Azelin, autrement Albert, de
■ venu évoque de Paris en 1017, abdiqua peu après cette dignité pour des raisons qui, au sentiment de plusieurs, ne lui sont pas très-favorables.
63. Francon, d'abord doyen de l'église de Paris et chancelier de France, fut élevé sur ce siège en 1020, et mourut en io3o.
6'^. Imbert de Vergy fut nommé évêque de Paris par le roi Robert, en conséquence de ses excellentes qualités, vers l'an io3o. Il souscrivit, vers l'an io34 les lettres de
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GUtiuin (le Sens , ilans le synode tenu vers l'an io34 en faveur des moines de Fleiiry. Il se trouva en io48 au concile de Sens, et à celui qui fut assemblé à Senlis dans le palais du roi Henri. On tint à Paris , de son temps ( en loSo ) un corcile dans lequel Bérenaer fut condamné. Il mourut en 1060, âgé d'environ quatre-vingts ans. Le célèbre André Querectan en fait beaucoup d'éloges.
65. Gaufride, de Boulogne, ilevint évêqiie de Paris au plus tard en 1061. Le P. Mabillon dit qu'on tint à Paris un concile en 1072. On en tirit un dans cette même ville, auquel Gaufride souscrivit, et qu'on ne peut rapporter qu'à l'an loyS. Il assista au concile d'Issoudun , célébré en 1081 par l'évêque de Die, et y souscrivit avec plusieurs antres. Il se trouva aussi, eu io85, au concile de Compiègne, et à relui d'Etampes en 1091. Il est mort en 1093.
66. Guillaume I^r de JMontfort fut élu évêque de Paris en 1095-, mais il ne fut sacré que l'année suivante, lorsqu'Ives de Chartres eut fait connaître au pape la pureté des mœurs de Guillaume, et la canoiiicité de son élection. Il assista, en 1099, au concile d'Etampes. Il mourut, ce semble, vers l'année 1102, dans le voyage qu'il avait entrepris pour visiter Jérusalem.
67. Foulque , ordonné évêque de Paris par le pape Pascbal II, en conséquence des témoignages honorables que le pontife avait re^us à son sujet, ne gouverna pas long-temps ce diocèse, étant mort en 1104.
68. Galan, ou Walon, ou Gualon, sacré évoque de Beauvais par le pape Fasclial II, qui l'envoya en Poloj^ne en qualité de légat. Etant revenu en France, il fut élu solennellement évêque de Paris; et le roi, qui s'était opposé à son intronisation dans le siège de Beauvais, consentit volontiers qu'il ])rjt possession de celuici : (le sorte qu'il assista sous ce titre au mois d'août 1104, a la réconciliation du même roi. Il obtint ensuite puur cette translation le consente-
ment du pape, qui en félicita l'église de Paris, et donna à Galon des pouvoirs extraordinaires contre ceux qui s'emparaient des biens ecclésiastiques. Cet évêque commença donc d'administrer le diocèse de Paris dès les premiers mois de iio5. Gérard tlu Bois croit qu'il se trouva à l'assemblée convoquée à Melun par le roi Louis-le-Gros en 1111. On pense qu'il assista cette année au concile de Sens. On trouve encore son nom dans la lettre synodale du concile de Cliâlons-sur-Marne en iii5. Il n'est mort au plutôt qu'au mois de février 11 16. Eadmère, dans la vie île saint Anselme, donne à I'é\êque Galon de singuliers éloges.
69. Gisbert ou Gislebert souscrivit, comme évêque de Paris, à une ordonnance de Louis VI, dès l'an 1H7, et en obtint en 1119 la conlirmation des privilèges du cloître de son église. Il assista en 1 120 au concile de Beauvais, et mourut vers l'an 1 120.
70. Etienne I^' de Senlis, archidiacre de Paris, succéda à Gislebert dans l'évcché aussitôt après la mort de celui-ci. Il assista au concile de Troyes en 1128, et à celui de Paris l'année suivante. Au mois d'octobre ii3i, Innocent II convoqua un concile à Reims, <ans lequel il réconcilia Etienne avec le roi, sans blesser ni la dignité royale, ni la liberté ecclésiastique. Ce fut de son temps, qu'en l'an ii33 l'église de Saint-Dcnis-de-la-Chartre fut donnée aux bénédictins de Saint-Martin -tles- Champs, qui, de leur coté, donnèrent l'église qui leur appartenait a Montmartre, pour y établir des religieuses. On voit par les litres que lui adressa le pape Innocent, combien ce pontife estimait Etienne. Il parait , par différens actes (Lins lesquels il est lait mention de cet évêque , qu'il n'est mort que le 6 mai
71. Thibaud, illustre par sa piété, fut élu évoque de Paris sur la fin de 1143, aussitôt que la liberté d'élire eut été rendue aux églises de France.,
DES ÉVÉCHÉS DE FRANCE
On croit qu'il assista le pape Eugène dans la consécration de l'église de Montmartre, le 21 avril 1147, ^^ ^"■ concile que le même pape tint cette année à Paris , contre Gilbert de la Porée. Il se trouva en ii55 à celui de Soissons , et est mort au mois de janvier 1167.
72. Pierre I*"" Lombard fut peu de temps évêque de cette église, étant mort en 1160. Mais dans ce peu de temps, cet homme d'autant plus grand qu'il était plus humble, donna surtout une éclatante preuve de son humilité, en ne voulant recoiinaîtie sa propre mère que vêtue d'une manière conforme à la pauvreté dans laquelle elle l'avait élevé. Koyez Pierre Lombard.
73. Maurice de Sully, ainsi appelé du lieu de sa naissance , quoiqu'élu par son propre et unique sutfrage en 1160, ne laissa \)as de contribuer ])ar ses paroles et son exemple au bien qu'il s'était proposé de faire dans ce diocèse. Il assista en 1166 au concile de Beauvais. Ce fut dans son palais que Louis VU convoqua une assemblée d'évêques pour y faire sacrer Philippe son fils le 16 janvier ii85.
Il reçut solennellement les ambassadeurs du roi lie Jérusalem, en particulier le patriarche; et ceux-ci tinrent à Paris un concile général pour la défense de la foi contre les ennemis de la croix. On tint, au milieu du carême 1188, un concile à Paris pour accorder au roi des décimes en faveur de l'expédition de la Terre-Sainte; ce qui ne fut pas approuvé par Pierre de Blois. Il s'y en tint encore un au commencement de 1196, pourlaréforniation du mariage de Philippe-Auguste ; mais il n'y fut rien conclu. Maurice s'étant retiré à Saint-^'ictor sur la lin de sa vie , y mourut en 1196. Le nécrologe de Paris fiiit de lui une très-honorable mention au 11 septembre.
74. Odon de Sully, si on en croit Raduiphe dans sa Chronique d'Angleterre, ne fut élu évèque de Paris
de ce refus, réel ou non, dit qu'après la mort de Maurice, Odon, allié aux rois de France et d'Angleterre, ainsi qu'aux comtes de Champagne, fut élu à cette dignité au moment où il ne pensait à rien moins, lorsque plusieurs autres, au contraire, employaient pour y parvenir, les moyens les plus injustes. Il semble qu'il n'entra en ])ossession de ce siège qu'en 1197. Il mit l'année suivante tout en œuvre pour abolir une fête abominable, que célébraient le premier janvier une troupe d'insensés ; il y réussit , au moins pour son diocèse , à l'aide de Pierre , légat du saint-siége , et institua à la place la fête de la Circoncision. Il fut fort maltraité en 1199, en conséquence de sa fidélité à observer l'interdit lancé sur le roi et le royaume ; mais, l'année suivante, ce prince, pour l'en dédommager, l'exempta pour toute sa vie du service de guerre, auquel les évêques étaient alors astreints.
Sa vigilance pastorale parut en mille occasions, mais surtout dans les excellens statuts qu'il fit pour l'utilité de toute l'Eglise, aussi-bien que de son diocèse en particulier. Ces statuts ont été imprimés en 1674 par l'autorité de François de Harlay, son successeur. Il mourut dans un âge peu avancé , mais chargé de mérites autant que de travaux, le ]3 juillet
75. Pierre II de Nemours était déjà évèque de Parislorsque, en 1 208, au mois d'octobre , il confirma l'établissement du chapitre de Saint-Honoré. Il découvrit et extermina, en 1209, une hérésie qui se glissait dans son diocèse, et fit l'année suivante des statuts pour l'université. En 1212, Robert de Corcéon, légat apostolique, célébra le cinquième concile de Paris, dans lequel on fit plusieurs canons concernant la discipline ecclésiastique, et auquel Pierre assista.
Délégué par le roi avec l'évêi|ue de Senlis, pour exam.iner de quelle manière l'Eglise avait coutume de se-
qu'après le refus de Pierre le Chan- courir les croisés, ils firent de contre. Mais Pierre de Blois, sans parler cert plusieurs statuts à cet égard, au
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mois de mars 1214. Ce fut de son temps (en 1217) que les religieux dominicains vinrent à Paris, et que, le 6 août de l'année suivante, ils commencèrent d'habiter la maison qu'ils avaient achetée de Jean de Saint- Quentin, et de l'université de Paris, et dans laquelle ils avaient bâti une chapelle en l'honneur de saint Jacques, ce qui leur lit donner en France le nom de jacobins. Pierre mourut au siège de Damiette , vraisemblablement en 1219.
76. Guillaume II -de Seignelay, alors évéque d'Auxerre , fut nommé par le pape Honorius à l'évèché de Paris , après le refus du cardinal Aldrobrandin vers l'année 1220. Guillaume, voyant que le souverain pontife ne faisait aucune attention aux instances qu'il faisait à sa sainteté pour l'enga;:;er à ne pas l'obliger d'accepter cette translation , partit dans les plus grandes chaleurs de l'été pour aller se jeter aux pieds du saint père : mais ce fut inutilement; il fallut obéir. Il est compté entre les évéques qui, assemblés pour le concile de Paris contre les Albigeois, assistèrent aux obsèques de Philippe- Auguste. Enhn, après avoir donné dans le gouvernement de ce diocèse de nouvelles preuves de sa vertu et de son zèle vraiment pastoral, il mourut à Saint -Cloud en novembre
77. Barthélemi, doyen de Chartres, fut nommé évéque de Paris en considération de sa science et de sa sainteté , au mois de décembre 1223, et sacré le jour de Pâques de l'année suivante. Fidèle sujet et ami de Louis VIII, il fut établi exécuteur du testament de ce prince, avec les évéques de Chartres et de Senlis, au mois de juin i225. Il visita son diocèse en 1226, et conlirma les statuts d'Odon sur la résidence «les chanoines de Saint-Marcel, après les avoir expliqués. Il mourut à Paris en 1227, et le Martyrologe de cette église en fait mention au 19 octobre.
78. Guillaume III ne prit possession de ce siège qu'en 1228, plusieurs
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autres ayant été élus avant lui. Il donna en 1280 aux religieux de la Sainte-Trinité l'église de Saint -;Mathurin, dont ils prirent le nom, qu'ils portent encore aujourd'hui. Député en 1236 par le concile de la province, il obtint du roi la liberté des otages des chapitres de Sens, d'Orléans et d'Auxerre. Il traita de nouveau, dans le couvent des dominicains, en ia38, la question de la pluralité des bénéfices, déjà agitée au même lieu en 1235. Après l)ien des discussions, il conclut qu'on ne pouvait, sans péché mortel, en posséder plusieurs, si l'un d'eux était suilisant pour l'honnête entretien du bénéficier '; et son sentiment prévalut. Cette opinion fut confirmée par plusieurs docteurs, et en particulier, par Hugues, de l'Ordre de Saint-Dominique, depuis cardinal. Il excommunia en 1243 plusieurs tlocteurs, dont les erreurs sont rapportées ilans la Bibliothèque des Pères. Enfin, après avoir donné mille preuves d'un zèle aussi ardent que peu intéressé, il mourut le mardisaint 1248.
79. Gaultier II, de Château-Thierry, fut élu et confirmé évéque de Paris au mois de juin 1249- ^^ ^"^ ^"" humé par l'archevêque de Rouen dans le chœur de son église le zS septembre suivant.
80. Regnauld'III, de Corbeil. On ne sait s'il fut élu parles chanoines, ou promu à ce siège par le pape ; mais il est certain qu'il en prit solennellement possession le 10 juillet 1260. C'est à cette année, selon Du Boulai, qu'on doit marquer le commencement du collège de Sorbonne.
Regnauld assista en 1252 au concile assemblé à Paris par Gilon, archevêque de Sens. Il décida avec les autres évéques de ce concile la translation <lu chapitre de Chartres à Mantes, en novembre i253. Il assista en izSS au concile provincial assemblé à Paris, au sujet du meurtre du chantre de Chartres.
Il demanda et obtint, aussi cette année, <lu pape Alexandre IV, la condamnation d'un livre qui lui avait été
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déféré, et qui avait pour titre l'Evaneile éternel. Au mois de juillet 1266, Alexandre cassa l'absolution qu'avait donné Regnauld à Guillaume de Saint- Amour, priva ce docteur de tout oflice et bénélice , et obligea l'évêque de publier la bulle donnée à ce sujet. Regnaultl assista cette même année au concile de Sens, et souscrivit avec d'autres évoques à la lettre adressée au pape en faveur de Guillaume de Saint-Amour : mais ce pape, sans les écouter, ordonna aux jirclievêques de Tours et de Rouen , ainsi qu'à l'évêque de Paris , de publier la condamnation de Guillaume.
En 1257, Regnauld reçut du pape plusieurs lettres, par les premières desquelles ce pontife lui oixlon ne de prendre la défense des dominicains, et de faire connaître à l'université que Guillaume n'avait pas été condamné pour avoir pris ses intérêts, mais en conséquence de son livre: Des dangers des derniers temps. C'est aussi dans ce temps que saint Louis appela les chartreux à Paris, et que les augustins s'y présentèrent : les carmes y furent fondés l'année suivante. Le dimanche de la passion 1261, le roi assembla à Paris les évêques et les grands de son royaume au su j et du danger auquel le pape lui avait mandé que toute la chrétienté était exposée par les incursions des Tartares. On tint à Paris en laôS un autre concile, dans lequel on accorda la centième partie des biens ecclésiastiques pour le secours de la Terre- Sair.te ; et cela pour cinq ans. P.egnauld mourut en 1268 le 6 juin, auquel jour le nécrologe de Paris en fait une honorable mémoire.
81. Etienne II Tempier prit possession de ce siège le 7 octobre 1268.
Vers l'an 1269 , saint Louis se préparant au voyage d'Outremer, le désigna ainsi que l'évêque d'Evreux, pour exécuteur de son testament. En 1270, Etienne condamna douze propositions avancées par quelques docteurs de Paris. Il assista en 1274 au concile de Lyon, et écrivit en 12/5, de concert avec ses comprovinciaux, 29,
pour solliciter la canonisation de saint Louis. Il conilauma en 1277 les erreurs de quelques philosophes, et mourut le 3 septembre 1279. Le nécrologe de cette église fait une ample mention des prcsens qu'elle a reçus de lui.
82. Ranulphe d'Homblonière fut nommé évêque de ce siège par le pape Nicolas III, le 27 juin 1280. Il fut sacré le jour de Saint-Michel, et lit sou entrée solennelle le jour de Saint- Denis. En 1282, il donna, de C02icert avec trois docteurs, dont l'un était «lominicain, une décision sur la confession. En 1283 on tint dans son palais un concile de quatre archevêques et vingt évêques, dans lequel Simon de Beaulieii , archevêque de Bourges et président , se plaignit de l'usage que faisaient les frèresmineurs de leurs privilèges, pour confesser sans approbation des évêqnes. En 1284, Jean Cholet, légat du saint -siège, tint un autre concile à Paris, dont on ne sait autre chose, sinon qu'il était composé d'un trèsgrand nombre d'évêques. Ranulphe mourut le 12 novembre 1288.
83. Simon Matifas, dit de Bucy, devint évêque de Paris en 1289. Il baptisa en 1290 un Juif, dont le sacrilège donna occasion à la chapelle, dite des miracles , qu'ont à présent les carmes, appelés Billètes, et toute la famille de ce profanateur. En 1296, Simon, évêque de Palestrine, convoqua à Paris un concile auquel il invita tous les archevêques de France.
Vers l'an i3o3, il pria, de concert avec les autres évêques de France , le pape Boniface de modérer ses termes au sujet de l'autorité qu'il prétendait avoir sur le temooréldes rois.
Il mourut le 22 juin i3o4.
84. Guillaume IV de Baufet, dit d'^urillac, élu assez paisiblement évêque de Paris en septembre i3o4, et sacré en janvier i?)o5, défendit la même année à un théologien tlomiiiicain d'enseigner plus long-temps à Paris, en conséquence de ses.sentimens erronés sur l'eucharistie. Il assista l'année suivante à la translation
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(lu chef (le saint Louis, de l'abhaye de Saint-Denis, h la Sainte-Chapelle de Paris. Il était en mai i^ioun des pères du concile provincial tenu à Paris, danslequelflusieurs templiers furent condamnés. Ce fut environ cette a nuée que Marguerite Porrette, infestée des erreurs des quiétistes, fut livrée au bras séculier, en conséquence de son opiniâtreté. On tint en i^i4» et l'année suivante, deux conciles provinciaux au sujet de la dîme royale. Guillaume fut invité en i3i6 au concile tenu à Senlis, en faveur de Pierre, évéque de Cliâlons.
Il mourut le 3o décembre iSig.
85. Etienne III de Bourret, fut fait évêque de ce siéf;e en jSao, mais il ne jouit de son temporel qu'en i32i. Il déclara en k)24 la doctrine de saint Thomas exempte de toute erreur. Il mourut le 24 no\embre iBaS.
86. Hugues II de Besançon , élu évêque de Paris le 14 janvier iSaô, souscrivit le 26 avril suivant à la grâce accordée aux Flamands, avec Guillaume, archevêque de Vienne, etc. Il défendit avec honneur, en i329, la doctrine apostolique contre les erreurs de Michel de Césène. Il mourut le 39 juillet i332.
87. Guillaume V de Chanac fut préconisé évêque de Paris parle pape Jean XXII, le 18 août i332; mais il ne fut sacré que le 18 avril i333. Il confirma le 28 août i335, en qualité (le délégué du saint-siége, la fonilation du collège de Bourgogne. Le 5 novembre de la même année on fixa parunactecapitulaire les exeuîptions des chanoines de la juriiliction épiscopale , laissant en leur entier les droits ordinaires à tout évoque. Guillaume, après avoir obtenu du pape Clément VI la permission de résigner son évêché à Foulque son neveu, et avoir été lui-mètne nommé patriarche il' Alexantlrie, mourut plein de jours le 3 mai i348.
88. Foulque II de Chanac fut élu par Clément VI évêque de ce siège un i34a, en la place de son oncle, celui-ci ayant été élevé à la dignité de patriarche d'Alexandrie. Il fut sa-
cré le 16 février suivant, et fit son entrée solennelle dans son église le 3o mars. Il se trouva en 1346 au concile tenu à Paris pour la réparation de la discipline ecclésiastique. Il proscrivit en 1347, ''ans une assemblée de docteurs, les erreurs de Jean de Mercuria, moine de Citeaux. Il mourut le 25 juillet 1349.
89. Audoin Aubert devint évêque de ce siège en septembre i349, ^"^ transféré à Auxerre en i35o, ensuite à Magalon, où il fut fait cardinal, le ï5 février i353, par Innocent VI son oncle paternel •, enlin déclaré évêque d'Ostie en i36i. Il sacra le pape Urbain V en i362, et mourut à Avignon le 9 ou :o mai i363.
90. Pierre III de la Forest, d'abord évêque de Tournai en i349, devenu évêque de Paris en i35o, souscrivit en cette qualité, ainsi qu'en celle de chancelier de France , à la trêve arrêtée entre ce royaume et l'Angleterre le 11 septembre i35i. Il fut transféré le 16 février suivant à l'église de Rouen.
91. Jean I^r de Meullène, auparavant évêque de Meaux , puis de Noyon, fut transféré au siège de Paris à la lin de février i3.5i, ou, comme nous comptons à présent, i352, et y tut ref u le 28 mars suivant. Il eut avec le gouverneur de Paris, au sujet des droits épiscopaux , un différenil qui fut terminé i)ar arrêt du parlement le 19 mai i363. Il mourut cette môme année âgé de quatre-vingts ans.
92. Etienne IV de Paris, doyen de cette église, en fut fait évêque le ii décembre i363. Il fut sacré tians l'église de Sainte-Geneviève le 3 mars suivant, et lit le même jour son entrée dans sa cathéilrale. Il fut délégué ])ar le roi le 8 février 1365, avec plusieurs autres évêques, pour presser le jugement du saint-siége contre le roi de Kavarre. Trois ans après il fut fait cardinal par Urbain V. Il mourut à Avignon le 16 octobre i3-3, et son corps fut rapporté dans sa cathédrale où il fut inhumé.
93. Aimeric de Maignac fut fait évêque de Paris par le pape Urbain
le 23 septembre 1^70, deux jours après l'élévation tl'Étiemie au cardinalat , et fit son entrée dans son église avec les cérémonies ordinaires le 3 décembre suivant. Il fut déclaré exécuteur du testament du roi Charles V et conseiller de la reine régente au mois d'octobre i'^74- H assista le 20 mi'rs suivant au lit de justice, dans lequel il fut statué que les rois de France seraient désormais majeurs à qnatoze ans. Il assista en î383 à l'assemblée tenue à Saint- Denis pour apaiser les troubles excités contre le roi. La même année il fut créé, le 23 décembre, par le pape Clément VII, cardinal du titre de saint Ensèbe; mais il ne survécut ])as long-temps à son élévation, étant mort le 21 mars 1389.
94- Pierre d'Orgemont devint évêque de ce siège en i38|., condamna en 1387, à la sollicitation de la faculté <le théologie , les erreurs de Jean de Montéson, et, en ]388, livra au bras séculier Thomas Apula. Il assista en i394 au concile assemblé ù Paris par Charles \ I, pour l'extinction du schisme. On tint encore de son temps un concile à Paris sur les privilèges des exempts pendant le €chismeen i4o4> et un autre pour l'extinction du même schisme en 1408. 11 assista, par procureur, au concile ,<le Pise en 1409, et mourut le 16 juillet de cette année.
95. Gérard de Montaigu, évêque de Poitiers, passa au siège de Paris ieaSjuillet 1409. Le pape Jean XXIII, par une bulle du i^'^ avril de la troisième année de son pontificat, lui commit le jugement de toutes les causes qui avaient coutume d'être portées au saint-siége pour l'université.
Gèraril condamna en mai 141 3 l'opinion erronée de Denis le Petit. Il tint vers le même temps, comme délégué du saint-siége, un concile à Paiis contre plusieurs propositions de ce docteur, qui, dans la suite, furent déclarées erronées par le concile «le Constance. Il mourut le 25 septembre 1420.