‹ Bibliothèque sacrée (volume 3)Chapitre 96 sur 473 · Godefroi, ou Geofroi David ou · texte numérisé non relu

Godefroi, ou Geofroi David ou

Pauteix, neveu de Renauld , chanoine il'Autun, succéda à son oncle en i36i; il gouverna l'église de Lyon après la mort de Guillaume deThurey arrivée en i365.

70. Pierre II de Barières, qu'on appelle aussi de Mirepoix, docteur en droit, comme il s'appelle lui-même au commencement de sonTraité du schisme contre Jean de Ligny , fut fait évêque d'Autun en 1377; le pape Clément VII le fit cardinal-, il

71. Guillaume III de Vienne, d'une illustre maison, qui tirait son origine de Philippe, seigneur d'Antigni, de Pagni et de Sainte-Croix, qui vivait en 1180, était fils de Guillaume de Vienne, seigneur de Rollans et de Bethencourt, et de Claude-Dame de Chandenay, et avait pour frère Jean de Vienne, grand-amiral de France; il fut fait évêque d'Autun le z5 juin

72. Nicolas, dit de Toulon, élevé dans l'église d'Autun, commença par y être chapelain, ensuite chanoine, puis grand-chantre; et sa réputation augmentant, il devint conseiller au parlement, évêque de Coutance en Normandie, enfin d'Autun en i33o :

c'était un homme également pieux et savant. Il mourut en i4°o.

73. Milon de Grancé, était doyen d'Autun en i3ç4, quand il fut élu évêque par le chapitre en j4°o. Il mourut le 27 septembre 1414.

74. Ferrie ou Féderic de Grancé , neveu de Milon, licencié en droit, fut élu le j4 janvier i4i5, étant alors archidiacre.Les religieuses de Sainte- Claire s'établirent de son temps à Moulins. Il mourut le 2 août i436.

75. Jean II, Rollin, cardinal d'Autun ou de Bourgogne, né à Autun même, eut pour père Nicolas, chancelier de Philippe, duc de Bourgogne, et pour mère Jeanne de la Lande.

Docteur en droit, protonotaire apostolique, abbé commendataire et ad-

ministrateur perpétuel du monastère de Saint-Martin d'Autun , prieur de Saint- Marcelle de Châlons, archidiacre d'Autun , confesseur du Dauphin, qui fut depuis Louis XI , enfin évêque de Châlons, il devint évêque d'Autun en i436, au mois d'octobre.

II renouvela la grande église que le feu avait entièrement consumée.

C'est à lui à qui on a obligation de la grosse cloche. Il lit faire des colonnes d'airain au grand autel et l'aigle du chœur. C'est à lui que les carmes de la place Maubert a Paris furent redevables de leur chapitre, où l'on voyait ces paroles qu'il prenait pour devise : Deum time. Il gou-

verna aussi l'église de Lyon par droit de régale en i443 » après la mort d'Amédée de Talaru. Il mourut à Auxerre en retournant de Paris en son diocèse le 22 juin i483; son corps fut transféré à Autun.

76. Antoine de Chalon, de l'illustre maison des comtes de Chalon, palatins de Bourgogne , était doyen quand il fut élevé sur le siège d'Autun le 10 juillet i483. Il mourut en i5oo.

77 . Jean III, Rollin,/ieveu de Jean, ci-dessus cardinal, protonotaire du saint-siége, prieur de Saint-Marcelle de Châlons, abbé de Saint -Martin d'Autun, conseiller au parlement de Paris et de Bourgogne, conseiller d'État, président d'une des chambres des enquêtes de Paris , doyen d'Autun, fut fait évêque de cette ville en i5oi, quoique le pape y eût nommé Olivier de Vienne , à qui il avait même donné des bulles qu'il fut obligé d'annuller, le chapitre prétendant soutenir son droit d'élection. Jean mourut la même année , le 14 avril, après avoir reçu le pallium.

78. Louis d'Amboise, d'uneillustre maison, eut pour père Charles d'Amboise, gouverneur de Champagne et de Bourgogne, et pour mère Catherine de Chauvigni. Il fut élu en j5oi, comme il paraît par ses bulles.

Il passa à l'archevêché d'Albi en i5o3. Voyez Albi.

DES ÉVÈCHÉS

79. Philippe de Clèves, des princes de Clèves, fils de Jean , duc , et d'Elisabeth de Bourgogne , frère d'Engelbert, comte de Nevers, proche parent de Louis XII , par sa tante Marie de Clèves, mère de Louis, fut d'abord fait évêque d'Amiens, ensuite de Nevers , et enfin d'Autun par la démission de Louis d'Amboise, en i5o3. Il mourut en i5o5 le 4 avril, selon.notre manière présente île compter.

80. Jacques II, Hérault, né de Jacques, seigneur de Chiverni, gouverneur du comté de Blois, et surintendant des finances sous Louis XII et de Marie Garondeau , abbé de Saint-Launomare de Blois, et de Saint-Etienne de Dijon , fut le dernier qu'élut le chapire d'Autun, après la mort de Philippe de Clèves, le 8 avril i5o5, n'ayant que vingt-quatre ans, et n'étant que diacre. Il fut soupçonné de quelques infidélités envers le roi , et mis en prison ; mais il échappa et s'enfuit à Milan, où Charles-Quint le lit son chancelier. Il y exerça cette charge jusqu'à l'année 1527 , qu'ayant obtenu sa grâce, il retourna dans sa patrie. Il mourut à Blois dans son abbaye, au mois de juin 1546.

81. Hyppolite d'Est, filsd'Alphonse Ier, duc de Ferrare, et de Lucrèce Borgia , fut envoyé en France, sous François Ier, dont il gagna la conliance, et qui le lit un de ses conseillers d'Etat ; ensuite il fut fait cardinal, puis évêque d'Autun en 1546.

Il passa après aux évêchés de Lyon, d'Arles et d'Auch. Il tint le siège d'Autun environ quatre ans, et il permuta cette dignité avec Philbert qui suit.

82. Philbert Dugny, de la maison de Gourgengoux , était fils de Philippe Dngny, et de Marguerite de Barbesières. Il fut d'abord moine, abbé de Flavigni, et prieur de saint Vincent. Il permuta ces bénéfices avec Hyppolite d'Est, pour l'évêché d'Autun, qu'il obtint en cour de Rome, et dont il prit possession le 3 septembre j55o. Il le tint jusqu'en i557,

qu'il mourut d'un flux de sang la veille de saint Michel, à Saint-Denis des Vaux, peu regretté, à cause de son humeur difficile.

83. Pierre III, de Marcilly, fils de Biaise de Breuelli et de Cippières, et d'Alexis de S. Amour, frère de Philbert, seigneur de Cippières, chevalier-gouverneur de Charles IX dans sa minorité, fut d'abord chanoine-chantre d'Autun , prieur de Saint-Symphorien , abbé de Mortemer, et ensuite, par le crédit de son frère, désigné sous Henri II, évêque d'Autun en 155;, et pourvu de cette dignité le 28 juin i558.Il arriva dans son temps une chose assez singulière. Les nouveaux hérétiques qui étaient à Autun e:i assez grand nombre, saisis tout-à-coup d'une frayeur surprenante, en sortirent, et se retirèrent à Lyon en i56a. Pierre mourut le 16 août 1572. Il est enterré à côté du grand autel.

84. Charles d'Ailliboust , fils de Pierre, médecin du roi François Ier, fut premièrement chanoine d'Autun et procureur du chapitre, abbé de Septfonts de ce diocèse, Ordre de Citeaux, agent du clergé de France, enfin évêque de ce siège en i5;2. Il prit possession le 24 janvier i5j$, et assista à l'assemblée générale des états tenue à Blois en 1677. Il mourut le 29 avril i585. Charles Martel, abbé de saint Antoine en Dauphiné, fut nommé par le roi pour lui succéder, mais il mourut avant de recevoir ses bulles.

85. Pierre Saunier, dit Charollois, docteur en théologie, moine et prieur claustral de Charlieu, dans le l'iocèse de Mâcon , nommé par le roi Henri III, à l'évêché d'Autun, prit possession au mois de mars 1689, et se trouva aux états du royaume assemblés à Paris en i5y3. Il appela les capucins à Autun et à Beaune, les minimes à Semur et à Avallon , les jésuites et les capucins à Moulins. Il mourut le 24 décembre 1612. Il est inhumé devant le grand autel. Il gouverna l'église de Lyon par droit de régale , depuis le 9 janvier 1599,

CATALOGUE

que mourut Pierre d'Espinac son archevêque, jusqu'à la prise de possession d'Albert de Bellièvre de Mesme.

Après sa mort, l'église d'Autun fut gouvernée pendant <!ix ans par Denis de Marqueniont , archevêque de Lyon.

86. Claude de la Magdeleine, hls de François, marquis de Ragni, gouverneur de Nevers, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, et de Catherine de MarciUy, petit- neveu de Pierre de Marcilly ci-dessus, fut prieur de Saint Symphorien proche d'Aututi , Ordre de Saint-Augustin, et de Charlieu, de l'Ordre de Saint- Benoit, avant d'être nommé à l'évêché d'Autuu, dont il prit possession au mois d'avril 1622. L'hérésie y avait fait quelques progrès, et la discipline ecclésiastique en avait beaucoup souffert; mais il sut remédier à ces désordres par sa douceur et sa vigilance. Il appela les capucins à Arnay-le-Duc, à Bourbon- Lancy, etc., et les religieuses de la Visitation à Autun, Beaune, Semur, etc., les religieux du tiers-Ordre de Saint-François et les récollets en différens endroits, aussi-bien que les chartreux, les minimes, les frères de la charité, les jésuites. Il mourut en 1645, et fut inhumé à côté du grand autel.

87. Louis II, Doni d'Attichi, lils d'Octavien A-ttîclii , et de Valence de Marillac , embrassa de bonne heure l'Ordre des Minimes, dont il posséda successivement les premières charges. Louis XIII l'en tira pour le faire évêque de Riez en 1628.

Louis XIV, qui ne connaissait pas moins son mérite, le transféra à l'évêché d'Autun en i652. Quelque temps après, on assembla les états de Bourgogne, Louis y présida de droit; mais l'évèquede Châlons prétendant que la première place lui appartenait a raison de son antiquité dans l'épiscopat, les parties s'étant pourvues au conseil du roi, intervint arrêt contradictoire en faveur île l'évêque d'Autun. Cet arrêt i'St du 3 avril i65<">. Il trouva aussi

l'occasion île faire confirmer son droit de régale sur l'archevêché de Lyon. Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu, archevêque de cette ville étant mort, il prétendit, selon l'ancien usage, gouverner cette église dans le temporel aussi -bien que dans le spirituel. Il se rendit à Lyon dans les fêtes de la Pentecôte, conféra les ordres sacrés dans l'église desCélestins , et consacra solennellement celle des Minimes. Cependant le roi Louis XIV avait établi un économe pour recevoir les fruits de l'archevêché. L'affaire portée au parlement de Paris, du consentement dos parties, ilfut jugé le 17 juillet i654, que l'évêque d'Autun serait maintenu dans ses droits , et que les lettrespatentes obtenues par l'économe seraient annulées. De son temps, les prêtres de la doctrine chrétienne s'établirent à Avallon. Il est l'auteur des Annales des minimes, et d'une Histoire des cardinaux français. Il mourut en 1664, et fut inhumé à Beaune dans l'église de ses anciens confrères, auxquels il légua par testament sa bibliothèque et quatre mille livres.

88. Gabriel de Roquette en 1666, abbé de Grandeforest, Ordre de Citeaux, diocèse de Toulouse, prieur de Charlieu, Ordre de Clugny et de Saint-Denis en Vaux, diocèse de Poitiers, vicaire-général au spirituel et au temporel d'Armand de Bourbon, prince de Conti , abbé de Clugny, fut nommé par Louis-le-Grand, évêque d'Autun, le 1er mai 1666, et ordonné au mois d'avril 1667, dans l'église des religieuses de sainte Croix, au faubourg saint Antoine, à Paris. Il obtint le recouvrement du pallium que ses prédécesseurs avaient négligé. Il le reçut d'Innocent XI avec un bref apostolique, en 1678. Les monumens publics annoncent assez ce qu'il a fait pour l'honneur de son siège, pour rétablir la discipline ecclésiastique , pour soulager les pauvres et les malades.

Il vint à bout de tout ce qu'il désirait pour le bien de son diocèse. Le

DES ÊVÊCBÉS

chapitre cie Vézelai se disait exempt île la juridiction épiscopale. Il se tondait sur l'antiquité de ce privilège accordé par les papes, confirmé par les rois, vainementattaqué autrefois par un évêque d'Autun, fils d'un duc île Bourgogne. Il l'en dépouilla par arrêt du conseil -privé du 5 janvier 1678. Il obligea Marie de la Baume, abbesse de saint Andoche, de le reconnaître , elle et son monastère pour supérieur, par arrêt du parlement de Paris du 8 avril i683. Il obtint qu'il présiderait à son chapitre dans l'assemblée du mardi après la tète de saint Jean-Bapt. dans laquelle on traite des mœurs et de l'office divin, quisontdu ressort de l'évêque, et que tous les appels des sentences de l'official du chapitre seraient relevés devant le juge ecclésiastique par lui nommé. Par un arrêt du conseil du roi, il fit démolir les temples des hérétiques, qui étaient dans son diocèse. Il obtint même en i683 que ces sectaires seraient obligés d'en soi-tir, et ne pourraient jamais y demeurer. Il fit construire un magnifique séminaire dont il confia la direction aux prêtres de saint Sulpice de Paris, et un va1 te hôpital, auquel il réunit les aumôneries de son église cathédrale, et des abbayes de la ville et des faubourgs. Enfin il se démit de son évèché en 1702, en faveur de Bernard de Senaux, et mourut le 23 février 1707, âgé de quatrevingt-quatre ans.

89. Bernard de Senaux, nommé en 1702, et sacré en 1704» mourut en 1709, extrêmement regretté à cause de ses vertus, et particulièrement de son amour pour les pauvres (1).

90. Charles -François de Drosmenil, fut sacré en 171 1, le 22 mars, et fut transféré à Verdun le 8 janvier

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