‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 31 sur 347 · Jean II de Courtecuisse , éiu · texte numérisé non relu

Jean II de Courtecuisse , éiu

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE. 35

évêque de Paris le 27 décembre 1420, selon MM. de Sainte -Marthe , fut confirmé par le pape Martin Vie 16 juin suivant, mais il ne fut pas sacré. Ayant ensuite été transféré par le pape à l'église de Mons le 12 juin 1422, il mourut quelques mois après.

97. Jean III de la Rochetaillée, d'aboril jiatriarche de Constantinople, et administrateur perpétuel de Mons, fut préconisé évêque de Paris par Martin V le 12 juin 1422, transféré à l'église métropolitaine de Rouen le aS juin 1423, puis cardinal du titre de saint Laurent in Lucina, en 1426. Il fut ensuite archevêque de Besançon, vice-chancelier «le l'église de Rome , et légat à Bologne , où il mourut le 24 mars i436.

98. Jean IV de Nant, auparavant archevêque de Vienne, futtiansféré au siège de Paris par Martin V le 27 juin 1423. Il se joignit le 2 octobre 1425 à l'inquisiteur pour procéder contre un clerc et quelques laïcs C'Hipables de sortilège : mais comme il s'éleva quelque difficulté dans l'examen «le cette affaire, les accusés appelèrent au pape, qui en commit la définition aux évêques de Noyon et de Boulogne-sur-mer. Jean mourut le 7 octobre 1426.

99. Jacques du Chastellier, fait évêque de ce siège par Martin V le 17 ou le 22 février 1427, constitua des ])rocureurs le 28 mars suivant, pour en prendre possession en son nom , fut sacré à Sainte- Geneviève le i^r juin, et fit son entrée solennelle dans son église le même jour. Il assista en mars 1429 au concile provincial célébi'é à Paris par Jean , archevêque de Sens , et accorda vers le même temps la permission d'user de beurre pendant le carême, à cause de la rareté de l'huile. Il s'excusa auprès des pères du concile de Bâle, par des lettres du 7 mai 1432, de ce qu'il ne pouvait assister en personne à cette assemblée , vu les affaires importantes qui le retenaient à Paris. Il tenait encore pour les Anglais en i436, mais il rentra dans l'obéissance due au roi Charles VII, le 12 novembre

i437> et lui piètasenneut de fidélité. Il mourut de ]a peste le a novembre de l'année suivante.

100. Denis II du Moulin était archevêque de Toulouse lorsque, en 1439, il liit l'ait évèque de Paris et patriarche de Constantiiiople. Il fut créé cardinal par Félix V, pen- «lant le schisme, mais il abiliqua vraisemblablement cette dii^tiité souslNicolas V. Il renouvela en 1441 les statuts des synoiles de Paris, contre ceux qui troublent l'exercice de la juridiction ecclésiastique. Il mourut le i5 septembre i447'

101. Guillaume VI Chartier piit possession de te sié^e par procureur, le 29 mars 1448, et en peisonne le 4 août suivant. Il assista en 14^9 ù l'assemblée convoquée à Mantoue par le pape Pie II contre les Turcs , et au concile de Sens en mars 1460.

Il fut délégué par le pape, en 14^'»

pour la réforme du monastère de Fontevrault. Il mourut en 1472 le i^r mai.

102. Louis de Beaumont, dit de la Forest, nommé par le roi à ce siéj^e, et conlirmé par le pape Sixte IV le isr juin 14.72, en prit possession solennellement le 7 février i473. Il fut appelé au concile de Sens en i485, et déclaré contnmax et excommunié, pour avoir refusé de s'y trouver; mais peu après, c'est-à-dire le i3ilécemljre de La même année il lut absous ad cautelam. Enlin, après vingt ans d'épiscopat, et après avoir mené une \ie fervente et inortiiiée,il mourut le 5 juillet 1492.

103. Jean V Simon, élu unanimement par les chanoines, fut confirmé par U; pape le 29 octobre 1492; sacré tn i494> et lit son entrée solennelle dans son église le i5 février 1495. Il publia la même année des statuts synodaux. Il travailla beaucoup à la réforme du monastère de Chelles en i5oi, et mourut le 23 décembre l502.

104. Etienne V de Poncher, élu évêquc de Paris à la recommandation du roi le 3i décembre i5o2, fut conlirmé par le saint-siéi^e le i5 février

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suivant , et lit son entrée solennelle le 21 mai. Il publia des statuts synodaux en i5i4. Il s'appliqua, ainsi que son ])rédécesseur, à la réforme des monastères de filles, et le fit avec beaucoup de succès. Il fut transtéré à Sens au commencement de iSiç.

io5. François I^"^ de Poncher succéda à son oncle en mars iSiç, et fit son entrée solennelle le 8 mai suivant. Il consacra la même année l'église de Saint-Jacques-du-haut-Pas.

On tint de son temps un concile provincial à Paris, contre plusieurs ouvrages d'André Carlostade , en mars 1622, et un antre en février 1529. Il mourut accusé par le roi, et enfermé par son ordre à Vincennes, le i*^' septembre i532.

106. Jean VI du Bellay, appelé du siège lie Bayonne à celui-ci le 20 septembre i532, y fit son entrée solennelle le 25 novembre suivant. Ce fut lui qui promit obéissance au pape au nom du roi, à Marseille le i3 octobre i533. Il fit la même année ses efforts ponr arrêter la sentence de Rome qui a occasionné le schisme d'Angleterre. Etant ambassatleur de François I*^"" auprès de Paul III, il fut créé par ce pape, à la recommandation du roi , cardinal du titre de Sainte- Cécile le 21 mai i535: devenu évêque d'Ostie en i555, il consacra le ])ape Paul IV. Il mourut après avoir rendu de signalés services à l'Église et à la Fiance , le 16 féviùer i56o.

107. Eustache du Bellay, désigné évêque de ce siège par le roi le i5 mars i55o, lors de la cession du cardinal Jean du Bellay, son parent, et confirmé par le pape le 18 mars i55i, fut sacré le i5 novembre suivant, et fit son entrée le 18. Il ordonna, tant cette année qu'en i554 , des réparations solennelles des outrages faits aux saintes images par les hérétiques, et publia des statuts synodaux en 1557. Il assista pendant plus de deux ans au concile de Trente, et s'y acquit beaucoup île réputation. Il obtint <lu parlement, à son retour, le i5 mai i663, que tout exercice de la

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1 1 religion réformée serait interdit dans

; toutes les terres de sa dépendance;

li et peu après il abdiqua son évèché.

: 108. Guillaume VII Viole, nommé

par le roi à cet évêché après la cession ou résignation d'Eustaclie , fut institué par le pape le 21 juin i564, et prit possession solennellement le 16 mars i565. Il mourut bientôt après.

109. Pierre de Gondi, d'abord évêque de Langrcs , fut nommé par le roi au siège de Paris en i568, en re- '^ut les bulles le i4 décembre 1669, et lit son entrée solennelle le 9 mars iSjo. Se trouvant infirme et trop occupé des affaires publiques , il demanda en i583, et obtint pour coatljuteur irrévocable, Julien de Saint- Germain, que le |jape créa évêque de Césarée. Il accepta, du consentement du roi, la pourpre romaine le 18 décembre 1587, avec le titre de saint Sylvestre, qu'il changea peu après pour celui de la Saiiite-Trinité-aumont-Pincius. Les feuillaus et les capucins furent reçus cette année dans le faubourg Saint-Honoré. Pierre assista comme médiateur entre le roi Henri IV et le pape , à l'assemblée de Noisy (1590); et, apiés avoir beaucoup travaillé pour la réconciliation de ce prince à l'Eglise , il le reçut solennellement tlans sa cathédrale le 14 septembre 1594. Il ne s'appliqua pas moins à procurer, autant qu'il fut en lui, l'avantage de l'église de France en général, et de son siège en particulier, dans plusieurs assemblées du clergé auxquelles il assista ou présida. Il mourut dans une vénérable vieillesse le 17 février 1616.

110. Henri (le Gondi, désigné évêque de ce siège avec le consentement du roi, le 2 novembre 1596, le cardi-

jl nal Pierre de Gondi en ayant fait la cession, prêta serment de fidélité à ce prince le 8 mars 1598, et prit possession de son «évêché le i«r avril suivant. Sa piété singulière brille avec éclat dans le grand nombre d'établissemens ecclésiastiques, soit séculiers, soit réguliers, qui se firent à Paris de son tem ps, et, plus d'une fois.

de ses libéralités. Il assista en 161a au concile provincial dans lequel fut condamné le livre d'Edmond Riclier:

De la puissance ecclésiastique et politique. Il se trouva aussi aux étatsgénéraux tenus à Paris en 1614 et en 161 5. Il fut fait cardinal le 26 mars 161S, et commandeur de l'Ortlre du Saint-Espriten 1619. Enfinilpersuada au roi, de concert avec les cardinaux de la Rochefoucault et du Perron, de réduire sous sa domination les villes et forteresses engagées aux hérétiques, au grand danger de la religion catholique. Ayant même accompagné le roi dans ses heureuses expéditions à ce sujet, lorsqu'il méditait de nouveaux succès, il fut emporté par une mort précipitée, au regret de tous les gens de bien , le 22 août 1622.

Archevêques de Paris,

1. Jean -François de Gondi, coadjuteurdu précédent, fut nommé premier archevêque de ce siège par une bulle datée du 18 novembre 1622, le pape Grégoire XV, à la sollicitation du roi Louis XIII, ayant érigé cette église en métropole, et lui ayant donné pour suffragans les évêques de Chartres, d'Orléans et de Meaux, le 20 octobre ])récéilent. Ce prélat fut très-attentif à procurer l'avancement de la religion dans son église ; et tandis que son caractère lui conciliait les cœurs , il multipliait les pieux établissemens. C'est de son temps qu'en particulier les pères de la doctrine chrétienne s'établirent ù Paris, ainsi que les camaldules à Montéry. Il érigea en séminaire la communauté de Saint-]N"icolas-du- Chardonnet. Entre autres décrets dignes de son zèle vraiment pastoral , il établit les catéchismes dans toutes les paroisses, pour tous les dimanches et fêtes , ainsi que les retraites pour les ordinands à Saint-Lazare. Il censura, dans une assemblée provinciale d'évêqùes, plusieurs ouvrages erronés, entre autres, VOptatus GalLus. Il mourut le 21 mars i654.

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2. Jean-François-Paul de Gop.tli , sacré d'abord archevêque de Corinthe par son oncle , qui le lit son coailjuteur avec un applauilissenient général en i644) et créé cartlinal, k la demande du roi, par Innocent X, le 19 février lôSz, prit possession de cet archevêché par procureur le 21 mars i654' Ayant ensuite résigné cette dignité le 28, apparemment pour sortir du château de Vincennes, où les grands de la cour l'avaient fait arrêter,il fut transféré à celui de Nantes le 3o, et s'étant échappé au mois d'août suivant, et ayant protesté contre la violence qui lui avait été faite, il se réfugia à Rome, et y eut un grand poids dans les élections d'Alexandre VII, Clément IX, Clément X et Innocent XI. De retour eu France en 1662 , il y fut fort agréablement reçu du roi, qui lui douna l'abbaye île Saint-Denis. Il voulut en 1675 abdiquer le cardinalat, comme il avait fait de l'archevêché en 1662 ; mais il ne fut pas écouté sur cet article.

Enfin après une foule de traverses, il mourut à Paris le 29 août 1679.

3. Pierre de Marca , transféré à l'archevêché de Paris par le roi le 26 février 1662, et par la l)ul!e du pape en date du 5 juin suivant, mourut avant d'en avoir pris i)OSsession le 29 du même mois. Il est parlé de lui parmi les évéques de Conserans et les arclie\êques de Toulouse.

Ployez aussi Marca.

4. Hardouin de Péréfix de Beaumont, d'.ibord précepteur de Louis XIV, en 164^, ensuite évêque de Rodez en 1648, tut nommé à l'archevêché de Paris par le roi le 3o juillet 1662, et en reçut les bulles avec le pallium le 24 mars i664- H renouvela en i663 les statuts concernant les petites écoles. En 1668 il transigea avec l'abbé et les moines du monastère de Saint-Gcrmain-des-Prés, sur la juritliction dans le territoire de cette abbaye. Son autorité sur la ville, paroisse et territoire de Saint- Germain -en -Laye , fut confirmée, lua'gré la réclam;itioi' de l'évêqiie de CliaiUxs, le i5 septembre 1670. Sou

zèle pour la conservation et réparation de la discipline l'engagea à renouveler les anciens statuts sur la résidence des bénéliciers, et à en établir encore de nouveaux, ainsi que pour conserver l'ancien usage des assemblées ecclésiastiques nommées calendes. Enfin, après avoir gouverné cette église avec une sagesse peu commune , et en avoir employé les revenus en vrai pasteur, il mourut âgé de soixante-cinq ans le x^' janvier 1671.

5. François de Harlay de Champ- Valon, désigné archevêque de Rouen par la reine régente en i65i, fut fait commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit par le roi en 1661 , élevé sur le siège de Paris le 2 janvier 1671, et reçut le pallium le 17 du même mois. Le roi lui confia en 1672 le soin et le jugement des affaires ecclésiastiques du royaume. Il célébra le synode de Paris le 6 juillet 1673, et y fit vingt statuts. En «674 le roi érigea en sa faveur le gouvernement de Saint-Cloud en duché -pairie. Il publia la même année, dans un nouveau synode,la collection des ordonnances de ses prédécesseurs. Entre autres soins qu'il prit à l'avantage des sociétés régulières, il pouvvutk la sage administration des collèges des carmes et des dominicains. Il présida aux assemblées du clergé de 1681 et 1682.

Il s'acquit une très -grande réputation de doctrine dans les conférences de morale qu'il tint dans son palais en 1682 et i683. Les actes de l'assemblée du clergé de i685, à laquelle il présida seul , démontrent qu'il n'oui)lia rien pour déraciner de France l'hérésie des calvinistes. Il fut désigné cardinal par le roi le 10 mars 1690, présida cette année à l'assemblée du clergé, ainsi qu'en 1673 et 1695, et mourut le 6 août de cette année, après avoir procuré de toutes ses forces l'avantage de l'Eglise, et de son diocèse en particiUier.

6. Louis - Antoine de Noailles , fils d'Anne, duc de Noailles, pair de France, fut d'abord évêque de Cahors, ensuite tie Châlons, puis archevêque

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lie Paris le 1930111 1 695. Il reçut le paZlium dans l'église des jacobins de la rue Saint-Honoré le 10 ?ioveinbre de la même année. Il fut fait commandeur des or<lres du roi en 1697, et cé- ]-.'l)ra la même armée le synode général de sou diocèse. Il fut élevé au cardinalat le 21 juin 1700, et présida si souvent aux assemblées du clergé, qu'on pouvait le dire président par excellence. Il mourut le 7 mai 1729, et fut inhumé tlans la cathédiale de Paris, devant la chapelle de la sainte Vierge.

7. Charles-Gaspard-Guillaume de ^ intimille fut tiré du siège métro- ])oIitain d'Aix pour être placé sur celui tle Paris, le 12 mai 1729, reçut le paliium le 5 septembre, et prit possession de ce siège le 6 du même mois. Il présida aux assemblées du clergé en 1730, 1734 et 1735. Il lit réimprimer le I)réviaire du diocèse en 1736, et mourut le i3 mars 1746.

(Gall. christ- nov. edit., tom. 7.)

8. Jacques-Bonne Gigault de Bellefonds lils île Charles Gigault de Bellefonds, et duChassin, lieutenant des maréchaux de France en Touraine , et de Catherine- Anne Binet, d'abord chanoine et prévôt de l'église de Saint-Martin de Tours, abbé de la Cour-Dieu, évêque de Bayonne en 1735 , i)assa de cet évèclié à l'arcbevêché d'Arles , et il'Arles à celui de Paris , dont il prit possession le a juin 1746, et où il mourut de la petite vérole le 20 juillet de la même année, à l'âge de quarante-huit ans.

9. Christophe de Beaumont du Repaire , né dans le diocèse de Sarlat en Périgord le 28 juillet 1703, originaire du Daujjhiné, de la maison des barons des Adrets, d'abord chanoine , comte de Lyon , vicairegénéral et officiai de Blois , abbé de Notre-Dame-des-Vertus , diocèse de Châlons-sur-Marne , en 1708, sacré évêque de Bayonne le 3^ décejiibre 1741, archevêque de Vienne en 1746, archevêque de Paris , duc de Saint- Cloud,pair de France au mois d'août 1746, commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit le 21 mai 1747, reçu le

i^r janvier 1748 , et au parlement comme pair, le 22 décembre ij5o, proviseur de Sorbonne le

10. Antoine-Eléonor-Léon Leclere de Juigné, né à Paris le 2 novembre 1728, sacré évêque de Chàlons-sur- Marne le 29 avril 1764, transféré à Paris en 1781. A l'époque de la révolution, il refusa le serment à la constitution civile du clergé, et se retira en Suisse. Il donna sa tléniission en 1801. On lui offrit le siège de Lyon^ qu'il refusa, et il monrut à Paris le 19 mars 1811 .

11. Jean -Baptiste du Belloi, né dans le diocèse de Beauvais en 1709, sacré évêque de Glandève le 3o janvier 1752, nommé à Marseille en 1755, donna sa démission en 1801, fut nommé à l'archevêché de Paris et fait cardinal l'année suivante, bientôt après sénateur, et mourut le 10 juin 1808.

(Après sa mort le siège a vaqué jusqu'en 1819; les cardinaux Fech et Maury y furent successivement nommés, mais aucun d'eux ne reçut l'institution canonique.)

12. Alexandre-Angélique de Talleyrand Périgord, né à Paris en 1736, sacré archevêque de Trajanople et coadjuteur de Reims le 17 décembre 1766, titulaire de ce dernier siège en 1777, membre des Etats-généraux en 1789, refusa sa démission en 1801, et signa les différentes réclamations des évêques au sujet du concordat; il se démit pourtant en i8i5, après avoir été fait grand -aumônier de France. En 1817 il fut nommé archevêque de Paris et cardinal, et il mourut le 19 octobre 1821.

i3. Hyacinthe-Louis de Quelen , né à Paris le 8 octobre 1778, sacré évêque de Samosates le 28 octobre 1817, archevêque de Trajanople le 17 décembre 1819, avec la coadjutorerie de Paris , titulaire du même siège en 1821, nommé pair de France en 1822.

Conciles de Paris.

Le premier fut tenu l'an 36o. On y

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rejeta la formule hérétique du cou- fans des esclaves qn'on aura rendus

ciie de Rimini de l'an 359. Nous a%-ons dans les fragmens de saint Hilaire une lettre de ce concile aux évéques d'Orient. (Re^'. 3. Lab. 2.

Hard. 1.)

Le second, l'an 862, contre Saturnin, évêque <V Arles. (Gall. christ.

tom. 1, p. 524.)

Le troisième , en 55i ou 552.

Vingt-sept évêques s'y trouvèrent, et y déposèrent Saffarac, évêque de Paris. (Tom. 5, Concil., p. 811. Gall.

christ, t. 6, p. 612. )'

Le quatrième , en 557, sous le roi Cliildebert. Les archevêques de Bourges, de Rouen et de Bordeaux y assistèrent. L'on y fit dix canons.

Le premier veut qu'on prive de la communion, et qu'on regarde comme homicides des pauvres^ ceux qui retiennent les biens de l'Eglise, jusqu'à ce qu'ils les aient restitués.

Le second veut qu'on châtie de la même peine ceux qui s'emparent des biens des évêques, leurs biens étant censés être ceux de l'Eglise.

Le troisième défend aux évêques de s'emparer ou de retenir le bien d'autrui.

Le quatrième, contre les mariages aux degrés prohibés, défend d'épouser la veuve de son frère, de son père ou de son oncle; la sœur de sa femme, sa belle-iille, sa tante, la fille de sabelle-fiUe.

Le cinquième ordonne qu'on excommunie ceux qui enlèvent ou qui demandent en mariage des vierges consacrées h Dieu.

Le sixième défend de demander rien au prince du bien qui appartient aux autres, ni qu'il accorde des filles ou des veuves malgré leurs païens.

Le se])tièrtie défend aux évêques de recevoir une personne excommuniée par son évêtjue.

Le huitiènie ordonne qu'on laisse libre l'élection des é\ êques au clergé et au ])euplc, et qu'ils ne seront point nommés par l'ordre al)S()lu du prince, ni sacrés contre le sentiment du métropolitain.

Le jieuvième ordonne que les en-

libres, à condition de rendre quelque service , seront obligés de s'en acquitter.

Le dixième porte que les évêques qui n'ont pu assister au concile, signeront ces règlemens. ( Reg. 12.

Lab. 5. Hard. 3.)

Le cinquième concile fut tenu en 573, par trente-deux évêques, pour terminer un différend entre Chilpéric et 3igebert, frères du roi Contran.

Proniotus, sacré évêque de Chàteaudun, à la réquisition de Sigebert, roi d'Austrasie , y fut déposé. (Tom. 5.

Concil. p. 3j8.)

Le sixième, en 577, contre Prétextât, évêque de Rouen, qui y fut déposé par quarante-cinq évêques, sous prétexte d'avoir favorisé la révolte de Mérovée, fils du roi Chilpéric.

Le septième, en 614 ou 6i5, sous le roi Clotaire II. Il s'y trouva soixante-dix neuf évéques qui publièrent quinze canons.

Le ])remier déclare nulles, suivant les anciens canons, les ordinations des évêques sans le consentement du métropolitain, des évêques de la pro-" vince, du clergé et du peuple de la ville; aussi-bien que celles qui seront faites ou par force, ou par cabale, ou par argent.

Le second défend aux évêques de se donner des s'uccesseurs; il défend aussi de leur en donner pendant qu'ils sont encore en vie, à moins qu'ils ne soient hors d'état de gouverner leur église et leur clergé.

Le troisième veut qu'on punisse les clercs, qui, méprisant leurs évêques, ont recours aux princes, aux grands seigneurs, ou à d'autres protecteurs; et défend à qui que ce soit de les recevoir qu'ils n'aient obtenu le pardon de leur évêque. Que si quelqu'un les retient après qu'il en sera averti ]iar l'évêque, on le punira suivant les lois ecclésiastiques.

Le quatrième porte qu'aucun juge séculier ne pourra juger ni condamner aucun des prêtres, des tliacres, des clercs, ni même de ceux qui appartiennent à l'Église, sans en avoir

avoir averti l'évéque; et que si quelqu'un entreprend de le faire, il encourra la peine poitce par les canons, jusqu'à ce qu'il ait réparé et reconnu sa faute.

Le cinquième met les affranchis de l'Eglise sous la protection de l'évéque,et défend, sous peine d'excommunication , de les obliger à servir le public.

Le sixième sépare de la communion ceux qui prendront quelque chose des biens donnés à l'Eglise, jusqu'à ce qu'ils aient restitué.

Le septième défend à toutes sortes de personnes de s'emparer (soit par ordre du prince, soit par l'autorité du juçe, ou de quelque manière que ce soit) des biens laissés par les évêques ou par les autres clercs, et ordonne qu'ils seront conservés par l'archidiacre et par le clergé. Il excommunie ceux qui s'en empareront, et veut qu'on les regarde comme les homicides des pauvres.

Le huitième défend aux évêques et aux archidiacres de s'approprier, après la mort des abbés, des prêtres et des autres clercs qui desservent des églises, les meubles qui leur appartiennent, et ordonne qu'on les laissera aux églises où ils les auront laissés en mourant.

Le neuvième défend aux évêques de s'attribuer les biens , les églises, ou les clercs des autres évêques, sous quelque prétexte que ce soit, quand même il se ferait une division du royaume ou des provinces de France, comme il était déjà arrivé; et prive ceux qui le feront de la communion de leurs frères, jusqu'à ce qu'ils aient rendu ce qu'ils auront pris, et restitué les fruits.

Le dixième veut que l'on exécute les dernières volontés des évêques, des prêtres et autres clercs qui font des donations à l'Eglise, quand même les donations ne seraient pas dans les formes.

Le onzième veut qu'un évêque, qui a quelque différend avec un autre évêque, s'adresse ail métropolitain; pi-ive de la communion du métropo-

litain celui qui s'adresse à un juge séculier, jusqu'à ce qu'il ait rendu compte de sa conduite dans le premier synode.

Le douzième sépare de la communion, jusqu'à la mort, les moines ou les religieuses qui sortent de leur monastère , s'ils n'y veulent pas retourner après en avoir été avertis; mais s'ils y retournent, et qu'on soit satisfait de leur conduite , on leur pourra donner l'Eucharistie.

Le treizième, suivant les anciens canons, excommunie les vierges et les veuves qui se marient après avoir quitté l'habit du monde pour mener une vie religieuse dans leur maison.

Le quatorzième défend les mariages incestueux qui se font avec la veuve de son frère , la sœur de sa femme, les filles des deux sœurs , la veuve de son oncle, et avec une lille qui a pris l'habit de relii^ion ; il excommunie ceux qui contractent ces mariages, jusqu'à ce qu'ils se séparent.

Le quinzième défend aux Juifs d'exercer aucune charge pour le recouvrement des deniers sur les chrétiens; et veut que si quelqu'un d'eux en obtenait, il faudrait le baptiser avec toute sa famille. ( Reg. li.

Lab. 5. Hard. 3.)

Le huitième concile fut tenu l'an 638. (Lab. 5. Hard. 3.)

Le neuvième , l'an SaS , touchant les images. (Goldaste, in decreds imperialibus de imaginibus. )

Le dixième, l'an 828. (GalL christ.

tom. 3, p. 637.)

Le onzième, l'au 829, sous Louisle-Débonnaire^ et son lils Lothaire, associé à l'empire. Les évêques des provinces de Reims , de Sens , de Tours et de Rouen y assistèrent.

L'ouverture s'en fit le 6 de juin , et l'on y publia un grand nombre de constitutions qu'on peut diviser eu ti'ois parties. La première regarde la discipline ecclésiastique , et contient cinquante-quatre canons. La seconde concerne les princes et les laïcs , et contient treize chapitres ,

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ou canons. La troisième contient vingt-sept chapitres, tirés presque tous cks canons du concile , qui furent envoyés par les évêques à l'empereur pour les faire exécuter.

Carions qui regardent La discipline ecclésiastique.

Le premier est une exposition de la vraie foi, dans laquelle ils font voir qu'il faut joindre les bonnes œuvres à la foi pour être utile au salut.

Le second dit que l'Eglise n est qu'un seul corps dont Jésus-Christ est le chef.

Dans le troisième ils ajoutent, que l'Eglise se divise en deux parties principales, la sacerdotale et la royale, comme l'enseigne le pape Gélase et saint Fulgence.

Le quatrième s'étend sur la science et les vertus nécessaires aux ministres de l'Église , qui sont les successeurs des apôtres.

Le cinquième ordonne que les évêques porteront à la vertu leurs peuples, en les instruisant par leurs paroles et leurs exemples-, et que tous ensemble ils imploreront la clémence de Dieu pour l'empereur, pour son épouse, j)uur ses enfans et pour l'empire.

Le sixième ordonne que tous les fidèles se fassent instruire des vérités de la foi.

Le septième défend de baptiser, sans nécessité, clans d'autres temps que ceux qui ont été marqués par les canons.

Le huitième porte qu'on n'élèvera point aux ordres ceux qui ont été b.iptisés dans la maladie, suivant le canon douzième du concile de J^'Jéocésarée.

Le neuvième exhorte les chrétiens à se souvenir des promesses qu'ils ont faites au baptême.

Le dixième explique ce que c'est que de renoncer au diable et à ses œuvres.

Le onzième et le douzième s'éten-

dent sur les qualités et les vérins que doivent avoir ceux qu'on élève au sacerdoce.

Le treizième tâche de détourner les prêtres du péché d'avarice.

Le quatorzième exhorte les ecclésiastiques à pratiquer l'hospitalité.

Le quinzième défend aux évêques d'aliéner les biens ecclésiastiques , et leur prescrit l'usage qu'ils en doivent iaire suivant les saints canons.

Le seizième ordonne que les biens que les prêtres et les évêcjues auront amassés depuis leur ordination, seront censés être de leur église, et leurs héritiers ne doivent y avoir aucune part.

Le dix -septième défend l'aliénation des biens de l'Eglise sans une grande nécessité, et sans avoir l'approbation du métropolitain et des évêques voisins. Il défend aussi les échanges qui n'apportent aucune utilité à l'Eglise.

Le dix- huitième dit que les pasteurs de l'Eglise doivent posséder les biens de l'Eglise sans en être ])OSSédés ; et qu'en les possédant, ils les doivent mépriser; et enfin, qu'ils les doivent posséder pour les autres, et non pas pour eux. Il condamne aussi la maxime des gens du monile qui sont toujours à se plaindra que l'Eglise est trop lûche , et rapporte sur ce sujet un beau passage de Julien Pomère.

Le dix-neuvième défend aux séculiers de détracter de leurs évêques, et avertit les évêques de ne point donner sujet à la ilctraction.

Le vingtième veut que les évêques aient toujours avec eux tles syncelles, qui doivent .être des cleixs d'une proljité reconnue, pour être les témoins de leur conversation et de leur conduite.

Le vingt- unième reprend les époques qui admettent chez eux des séculiers ]iour être leurs commensaux, plutôt que des clercs; qui négligent les communautés de chanoines, de moines et de moincsscs qui sont sous leur conduite, et qui, négligeant leur clergé, et ne songeant

DES ÉVÊCRltS DE FRANCE.

qu'à contenter leur avarice ou leur volupté, abandonnent le lieu de leur siège épiscopal pour aller demeurer dans des lieux écartés , ce qui est cause qu'on abandonne le service divin, qu'on ne prêche point la parole de Dieu, qu'on néji,lige le salut des peuples, et que l'hospitalité n'est point pratiquée.

Le vini^t-deuxième avertit les évêques et les patrons séculiers de conserver la paix entre eux, et pour cela que les évoques reçoivent les eccl'';siastiques qui leur sont présentés par les laïcs, s'ils les trouvent capables, et tie bonnes mœurs.

Le vingt- troisième exhorte les évêques de s'acquitter de leur devoir envers le troupeau qui leur a été conlié , et de ne pas user de domination envers leurs ouailles.

Le vingt - quatrième les avertit d'assister corporellement et spirituellement leur troupeau.

Le vingt-cinquième ordonne aux évêques de réprimer l'avarice de leurs ofliciers et de leurs archidiacres.

Le vingt-sixième ordonne qu'on célèbre tous les ans un ou deux conciles provinciaux alin de remédier aux abus, aux mauvaises coutumes qui s'introduisent, et à l'orgueil des clercs qui, foulant aux pieds l'autorité des canons , vont porter leur plainte aux oreilles du prince.

Le vingt-septième réprime les entreprises des corévêques , et leur défend de conlérer le sacrement de confirmation , et de faire les autres fonctions qui appartiennent à l'évêque.

Le vingt-huitième coniiamne les prêtres qui se font fermiers ou gens «l'affairés, et les clercs et les moines vagabonds.

Le vingt - neuvième défend aux évêques d'envoyer de côté et d'autre, pour leurs affaires, les prêtres attachés à des églises, parce qu'ils doivent la résidence a leur troupeau^ et qu'il serait à craindre que leur absence ne fût la cause de la mort des enfàns sans baptême, et des adultes sans confession.

Le trentième ])orte que les curés auront un grand soin d'élever et d'instruire i\f.s jeunes clercs, alin qu'ils fassent voir à tout le monde le soin et l'attachement qu'ils ont au service divin.

Le trente-unième défend de prêcher l'Evangile par le motif de la rétribution-, et aux évoques de prendre la quatrième partie îles oblations et des décimes, à moins d'une grande nécessité , et ordonne qu'ils les distribueront pour les employer aux biens de l'Eglise et au soulagement des pauvres.

Le trente-deuxième condamne au feu les livres pénitentiels remplis d'erreur, et qui énervaient la discipline de l'Eglise ; et enjoint aux prêtres de s'instruire de ce qui est nécessaire pour s'acquitter iiignement du ministère des clefs.

Le trente -troisième enjoint aux évêques de donner le sacrement de confirmation à jeftn, et dans le temps qu'on administre le baptême solennel; sa voir, à Pâques et à la Pentecôte. Le trente- quatrième renouvelle les anciens canons contre les crimes d'impudicité.

Le trente-cinquième ordonne aux évêques de veiller soigneusement sur la conduite des clercs déposés, et de n'être pas nègligens à les soumettre à la pénitence canonique.

Le trente-sixième défend aux évêques et aux abbés de recevoir des clercs étrangers, et ordonne qu'on fera au roi de très-humbles remontrances, pour le prier d'empêcher les séculiers de solliciter les ecclésiastiques d'abandonner leurs églises, et (le leur donner retraite.

Le trente - septième enjoint aux évêques tl'avoir soin de veiller sur les abbés qui ont des chanoines sous eux, alin qu'ils donnent bon exenjple à leur communauté.

Le trente - huitième recommande aux clercs la modestie et l'honnêteté en s'abstenant de toutes sortes de spectacles, et défend de faire supérieures des religieuses des femmes nouvellement voilées.

CATALOGUE

Le trente -neuvième fait déferses aux prêtres de voiler des veuves sans le consentement de l'évêque, et de consacrer des vierges; et aux abbesses de donner le voile aux vierges et aux veuves.

Le quarantième remédie à un abus, qui était que des femmes se voilaient elles-mêmes afin de pouvoir servira l'Église, et leur défend à l'avenir tle se voiler, et aux prêtres de souffrir que ces femmes, qui se sont ainsi voilées , s'ingèrent de rendre aucun service dans l'Eglise.

Le quarante- unième veut que les évêques punissent, selon la rigueur des canons, les abbesses qui osaient donner elles-mêmes le voile à des veuves et à des vierges.

Le quarante -deuxième défend de donner le voile aux veuves immédiatement après la mort de leur mari, et veut qu'on attende jusqu'au trentième jour, suivant l'édit de l'empereur, parce qu'alors elles sont libres de se marier, ou de se consacrer à Dieu.

Le quarante-troisièm-e défend aux femijies de toucher aux vases sacrés, de donner les habits sacerdotaux aux prêtres , ou même de donner l'Eucharistie, comme il se pratiquait en quelques lieux par l'abus qui s'y était ntroduît.

Le quarante-quatrième fait défenses aux chanoines et aux moines d'entrer dans les monastères des religieuses sans une grande nécessité, et sans la permission de l'évêque ou de son grand-vicaire.

Le quarante -cinquième porte que les prêtres n'iront point causer avec les religieuses après avoir célébré la messe, qu'ils n'entendront point leur confession, si ce n'est dans l'église devant l'autel, et en présence de témoins, à moins qu'elles ne soient infirmes, et alors les piètres prendront une ))ermissiou de l'évêque pour les confesser.

Le quarante -sixième défend aux moines de confesser les religieuses, les clercs et les laïques; et apporte plusieurs raisons, pourquoi il est à

propos de leur faire cette défense.

Le quarante -septième défend de dire la messe dans des maisons particulières, ou dans des jardins et des chapelles, à moins qu'on ne soit en voyage, et dans un grand éloignement de l'église, et que le peuple ne soit sans messe.

Le quarante- huitième défend aux prêtres, sous les peines portées par les canons, de célébrer seuls la messe.

Le quarante - neuvième ordonne que, comme il y a dans chaque xiUe un évêque, il doit y avoir un prêtre dans chaque église, et défend à un seul prêtre d'en desservir plusieurs.

Le cinquantième porte qu'on ait à sanctifier le dimanche selon les lois de l'Église , et veut qu'on s'adresse au prince pour lui demander qu'il ordonne qu'on ne tienne point en ce jour de plaids ni de marchés, qu'on ne lasse point d'ouvrages à la campagne, ni de charriages ou corvées.

Le cinquante-unième défend l'inégalité des mesures et des poids pour vendre ou pour acheter.

Le cinquante -deuxième implore l'autorité du prince pour empêcher les vexations que les évêques et les personnes puissantes faisaient dans quelques provinces, envers les pauvres, en les obligeantde leur vendre leurs blés et leurs vins à un moindre prix qu'aux autres.

Le cinquante-troisième condamne l'usure, et rapporte plusieurs passages de l'Ecriture-Sainte et des saints pères, pour prouver qu'elle est mauvaise.

Le cinquante- quatrième ne veut pas que ceux qui ne sont pas bien instruits de la foi et des sacremens tiennent des enfans sur les fonds de baptême, et ordonne qu'on ait soin d'instruire les aiiultes qui doivent recevoir le baptême et la confirmation.

Canons qui concernent les princes et les laïques.

Le premier ctle second expliquent

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

en quoi consistent l'obligation et le <levoir des rois, et disent que c'est principalement à défendre l'Église, parce que Dieu leur en a commis le soin, et rapportent sur cela un beau passage de saint Isidore.

Le troisième déclare que les rois sont obligés d'élire de bons juges, et de se choisir de bons olliciers, de peur de se rendre coupables, au jugement de Dieu, des désordres qu'ils commettront dans l'administration de leurs charges.

Le quatrième dit que la piété, la justice et la clémence sont le soutien de l'état.

Le cinquième avertit les princes qu'ils tiennent leurs royaumes de la main de Dieu , et qu'ils doivent les gouverner selon sa volonté.

Le sixième avertit les grands seigneurs, et toutes sortes de personnes , d'être remplis de charité pour leur prochain, et de ne lui faire aucune injure ni aucun déshonneur.

Le septième déplore le malheur des chrétiens qui négligent si fort la loi de Jésus -Christ et de ses divins préceptes.

Le huitième déclare aux peuples qu'ils doivent obéir à leurs princes, et respecter leur puissance qui vient de Dieu.

Le neuvième dit que les calamités publiques et les changemens qui arrivent dans les royaumes, qui sont souvent ti-ansierés a d'autres princes, sont les effets des péchés du peuple et de ceux des princes.

Le dixième condamne d" erreur le sentiment de quelques chrétiens, qui croyiii-eut que ceux qui avaient été baptisés, quelques crimes qu'ils commissent, seraient un jour sauvés, et qu'ils ne seraient punis dans les enfers que pendant un temps; après quoi, Dieu leur ferait miséricorde. 11 enseigne aussi que la foi ne sauve pas sans les bonnes œuvies.

Le onzième exhorte les fidèles à

venir à l'église pour y assister aux

prières, et les avertit d'y être dans

le respect.

Le douzième reprend ceux qui,

étant dans l'église, ne font aucune attention aux prières qu'ils adressent à Dieu.

Le treizième avertit ceux qui sont fort éloignés de l'église, et qui ne peuvent pas y aller, de ne pas laisser pour cela de prier Dieu, et de s'acquitter de ce qu'ils doivent au Seigneur, puisqu'on le peut prier en tout lieu. (Reg. 21. Lab. 7.

Hard. 4.)

Le douzième concile se tint en 832, sur les moines de Saint-Denis.

(Lab. 7.)

Le treizième , en 846. On y acheva et l'on y imblia le concile de Meaux de l'an 845. (Lab. 7. Hard. 4.)

Le quatorzième , en 84/ , sur l'exemption de l'abbaye de Corble en France, et la conlirmationd'Hincmar, archevêque de Reims. (Reg. 21. Lab.

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