‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 71 sur 347 · Hard · texte numérisé non relu

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Le treizième, l'an ioi5, sur les Inens de l'Eglise, en faveur de l'abbaye de Mousson. (Martenne, in thcsauro, t. 40

Le quatorzième, i'an 1049. •'-'^ pape Léon IX, y présida. Il s'y trouva vingt évèques, près de cinquante al)bés , et plusieurs autres ecclésiastiques. L'on y lit la translation ilu corps de saint Rémi dans la nouvelle église que l'abbé Hèrimar avait fait bâtir, et l'on y publia douze canons.

Le premir porte qu'on n'élèvera personne aux dignités ecclésiasti-

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qiies, que par les suffrages du clergé Callixte II, y présida, et l'on y publia

et du iH'uple.

Le second défend d'acheter ou de vendre l'ordination, les ministères ecclésiastiques^ ni les autels.

Le troisième fait défense aux laïques de retenir les titres ecclésiastiques.

Le quatrième déclare qu'il n'y aura que l'évèque, ou quelqu'un desa part, qui puisse lever aucune coutume dans les parvis des éj^lises.

Le cinquième défend de rien exi-

cinq canons.

Le premier condamne les simoniaques.

Le second défend de recevoir l'investiture des églises ou des biens ecclésiastiques de la main des laïques.

Le quatrième défenil aux ecclésiastiques lie laisser les biens de l'Église à leurs héritiers comme par succession, et aux prêtres d'exiger de l'argent pour l'aiiministration des sacre-

rer pour la sépulture, pour le baptê- mens, ou pour la sépulture.

me, ou ])our l'Eucharistie.

Le sixième ordonne que les clercs ne porteront point d'armes et n'iront point à la guerre.

Le septième condamne les clercs ou les laïques qui prêtent à usure.

Le huitième interdit aux clercs et aux moines de quitter leur état.

Le neuvième défend qu'on fasse aucune violence aux clercs qui voyagent.

Le dixième est pour empêcher qu'on fasse aucune vexation aux pauvres.

Le onzième condamne ceux qui épousent leurs parentes.

Le douzième défend de quitter une femme léi;itime pour en épouser une autre. (Reg. 25. Lab. 9.)

Le quinzième concile fut tenu l'an 1059 pour le couronnement de Philippe 1er, roi de France. [Ibid.)

Le seizième, l'an 1092, contre Robert, comte de Flandre, qui s'emparait du bien de tous les ecclésiastiques qui décédaient. ( Lab. 10.

Hard. 6.)

Le dix-septième, l'an 1094, au sujet du mariage du roi Philippe avec Bertrade. (Lab. 10. Hard. 7.)

Le dix - huitième, l'an iio5. On y élut pour évéque de Cambrai Eudes ou Adon , abbé de Saint -Martin à Tournay. (Dom Martenne.)

Le ilix-neuvième, l'an J109, dans la cause de Godefroi, évéque d'Amiens. (Lab. 10. Hard. 7.)

Le vingtième , l'an iii5, contre Henri V, empereur, et pour obliger Godefroi, évéque d'Amiens, à rentrer dans son diocèse. {Jbid.)

Le vingt-unième, l'an 11 19. Le pape

Le cinquième est contre les prêtres, les diacres et les sous-diacres qui avaient des femmes ou des concubines. (Lab. 10. Hard. 7.)

Le vingt-deuxiènje, l'an ii3i. Le pape Innocent II, y couronna le roi Louis-le-Jeune, à la place de son frère Philippe, et y publia dix • sept canons qui sont répétés lians le second concile général de Latran. Il s'y trouva treize archevêques, deux cent soixante-trois évêtjues, et un grand nombre d'abbés, de clercs et de moines français, anglais, allemands, espagnols. Le plus célèbre des abbés était saint Bernard, qui parut avec éclat «lans ce concile.

(Lab. 10. Hard. 7.)

Le vingt -troisième, l'an ii32, en faveur de l'abbaye de Marmoutier.

(Mai tenue, Tfiesauri, t. 4-)

Le vingt - quatrième, l'an 1148, touchant Gilbert île la Porrée, qui y fut condamné par le pape Eugène III.

Saint Bernard y dressa une profession tle foi contre Gilbert. On y publia aussi dix -huit canons qui sont tous parmi ceux du second concile général tle Latran. (Reg. 27. Lab. jo.

Hard. 7.)

Le vingt-cinquième, l'ani 167. (Martenne, Collect. novœ, t. 7.)

Le vingt-sixième, l'an ii58, sur le différend de l'évèque tle Laon avec l'abbé de Saint -Martin. (Lab. 10.

Hard. 7.)

Le vingt-septième, l'an 1164, pour secourir la Palestine. (Pagi, ad hune an.)

Le vingt-huitième, l'an laSi, tenu à Saint-(j"cntin, sur la discipline, et

DES ÉVÊCHÉS DE FRANCE

Jans la cause de Milon , évoque de Beauvais. Henri de Breiina, archevêque de Reims, y présula. (Hard. 8.) Le vingt - neuvième , l'an i235, à Saint- Quentin, sur la liberté des églises. {Jbid.)

Le trentii^me, la même année à Compiègne, pour des remontrances au roi. {Ibid.)

Le trente-unième, la même année, à Senlis. (Ibid.)

Le trente -deuxième, l'an i236, à Saint - Quentin, pour les immunités de l'Eglise. (Ibid.)

Le trente- troisième, l'an 1239, à Saint- Quentin, sur le même sujet.

(Lab. 11. Hard. 8.)

Le trente -quatrième, l'an izSy, à Compiègne. (GalL. chr., tom. 3, pag.

Le trente-cinquième, l'an 1287, au sujet des religieux de Saint-Dominique et de Saint-François, et touchant le piivilége d'entendre les confessions, qui leur avait été accordé par Martin IV. Pierre Barbet, archevêque de Reims, présida à ce concile, (Hard. 8.)

Le trente-sixième, l'an i3oi. On y lit une constitution de sejjt articles, dont la plupart regardent les clercs qui seraient appelés à un tiibunal séculier. (D. Martenne, Dlctioim. des conciles.)

Le trente-septième, l'an \56\. Le cardinal Charles de Lorraine, archevêque de Reims, y présiaa, et l'on y ût dix- neuf canons.

Le premier traite de la résidence des curés, et orilonne que ceux qui sont al)sens, seront obligés de retourner à leurs bénélices dans trois mois, ou de s'en défaire.

Le seconil avertit les curés, qu'il est de leur devoir de prêcher la parole de Dieu, et qu'ils doivent instruire leui's paroissiens, du moins les fêtes et les dimanches, ou les faire instruire par d'autres. Il leur enjoint aussi à'avoir un concile de Trente eu latin ou en français.

Le troisième porte que les curés auront soin d'instruire les hdèles de la puissance que les sacremens ont

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pour remettre les péchés, nftn d'empêcher qu'ils ne les prennent pour leur damnation.

Le quatrième veut qu'ils les instruisent de quelle manière l'alliiiité spirituelle se contracte par le baptême.

Le cinquième prescrit, suivant le concile de Trente, les temps dans lesquels il est défendu de contracter mariage, et enjoint aux curés d'avertir les personnes qui se marient d'aller à confesse trois jours auparavant, et de s'approcher en même temps de la sainte communion.

Le sixième exhorte les curés à donner bon exemple, par l'intégrité de leur vie.

Le septième ordonne que tous les ans, dans le synode diocésain , on nommera six personnes doctes, pour examiner ceux qui seront présentés aux l>énélices-cures.

Le huitième porte qu'on examinera et qu'on éprouvera long-temps ceux qui se présentent pour les ordres, et qu'ils n'y seront élevés que par degrés.

Le neuvième déclare qu'on n'admettra personne à la tonsure qu'il ne soit conlirmé, qu'il ne soit instruit des principes de la foi, qu'il ne sache lire et écrire, et qu'où ne juge avec probabilité qu'il s'engage t.ans cet état pour servir Dieu.

Le tlixiéme ordonne que dans les églises on rétablira les tonctions des ordres mineurs.

Le onzième dit qu'on ne donnera les ordres mineurs qu'a ceux qui entendront la langue latine, et qu'on gaulera les interstices en les leur conférant, à moins que l'ordinaire ne juge à propos de les en dispenser, et qu'ils apporterontdes attestations de bonnes vie et mœurs de leur curé et de leur régent.

Le douzième veut qu'on applique les clercs qu'on ordonne à quelqu'église, où ils feront leurs fonctions.

Le treizième renouvelle le canon du concile de Trente touchant l'âge que doivent avoir ceux à qui l'on confère les ordres sacrés, et veut qu'ils

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aient un bénéfice pour leur titie, qu'ils ne pourront résigner, ou qu'ils aient un titre patrimonial.

Le quatorzième prescrit quelques règles touchant le temps de l'examen.

Le quinzième parle de l'oifice que doivent faire les sous -diacres, les diacres et les prêtres, dans l'église qu'ils desservent.

Le seizième porte qu'on conférera gratuitement les prdres sans rien exiger, ni même sans pouvoir prendre ce qu'on offre volontairement.

Le dix - septième est sur la vie et les raceurs des clercs.

Le ilix-liuitième , sur la visite des archidiacres, et surl'oflice des doyens ruraux.

Le dix-neuvième onionne la réparation des églises, et d'en bannir ce qui pourrait paraître profane et deshonnête. (Lai). i5. Hard. lo.)

Le trente - liuitièine concile fut tenu l'an i583. Le cardinal Lnuis de Guise, archevêque de Reims, y présida, et l'on y jjublia vingt-six canons de discipline sur les mêmes matières que les canons des conciles précéilens. (Lab. i5. Hard. lo.)

RENNES, Rhedoncs, ville épiscopale de France, sous la métropole de Tours, et ancienne capitale de toute la Bretagne, est située au confluent de la Vilaine et de l'Ille , à quatrevingt-trois lieues de Paris. C'est une des plus belles villes du royaume:

elle est partagée par la Vilaine en haute et basse. C'est aujourd'hui le chef- lieu de préfecture du département dlUe-et- Vilaine; sa population est de vingt-six mille habitans. Outre le parlement, auquel la cour des aides avait été unie, il y avait intendance, sénéchaussée, présidial, hôtel des monnaies et juridiction consulaire, et c'est dans cette ville que les États de Bictagne se tenaient ordinairement avant la révolution. Le ciiapitre do la cathédrale de Saint- Pierrt; était autrefois comj)Osé de cinq tlignités, de seize chanoines, de quatK! semi- prébendes, etc. Il con-

siste aujourd'hui en dix chanoines.

L'évéque est assité de sept vicairesgénéraux. Le chef de la maison d'Epinay était chanoine honoraire de cette cathédrale, et siégeait vis-àvis de l'évéque, qui était seigneur en partie de la ville , et conseillerné au parlement. La seconde église de Rennes, était celle de Saint- Mélaine , abbaye de bénédictins de la congrégation de Saint- Maur : il y avait aussi celle de Saint -Georges, de bénédictines, où l'on ne recevait que des filles nobles. L'église du collège des jésuites était bâtie à l'italienne. Il y avait plusieurs autres maisons religieuses et neuf paroisses dans la ville de Rennes, ou dans les faubourgs, qui sont plus grands que la ville. Le couvent des dominicains, nommé Bonne - Nouvelle , célèbre dans l'histoire de cette iirovince, était le chef- lieu d'une réforme de l'Ordre de Saint-Dominique, appelée la coTigrégation de Bretagne. Le beau palais, où s'assemblait le parlement, est dans la grande place. On remarquait aussi à Rejines, la statue équestre en bronze de Louis XIV, par Coysevox, et celle de Louis le Bien-

Le diocèse de Rennes occupait, avec celui de Nantes, la partie la plus orientale de la Bretagne , et contenait deux cent soixante-cinq paroisses partagées en deux archidiaconés; il renferme maintenant cinquanteune cures, trois cent onze succursales et trois cents vicariats ; les congrégations religieuses, au nombre de dix lie différons ordres , ont trentehuit maisons : il y a de plus dans ce diocèse un établissement de religieux du Tiers-Ordre de la Trappe. L'évéque jouissait de quatorze mille livres de revenu, etpayait mille florins pour ses bulles.

Ei'êqueî de Rennes.

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