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de Clermont, nommé à l'archevêché en \^j\, passa à l'église de Rouen de Narbonne en 1290, se rendit l'an- en i$j5, et fut fait cardinal sur la lin née suivante à Viterbe , où était le de la même année par le pape Grépape, et fut sacré dans cette ville au goire XI, qui était son cousin - ger
mois de mai de la même année. De retour à son église, il y tint plusieurs conciles; savoir, à Bézicrs en 1294, 1295, 1299 et i3io, etk Narbonne en 1309. Il assista à l'élection de Clément V, en i3o5, et on le trouve à la tète des prélats que ce pape commit pour examiner l'affaire des Templiers. Il fut aussi chargé par le roi de plusieurs commissions fort intéressantes, devint garde des sceaux
main. Enfin ce prélat mourut à Pise, et son corps fut transporté à Narbonne, où il avait fait faire son tombeau. Il laissa beaucoup de biens aux églises, et fit le chapitre son héritier universel.
48. Jean Roger , frère de Grégoire XI et neveu de Clément VI , nommé d'abord au siège de Carpentras, fut transféré à l'archevêché d'Auch en 1371, et à celui de Nar-
en 1009, et passa ensuite à l'église de bonne en i375. Il mourut en 1391. Rouen. 49* François de Conzié , d'une fa-
vante au siège de Rouen , et de-là à Narbonne en i3n.H assista la même année au concile général de Vienne, et présida en i3i3 aux états de Lan
ecclésiastique, et parvint à de hautes dignités. Il fut évêque de Grenoble, archevêque d'Arles de Toulouse, et de Narbonne en 1391 ; nonce en Al-
guedoc, tenus à Toulouse. En i3i7, lemagne et dans les royaumes d'Esil fonda à Paris le collège de Narbonne. Il fit aussi beaucoup de bien aux pauvres et aux églises, et mourut le 22 août i34-i-
46. Guasbert du Val ou de la Vau ou de la Vallée, transféré île l'archevêché d'Arles en i34« , fonda un collège à Toulouse eu 1342, pour douze pauvres écoliers. Il donna depuis d'autres marques de libéralité, et gouverna son troupeau avec beaucoup de vigilance. Il mourut sur la fin de l'an 1346.
47. Pierre de la Jugie, neveu maternel de Clément VI, religieux de l'Ordre de Saint-Benoit, et puis abbé de la Grasse, devint archevêque de
pagne et d'Arragon , vice-chancelier de l'Église, légat du saint-siége à Avignon, et au comtat Vénaissin. Il assista aux conciles de Pise et de Constance , et obtint, en 1420, du roi Charles VII, plusieurs privilèges pour son église de Narbonne. Il convoqua un concile, dont l'ouverture se fit le 29 mai i43o. Enfin Eugène IV le fit patriarche de Constantinople , camerlingue de l'Église, et le continua dans sa légation d'Avignon, où il mourut le 01 décembre i432. Son corps repose dans l'église des Cèlestins.
5o. François de Condolmer, Vénitien , neveu et camérier du pape
Sarnigosse en i345, et de Naibonne Eugène IV. cardinal du titre de saint
en 134.7. Il assembla un concile provincial à Béziers en i35i, et présida aux états de Languedoc en i364- Ee roi Charles V l'envoya l'année suivante au pape Urbain VI, qui devait régler les différends de ce monarque avec le roi de Navarre. Il assista en 1369 à la célèbre translation de saint
Clément, fut fait administrateur de
l'église de Narbonne en i4'î3. et passa au siège de Besanç n en 1 436.
5i. Jean «le Harcouit, li!s de Jacques, seigneur de Montgommery, et de Jeanne Enghien , dame d'Haurech, etc., fut premièrement évêque d'Amiens, puis de Tournai, et enfin
Thomas d'Aquin à Toulouse, et prê- archevêque de Naibonne en 1437. Il cha à cette occasion le 28 de janvier, assista aux états assemblés à Mont- Ihint ensuite un concile à Narbonne pellier par ordre du roi Charles VU.
DES ÉVÉCHÉS DE FRANCE
en i44' > devint patriarche d'Antioche en i447> et Iut transféré à l'église d'Alexandrie le 10 décembre i45i.H mourut peu de temps apiès, savoir le 3i janvier i452.
52. Louis d'iiarcourt, lils de Jean, comte d'Aumale, et de Marguerite «le Prculav, -.icomtesse de Dreux, fut transféré de Béziers à Narbonne en i45i, et passa de - là à l'église de Bayeux avec le titre de patriarche de Jérusalem, que le pape Pie II lui donna en i.\5() (1460). Il assista à l'enterrement du roi Charles VU, et mourut à Rouen en j 479*
53. Antoine de Bec - Crespin , fils de Guillaume, baron de Bec-Crespin et de Maulny, et de Jacqueline d'Auvriclier, protonotaire apostolique, et trésorier de la Sainte - Chapelle de Paris , fut nommé évoque de Laon eu 1449. et archevêque de Narbonne en 1460. Il présida aux états de Normandie, assemblés à Rouen, par ordre du roi ,1e jour de saint Michel 1468, et mourut le i5 octobre 1472-
11 était enterré dans l'église des dominicains.
54. Reginald de Bourbon , lils naturel de Charles Ier, duc de Bourbon, nommé à l'archevêché de Narbonne le 16 décembre 1^72 , présida aux états de Languedoc tenus à Béziers en i473, et à ^Montpellier en 14S0. Il mourut le 7 juin 1482.
55. Georges d'Amboise: , que les chanoines de Narbonne avaient postulé le 18 juin 1482, eut pour concurrent François Halle, nommé par Je saint-siége, à la demande du roi, le
12 juillet de la même année. Mais en 1484* François Halle renonça à ses droits sur l'archevêché de Narbonne, moyennant une pension qu'il se réserva avec la permission du pape, et Georges d'Amboise devint par -là paisible possesseur de ce siège, qu'il quitta peu de temps après pour prendre celui île Montauban, auquel il fut nommé.
56. François Halle , chanoine et grand- archidiacre de l'église de Paris , présenté pour l'archevêché de Narbonne par le roi Louis XI, le 12
juillet 1484» disputa ce siège avec Georges d'Amboise jusqu'à l'an 1484* qu'il s'en démit en faveur de Georges, moyennant une pension, comme nous avons dit ci-dessus. Mais Georges d'Amboise ayant accepté le siège de Montauban , remit relui de Narbonne à Fraiçois Halle , qui le posséda jusqu'à l'an 1491 » qu'il mourut à Paris le a3 février.
07. Georges d'Amboise , fils de Pierre d'Amboise de Chaumont, et d'Anne de Bueil, transféré de l'église de Narbonne à celle de Montauban, retourna à Narbonne après la mort de François Halle en 1491 (1492), et passa à l'archevêché de Rouen en i494- Il devint ensuite ministre d'état, cardinal et légat du saint - siège en France. fToyez Archevêques de Rouen-.
58. Pierre d'Abzac , des seigneurs de la Douze , docteur en droit canon , et professeur dans l'université de Paris, abbé de la Grasse et de Les-Aileus, après avoir gouverné les églises de Rieux et de Lectoure, lut transféré à celle de Narbonne le 23 juin i -4-94-' I' ut son entrée publique le 10 janvier i495> présida aux états de Languedoc la même année, et mourut en i5o2.
59. François-Guillaume de Castelnau , fils de Pierre Tristan, baron de Castelnau et deClermont-Lodève, et de Catherine d'Amboise, archidiacre de l'église de Narbonne, fui placé sur ce siège en i5o2. Jules II le nomma cardinal le 29 novembre ]5o3, et il passa à l'archevêché d'Audi en 1507. Ce prélat fut aussi légat d'Avignon , évèque de Valence , d'Agde et de Saint-Pons de Tomières.
60. Guillaume Briçonnet , fils de Jean Briçonnet, receveur-général des finances, et de Jeanne Berthelot, fut «l'abord engagé dans le mariage; mais, ayant perou sa femme, il embrassa l'état ecclésiastique, et devint abbé de Saint-Germain-des-Pres, de Saint- Nicolas d'Angers et de Grammont, évêque de Saint-31alo et de Rimes, cardinal en l4©4- archevêque de Reims en i497> nommé ensuite vice-
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roi du Languedoc, et gouverneur i!e Narbonne. Il quitta l'archevêché de Reims, et fut pourvu de celui de Narbonne eu 1507. On dit que ce fut un de ceux qui travaillèrent le plus dans le concile de Pise contre J>!les II : aussi fut -il cité à Rome, et privé de la pourpre sacrée et de l'évêché de Frescati, qu'il avait obtenu après celui d'Albano. Mais Léon X le rétablit dans la dignité de cardinal, et le nomma évêque de Palestine le 7 avril i5i3. Il monrutà Narbonne le 20 décembre i5 1 4- Paul Jove, Bembe , Guichardin et Féron ont parlé avec é\n>j,e de ce prélat.
Le roi Charles VIII l'honora de son estime et de sa bienveillance; aussi Féron l'appelle-t-il : Oraculum pr'uicipis regnique columnam.
61. Jules de Médicis, cardinal - archevêque de Florence, et vice-chancelier de l'Eglise romaine, nommé à l'archevêché de Narbonne le 18 février i5i4 (i5i5), devint pape sous le nom de Clément VU, le 19 novembre i523.
62. Jean de Lorraine, fiis de René II, duc de Lorraine, et de Philippine de Gueldres, fut élevé d'abord au cardinalat par Léon X, le 28 mai i5i8. Il obtint ensuite plusieurs évêchés, et fut nommé archevêque de Narbonne le 11 janvier i5z^. Le roi François Ier, aux bonnes grâces duquel il eut beaucoup de part, lui donna aussi plusieurs abbayes. Il assista à l'élection de Jules III, et, de retour en France, il mourut d'un accident d'apoplexie en soupant à Neuvy, dans le Puysaye-sur-Loire , suivant les uns, ou à Ne vers, suivant les autres.
63. Hyppolite d'Est -Ferrare , lils d'Alphonse Ier, duc de Ferrare, et de Lucrèce Borgia , fut fait d'abord cardinal-diacre par le pape Paul III, et obtint plusieurs bénéfices en France -, car il fut archevêque d'Arles, d'Auch et de Lyon; évêque d'Autun et de Tréguier, abbé d'Aisnay, Flavigny, etc. Henri II, roi de France, le nomma à l'archevêché de Narbonne. Il prit possession de ce
siège le 28 juillet j55o, et le céda peu de temps après à François, cardinal de Tournon , qui s'en démit également, moyennant certaines réserves. Hyppolite d'Est fut aussi archevêque de Milan, évêque de Ferrare, légat du Patrimoine, et protecteur de Fiance.
64. François Pisani , noble Vénitien, fut revêtu de la pourpre romaine étant encore fort jeune. Il remplit ensuite avec honneur les sièges de Padoue et de T révisé. Il fut nommé à l'archevêché de Narbonne le 9 mai i55i, et y lit tenir un concile au mois de décembre de la même année, quoiqu'il fût absent.
Ce prélat fut toujours fort attaché a Clément VU, qu'il ne voulut point quitter du temps même que ce pape était assiégé dans le château Saint- Ange par l'armée deCharles-Quint. Il couronna Marcel II et PaulIV,etmourut à Rome doyen du sacré collège.
65. Hyppolite d'Est-Ferrare, reprit le siège de Narbonne après la démission du cardinal Pisani, le 8 octobre i563, et mourut à Rome le 2 décembre 1572.
66. Simon Vigor, pénitencier et chanoine de l'église d'Évreux , recteur de l'université de Paris, célèbre docteur de Sorbonne, chanoine théologal de l'église de Paris, curé de Saint- Paul dans la même ville, et prédicateur du roi, fut nommé a l'archevêché de Narbonne en 1572, et mourut a Carcassonne le ter novembre 1575. Il avait assisté par ordre du roi au concile de Trente, avant son élévation à l'épiscopat. Ce prélat a laissé plusieurs ouvrages, ployez Vigor.
Après sa mort, le siège vaqua jusqu'à l'an i582.
67. Simon de Joyeuse, fils de Guillaume, vicomte de Joyeuse, maréchal de France, et de Marie île Batarnay, devint archevêque de Narbonne en i582, cardinal en i583 , et commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit en 1589. Il fut nommé en même temps à l'archevêché de Toulouse; mais il ne quitta celui de Narbonne
que long -temps après. Il fonda mi couvent de minimes en 1593, reçut les capu( ins en 1597, et siégeait encore à Narbonne en i5y8.
68. Louis de Ver\ins, né le \ août 1647 dans un petit village appelé la Baume, au diocèse de Carpentras, d'une f.imil.e noble, reçut l'habit de Saint-Dominique dans le courent de Carpentias en i56i, et le bonnet de docteur dans l'université il'Aix en Proven. e. Il fut habi.e théologien et célèbre prédicateur. L'église de Toulon le demanda pour théologal en 1577, et il fut choisi l'année suivante pour grand-vicaire et officiai de l'évêqne de Castres. Le pape Sixte V l'établit en 1589 inquisiteur-général de la foi dans la ville et dans l'étendue de la légation d'Avignon , et en 1599 '' ^ut nommé à l'archevêché de Narbonne; il reçut ses bulles en j6oo, et fut sacré la même année à Lyon par le cardinal de Joyeuse. Immédiatement après son sacre, le nouvel archevêque se rendit à son église, et y lit paraître d'abord beaucoup de zèie pour le rétablissement de la discipline ecclésiastique , et pour la reformation des mœurs. Il lit souvent la visite de son diocèse, assembla un concile k Narbonne en 1609, et y proposa plusieurs règlemens pleins de lumières et de sagesse. Il assista à l'assemb ée générale des états du royaume à Rouen , et à celle du clergé de France à Paris. Il ne sortait jamais de son diocèse que pour des raisons de nécessité qui regardaient le bien public; et y rentrait sitôt qu'il lui était permis. Il partageait les re\enus de son église avec les pauvres familles, les hôpitaux, les monastères , et avec presque toutes les églises de son diocèse ; il répara les ruines de celles que la fureur des calvinistes avait, abattues, et donna des calices et d'autres vases d'argent pour remplacer ceux qui avaient été enlevés. On voit encore aujourd'hui dans la métropole de Narbonne les précieux et magnifiques présens dont il a orné cette église. Il répandit ses bienfaits sur
DES ÊVÉCrlÉS DE FRANCE. fâi
les dominicains de Carpentras et de
Narbonne et sur les pères de la doctrine chrétienne , en faveur desquels il lit bâtir un collège à Narbonne, et à qui il assigna des revenus en 1619.
L'année suivante, les carmélites lurent reçues dans la même ville. Enlin , il piaça une grosse somme d'argent, oont le revenu annuel devait être employé pour marier chaque annéequelques pauvres filles. Il mourut le 8 février 1628, dans la quatrevingt-unième année de son âge. Il avait demandé et obtenu dès l'an 1622 un coadjuteur.
69. Claude de Rebé, fils de Claude, seigneur de Rebé, baron d'Anplepluis , et de Jeanne de Meysé , chanoine et comte de Lyon, et chantre de la même église, fut fait d'abord coadjuteur de Louis de Vervins, sous le titre d'évêque d'Héraclée, en 1622, et lut pourvu de l'archevêché de Narbonne en 1628. Ce prélat marcha sur les tiaces de son illustre prédécesseur dans le gouvernement de sou diocèse. Après avoir rétabli et orné les églises, il fonda deux écoles de théologie à Narbonne et a Limoux, dont il donna la conduite aux pères de la doctrine chrétienne. Il appela les filles dites de Notre-Dame, qu'il dota et logea commodément, pour prendre soin des pauvres filles, et fonda l'hôpital de la Charité pour retirer les mendiaus. Il tint un concile en i635, assista à quatre assemblées générales du clergé, et présida souvent à celles des états du Languedoc.
Le roi, qui l'honorait de son estime, le fit ministre d'état, et lui donna la croix de son Ordre du Saint-Esprit.
Il mourut dans son palais archiépiscopal le 17 mars 1659.
70. François Fouquet, fils de François Fouquet, maitre des requêtes et conseiller d'état , et de M. nie de Maupeou, fut abbé et baron de Saint-Séver, prieur et seigneur de Cassan, évêque de Bayonne, puis d'Agde ; nommé ensuite coadjuteur de Narbonne, il prit possession de ce siège, après la mort de Claude de Rebé, l'an 1659. Il assembla son sy-
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noiie diocésain en 1660, fonda un hôpital pour les incurables, et reçut les filles dites de la Croix pour instruire la jeunesse. Il mourut en 1673 à Alençon, où il avait été exilé, après que son frère, qui était surintendant des finances, eut encouru la disgrâce du roi.
71. Pierre de Bonzi, né à Florence l'an i63i de Fian< ofo^ i omtt <Ip Bonzi, et de Catherine Riari, tut élevé en Fiance, et y parvint à de grandes charges. Il fut d'abord nommé à l'é- M-clié de Béziers après la mort de son oncle Clément de Bonzi, l'an 1659.
Le roi l'envoya ambassadeur k Venise eu 1662, en Pologne en 1664 et 1668, et en Espagne en 1669. Il fut transféré la même année à l'archevêché de Toulouse, et passa à celui de Narbonne en 1673. Clément X l'avait élevé l'année d'auparavant au cardinalat, sous le titre de saint Onuphre, le 22 du mois de lévrier. Ce prélat fut aussi grand-aumônier de la reine Marie-Thérèse d'Autriche, et commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit.
Il tint les états a Narbonne depuis le 20 novembre 169*5" jusqu'au 10 décembre 1699, et le concise de la province au mois de mai de la même année 1699. Il mourut le 11 juillet 1703.
72. Charles Le Goux de la Berchère, fils de Pierre Le Goux, seigneur de la Berchère, premier président au pirlement i.e Grenoble, et de Louise Joly, prit le degré de docteur en Sorbonne, fut aumôuer du roi, et nommé à l'évèché de Lavaur en 1677. Il passa à l'archevêché d'Aix en i685, à celui d'Alby en 16S7, et k celui de Narbonne en 1703. Il fut reçu académicien honoraire de l'académie des sciences de Montpellier en 1706, présida à l'assemb ée générale ciu clergé de France en 1710, et mourut le 2 juin 1719. C est lui qui engagea les bénédictins de Saiut- Maur k entreprendre l'Histoire du Languedoc : il composa lui-même quelques ouvrages. Voyez Evèqtjes de Lavaur.
^3. René -François de Beauvau, fils de Jacques de Beauvau , marquis
de Rivau , etc., reçut le bonne docteur à Paris en 169^, et fut d'abord grand- vicaire de l'évêque de Sarlat son oncle. En 1700 il fut tait évêque de Bayonne, d'où il fut transféré a Tournai en 1707. Mais lEmpereur s'étant rendu maître de CBtM ville en 1709, ce prélat su démit de l'évèché en 171 3. Il fut nommé la même année à l'archevêché de Toulouse, et passa a celui de Narbonne en 1719. L'année suivante il fut rem honoraire de la société royale ues sciences de Montpellier, et en 1724 il fut nommé commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit. Il gouverna l'église de Narbonne avec la même piété et le même zèle qu'il avait fait paraître dans le gouvernement des autres diocèses; et, comme il aimait naturellement les sciences, il favorisa le projet qu'avait formé son prédécesseur d'une histoire comnlète du Languedoc. Il mourut le 4 août 1 7 3y . (Ga7t. christ., t. 6.)
-).. Jean-Louis de Berthon c'e Crillon, sacié en 1739, mourut à. Avignon, âgé de soixante-quinze ans, le 5 mars
j5. Charles-Antoine de la Roche- Aymond, fut sacré évèque titulaire de Sarepta eu Phénicie le 5 août 1725, évèque de Tarbes en 1739, archevêque de Toulouse en 1740» de Nsrbonne en 1752, commandeur des ordres du roi en 1753, grand-aumônier en 1760, ensuite de, l'assemblée du clerjjé de France tenue la même année a Paris, à laquelle il a présidé.
76. Arthur-Richard de Dillon , ne k Saint-Germain-en-Laye en 1721 , sacré évèque d'Evreux en 1753, nommé k l'archevêché de Toulouse en 1758 et k celui de Narbonne en 1-62.
Il fut du nombre des évèques qui refusèrent leur démission en 1801.
Il mourut en émigration. C'est le dernier archevêque de Narbonne.
Conciles de Xarbonne.
Le premier se tint en 260 ou environ, pour Paul, évèque de cette ville, accusé d'incontinence , crime dont ce saint fut miraculeusement justifié.
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
Voyez les Actes de la vie de saint Paul de ISarbonne.
JLe second, en 452, sur de fausses accusations d'adultère. (Baluze.)
Le troisième, en 58c. Migétius le métropolitain y présida à la tète de sept évêques, et l'on y lit quinze canons.
Le premier défend aux clercs les habits de pourpre.
Le second«porte qu'on dira gloriâ Patri à la lin de chaque psaume, et que l'on divisera les longs psaumes.
Le troisième suspend de leurs (onctions les clercs qui s'arrêtent dans les places publiques pour y causer, et veut qu'on les excommunie s'ils ne se corrigent.
Le quatrième ordonne que celui qui violera le saint dimanche par des œuvres serviles, sera condamné à six sols d'amende, si c'est une personne libre, et à cent coups de fouet, si c'est un esclave.
Le cinquième porte que les clercs désobéissans à leurs Supérieurs, feront un an de pénitence dans un monastère.
Les trois suivant règlent les pénitences des clercs qui tont des fautes.
Le neuvième défend aux juifs de chanter en portant leurs morts en terre.
Le douzième défend aux clercs de quitter l'autel avant la lin de la messe, à moins qu'ils ne soient attaqués tout i'.'xm coup de maladie.
Le treizième ordonne de tendre les voiles devant la porte de l'église.
Le quatorzième veut qu'on excommunie ceux (|ui ont des devins dans leurs maisons, et qu'on vende les devins après qu'ils auront été fustigés publiquement.
Le quinzième défend de fêter le jeudi ii cause des superstitions, à moins qu'il ne tombe une fête ce jour-là. (Reg. i3. Lab. 5. Hard. 3.)
1 a quatrième concile se tint en 788, contre l'hérésie de Félix, évéque d'Urgel. Ce concile est douteux.
(Voyez Pagi, ad ann. 788.)
Le 1 inqileme se tint en 791, sur le
même sujet. Vingt-six évêques et deux députés cl'absens s'y trouvèrent. (Lab. 7.)
Le sixième se tint en 903, sur l'abbaye de Quarante. ( Martenne , £rc Thcsauro, t. 4-)
Le septième se tint en 906, contre l'archevêque Arnoul. (Lab. 9.)
Le huitième, en 911, contre le même prélat. (Mariana, lib.8,cap.5.)
Le neuvième, en 940, pour les limites de quelques diocèses. (Reg. 25.
Lab. 9. Hard. 6.)
Le dixième, en 947. (GalL. ch. , t. 6, p. 3o >.)
Le onzième, en 990, contre les usurpateurs des biens de l'église.
(Reg. 2.5. Lab. 9. Hard. 6.)
Le douzième, en 994, sur le même su;et.
Le treizième, en io3i, en faveur de l'abbaye de Saint-Martin de C>inigor dans le Roussillon, (Martenne, Collectio nova, t. 7.)
Le quatorzième, eu io3i. (Gallia christ., t. 6, p. 307.)
Le quinzième, en io{3 , sur les biens de l'abbaye de Saint-Michel de Cuxa en Roussillon. (Lab. 9. Hard.