Martenne, in Thés., t
Le seizième, la même année, sur une donation faite à l'église de Carcassonne. (Martenne, ibid. Le P.
Roit"es, Histoire de Careassonne, 1741, p. 52.5.) Le P. Mansi dit que le véritable but de l'un des conciles de cette année, fut de déterminer <]u',i l'avenir aucun prélat ne prendrait les armes.
Le dix-septième, on 1045. On y renouvellera la défense faite aux prélats de porter les armes.
Le dix-huitième, en io5(, sur la discipline. (Lab. 9. Hard. 6.)
Le dix-neuvième, eu io.5.5. (Gai/, christ., t. 6 , p. 35.)
Le vingtième, en 1090, en faveur de l'abbaye rie Grasse, et contre la simonie. (L;.b. 10. Hard. 6. Balujs. in concil. GalL. narhonn.)
Le vingt-unième, en 1091. (Gall.
christ., t. 6, p. 4'-)
Le vingt-deuxième, en 1125. [Ibid.
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Le vingt-troisième, en 1129. (Ibid.
Le vingt-quatrième, en n34> sur les malheurs du diocèse d'Elne en Roussillon. (Lab. 10. Hard. 6.)
Le vingt - cinquième , en 1140.
(Gall. christ., t. 6, p. 3 16.)
Le vingt-sixième, en 1207. (Ibid.
Le vingt-septième, en raïa. (Ibid.
Le vingt-huitième, en 1226. (Ibid.
Le vingt-neuvième, en 1227. Pierre, archevêque de Narhonne, y présida, et l'on y publia vingt canons.
Le premier ordonne l'exécution de la loi de Louis VIII, roi «le Fiance, donnée à Pamiers en 1226, qui condamne à une amende ceux qui se laissentexcommunier, etqui ordonne que tous les biens de ceux qui demeureront dans l'excommunication plus d'un an, seront mis en séquestre.
Les trois canons suivnns sont contre les Juifs ; et le cinquième porte que les testamens seront faits en présence du curé et de personnes catholiques.
Le sixième déclare infâmes les parjures et les faux témoins.
Le septième veut qu'on écrive les noms de ceux qui se confessent; et que ceux qui, depuis l'âge de quatorze ans, n'iront pas à confesfre tous les ans, seront privés pendant leur vie de l'entrée de l'église , et après leur mort de la sépulture ecclésiastique.
Le dixième porte qu'il y aura au moins, dans chaque maison religieuse, trois moines ou trois chanoines.
Le onzième défend aux moines, aux chanoines réguliers et aux prêtres de faire les fonctions d'avocats, si ce n'est pour les affaires de leurs maisons, ou pour plaider la cause des pauvres avec la permission de leur prélat.
Le douzième défend, sous peine de censures, de mettre les clercs à la taille; et le treizième, d'imposer de nouveaux péages.
Les quatre suivans sont contre les hérétiques; et le dix-huitième veut
qu'on élève au sacerdoce ceux qui ont des bénéfices à charge d'âmes.
Le vingtième ordonne qu'on célébrera tous les ans un concile provincial le jour du dimanche Lcetare.
(Hard. 8")
Le trentième concile se tint en 1235, contre les Albigeois. (Ibid.)
Le trente-unième, en iz^\.(Gall.
chr., t. 6, p. 70.)
Le trente - deuxième , en i25i.
(Ibid. p. 685.)
Le trente-troisième, en 1 272. (Ibid.
Le trente-quatrième, en 1374* (Ibid. p. 80.)
Le trente - cinquième , en 1277.
(Ibid. p. 195.)
Le trente-sixième, en 1280. (Ibid.
Le trente- septième, en )3og. (Ibid.
Le trente-huitième, en 1328. (Ibidp. 88.)
Le trente - neuvième, en 1^74.
Pierre de la Jugie, archevêque de Narbonne . y présida , et l'on y fit vingt-huit canons.
Les quatre premiers concernent la tenue du concile provincial; et le cinquième veut qu'on se saisisse des personnes qui s'ingèrent de prêcher sans mission.
Le sixième ordonne qu'on publiera dans les autres diocèses les censures portées par quelques évêques de la province.
Le septième défend aux prélats de donner pour toute la vie les offices qui dépendent d'eux, tels que bailliages et secrétariats.
Le dixième ordonne qu'on donnera aux curés le même droit de sépulture, soit qu'on enterre les corps dans leur paroisse, soit qu'on les transporte ailleurs.
Le quatorzième enjoint aux bénéficiers et aux curés de dire la messe une fois le mois.
Le dix-huitième permet aux prêtres de se confesser à tel prêtre qu'ils voudront.
La plus grande partie de ces canons est tirée tin concile précédent,
DES ÉVÉCHÉS DE FRANCE
tenu à Lavaur par le même archevêque de Narbonne.
Le quarantième concile se tint en i43o. L'on v lit quelques canons de discipline, et les éièques suffragans de Narbonne y présentèrent une requête à l'évèque de Castres , président du concile, pour se plaindre de ce que les officiers ecclésiastiques de l'archevêque de Narbonne usurpaient leur juridiction. (Alartenne, in Thesauro, t. 4» P- 35 1.)
Le quarante-unième concile se tînt en i55i. Alexandre Zerbinot, protonotaire apostolique, et vicaire-général du cardinal de Pise, archevêque de Narbonne, y présida, et l'on y publia soixante-six canons.
Le premier renferme une confession de foi; les huit suivans concernent les quali.és que doivent avoir ceux que l'on veut promouvoir aux ordres. Les dix. onze et douzième regardent les dimissoires et Jes lettres tVexeat.
Les suivans, jusqu'au vingt-quatrième , ordonnent aux clercs de porter une grande couronne avec l'habit long, et leur défendent le cabaret, les jeux de hasard, les danses, etc.
Le vingt-septième établitla nécessité de la résidence pour les pasteurs.
Les vingt-huitième, vingt-neuvième, trentième et trente-unième contiennent des règles touchant les vicaires et les vice-aérens. Les suivans, jusqu'au trente-sixième , ordonnent aux curés de résider, de tenir des registres des baptêmes, et de faire des instructions tous les dimanches.
Le trente-sixième porte que les curés obligeront leurs paroissiens d'assister à la messe de paroisse, sous peine d'excommunication.
Le trente-septième défend délaisser prêcher sans la permission de l'évèque.
Le quarante-troisième prescrit aux théologaux de prêcher deux fois l'an, et d'enseigner tous les jours gratuitement les saintes lettres aux chanoines et aux autres ecclésiastiques de la ville.
Le quarante-sixième et quaranteseptième défendent les spectacles , les danses et les festinsque l'on faisait dans quelques églises les jours de lêtes.
Le cinquantième défend de se confesser à Pâques à d'autres qu'à son curé , sans sa permission ; et le cinquante-unième , d'établir des confessionaux sans la permission de l'évèque.
Le cinquante - huitième contient diverses précautions contre les fourberies des quêteurs et porteurs d'indulgences. {Lab. i5. Hard. 10.)
Le quarante-deuxième concile se tint en 1609. Louis de Venins, archevêque lie Narbonne, y présida , et l'on y fit plusieurs règlemens sur la doctrine et sur les mœurs, renfermés en quarante-huit chapitres.
{Hard. 12.)
Le quarante-troisième concile se tint l'an i635. { Gall. christ., t. 6, page 120. )
Le quarante-quatrième, en 1671.
(Ibid. p. 122.)
le quarante cinquième, en 1699.
(Ibid. p. 123.)
Le quarante - sixième , en 1-06.
(Ibid. p. i53.)
NEVERS, ville épiscopale sous la métropole de Sens, et ancienne capitale du Nivernais, est située sur la Loire, à l'endroit où se perd la petite rivière de Nièvre, à cinquante -huit lieues de Paris. C'est une des plus anciennes villes de France, selon quelques auteurs, qui croient qu'elle est le Noviodunum dont il est parlé clans le septième livre des Commentaires de César. D'autres auteurs prétendent que Nevers n'est pas à beaucoup près si ancien; ils disent que son véritable nom est Nivernum, qui lui vient de celui de la rivière de Nièvre, qui se jette en cet endroit dan s la Loire, et que cet te ville n'ayant été pendant long-temps qu'un lieu peu connu, elle commença au déclin de la race de Charlemagne à avoir des seigneurs particuliers, et à s'agrandir. Les auteurs latins la nomment encore Nivernce , Nivernum ,
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Vadïcassiu.m,Aus,ustonometum.lL\\Q.
fut érigée en comté sous nos premiers rois, et en duché par Charles VII, en 1457; ce qui fut confirmé par le roi Louis XI, en faveur de Jean de Bourgogne, comte de Nevers,en i^^C'est aujourd'hui le chef lieu de préfecture du département de la Nièvre; sa population estde onze mille deux cents habitans.Elle est bâtie en amphithéâtre, elle a un ancien château fort et un pont de vingt arches sur la Loire.
L'église cathédrale, qui mérite aussi d'être vue pour sa beauté, était autrefois dédiée aux saints Gervais et Protais; mais le roi Charles-Ie- Chauve l'ayant agrandie, la fit consacrer sous le nom de S lint-Cyr. Son chapitré, composé autrefois de cinq dignités, de deux persnnnats et de quarante chanoines, consiste actuellement en neuf chanoines. On comptait dans la ville onze paroisses et plusieurs maisons religieuses, dont les principales étaient l'abbaye de Saint-Martin de chanoines réguliers de la congrégation de Fiance, etcelle des bénédictins de Notre-Dame. Les Jésuites y avaient un collège. Le diocèse, érigé dans le quatrième siècle, contenait cent soixante-onze paroisses, partagées en deux archidiaconés, et sept collégiales; il renferme aujourd'hui vingt-huit cures, deux cent vingt-six succursales et quatre vicariats. L'étêque jouissait de vingt mille livres de revenu, et payait deux mille cent cinquante florins pour ses bulles â la cour de Rome.
Évêques de Nevers.
1. Tauricien souscrivit aux canons du concile d'Epaone en 517. Quelques catalogues marquent avant lui, saints Austremoine et Evotie ; mais il parait qu'on s'est trompé de siège sur la confirmité de nom.
2. Rustique approuva les actes du troisième concile d'Orléans, célébré en 538.
3. Arëgie ou Aridie apposa son sceau au cinquième concile d'Or-
léans en 549, et au second de Pari?
en 555.
4- OEladic assista au second concile de Lyon, selon le P. Sirmond , en 567.
5. Agricole assista au premier concile de Màcon en 58i. Il est honoré comme saint en cette église, le 26 février.
6. Piaurac approuva les actes du concile de Châlons -sur- Saône en 65o.
7. Gilbert, selon un manuscrit de Nevers, siégea en cette église environ l'an 665.
8. Saint Dieudonné, après avoir été fait évêque de Nevers, se retira, dit l'abbé Trithêine, dans un monastère des Vosges en Lorraine, en 668 , où se forma dan* la suite la ville de Saint-Dié. Il mourut en 679, de son abdication, 10,.