Christophe-LouisTurpin-Crissé de Sansiy, mort en
75. Charles-Louis-Auguste Le Tonnelier de Breteuil, fils de François- Victor Le Tonnelier, marquis de Bieteuil, secrétaire d'état, lut nommé il cet é\êché le 17 octobre 172!, et mourut dans sa quarante-quatrième année en 1732.
76. Louis-Guy de Guérapin de Vauréal , né en 1690, sacré le 24 août 1732, élu maître de la chapelle de musique du roi en 1732, ambassadeur en Espagne en 17^1, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de la cour en i744' créé grand d'Espagne en 1645, reçu l'un des quarante de l'académie française en 1749-
77. Jean-Antoine de Beaumont de Junies, né à Junies, diocèse de Cahôrs, en 1706, sacré en 1768, se démit de son siège en 1761.
78. Henri-Louis-René Dénos, né dans 'e diocèse du Mans en 1716, sacré évoque de Rennes le 16 août 176), se démit en 1769.
79. François Bareau de Girac, né à Angoulôme en 1732, sacré évèfiue de Saiiit-Brieux en 1766, transicré à Rennes en 1769, a donné sa démission en 1801, et est mort à Paris en 1821.
80. Jean-Baptiste-M.iiie de Maillé- Latour - Landry , évêque de Saint- Papoul, traiistéré à Rennes en 1802, mort à Paris en 1804.
8i. N.... Enoc , sacré évêque de Rennes par le pape Pie VII dans l'église tle Saint- Sulpice le 2 février i8o5, a donné sa démission en 1820, et a été lait chanoine de Saint-Denis.
82. Charles Mannai, né à Champeix le 14 octobre 174^, sacré évêque de Trêves en 1802, nommé à Auxerre en 1817, transféré à Rennes en 1830, a été membre île la commission des évoques sous Bonajiarte.
83. Claude-Louis de Lesqnen, né à Tiégon, diocèse de Saint- Brieux, le 23 février 1770, sacré évêque de Beauvais le i3 juillet 1823, transféré à Rennes en 1825.
Conciles de Rennes.
Le premier fut tenu l'an 1176 par Barthélemi, archevêque de Tours, au sujet peut - être du différend de ce prélat avec l'évêque de Dol. (Le P.
Mansi, Supplém. aux conciles du P. Lab., t. 1, col. 675.)
Le second fut tenu le lundi d'après l'Ascension de l'an 1273. Jean de Montoreau, archevêque de Tours, y présida, et l'on y fit sept canons.
Le premier frappe d'anathème ceux qui maltraiteront un évêque ou un abbé ou une abbesse, ou qui auront mis le feu k leurs maisons, ou qui auront tué un ecclésiastique ou l'auront mutilé. Que si c'est un clerc qui est tombé dans ce péché, on le prive de tout bénéfice obtenu et à obtenir; et si c'est un laïque, on interdit la cléricature à ses enfans et neveux jusqu'à la troisième génération.
Le second défend de donner les
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é|^lises paroissiales à ferme , si ce n'est du consentement de l'évêque, et qu'on n'en laisse une partie au fermier pour exercer l'hospitalité.
Le troisième renouvelle le décret du concile de Château-Gontier contre ceux qui dépouillent les prieurés vacans, et n'en laissent aucune partie aux moines qui doivent les remplir.
Le quatrième excommunie ceux qui s'emparent des biens de l'Église.
Le cinquième déclare quels sont les biens censés être à l'Église.
Le sixième déclare que chaque évoque, dans son diocèse, peut absoudre ceux qui ont été excommuniés ou déclarés suspens par le synode.
Le septième approuve et confirme tous les conciles précédens de la province. C'est ce même concile que quelques auteurs placent mal-à-pvojios à l'an 1263, sous l'cpiscopat de Vincent de Pilénis , archevêque de Tours. fLab. ii. Hard. 7.)
liODEZ, Ruthena et Sogodum Rutenorum, ancienne ville épiscopale sous la métropole d'Alby, autrefois cajMtale du comté de Roilèz et de tout le Rouergiie , aujourd'hui chef-lieu de préfecture du déparieinent de l'Aveyron , est située sur une colline environnée de montagnes, auprès de la rivière d'Aveyron, à cent quarante -une lieues de Paris. Cette ville est très-ancienne , mais fort déchue de son ancienne splenileur, pour avoir été souvent ruinée par les Goths , les Sarrasins et les Finançais. Elle est partagée en cité et en bourg, l-'évèque était seigneur de la ])remière , et le roi du bourg. Il y avait à Rodez présiilial , sén-écliaussée , élection. La cathédrale de Notre-Dame, qui est dans la cité, a l'un dos plus beaux clochers du royaume. Le chapitre, qui fut autrefois régulier de l'Ordre de Saint-Augnstin , était composé de sept dignités, de dix-huit autres chanoines, de quatre hebdomailiers, il'iin curé, de trente-cinq vicaires , lie vingt-sept choristes, etc. Il y
avait neuf maisons religieuses, dont les plus considérables étaient le collège des jésuites, la Chartreuse, l'abbaye des bénédictines de Saint- Sernin ou le Monastier, située hors de la ville. Les dominicains enseignaient la philosophie. Le diocèse de Rodez contenait cinq cents paroisses et clochers, partagés en quatre archidiaconés , qui étaient le grand archidiaconé , première dignité du chapitre, et les archidiaconés de Conques , de Saint- Antonin et de Milbaud. L'évêque, qui prenait la qualité de comte de Roilèz , jouissait de cinquante mille livres de revenu , et payait deux mille trois cent vingt-six florins pour ses bulles.
JEvêques de Rodez.
1. Saint Amant ou Chamant fut ordonné premier évêque de Rodez par saint Martial, l'apôtre tle l'Aquitaine , suivant la tradition du jjays ; cependant Baillet et autres prétendent que saint Amant ne vivait qu'à la fin du cinquième siècle. Les martyrologes en font mention le 4 novembre. Koyez SAINT Chamant.
2. Saint Quintien , africain de nation, dont saint Grégoire de Tours parle fort au long {lih. 2, cap. 36, et Llb. de hist. Patruin, cap. 4 ) j souscrivit en qualité ù'évôipie de Rodez au concile d'Agde l'an 5o6, et au premier concile d'Orléans l'an 5 1 1 . Ayant été chassé ensuite du siège de Rodez par les Goths , il fut placé sur celui d'Arvernc, aujourd'hui Clermont, par ordre de Thierri , roi de France.
Trayez saint Quintien. I
3. Saint Dalmace assista au con- J cile d'Auvergne en 535,etauqua- !
trième concile d'Orléans en 541. Il mourut en C)'éo , après une vie laborieuse et pénitente. ( Grég. T'ur. j lib. 5 Hist. cap. 47.)
4. Théodose, archidiacre de l'église de Rodez, succéila à Dalmace, et mourut la neuvième année du règne de Childcbert , c'est-à-dire vers l'an 583 ou ^'6!\.{Lib. 6, Idst. cap 38.)
DES É VÉCUES
5. IniiOi.eiit, comte du Gévaudaii, parvint à l'épiscopat par des voies iniques, au rapport de Grégoire de Tours ( Lib. 6 Hist. cap. Ij et 38 ). Il persécuta saint Louvent, abbé du monastère de Saint-Privat, qu'il accusa, pour faire sa cour à la reine Brunehaut, d'avoir mal parlé de cette princesse; mais, n'ayant pu rien prouver, il conçut une haine implacable contre ce saint homme, et résolut de s'en détaire; il lui iit d'abord souffrir divers tourmens, et lui trancha enfiii la tête qu'il jeta dans la rivière d'Aisne avec le reste du corps. C'est après ce cruel attentat qu'Innocent fut placé sur le siège de Rodez, ù la faveur de la reine Brunehaut.
6. Diendonné 1"^ siégeait avant l'an 5y9 , suivant l'inscription qu'on a découverte dans un ancien autel qu'il avait fait faire vers ce temps-là, et où l'on voit son nom.
7. Vérus , que Flodoard met au nombre des évéques qui assistèrent au concile de Reims en 625. On trouve deux de ses lettres dans Canisius. {Lectionuiii aritiq. lib. 5.)
8. Arédius, dont il est parlé dans les actes de saint Didier, évoque de Cahors*.
On ignore dans quel temi)s siégeait cet évêque, et quels ont été ses successeurs jusqu'au règne de Louis-le-Pieux. L'irruption des Sarrasins dans les Gaules lit app:)remmeut vaquer ce siège pendant tout ce temps-là.
9. Favalile vivait du temps de l'empereur Louis-Ie-Pieux. Il est fait mention de ce prélat dans une an-
1 cienne charte de l'abbaye de Con- I ques, en date du 23 août 838.
10. Elizachar consentit en 862 a la fondation du monastère de Vabre , par Raymond, comte de Toulouse, comme il parait par la charte don-
! née à, ce sujet le 11 novembre de la 1 même année.
1 1. Aîmar, siégeait, dit-on, en 865.
I II souscrivit au concile de Pont-You
en 876.