Guillaume Ier, de Montaut
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moine de Clugny, et prieur de Saint- Orient, succéda à Saint-Austinde peu de temps après sa mort, et se trouva la même année au concile de Toulouse, où présida le cardinal Hugues Àlbe. Il se tint encore la même année, c'est-à-dire en 1068, un concile à Girone, auquel se trouvèrent beaucoup de prélats. Guillaume y est nommé le premier, même avant l'archevêque de Bourges. Il lut déposé par Gérald, évéque d'Ostie, et légat du pape, pour avoir communiqué avec un excommunié; mais le pape Grégoire en fit îles reproches à son légat, et le rétablit peu de temps après sur son siège. En 1093, il se trouva au concile de Bordeaux, et en 1095, à celui de Plaisance. Enfin il mourut en 1096.
60. Raymond II, surnommé de Fesenzac, était moine de Saint-Orient, d'où il fut tiré pour gouverner l'église d'Auch en 1096. Il assista au concile de Saintes la même année, et il y souscrivit au privilège île l'église de Vendôme. Il siégea jusqu'en 1118, et mourut le 1" octobre.
61. Bernard II, lui succéda la même année. Il avait été moine, et lait malgré lui évêque de Bayorine, à cause de son grand savoir. Etant déjà fort vieux, il lut élu archevêque d'Auch, et se trouva en cette qualité au concile de Toulouse, sous Calixte II, en 1 119.
62. Guillaume II, évêque de Lectoure, dont le nom se trouve dans une charte de donation que fit Bertrand, évêque de Bazas, de l'église de Saint-Eparque au monastère de Saint-Pierre de sa règle, en 1126. Il siégea jusqu'en 1142, comme on le peut voir par une autre charte île la fondation de l'Écalle-Dieu, diocèse de Tarbes.
63. Sancius, paraît sur le siège d'Auch en 1144 par une donation qu'il fit avec Licérius, comte de Pardiac, à l'église de Sainte-Marie de Fontevraud, d'un lieu appelé Brol ou Breuil.
64. Guillaume III, en 1148. Il est fait mention de lui dans différen-
tes chartes de u5i, n5.f., 1160. On lui attribue le fameux décret de la trêve et de la paix , pour réprimer les duels qui étaient alors très-communs, il vécut jusqu'en 1170, qu'il termina en qualité de légat du saintsiége, un ditférend qui était entre Garsias, évéque de Bazas, et Gérard, prieur de la rè^le. Les bénédictins, auteurs du Gallla Christiana , pensent que ce Guillaume pourrait bien être celui qui lut surnommé d'Andozile , fils du frère du bienheureux Bertranil, évêque de Cominges, dont l'aïeul Atton Raymond était seigneur de l'île.
65. Gérald de Barta, oncle de Raymond Aimeric de Montesquiou, fut premièrement archidiacre de l'église d'Auch. On vit dès-lors en lui combien il était digne de représenter celui qui a donné sa vie pour le salut des hommes. Son neveu ayant été chargé de chaînes dans le château de Lavenlènes par Gérald d'Arbeissan, avec lequel il était en guerre, il eut la générosité de s'offrir au vainqueur pour prendre sa place, et il obtint ainsi sa liberté. Peu de temps après, Gérald fut fait archevêque de Toulouse, d'où après la mort de Guillaume, il fut transféré sur le siège d'Auch en 1170. Un démêlé qu'i/ eutavec Bernard, comte d'Armagnac, l'obligea de s'absenter de son diocèse pendant deux ans. Ii accompagna Richard, roi d'Angleterre, à la guerre sainte. En passant par la Sicile, il eut une conférence avec le fameux abbé Joachim, sur l'Antéchrist, qu'il disait être né à Rome, et le réfuta savamment.il mourut dans ce voyage vers l'an 1192.
66. Bernard III, élu en 1192, ne put prendre possession que vers 1196, soit que le pape ne voulût pas leconfirmer, soit qu'il ne se pressât pat lui-même de se faire ordonner. Quoi qu'il en soit, sa conduite n'étant pas tout-à-fait irréprochable, Innocent III lui signifia qu'étant peu propre au ministère épiscopal, il eût à se démettre , ou qu'il le déposerait , et -qu'il en mettrait un autre en sa pla-
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CATALOGUE
ce. Il écrivit encore en 1114 à l'archevêque de Bouleaux et à l'évêque «l'Agen, sur les plaintes qu'on lui avait faites de ce prélat, et leur ordonna de bien examiner si elles étaient justes, et en ce cas de prononcer contre lui une sentence «le déposition. Voyez Sponde, Annal.
tom. i.
67. GarriasIII de Lhort, ci-devant abbé de Saint-Généreux et évoque de Cominges , était sur le siège d'Auch en iai5, comme il parait par l'ancien registre des fiefs des sénéchaussées de Carcassonne et de Beaucaire. Guillaume de Moncado , vicomte de Béard, le lit exécuteur de son testament en 1223. Il mourut lui-même le 12 mai; on ne dit pas l'année. L'ancien catalogue des évoques porte qu'il siégea douze ans.
68. Amanévusl8r, dit le Grilinnad, né ;i liions , petite ville du diocèse île Bordeaux sur la Garonne , était •l'une maison illustre, et ami intime du pape Grégoire IX. Il fut d'abord évêque de Tarbes , d'où il passa au siège d'Auch en 1226. Le pape lui permit l'année suivante de faire porter devant lui l'étendard de la croix.
Ce fut à sa persuasion qu'on établit l'Ordre militaire de Saint-Jacques.
Il assembla un concile contre les hérétiques albigeois. Il eut beaucoup à souffrir de la part de Fridéric, empereur, qui l'exila , et le fit mettre en nrison, où il mourut. Nous ignorons le temps de sa mort ; mais on voit par une charte du monastère de Saint-Orient , que le siège était vacant au mois de juin 1242. Quelques auteurs lui donnent pour successeur Hugues de Pardaillan, évêque de Tarbes ; mais nous aimons mieux dire qu'il ne fut que l'administrateur de cette église pendant la vacance du siège , ou seulement grand-vicaire du chapitre, d'autant plus qu'il ne se trouve point dans l'ancien catalogue des évêques d'Auch.
69. Hispanus, qu'Oihenart appelle Massacus, et- messieurs de Sainte- Marthe, Massane, gouverna l'église d'Auch depuis 1245 jusqu'en 1261.
Il défendit généreusement les droits de son siège contre le comte d'Armagnac, qui refusait de lui rendre hommage.
70. Amanévu8 II d'Armagnac, fils de Roger, et frère de Gérald, comte d'Armagnac et Fesonzac , étant chanoine de Toulouse , fut élevé sur le siège d'Auch en 1262. Il assembla dans sa métropole, en 1279, un concile de sa province, d'où il écrivit .1 Edouard , roi d'Angleterre et «lue d'Aquitaine , pour la défense «les droits de l'église de Bazas. L'évêque de Lescar s'étant plaint à lui «le ce que Roger Bernard, comte de Foix, s'emparait des biens de son église, il assembla un concile provincial, dans lequel il excommunia le comte et la comtesse de Foix, s'ils ne rentraient dans leur devoir , ce qui leur fut signifié par les évêques d'Oleron et de Tarbes. Ce concile fut tenu à Nogarole le samedi après Passomption «le la sainte Vierge, en 1290, et se trouve tom. 11 Concil. On peut juger de son zèle pour la discipline de l'église, par les conciles qu'il assembla en i3o3, i3o8, i3i5. Il se trouva à celui de Vienne, sous Clément V, en i3ll. Enfin, à cause de son grand âge, il demanda et obtint un coailjuteur, et mourut en i3i8, après cinquante -sept ans d'épiscopat.
71. Guillaume IV de Flavacourt, d'une illustre famille du Vexin normand , diocèse de Rouen , fut d'abord évêque «le Viviers, ensuite de Carcassonne , puis archevêque d'Auch quelques années après la mort d'Amanérus , le siège ay.int vaqué jusqu'en i324, qu'il fit son entrée solennelle dans la ville. En 1326, il assembla un concile général de toute l'Occitaine, dans lequel on fit soixante constitutions ou règlemens Il commença en 1 337 à faire lesfonc tions de vice-roi dans sa province, et il prend cette qualité dans plusieurs pièces des années i34<>> &&>
1349 et i35i. Il augmenta le nombre des chapelains de son église , et
donna des fonds pour les entrete
DES ÉVÈCHÉS DE FRANCE
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«ir. Il eut de grands démêlés avec le comte d'Armagnac , et ils plaidaient encore en i342- ^ Iut transféré à l'archevêché de Rouen en i356.
72. Arnauld d'Albert, Limousin, neveu du pape Innocent VI, après avoir été successivement évêque d'Agde etileCarcassonne, futpourvu de l'archevêque d'Auch le 16 janvier i356. II augmenta le nombre des chapelains de la grande église. Il assembla un concile «le sa province-, dans lequel il lit plusieurs règlemens qui furent approuvés par le pape Urbain V, la deuxième année de son pontificat, de Jésus-Christ i364- Le même pape le lit son vicaire dans l'églised'Avignon. Il mouruten 1371, après quinze ans cinq moisde pontilicat.
73. Jean II, Roger, de Limoges, neveu de Clément VI, et d'Hugues, cardinal-évêque de Tulle, Itère du pape Grégoire XI, et de Guillaume, comte de Beaufort, d'où sont venus les vicomtes «leTurcnne, fut fait archevêque d'Auch en 1371. Il siégea quatre ans quelques mois, après lesquels Grégoire XI le transféra a Karbonne en «374.
74- Philippe 1er «l'Alcncon, du sang royal de Fiance, lils de Charles, comte d'Alençou et de Chartres, et de Marie d'Espagne ne la Cerd*,eut pour parrain Philippe VI, roi «le France, dit Valois, qui lui donna son nom au baptême. Il fut fait évèque de Beauvais en i356, ensuite archevêque de Rouen en 1 3/>o, puis patriarche de Jérusalem et cardinal par Urbain M, évèque de Sabine, d'Ostie, de Véletri; vicaire -général «lu siiut-siége dans le patrimoine, la Toscane, l'Ombric, le Péru.sin-, légat dans toute l'Italie, enlin archevêque d'Auch, après que Jean eut été transféré a Narbunne le 37 septembre 1374. Mais a pies la mort île Grégoire , Clément \11, reconnu en Ptance pour pape, voyant qu'il était uttaché a Urbain VI, lui retira toutes ces dignités. Urbain de son côté le lit cardinal- évèque d'Ostie en i3ga.
Enlin il mourut à Rome en 1397, et fut inhumé «lans Pégase de Sainte- Marie, au-delà du Tibre»
75. Jean III, Flandriui* clerc du diocèse de Viviers, frère de Pierre Flandrini, doyen deBayeux, et cardinal du titre de saintEustache, doyen de Laon, et évèque de Carpentras, fut pourvu par Clément VII, quoique déji élu par le chapitre, en 1371, de l'archevêché d'Auch, malgré tous les efforts que faisait le comte d'Armagnac, qui sollicitait pour Pévêque de Lectoure. Jean prit possession, par procureur, en i38o. L'année suivante, les prélats gascons de la province d'Auch s'étant assemblés a Suint.Sever, cap de Gascogne, se séparèrent de la communion de leur métropolitain, uniquement parce qu'il tenait pour Clément VII. Eu i383, il lit de nouveaux règlemens pour la discipline. Clément le créa cardinal en 1390, et il assista en cette qualité à l'élection de Benoit XIII.
En i3o4, quojque tous les cardinaux abandonnassent ce dernier, Jean lui fut toujours inviolablement attaché, et il voulut mourir dans son obédience. Il faut remarquer que le concile île Constance n'avait encore rien décidé. On ne peut dire au juste le jour de sa mort.
76. Jean IV, d'Armagnac, succéda a Jean III, en i3yo, apparemment aprèsqu'il entêté faitcardinal, parce que c'était alors la coutume de se démettre. Il fut un des grands fauteurs de Pierre de Lune ou de l'antipape Benoit: el ce fut pour cette raison qu'Innocent VII ordonna à l'archevêque de Bordeaux, à l'évêquc d'Agen , et à l'abbé de Clai.ac de le déposer; mais inutilement, a cause du grand crédit «lu comte «l'Armagnac, qui allait souvent voir Pierre de Lune à Perpignan, «lans le Roussillon.
Quelques-uns disent que ce prétentîu pape le lit cardinal, d'autres le transféreatà l'archevêché deRouen. Quoi qu'il en soit, comme il était toujours avec Pierre «le Lune, il commit BérengerGuilhoti pour gouverner .son é«lise en son absence.
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77. Béreugcr Guilhoti, administra l'église d'Auch avec tant de prudence et «le sagesse, qu'aprèslamort «le Jean, il fut élu par les chanoines le 3 novembre 1480, pour en être archevêque» il était tléj à septuagénaire.
Benoît XIII, auquel il s'attacha, confirma son élection le 10 décembre, et le îojanviersuivantil tut ordonné :
mais il ne fut pas tout d'un coup paisible possesseur. Un certain Pierre se présentamuni d'une bulle deGrégoire XII, qui lui donnait la même «lignite. Il commença par s'emparer «les biens de l'archevêché qui étaient «lans les états du roi de France, et «lans le district du comté de Foix.
Bérenger, après sept ans de pontilicat, résigna sa «lignite à...
78. Philippe II, de Levis, dont nousavons déjà parlé dans les archevêques «l'Arles, lut fait archevêque d'Auch par Martin V, élu pape en i4<7. Nous avons de lui de trèsbelles or«lonnances synodales. Jean, comte «l'Armagnac, l'envoya au pape Martin, pour lui promettre obéissance. Il se trouva au concile de Bàle en i43i. Quelques-uns «lisent qu'il fut transféré à l'archevêque de Tyr, après qu'il eut cétle- celui d'Auch à Philippe, son neveu qui suit
79. Philippe III, de Levis, eut l'agrément de Nicolas V, pour remplacer son oncle ; cepen«lant le chapitre d'Auch en élut un autre, dont nous parlerons plus bas. Philippe fut toujours regardé comme archvêque depuis i454 jusqu'en 1462; et «lans la bulle de Pie II, qui le transfère à l'archevêché d'Arles, ce pape marque expressément qui le délie de tout engagement avec le siège «l'Audi.