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Charles de Pradel, sacré évêque

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de Marcopolis, et coadjuteur de son oncle en 1676, lui succéda aussitôt après sa mort. Il assista aux assemblées générales du clergé en 1681 et 1682, et mourutle 22 septembre 1696.

9. Charles -Joacbim Colbert de Croissy, fils de Charles Colbert, marquis de Croissy, ministre d'état, et de Marguerite Béraud, tut nommé par le roiàcet évêché le jour de la Toussaint 1696, et sacré à Paris dans l'église des Feuillans le 10 mars 1697.

Il s'appliqua à gouverner son diocèse en faisant de nouvelles ordonnances, et en confirmant celles de ses prédécesseurs. Il mourut le 8 avril 1738, à soixante-onze ans. Il a paru sous son nom un recueil publié en 1740, en 3 volumes in-40. (GaU. Christ., nov. edit., tom. 6.)

10. Georges -Lazare Bergier de Charency, lut transféré de î'évêché de Saint-Papoul à celui de Montpellier au mois d'avril 1738.

11. François de Villeneuve, né dans le diocèse d'Acqs en 1684, fut sacré évêque de Viviers le i3 août 1724, et transféré à Montpellier en i748.

12. Baymond de Durfort, né dans le diocèse de Cahors le 10 avril 1725, sacré évêque d'Avranches le 8 septembre 1764, nommé à Montpellier en 1766, transféré à l'archevêché de Besançon en 1774.

i3. Joseph François de Malide, né à Paris le 12 juillet 1730, sacré évêque d'Avranches en 1766, nommé à Montpellier en 1774, député aux étatsgénéraux en 1789, a refusé sa démission en 1801, est mort à Londres.

14. Jean Louis Simon Bollet, nommé en 1802, se démit en 1806, fut nommé chanoine de Saint- Denis et mourut dans cette ville en 1824.

j5. Marie Nicolas Fournier, né à Gex le 27 décembre 1730, sacré le 8 décembre 1806.

Conciles de Montpellier.

Le premier fut tenu l'an 1134.

(Gall. ch., t. 6, p. 49O

Le second, l'an 1162, contre l'antipape Victor et ses complices, qui y

furent excommuniés de nouveau par le pape Alexandre III , assisté de dix évèques. Le même pape donna «lans ce concile une bulle par laquelle il soustrait le monastère de Véselisse à la juridiction de celui de Clugny, dont les moines s'étaient écartés de l'obéissance du saint-siége, et remet ceux de Véselisse sous la juridiction immédiate de l'église de Borne, leur promettant un abbé indépendant de Clugny, tel qu'il serait élu par le sacré collège, ou qu'eux-mêmes le supplieraient de leur donner. Ce fut, dit le P. Mansi, d'après D. Luc d'Achéry, p. 537, 1. 4, t. 2 de la nouvelle édition de sonSpicilége; ce tut Guillaume, abbé de Véselisse, qui, s'étant rendu à Montpellier, obtint du pape cette grâce, que ses moines souhaitaient depuis long-temps. (Lab.i 1 .

Hard. 6, le P. Mansi, supplém. à la Collect. des conciles, t. 2, col. 537.)

Le troisième, l'an 1195; Michel, légat du saint-siége, y présida. L'on y rétablit la paix dans la province de Narbonne; on y excommunia les hérétiques, les pirates, tous ceux qui prêtaient du secours aux Sarrasins, et l'on y fit quelques règlemens de discipline. (Lab. 10. Hard. 6.)

Le quatrième, l'an 1214 ou i2i5; Pierre de Bénévent, cardinal et légat du saint-siége, y présida, et l'on y publia quarante-six canons.

Le premier ordonne que les évèques ne paraîtront en public qu'avec l'habit long et revêtus de surplis.

Le second défend aux chanoines et aux bénéficiers dé se servir de brides ni de chaussures dorées, qu'ils ne fréquenteront ni la cour, ni les cabarets, ni les femmes.

Le troisième leur fait défense de porter des habits de couleur, ni de justes au corps, et ordonne aux archidiacres et aux autres pourvus tic dignités, d'avoir leur habit long de dessus fermé.

Le quatrième veut que les bénéficiers aient une couronne ronde autour de la tête.

Le septième défend aux évèques d'avoir des oiseaux de chasse.

DES ËVÊCHÉS

Le huitième défend de donner des bénéfices ou des prébendes à des laïcs.

Le onzième enjoint aux évèques de donner les bénéfices gratuitement, et à des personnes capables.

Le douzième leur défend de donner des bénéfices ayant charge d'àmes, à des jeunes gens qui sont encore dans les ordres mineurs.

Les cinq qui suivent sont des règlemens touchant les moines et les chanoines réguliers.

Le dix-huitième défend aux moines et aux chanoines réguliers de rien posséder en propre, de la permission même de leurs supérieurs, ni de toucher aucune somme a'arsent

pour leurs habits.

Le dix-neuvième ordonne que tous les dimanches on excommuniera en plein chapitre ceux qui auront quelque chose en propre.

Le vingtième détend les pactions pour l'entrée en religion, et le vingtunième défend aux religieux de servir d'avocats.

Le vingt-deuxième vent que les religieux fassent l'aumône des restes de leur table.

Le vingt-troisième veut que les chanoines réguliers portent de ijrandes couronnes et les moines de plus grandes encore, et le vingt-quatrième leur enjoint d'avoir des chaussures modestes.

Le vingt- cinquième défend aux moines de passer de leur monastère à un autre, si ce n'est par piété, ou pour quelqu'autre raison approuvée par les canons.

Le vingt-sixième ordonne aux chanoines réguliers d'avoir des surplis par-dessus leurs habits, et quand ils voyagent, une soutane noire bien fei niée.

Le vingt-septième défend aux moines et aux chanoines réguliers de rien donner pouravoir une prébende.

Le vingt -neuvième défend aux moines de recevoir les usuriers, les excommuniés et les interdits aux sacremens, et de leur donner la sépulture.

Le trente et trente-unième ordonnent que dans les prieurés, on mettra trois religieux au moins, et que si les revenus ne sont pas suffisans pour les nourrir, on en unira plusieurs.

Les onze canons suivans, sont des lois pour la conservation de la paix.

Le quarante-troisième défend, sous peine d'excommunication, d'imposer de nouvelles tailles ou d'augmenter les anciennes.

Le quarante-cinquième défend, sous peine d'anathême , de faire des confraternités, ou cabales, ou associations dans les villes, dans les bourgs et dans les châteaux, sans la permission des seigneurs des lieux et de l'évêque diocésain.

Le quarante-sixième et le dernier veut que dans chaque paroisse, on établisse un prêtre et deux ou trois laïcs, gens de bien, pour déférer les hérétiques qu'ils découvriront. (Baluze, concil. Gall. narborinJ)

Le cinquième concile fut tenu l'an i2i5; Simon , comte île Montfort , y fut déclaré comte souverain des terres dont il avait chassé les Albigeois. (Ibid.)

L>e sixième, l'an 1224? dans la cause de Raymond, comte île Toulouse, protecteur des Albigeois. Il fut composé de tous les évèques de la province, assemblés par l'archevêque de Narbonne. (Arnaud, ci -devant abbé de Citeaux, Ibid.)

Le septième, l'an 1208 ; Jacques, archevêque de Narboune, y présida, et l'on y lit huit canons.

Le premier ordonne qu'on excommuniera tous ceux qui violent les droits et les libertés îles églises et des personnes ecclésiastiques.

Le second défend aux évêques de donner la tonsure ou les ordres à ceux qui ne sont pas de leurs diocèses, sous espérance (pie les évêques diocésains les ratifieront.

Le troisième porte que les clercs qui ne vivront pas cléricalement , et qui feront quelque négoce, perdron t leurs immunités et leurs privilèges.

Le cinquième défend aux Juifs d'exiger d'usure.

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Le sixième fait défense aux évoques de donner des lettres aux quêteurs pour les autoriser dans leurs quêtes, qu'auparavant les quêteurs n'en aient obtenu du métropolitain.

(Lab. il.)

Le huitième concile fut tenu l'an 1269. (GaU. christ., t. 6, p. 091. )

Le neuvième , l'an i3o3. ( Gall.

christ. y t. 6, p. 09.5 et 60L)

Le dixième , l'an 1321. (Ibid. t. 6, p. 449.)

L'onzième, l'an 1339. (Ibid. p. 784.)

NANTES, Kannetes , Nannetœ , Nannetum condovicum, ville épiscopale sous la métropole de Tours, et chef-lieu de prélecture du département de la Loire-Inférieure, est située sur la rive droite de la Loire, qui lui sert de poit, à dix lieues de l'embouchure de ce fleuve dans la mer, et à quatre-vingt-six lieues de Paris. C'est une des villes les plus considérables, les plus anciennes et les plus commerçantes du royaume, et la seconde de la province de Bretagne. Elle a de beaux quais sur la Loire, avec une superbe vue, une campagne vaste et riante, en amphithéâtre; uesilesef des promenades charmantes, surtout celle qu'on appelle Cours des états. La cathédrale de Saint-Pierre avait un chapitre composé de sept dignités et de vingt chanoines. Il ne compte plus aujourd'hui que huit chanoines; l'évèque est assisté de cinq vicaires-généraux. Il y avait encore la collégiale de Notre- Dame, onze paroisses, tant dans la ville que dans les faubourgs , et plusieurs communautés religieuses. Les pères de l'Oratoire y avaient le collège.

Le diocèse de Nantes contenait deux cents dix-sept paroisses, partagées en deux archidiaconés et quatre uoyennés ; trois collégiales, huit abbayes, etc. ; aujourd'hui il contient quarante-huit cures, cent soixantetreize succursales et quatre-vingttrois vicariats. Il y a en outre huit établissemens de religieuses de dilférens ordres et trois maisons d'hommes. L'évèque jouissait de trente -cinq nulle livres de revenu, et payait deux

mille florins pour ses bulles à la coin de Rome.

Eveqv.es de Nantes.

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