Jean Millet, élu par le chapi
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tio le mercredi d'après la fête de saint Martin i442> confirmé par Regnaud, archevêque de Reims, le i3 janvier i'ii^, et par le pape Eujiène IV le 22 février suivant , fut sicré peu de temps après au collège de Nii\arre par l'évêque de Paiis. Il assista au concile de la province céiéliré dans sa ville épiscopaie par JeanJuvénal des Ursins , son métro))o!itnin , en i4|5. Il fut député par le duc de Bourgogne vers le même temps, pour gouverner l'église de Liège au nom de Louis de Bourbon encore trop jeune, et par le roi aux Etats-généraux tenus à Tours en 1467. Il mourut le !«■■ avril i5o3 , après avoir fait beaucoup de bien à son église, tant pour le Spirituel que pour le temporel.
76. Claude de Louvain , élu le 24 avril i5o3, ayant cédé son droitk cette église, ainsi que ses deux compétiteurs, fut fait é\êque de Sistéron le iS^août ii>i3, et mourut en i520.
77. Foucaud de Bonneval, lils d'Antoine, seigneur de Bonneval, lut lait évêque de Soissons le 18 août ]5i3, passa au iliocèse de Basas en i528, à celuide Périgueux en i532.
78. Sympliorien BuUiouil, évêque , de Glandève en i5o8, et de Basas en
1620, ])assa à ce siège en 1628, et mourut le 5 janvier i534.
79. Matthieu <le Longuejoue, fils de Jean d'Iverny, conseiller au parlement de Paris, et de Geneviève Baillet, après avoir déjà beaucoup travaillé pour la patrie, embrassa l'état ecclésiastique après la mort de son épouse, et fut lait évêque de Soissons en 1534. Il assista en i536 à la célèbre assemblée des prélats, princes et granils du royaume , tenue alors au parlement. 11 fut fait garde des sceaux en i538, et destiné pour travailler îi conclure la paix avec Henri VIII, roi d'Angleterre. Il régla aussi, tomme premier ministre, relie qui fut faite entre le roi de France et le iluc de Bourgogne le 29 juillet i552. (^uentin Le iMuseur, qui avait été son suffragant, vu les grandes affaires qui le distrayaient des fonctions ])astorales, était déjà mort en j545. Il mourut
lui-même àParis le ôseptembre i55j, après avoir assisié à l'assemblée des trois ordres, et fut inliumé avec sa famille dans léglise paroissiale de Saiiit-Gervais.
80. Cbarles ler de Roucy, fils de Louis de Roucy, gouverneur de Sissène, et de Jeanne de Belcourt, devint é\êque de ce dio( èse le i5 septembre 1557, et fut sacré a Paris au mois lie janvier 1559. Après avoir assisté au concile de Trente, il tint la main à la résiilcnce des bénéficiers de son diocèse. Il eut la douleur de voir enlever la châsse lies saints Crépin et Crépinien par les hérétiques, malgré les précautions qu'il avait prises pour éviter cette profanation. Il protesta en 1575 contre l'entreprise du cardinal de Guise, au sujet du sacre de Henri III. Il assista au concile tle la province en 1684, et mourut en i585, âgé de soixante-dix ans.
81. Jérôme Hennequin, lils de Druse Hennequin, seigneur il'Assy, président de la chambre dfS comptes de Paris, et de Renée Nicolaï, fut sacré évêque lie Soissons a Rome en i585 par le cardinal île Joyeuse, et re^ ut le rochet des propres mains du pape. Il assista aux États -généraux tenus à Paris en 1693, céda au sus- <lit cardinal le droit de sacrer le roi en 1610, et mourut le 10 mars 1619.
82. Charles 11, fils d'André d'Hacqueville, seigneur d'Ons- en-Bray, maître des requêtes, et d'Anne Henr nequin, sacré évêque de ce diocèse par le pape Paul V en 1619, donna k sa cathédrale deux cotes tirées de la châsse des saints Crépin et Cré|)inien, et mourut de la gravelle à Paris le 27 février 1623.
8 i. Simon II, fils de Simon Le Gras, comte consistorial, lut fait aumônier du roi Henri IV à l'âge de dix- sept ans, et sacré évêque de Soissons le 17 novembre 1624. Il assista à l'assemblée du clergé en i625 et en i63i.
Il avait fait imprimer le bréviaire renouvelé du diocèse l'année précédente. Il se fit de son temps plus de fondations que sous aucun de ses prédécesseurs. Il sacra Louis XIV à
DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE
Reims le 7 juin i654, et mourut doyen des évoques de la province, et commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, le 28 octobre i656.
84. Charles III, fils de Matthieu Bourlon, mnître des comptes, et de Christine B.iilly, coa('juteur du précédent, sous le titre d'évêque de Césaréo, en i652, prit possession de ce dioièsele3i octobre i656. Il institu.i dans son diocè'îe, en 1667, la confraiiie du tiès S.iint-S.icreinent , sur le modi-le de celle de Paris, par les soins et aux dépens de laquelle l'hôpital généial fut bâti en 1661.
La société des trèi es-cordonniers tut aussi établie la même année. A son retour île Rome, il enrichit sa cathédrale des reliques des snints Carisie et Épiphane. Il coiilia en 1675 le soin du séminaire et du collège aux prêtres de l'Oratoire; transféra dans sa cathédrale, en i6^5, les reliques des saints Gervais et Protais; et mourut le 26 octobre de la même année, âgé de soixante-douze ans. Il fut inhumé auprès de son prédécesseur, et on voyait sur son tombeau une épitaphe delà composition du sieur Moreau, docteur tie Sorboiine, qui faisait de lui un très-granil éloge.
85 Fabius, fils de Louis Brulart, marquis do Sillery, et de Marie-Catherine lie la Rochefoucault, nommé àl'évèchéd'Avr.mclies le lojuin 1689, permuta avec Pierre -Daniel Huet, nommé à celui-ci, avant que ni l'un ni l'autre eussent reju leurs bulles , et fut sacré le aj mars 1692. Il répandit en J693, ainsi qu'en 1709, des aumônes si abondantes dans son diocèse, que personne n'y périt par la misère, qui se fit sentir partout en ces a'inées. Il fut choisi par le clergé en 169.5 pour haranj;uer le roi d'Angleterre dans sa fuite. Il a|)pliqua vers le même temps au séminaire le revenu des prébendes du ( hapitre du Mont- sainte - Marie, qui avait été su|)primé , pour la subsistance des pauvres clercs, et fit beaucoup tie présens à sa cathédrale. Il fit bâtir un petit séminaire pour les plus jeunes clercs, et augmenta de beaucoup les
bâtimens de l'un et de l'antre. Il publiaun Rituel en 1694, un Catéchisme en 1696, desStatutssynodauxeni70o, enfin, un Bréviaire. Aussi savant que bon pasteur, il fut agrégé aux académies françaises des belles- lettres et des inscriptions. Il était en lyoS président «le celle qu'il avait établie dans son propre palais. Enfin, ii lui enlevé de ce monde, au grand regret de tous, à Paris, le 19 novembre I7i4.
86. Jean-Joseph Languet de Gergy, nommé par le roi, le 6 janvier 1715, fut saciéà Saint-Siilpice de Paris le 23 juin suivant. Il passa de cette église, a laquelle il avait rendu par ses exemples, ainsi que par ses discours, de très-grands servie es, à l'archevêché de Sens, en ij'^O.
87. Charles-François Le Fèvre de Laubrière, fils île François Le Fèvre, conseiller au parlement tIe Bretagne, ayant embrassé l'état ecclésiastique après la moi t de son épouse, fut nommé à cet évê( hé le 26 juillet i73i, en la place de René de St-smaisons, qui, ayant succédé immédiatement au précédent, avait renoncé peu après à son droit. Charles fut sacré le i3 janvier 1732, et reçu la même année conseiller honoraire au parlement de Paris, dans lequel il avait exercé eft'eclivement cette charge avant son entrée dans l'Eglise. Il assista, comme député de sa province, à l'assemblée du clergé en 1735. Il se disposait à mettre beaucou]) d'ordre à son diocèse, lorsqu'il mourut de la rougeole, eu son séminaire, le 26 décembre 1738.
8". François, duc de Fitz-James, pair de France, nommé par le roi dans les derniers jours de décembre 1738, fut sacré k Rouen le3i mai suivant, et fait premier aumônier du roi en février 1742. (Gall. Christ. , nov. edit. , col. 334 ^^ seq.)
89. Henri-Joseph-Claude de Bourdeiller, né en 1720, sacré évêque de Tulles le 12 décembre 1762, transféré àSoissons en 1764. Il |>ublia une Instruction pastorale contrôla constitution civile du clergé.
90. Jean-Claude Le Blanc de Beaulieu, chanoine régulier de Sainte-
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Geneviève, nomm^ en iSoaàl'évêché <le Soisssons , et à l'archevêché d'Ar- It'sen 1817, piit possession de ce siège en 1820. Il est mort a Paris en i8a5.
91. Guillaunie-Aubin de Villèle,né tiaiis le diocèse de Toulouse en 1770, nommé en 1817a l'é\êchéde Veiduii, à celui de Soissons <;n 1820, a été transl'éié a l'archevêché de Bourges en 1824, et a été fait pair île France.
92. Jules-Fraiifois de Simony, né à Toulon en 1770, ci-devaiit jdranilvicaire de Reims, a été sacré le 24 avril 1825.
Conciles de Soissons.
Le premier fut tenu le 3 mars de l'an 744, par l'ortlre du prince Pépin, et composé de vin^t-trois évéques.
On y condamna l'héntique Aileibert, et l'on y publia dix canons.
Dans le premier on y reconnaît la foi établie par le concile île iMicée, l'autorité ties canons des aiures conciles, et on les publie en Fiance, alin d'y rétablir la discipline, corrompue par les mœurs des mauvais chrétiens.
Dans le second, il est ordonné que tous les ans on tiemlra un synode pour empêcher le progrès de l'hérésie.
Dansle troisième, on déclare qu'on a mis des évêques lé^^itimes dans les villes de France ; qu'on a ordonné Abel archevêque de Keiins, et Adalbert archevêque iie Sens, au jngenient desquels on aura recours dans le besoin. On veut aussi que les moines et les religieuses jouissent paisiblement de leurs re\enus, (|ue les clercs ne soient point iiébaucliés, qu'ils ne portent point u'habits séculiers, et qu'ils n'aillent point à la cliasse.
Dans le quatrième, on défend aux laïques les torniiations, les parjures et les faux ténioif;nages. On ornonne aux |)rèties qui sont d.ins les paroisses d'être soumis à leur évêque, île lui leniire compte tous le.s ans, dans le carême, de leur conduite, de lui demanuer les saintes huiles et le
chrême, et de le recevoir quand il fait sa visite.
Dans le cinquième, on défend de recevoir des clercs ou des prêtres étrangers, qu'i s n'aient été approuvés de l'évèque du diocèse.
Dans le sixième, on enjoint aux évêques de veiller à l'extirpation du pagHnisnie.
Dans le septième, il est dit qu'on brûlera les croix qu'Adalbert avait plantées dans son diocèse.
Dans le huitième, il est défendu aux clercs d'avoir des feFiimes dans leur maison, si ce n'est leur mère, leur sœur ou leur nièce.
Dans le neuvième, on fait défenses aux laïques d'avoir chez eux des femmes consacrées à Dieu. On leur défend aussi d'épouser la femme d'un autre du vivant de son mari, parce que les maris ne doivent pas quitter leur femme, si ce n'est dans le cas qu'ils l'aient trouvée en adultère.
Dans le ilixièine et tlernier, on ordonne que celui qui violera ces lois, sera jugé par le prince, ou par les évêques, ou par les comtes. (Reg.