. Il assembla son synode général au mois d'octobre suivant, et publia plusieurs statuts.
Il eut soin en i34o défaire aussi enregistrer les statuts du pape Benoit XII au sujet de la réformation de l'église et du chapitre de Maguelone. Ce fut de son temps qu'en i35o, l'évèché de Maguelone fut entièrement soumis à la domination de la France. Il tint au mois île novembre l'an i35i, la première place au concile de Béziers, comme le plus ancien évêque de cette assemblée. Il mourut à Montpellier en décembre i332.
38. Audouin Aubert, habile jurisconsulte, fut d'abord élevé sur le siège de Paris par le pape Clément VI en 1349 » et transféré à Auxërre eu i35i, enfin à Maguelone en i352, et fait cardinal en i35j. Quoique plusieurs raisons donnent lieu de croire qu'il ne prit pas possession de ce dernier siège, d'autres semblent prouver le contraire, et spécialement parce qu'on le voit en février i353,
DES ÉVÈCHÉS
comme évèque «le Maguelone , racheter, de concert avec Radulphe son frère, L'hommage que devaient leurs neveux à Ranulfe Héiie II, en conséquence de quelques terres qu'ils possédaient près de Pompadour. Il est vrai qu'il ne vint point en cette église; et qu'avant été fait évèque d'Ostie en i36i, il mourut à Arignou le 6 mai i363.
39. Durand de Chapelle, doué de toutes les qualités propres à l'épiscopat, fut désigné évèque de ce siése par Innocent VI, et sacré en sa présence dans une nombreuse assemblée de cardinaux, nia'gré l'opposition de plusieurs chanoines de cette église. Durand n'ayant point été reçu en conséquence dans sa cathédrale , se retira dans un château de son éveillé, et mit en œuvre tant de moyens de prudence et de douceur, qu'il ramena ses chanoines à leur devoir à son égard, ainsi qu'à une conduite plus convenable à la sainteté de leur état. Il fit plusieurs excelicns statuts pour le règlement de son chapitre, et voulut en particulier qu'aucun chanoine ne s'absentât pas de l'office plus de quatre jours par mois, et n'eût voix délibérative que lorsqu'il serait au moins sous -diacre. Il excommunia aussi ceux qui s'approprieraient les biens de l'église. Enfin après avoir judicieusement soutenu les droits de son église , et l'avoir saintement gouvernée jusqu'en l'an i36i, il mourut au mois de janvier de cette année.
40. Pierre IV de Canillac, fut transféré de l'évèché de Saint-Pons à celui-ci par Innocent VI, le 29 janvier i36i j mais il n'en prit pas possession, étant mort au mois de juin suivant.
4i. Dieudonné de Canillac, fut substitué au précédent par le même pape le 10 août ij6i. Il était déjà arrivé à son siège, ditGarielle, au mois de juin 1062. Avant été rappelé ensuite à Avignon, il gouverna son dio- 1 ese par son vicaire-général, jusqu'à «. e que de retour à son église en 1^67, il y mourut après cinq ans et quelques mois d'épiscopat.
42. Gaucelin II de Deux, fut transféré du siège de Nîmes à celui-ci, et entra solennellement à Montpellier le 10 mars 1367. Invité au concile de Lavaur le 28 avril 1 368, il y envoya son grand -vicaire. Il fit recueillir cette même année, en un volume, les dilférens litres de son église , avant assemblé un svnode à ce sujet. Ii mourut le 9 août i.ijj.
43. Pierre V de Vernobs, fut fait évèque de Maguelone par le pape Grégoire VI, le 12 aeùt 1373. Il fut envové par ce pontife pour tenir sa place au concile de Narbonne au mois d'avril i3;4i et nommé son exécuteur testamentaire le 5 mai suivant, l'an «3^7. Il expliqua, àla prière de ses chanoines, lesrèglemens qu'il avait faits les années précédentes. Il passa «le cette rie à une meilleure ;e 3 2 octobre 5389.
44- Antoine Ier de Lorier,fut transféré de l'évèché de Rennes à celuici, le 19 octobre 1389; mais comme il était trésorier du pape, ainsi que son prédécesseur, il nomma un vicaiie-général pour gouverner son diocèse. Il semble qu'il assista au concile de Paris, convoqué le 2 février 1 394. Il assista à la mort de Clément Vil, le 16 septembre suivant; mais Pierre de Lune avant envahi le pontificat, Antoine revint a Maguelone. Il mourut le 23 octobre i4o5.
45. Pierre VI Cédemar, nommé évèque de ce siège par Benoit XIII eu i4o5, ne s'y rendit qu'en 1408, lorsqu'on eut publié en France la neutralité. Il ratifia en 1412 les statuts du recteur de l'université de Montpellier. Il harangua fort éloquemment l'empereur Sigismond, à son retour du concile de Constance en 1 4 1 •> • Enfin il mourut dans les premiers mois de l'an 1418.
46. Louis Aléman, promu à ce siège le 22 juin i4Jo, par Martin V, commit pour le gouvernement de son diocèse. Pierre, abbé d'Aniane, et plusieurs autres en qualité de vicaires-généraux, le 8 mars 1419. Il reçut en 1423 ordre du pape Martin V
de conférer a\ec les Siennois pour la liberté du concile, que ce pontife voulait transférer de Pavie à Sienne, vu le dégât que faisait la peste dans cette première ville. Il fut transféré par le même pape à l'archevêché d'Arles, sans avoir encore vu le diocèse de Maguelone, le 3 décembre de la même année 1423. J^oy. Arles.
4ç. Guillaume V Forestier, promuà cet évêché le jour même de la translation du précédent, y fut reçu avec une joie universelle au mois <le décembre 1424. Il apaisa les troubles excités dans l'université de Montpellier en i427, et ratifia le 12 mars 1423 les statuts du recteur, au sujet des facultés de théologie et de droit. Il permuta avec l'évêque de Gap au mois de février 1429.
48. Léger Sapons, en conséquence de la permutation dont on vient de parler, passa à ce siège le 2.5 mai 1429, et en prit possession la même année. On croit que c'est lui, et non son successeur, qui assista comme évêque de Maguelone en i/JSo, au concile convoqué à Narbonne cette année.
49- Bertrand Robert, nommé à cet évêché par Eugène IV, le 27 juin j43i, désigna Jean, abbé d'Aniane, et plusieurs autres, pour en prendre possession en son nom. L'année suivante il fut désigné par le même pape, ainsi qu'André, archevêque de Colosse, et Jean de Tarente, pour transférer en Italie le concile assemblé d'abord à Bàle ; mais comme ils ne jugèrent pas convenable le sauf-conduit qu'on leur avait donné le 18 juillet 1432, ils protestèrent le 26 du même mois contre tout ce qui se ferait d'opposé aux désirs du souverain pontife.
5o. Robert de Rouvers, évêque de Séez, fut mis en la place du précédent par le même pape le 4 mars i433; mais il gouverna toujours son diocèse par ses vicaires -généraux.
On croit qu'il mourut à la fin de i453. 5i. Maur de Valleville, créé évêque de ce siège le 19 décembre 1453, fut sacré au plutôt à la fin de janvier
1454. H assista à l'assemblée tenue au Puy au mois d'avril 1464. H présida aux trois ordres du Languedoc, assemblés à Montpellier au mois de février 1467. On croit qu'il mourut en 1471.
52. Jean V Benald, distingué par sa piété et sa doctrine, ft.*t élu évêque de ce siège à la satisfaction du pape et du roi, le 14 février i47'> e* sacré à Narbonne par Bernard, archevêque de Toulouse. Il s'appliqua d'abord au règlement de son chapitre, et assista au mois de mars 1483 à l'assemblée de Languedoc , ainsi qu'en mai 1482. Enfin après seize ans et demi d'administration, il mourut le i5 août 1487.
53. Guillaume VI Le Roi, élu à cet évêché le 3 octobre 1487, eut pour concurrent Isarne, que le chapitre avait désigné, et auquel il laissa le siège, étant mort en 1488.
54. Isarne Barrière, quoiqu'élu et sacré en 1487, ne monta sur ce siège qu'en 1488. Il fit en 1496 plusieurs statuts au sujet de l'élection du recteur de l'université de Montpellier.
Il mourut en grande réputation de piété le 19 avril 1498.
55. Guillaume VU Pellicier, élu par le chapitre le i3 mai 1498, assista au concile de Tours en i5io, et à celui de Pise en i5n. Il désigna son neveu pour lui succéder en 1527; mais celui-ci voulut qu'il gouvernât le diocèse jusqu'à sa mort, arrivée à la fin de 1529.
Evêques de Montpellier.
j. Guillaume VIII Pellicier, quoique fait coadjuteur de son oncle en 1527, ne prit, comme on l'a insinué, le gouvernement du diocèse qu'à la fin de 1529. Ce lut lui qui réussit à transférer son siège à Montpellier ; terminant cette grande affaire parla publication de la bulle de Paul III, en date du 27 mars i536, qui déterminait la translation de l 'évêché de Maguelone à Montpellier, et sécula.
risait les chanoines réguliers île Maguelone et les bénédictins de Mont pellier, pour ne faire plus de ccsdeux
DES ÉVÊCHÉS
corps qu'un chapitre séculier, tel qu'il subsiste encore aujourd'hui. Il fit en i545 la visite de son diocèse, et rétablit en i5^g la paix entre ses chanoines,d'une manière qui fut agréable au roi et au pape. Il termina aussi en i557 le différend élevé entre les chanoines et les consuls de Montpellier, sur l'ordre de leurs séances dans l'église. Enfin après avoir fait tous ses efforts pour réparer les ravages que les calvinistes avaient faits dans son église, il mourut accablé par l'âge et Tes chagrins le 20 janvier i568. On lui donne avec justice de très-grands éloges.
3. Antoine II de Subjec, s'étant arrangé avec Pierre de Boulhe, nommé par le roi en 1569 à cet évèché, en prit possession avec un applaudissement universel en i5?3, et prêta le serment ordinaire dans le chapitre le 3 novembre de cette année. Il s'appliqua l'année suivante à rétablir toutes choses dans un meilleur état sans épargner ni soins ni dépenses, ni même sa propre vie, qu'il fut exposé à perdre par la peste qui infecta peu après son diocèse. Il se conduisit de la même manière en \5yg et en i532. Il fit aussi plusieurs statuts pour la décence du culte divin, dans un chapitre qu'il tint en octobre 1094. Il mourut le 8 novembre i5y6.
3. Guitard de Ralte, désigné d'abord par le précédent le i5 juillet
1596, ensuite nommé par le roi, fut sacré évêque de ce siège à Paris en
1597, et prêta serment à ce prince le 9 novembre de la même année. L'année suivante les hérétiques se préparant à une assemblée de cent cinquante de leurs docteurs, Guitard dissipa cet orage par sa singulière prudence, et fit en sorte qu'on arrêtât les violences auxquelles ils se livraient. Son courage en 1600 alla jusqu'à s'exposer à la mort pour la défense île son église. Il réussit enfin en 1602 à rétablir le culte divin à Montpellier, et mourut le 7 juillet de cette année.
4. Jean VI Granier, célèbre prédicateur, fut nommé par le roi à cet
évèché en 1600; et ayant été sacré à Paris, il se rendit à son église, où il fut reçu avec de grands honneurs en i6o5. Il donna pour faire achever l'église des Tables à Montpellier dixsept mille deux cents écus d'or, et fit changer par ordre du roi le titre que les hérétiques avaient posé sur leur temple.il mourut lei5septembrei6o7.
5. Pierre VII Fenoillet, célèbre prédicateur, nommé par le roi à cet évèché en 1607, et sacré le 8 août i6o3, fut reçu à Montpellier avec un applaudissement général le 14 décembre de la même année. Il assista en 1609 au concile provincial convoqué à Narbonne. Il s'appliqua ensuite avec un signalé courage à combattre les hérétiques, et ne ménageant aucune dépense nécessaire pour se procurer des ouvriers évangéliques. A cet effet étant venu à Paris en 1611 demander au roi du secours contre les hérétiques, il discuta avec beaucoup d'éloquence le pour et le contre de la question sur la supériorité du concile à l'égard du pape. Il serait trop long de détailler les preuves qu'il donna de son éloquence et de son zèle vraiment pastoral, depuis l'an 1612 jusqu'en 1625, qu'il assista au synode général convoqué par l'archevêque de 2sarbonne, ainsi que depuis ce temps jusqu'au 24 novembre i652, qu'il mourut.
6. Rainauld d'Est, cardinal-évêque de Reggio, nommé par le roi à cet évèché après la mort du précédent, le remit entre les mains de ce prince sans en avoir pris possession, ayant été obligé par le pape en i653 d'opter ou Reggio ou Montpellier.
7. François Bosquet, nommé par le roi à cet évèché pendant qu'il assistait kl'assemblée générale du clergé, comme député de la province de Karbonne le 10 juillet i655, y fut reçu avec applaudissement le 24 juin 1657, et s'appliqua aussitôt à réparer les dommages causésàson église parles calvinistes. Il ne cessa de donner des preuves de sa charité et de son zèle, qu'en cessant de vivre le 24 juin 1676.