Aptone Ier, chapelain de Clovis
(Hist. com. et pontif. Engolis.) Ce prince, après la victoire qu'il remporta sur Alaric, en 607, chassa <l'An-
pelle dans quelques endroits, Machare, Magnacare et Marthare. Ses ennemis l'empoisonnèrent, et il fut enterré sous i'autel de Saint-Pierre, Il paraît que ce fut en 576.
7. Fronton lui succéda. CeFronton avait passé jusqu'alors pour un homme de bien, mais on connut ensuite qu'il était l'auteur de la mortdeson
goiilême l'évêque Arien qu'il y trou- prédécesseur, dont il ambitionnait la va, et lit ordonner Aptone qui était place. Dieu permit qu'il n'y demeura
son chapelain. Il mourut en 5io.
4. Lupicin succéda a Aptone, en 5 10. Il assista au premier concile d'Orléans en 5n, au second en 533, et par procureur au troisième en 54i- Il mourut cette année ou au commencement de la suivante.
5. Aptone II ou Abthone et Antoine. L'auteur de la vie de saint Eparque le Reclus, nous fait connaître le commencement de son pon-
pas long -temps. Il mourut en 577, ayant siégé à peine un an.
8. Héracle, qu'on nomme aussi Érade, prêtre de Bordeaux et ancien chapelain de Childebert-le-Yieux , fut ordonné évêque vers l'an 577. Il eut beaucoup à souffrir de la part de Nancin , neveu de Mérerius. Il lui reprochait de garder chez lui les meurtriers de son oncle, et d'admettre à sa table des prêtres qui avaient
tilicat. Il est certain qu'Éparque mou- eu part à sa mort. Il en vint jusqu'à
rut en 58i, après être demeuré trente- s'emparer des terres que cet évêque
neuf ans reclus. 11 est encore certain avait laissées par testament à l'église,
eue ce fut Apthone, évêque d'An- prétendant qu'il était injuste que des
goulêmn, qui le renferma. Il était clercs vécussent au dépens de celui
donc évêque en 542. Je sais que Gré- qu'ils avaient fait mourir. Il arrêta
goire de Tours dit qu'Éparque mou- même un prêtre qu'il maltraita fort
rut après quarante-quatre ans de re- pour lui faire dire qu'il était com-
traite) mais il parle de sa retraite du plice , ce qu'il nia toujours ; mais il
siècle , et non pas de sa réclusion, mourut de ses blessures. Héracle,
C'est la conjecture de D. Ruinard. Il justement indigné de cet attentat,
assista au cinquième concile d'Or- en excommunia l'auteur à qui il par-
léans en 549. L'Église honore sa donna cependant, parce qu'il parut
mémoire le 26 octobre. se repentir de sa faute; mais, ayant
(). Mérérius succéda à Aptone se- recommencé ,1 persécuter les ecclé-
lon Grégoire de Tours. Voici comme l'auteur de l'histoire «les évoques d'Angoulême raconte le fait : Char
siastiques, il le livra à la vengeance de Dieu, qui éclata sur lui d'une manière terrible. Il fut attaqué d'une
hert , frappé de l'éclat des miracles dyssenterie violente; dans les arq (l'opérait saint Éparque, envoya a «leurs ti'une lièvre brûlante, il criait Angoulême Germain, évêque «le Pa- de toute sa force : Hélas! je souffre
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et je brûle par le pouvoir de l'évêque Héracle. Je connais mon crime et je i'a%oue. Il mourut comme un désespéré en prononçant ces paroles.
Héracle mourut aussi vers l'an 58o.
9. Nicaise succéda à Héracle vers le même temps. Il assista au second concile de Màcon en 585. Aimoin dit qu'il fut favorable à Gondoald, qui se disait fils du roi Clotaire , et qu'il le reçut magnifiquement dans sa ville épiscopale ; Gontran lui en fit des reproches de même qu'à Antide, évêque d'Agen. Il alla avec Gundegésile, son métropolitain, et Saffaire, évêque de Périgueux, à Poitiers, pour appaiser le tumulte qu'avaient excité les religieuses de cette ville, et pour les rappeler à l'ordre ; niais, voyant que toutes les remontrances qu'il leur faisait étaient inutiles, il les excommunia et souscrivit a la lettre d'avis qu'on en donnait à tous les évêques, en 589.
10. Giboald, dont parle Bert-Chramne, évêque du Mans , dans son testament fait en 616.
11. Namatius. Frodard le met au nombre des évêques qui se trouvèrent au concilede Reims en 625. Ily souscrivit le trente-unième canon (1).