Lab. 8. liard
Le troisième, le 26 avril 853, dans l'église de Saint- JVledartl , en présence i!e Chartes - le - Chauve. Il fut composéde vingt-six é\êi|ues de cinq provinces. On y employa huit sessions, et l'on y publia treize canons.
Le piemier n'est qu'une récapitulation du jugement renilu contre Ebbon et contre les clercs qu'il avait ordonnés : ensuite on cotilirme l'élection d'Hincinar, qu'on avait mis à la place d'iibbon après .sa iiéposition.
Le second concerne Hériman, évoque de Kevers, qui , ayant l'esprit laible, avait commis plusieurs lautes dans son ministère, et voulait néanmoins continuer à en faire les fonctions. On ordonne à Vénilon, archevêque <le Sens, son métropolitain, 1
d'aller à Nevers, de régler l'église, et d'emmener <ayec soi Hérimaii àSens, jusqu'à ce que l'été, qui était le temps où il était plus mal, ïàt plissé, pour le renvoyer après quaiul il serait rétabli.
Le troisième est touchant l'affaire de Burchard, évêque de Cliartres, de l'élec;io!i <luquel on contestait la validité , et qu'on souttMiait n'être pas digne d'être évêque. Il fut ordonné qu'il se justilierait ou qu'il se retirerait, et on ciiaigea Hincinar, avec deux autres chèques, de l'avertir de la résolution que le concile avait prise. Se sentant innocent, et apjiuyé du témoigniige des clercs et «les laïques de Cliaitres, qui se trouvèrent là, il prit le parti de se présenter, et dedireque ce serait être imbitieuxde se déclarer digne de cette élévation; mais que si quelqu'un l'accusait île quelque crime, il était prêt de se justilier. Personne ne s'étant présenté, le concile ordonna que l'on envoiorait des commissaires h Chartres, choisis par Vénilon, pour examiner l'élection de Burchani, en faire leur rapport, et ensuite l'ordonner.
Le quatrième donne oïdieà Amaulry, archevêque de Tours , d'avoir soin de l'é-lise du Mais, à cause qu'Adricus son évèque était atfligé d'une paralysie.
Le cinquième dépose et relègue dans des monastères éloignés deux moines de l'abliaye de Saint-Mé.ard, qui avaient conspiré pour faire sauver Pépin, autrefois roi d'Aquitaine, et neveu de Charles , rasé et enfermé dans cette abbaye.
Le sixième délend à Ragamfiidus, diacre de l'église de Reims, qu'on accusait d'avoir fabriqué des édits sous le nom ne l'empereur, de sortir de l'église de Reims qu'il ue se soit justilié.
Le septième ordonne qu'on propose au roi qu'il envoie îles commissaires pour rétablir le service divin dans les raonastèies.
Le huitième est pour le prier qu'il laisse jouir les églises des privilèges qu'elles ont obtenus des princes.
DES ÉVÉCHÉS DE FRANCE. v. 1 5
Le neuvième ordonne que l'on paie à l'Eglise tout au moins la neu
vième et dixième paitie des biens qui lui ont appartenu autreibis , et qui n'avaient [)U lui être restitués jusqu'à présent.
Le ilixième défend qu'on tienne des audiences le tlimanche et les fêtes solennelles.
Le onzième ordonne, sous peine d'excommunication, que personne ne défende ceux que les évêques punissent selon les lois île l'Eglise.
Le douzième ordonne que ceux qui ont commis des incestes ou d'autres crimes, seront amenés aux évêques par les juges publics, du consentement du roi Charles.
Le treizième détend de faire aucun échange des biens d'Eglise, sans la volonté du roi. (Reg. 21. Lab. 8.
Hard. 5.) Le P. Mansi ajoute les canony suivans, comme appartenans à ce coni ile.
Le premier défend d'exercer aucun acte de juridiction coiitentieuse les jours de liimanches, de litanies, des Rogatiims, non plus (jue ilejjuis la Septuagésime jusqu'à l'octave de Pâques, ei depuis le premier uimanche de l'avent jus4u',i 1 Epiphanie , si ce n'est pour quelque réconciliation.
Le second regarde la resiiienceiles évêques, et le soin qu'ils doivent prendre île leur clergé.
Le troisième excommunie quiconque distrait tle l'E- lise quelques oblations sans la |)ermission île l'évêque (Le P. Mansi, Supplém. tom. 1, coli 9^j )
Le quatrième concile fut tenu l'an «58. (^Ibid.) '
Le cinquième, l'an 861. (Hard.
tom. 11.)
Le sixi'me, l'an 862, contre Baudouin, comte de Flanilres, ravisseur de Juuith, lilie de Charles-le-Cliauve.
(Reg. 22. Lab. 8. Hard. 11.)
Le septième, la même année 862.
Hiiicmar ayant f.iit arrêter Rothnde, le déposa , le fit enfermer dans un monastère, et mit un autre évêque à sa place. i^Ibid.)
Le huitième, l'an 866, dans l'affaire
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(le Vulfrad, évêque de Bourges, et Le onzième rapporte plusiéifrg
sur les ordinations faites pai' Ebbon. beaux passages de l'Ecriture-Sainte
(Ibid.) ^^ 'l^s saints Pères , pour montrer
Le neuvième, l'an 909, de Soissons l'obligntion où l'on est d'observer
ou deTrosly, village près de Soissons. les serinens qu'on a faits , et de ne
Hérivée, arclievcque lie Reims, y pas être pa jure.
présida, et l'on y lit quinze canons. Le dnuzièine condamne les per-
Le premier ordonne qu'on rende à sonnes colèrf s qui se plaisent à faire
l'É"lise , aux ecclésiastiques et aux des querelles et dos procès,
moines, le respect qui leur est di\. Le treizième est contre les bomi-
Le secontl est une exhortation au cides et les menteurs.
roi sur ses devoirs, et une lefon aux Le quatorzième déteste l'abus, qui
évêques et aux ecclésiastiques sur la étaitalois commun, de piller les liions
fidélité qu'ils doivent aux rois. des évêques après leur mort. On y
Le troisième est sur la réforme des avertit les deux ou trois évêques les
abus qui s'étaient glissés ilans l'état plus proches, quand ils ont appris la
monastique, et particulièrement sur mort de leur confrère, de venir pour
ce que les abbayes étaient possédées lui rendre les derniers devoirs,
par des laïques. On y ordonne que les Le quinzième contient une exhor-
abbés seront lies personnes religieu- tation à tous les finèles de s'ahstenir
ses sachant la tliscipline régulière, du péché, et de s'acquitter fidèlement
et que les moines et les religieuses de leurs devoirs,
vivront selon leur piofession et leur Le dixième concile se tint l'an
rè"le. On y cite le canon du second 94.1, sur les prétendans à l'église de
concile de Tours, et de beaux pas- Reims, savoir : Hugues et Artaud,
sa" es de l'Ecriture Sainte, pour éta- Le premier y fut maintenu et sacré
blir les rè'Jlemens qu'on y fait. dans ce concile. (Reg. 25. Lab. 9.
Le quatrième prononce anathême Hard. 6.)
contre ceux qui s'emparent par vio Le onzième, l'an 1092, contre le
lence ou par quelqu'autre voie, des trithéisme de Roscelin de Conipiè-
biens'des églises. gne. (f ab. 10. Hard. 6.)
- Le cinquième ])Orte la même peine Le douzième, l'an 1100, par Ma -
contre ceux qui maltraitent ou perse- nasses, archevêque de Reims. On n'en
cutent les clercs. a point les actes.' (Le père Mansi,
Le sixième est contre ceux qui ne Supplém., tom. 2, col. i85.) paient pas les dîmes et les aulresre- Le treizième , l'an iii5, contre venus de l'église; et ce canon étend Henri V, empereur, et pour obliger non-seulement la dîme aux fruits île Godefroy , évéque d'Amiens, à renia terreetaux produitsdistroupeaux, trer dans son diocèse. (Reg. 26. Lab. mais aussi aux choses que l'on gagne 10. Hard. 6.)
par son industrie et par son travail. Le quatoizième, l'an 1131, contre Le sejitième est contre les rapines Abailanl, qui fut obligé de brûler son et les voleries, et veut que, pourfaire livre de la Tiinité, et de faire sa provoir qu'on est repentant de son cri- fession de foi. (^Ibid.) me, on commence par restituer le Le quinzième, lan ii54ou ii55, bien qu'on a volé, et dont on s'est sur la paix de l'État. (Hard. 6.) enrichi. Le seizième, l'an 1201, sur le ma- Le huitième est contre ceux qui riage de Philippe - Auguste, roi de enlèvent îles lilles ou îles femmes, et France , avec Engeburge. ( Lab. 11. contre les mariages incestueux. Haid. 6.)
Le neuvième fait délenses aux prô- Le dix-septième, l'an i455 ou i456.
très d'avoir des femmes chez eux. Jean-Juvénal desUrsins, arche\ôque
Le dixième exhorte tous les chré- de Reims, y présida, et l'on y ordon-
tiens à vivve dans la chasteté. na l'exécution des décrets du concile
DKS ÉVÊCHÉS
de Bàle. On y fit aussi quelques règleineiis sur l'immunité des églises, et sur la réforme des uiouastèies.
(Lab. i3. Hard. 9.)
SISTÉRON, Sistero, Sistarlcum, Séquestra, Segustro et Segestero ,y\\\e autrefois épiscopale , sous la métropole d'Aix en Pro\ cice, est situé en partie sur le penchant d'une niontaj;ne, et en partie dans la plaine, au confluent de la Ruech et de la Durance , à dix-huit lieues au nord-est d'Aix, et à cent soixante-trois lieues de Paris. Cette ville est petite, mais régulièrement hatie, hien peuplée et marchande; elle a une bonne citadelle. Le chapitre de la cathédrale, dédiée à la Vierge, était composé de quatre dignités, de huit chanoines et de dix bénéficiers, dont deux faisaient les fonctions curiales. II y avait deux communautés religieuses d'hommes et quatre de lilles. Le diocèse avait cinquante ])aroisses. L'évêque jouissait de quinze mille livres de rente, et payait huit cents florins pour ses bulles.
Ce siège a été su[)primé par le concordat de 1801.
Evoques de Sistéron,