‹ Bibliothèque sacrée (volume 5)Chapitre 80 sur 347 · Frotard fut présent à la trans · texte numérisé non relu

Frotard fut présent à la trans

lation du corps de saint Antonin le J9 juin 887. (Bertrand, in gestis Tolosanor.)

i3. Guasbert gouvernait l'église de Rotlèz vers le commencement du dixième siècle. Odon de Clugny parle avec éloge de ce prélat, dans la Vie de saint Gérald, abbé d'Aurillac(Zz7>.

2. cap. 29. et lib. ii. cap. 2.) D. Mabillon dit qu'il naquit en 855, et qu'il

i4- Dieuilonnéll souscrivit à une charte en faveur de l'église de Rodez lie l'an 922.

i5. Jorius ou Georges siégeait en 933, suivant les registres ou catalogues.

16. Aimar II en 935. Antoine Bonal, dans son Histoire manuscrite des évêques de Rodez, no reconnaitpoint Jorius ou Georges pour évêque de cette église , et dit avoir vu une charte de l'an gjS , dans laquelle il est fait mention d'Aimar, alors évoque de la même église de Rodez.

17. Mangafïède souscrivit aussi à une charte de l'an 942. {Bonal. hist.

manus.)

18. Diendonné III en 960. Il assista à la dédicace de l'église de Saint- Genès de Lodève, du temps de saint Fulcran, l'an 975.

19. Ariiauld assista le 19 novembre io28àla(lédicace de l'église de Saint- Sauveur de Limoges, et au concile tenu dans la même ville, au sujet de l'apostolat de saint Martial.

20. Pierre Bérenger, des vicomtes de Narbonne, fut d'al)ord moine de Conques. Il devint ensuite évêque de Rodez, et souscrivit en cette qualité à l'élection d'Ictérius, évêque de Limoges en io52. Il assista au concile lie Toulouse en io56,et siégeait encore en 1072. Le pape Grégoire VII l'excommunia dans le concile de Rome pour s'être emparé du siège de Narbonne à la faveur de ses parens. Voyez Narbonne.

21. Pons Stepkani, était évêque de Piodèz dès l'an 1076. Il assista en 1082 au concile de Rome, où l'auti- ])ape Guibert, connu sous le nom de ClémentlII, fut condamné. On trouve

le nom de Pons Stephani dans plusieurs chartes de 1079, 1080 et 1090, et dans les ret^istres des abbayes de Saint-Guillem'du Désort, de Pébiac, et de Saint-Victor de Marseille, auxquelles il fit beaucoup de bien. Il céda à cette dernière, l'an 1090, l'église de Saint-Amant de Rodez.

i22. Raymonil Frotard l'ut présent en 1095 au sacre de l'église de Saint- Martial de Limoges, et au concile Tenu dans la même ville par le pape Urbain II.

23. Adhéniar, nommé vers le commencement du douzième siècle, confirma en 1 120 la cession que son prédécesseur avait faite trente ans auparavant, de l'église de Saint-Amant de Rodez à l'abbaye de Marseilb-, et donna en uaB l'église paroissiale de Saint-Saturnin de Ciesset, à l'abbaye de Saint-Guillem.

ai. Pierre, dont on trouve le nom dans (les chartes depuis l'an 1 146 jusqu'à l'an ii63.

25. Hugues, fils de Richard, comte de Rodez, siégeait en 1161 , comme il parait par une bulle du pape Alexandre III de la même année. Son i)rédécesseur s'était apparemment démis, et ne retenait alors que le titre d'évèque, ou il s'est glissé quelque faute dans les chartes qui le font siéger encore en ii63. Hugues gouverna long-temps l'église de Rodez, et vivait encore en 1211.

26. Pierre deTrillia, nommé le 1er juillet 1211, mourut veis l'an 1234.

Du temps de ce prélat, les frèresniineurs commencèrent à bâtir leur maison l'an i232.

27. B..., archidiacre de l'église de Rodez, élu évêque par le chapitre en 1234, mourut en 1245.

28. A..., archidiacre de l'église de Bourges, suivant Baluze, nnmmé à l'évêché de Rotlèz après la mort du précédent, ne siégea pas longtemps.

29. Vivien , de l'Ordre <les irèresmineurs, tut sacré par le pape Innocent IV, a la demande du chapitre, l'an 1247- Ce prélat fil paraître beaucoup de zèie pour le rétablisse-

CATALOGUE

ment de la discipline ecclésiastique, et particulièrement pour la réforme du clergé de la cathédrale. Il réduisit le nombre des chanoines à vingtquatre, et créa trois nouveaux archidiacres. Ce fut un des évéques de France qui écrivirent en 1259 une lettre conmiune au roi saint Louis, pour prier ce prince de laire rendre aux églises les biens qui leur appartenaient. Vivien mourut en 1274, et fut enterré dans l'église des religieux de son Ordre.

3o. Raimonil de Calmont ou Caumont, d'une famille noble de Rouergue , chanoine de la cathédrale de Rodez, nommé par le chapitre en 1274, gouverna cette église avec beaucoup de sagesse pendant vingttrois ans. Il assista au concile d'Aurillac en 1278, et à ceux que Simon son métropolitain assembla en 1286, 1290 et 1291. C'est sous son épiscopat et par ses soins qu'on commença à bâtir la nouvelle cathédrale telle qu'on la voit aujourd'hui.

3i. Bernard de Monastier, élevé à l'épiscopat au commencement de 1298, ne jouit pas long -temps de cette dignité, car le siège était déjà vacant au mois de novembre 1299.

32. Gaston de Cornet ou de Cornon succéda à Bernard le 3o avril i3oo, et mourut le 2 mars i3oi.

33. Pierre Pleine - Chassagne , de l'Ordre des frères-mineurs, occupait le même siège en i302. Il publia eu i3o7 des statuts très- utiles pour le gouvernement de son église. Clément V l'envoya en Chypre l'an 1309, pour terminer les différends qu'il y avait entre Henri II, roi île Jérusalem, et Amalric son frère, qui s'était révolté contre le roi, et l'avait fait enfermer ; mais le but principal du voyage de ce prélat en Orient, fut d y exercer la charge de légat dans l'armée îles croisés , et dans l'expédition de Rhodes, où il se trouva présent lorsque les hospitaliers enlevèrent cette île aux Sarrasins en i3io.

Pierre fut nommé patriarche d'Alexandrie en i3i3; et revint ensuite à son diocèse, qu'il continua de gou-

DES ÉYÈCHÉS DE FRANCE

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verner avec édification jusqu'à sa mort, arrivée le 6 février i3i8.

34. Pierre de Castelnau ou de Chàteauneul', nommé par le pape le 5 mars 1 3 18, ne fit son entrée à Rodez qu'en i324- Il mourut en cette ville l'an i336, et .lut inhumé dans la salle du chapitre des dominicains, où l'on voit encore aujourd'hui son tombeau.

Antoine Bonal remarque que les successeurs de Pierre de Castelnau, jusqu'à François tl'Estain, qui siégeait au commencement du seizième siècle, n'ont pas été faits pai' élection, mais par l'autorité du saint-siége.

35. Bernard d'Alby, de Pamiers , prit possession de l'évêché de Rodez le i5aoîit 1337. Benoît XII, qui l'avait nommé à ce siège dès le commencement de l'an i336, le fit cardinal le i3 décembre i338. Bernard était alors légat en Espagne, où il retourna ensuite en la même qualité, sous Clément VI, l'an 134.3. Il fut fait évèqiie de Porto en i348, et mourut le i3 novembre iS-^o. Il s'était démis de l'è\ éché de Rodez dès l'an i338 eu faveur du suivant.

36. Gilbert de Cantabrio , neveu de Bernard de la Tour, premier évêque de Saint- Papoul , fut d'abord moine de Saint-Papoul avant que ce monastère lût érigé en évêché, puis abbé de Saint -Gilles et de Saint- Viclor de Marseille, et enfin évêque de Rodez. Il fut élevé à cette dignité le 37 janvier i338 ( i339 ) et publia en i34o des statuts synodaux que l'on garde encore dans les archives de l'évêché. Il fit son testamment le 13 mars 1348, et laissa tous ses biens aux pauvres de Rodez.

37. André souscrivit à une protestation faîte par Humbert , dauphin , à Romans, le ii^f décembre 1348.

38. Raimond d Aigrefeuille, d'une iamille noble du Limousin , moine de Saint-Martial, et ensuite abbé de Saint-Jean-d'Angély . au diocèse de Saintes, fut assis sur le siège de Rodez le 16 juin 1349. ï^ entreprit d'aboril la réfoirae du clergé de la cathédrale, et s'adressa pour cela au pape, qui lui envoya Bertrand de

Deucio, cardinal -évêque de Sabine.

Ce prélat étant venu à Rodez avec les pouvoirs lie légat, publia le i»' juillet i353 lies ordonnances conformes aux intentions et au zèle de l'èvêque^qui siégea encore huit ans, étant mort en i36i.

39. Faydit d'Aigrefeuille, frère du précèdent, selon Baluze, était doyen de Bourges quand il fut fait évêque de Rodez, l'an i36i; mais il ne fit son entrée que le 22 juillet i365. Il passa au siège d'Avignon en ijôo, et devint cardinal en i383.

40. Bertrand de Cardaillac, d'une famille noble du Quercy, succéda à Faydit d'Aigrefeuille , dans l'évêché de Rodez, en i368. On tlit que les Anglais,alors maîtres de Rodez, ayant été chassés de cette ville, Bertrand, qui l'js favorisait, fut aussi obligé de se retirer pour éviter le ressentiment du peuple.

4i. Jean de Cardaillac, docteur et professeur en droit civil de l'université de Toulouse , fut envoyé par la même université au pape ClémentVI en i35o. Il devint évêque d'Orense en Espagne en i35i, et passa à l'archevêché de Brague en i35y. Il eut part ensuite aux troubles d'Espagne.

Pierre-le-Cruel le tint en prison depiùs l'an 1367 jusqu'à l'an 1369 que Henri, roi de Castille, frère et successeur de Pierre-le-Cruel, le mit en liberté, et l'envoya au pape Urbain V, auprès de qui il n'arriva néanmoins qu'en 1370. Après avoir rempli cette commission , Jean revint en France ; et s'étant démis de l'archevêché de Brague, ilfut fait patriarche d'Alexandrie, et administrateur de l'église de Rodez en 1371, sous Grégoire XI.

En 1378 Urbain VI lui donna l'administration de l'archevêché de Toulouse. Il mourut en cette ville le 7 octobre 1390, et fut inhumé à la métropole.

42. Bertrand Ra<ffin, nommé sur la démission de Jean de Cardaillac en i38i, prit possession le 7 juin i383.

Il avait tiemeuré auparavant à Avignon à la cour de Grégoire XI , et avait accompagné ensuite ce pape à 1 5

Rome. Il mourut h Arip;ncn sons Clément VII, en 1389; mais il n'aviiit pas tenu le siéfi;e de Rodez jusnu'alors; car en i386 cette éf^lise était <^ouvei"née par le snivant.

43. Henri de Senery ou de Sernv, savoyard de nation, siégeait déjà dès le mois de septeml)re i386. Il fut nommé par Clément VII. On ignore combien de temps il a gardé cet évèché.

44. Guillaume de la Tour d'Oliergues fut placé sur le siège de Rodez par Benoît XIII (Pierre de la Lune) en iBgS. Il assista par procureur au concile île Pise en 1409, et siégea jusqu'à l'an 1416. Baluze le met aunond)re des bieufaiteuis de la Chartreuse de Cahors.

45. Vital de Maiiiéon, nommé en ]4i6,sedémiten 1429, etjjassn à l'cvêché de Saint-Pons de Tomièrcs avec le titre de patriarche d'Alexandrie.

46. Guillaume II de la Tour d'Oliertriies, lils d'Agno II de la Tour, seigneur dOliergues, et de Béatrix de Clialanf on, était archidiacre de Saint- Flour, et avait assisté en cette qualité au concile de Constance, quand il fut pourvu lie l'évèclié de Roilèz par le pape, après la translation de Vital de Mauléon à celui de Tomières.

Mais, comme il eut pour compétiteur Pierre d'Estain, archidiacre de Conques, qui avait été élu par le chapitre, il ne fut paisible possesseur de son siège qu'en 14^2 ou i4?)3. Ce prélat, malgré les tiépenses qu'il fut obligé lie faire dans les procès qu'il eut avec la ville, et ensuite avec son chapitre, trouva encore le moyen de faire des réparations très-considérables; il hfavancer la fabrique de la cathédrale, qui avait été commencée long-temps au|iaravant, et à laquelle plusieursde ses jnédécesseurs avaient déjà contribué. Il fonda la chapelle de saint Vincent dans l'église des dominicains, et laissa plusieurs autres moniimeus de ses libéralités. Il devint patriari lie d'Antioclie en 14^7, et se iiéniir en même temps de l'évêché de Rodez en faveur de son neveu.

CATALOGUE

47. Bertrand, des barons de Ciialançon en Velay, fils de N... de Chalançon, et d'Isabelle de la Tour, succéda à sou oncle en 1457. Il employa aussi une partie de ses revenus à la f d)rique et à la décoration de la nouvelle église, et fit agrandir et rénarer les châteaux et maisons del'évêché.

Il mourut à Saint -Paulien en Velay le 2,5 octobre i5oi.

48. Bertrand de Polignac, fils de Louis-Armanil, vicomte île Polignac et baron de Chalançon , fut fait évêque de Rodez sur la résignation du précédent. Cependant son nom ne paraît guère dans les actes publics :

il y a même apparence qu'il ne se mêla pas beaucoup du gouvernement de cette église ; car Bertrand de Chalanf on qui, en le résignant, s'en était réservé l'administration, prenait encore le titre d'administrateur perpétuel de l'évèclié de Rodez en 1499.

Bertrand île Polignac ne survécut à Bertrand de Clialanfon que huit jours, celui-ci étant moit, comme nous avons dit, le 25 octobre i5oi, et l'autre le 2 novembre de la même année.

49. François d'Estain, fils de Gaspard d'Estain , sénéchal de Rouergue, et de Jeanne, dame de Murol, chanoine et comte de Lyon, rej ut le bonnet de docteur à Pavie en i488, fut fait prêtre en i499i ^^ ^'^t^ cl*^ évêque de Rodez par le chapitre le 11 novembre i5oi ; mais il ne fut sacré qu'en i5o4, après la mort de Charles de Tournon , qui avait des prétentions au même siège, et qui avait été nommé apparemment par le jiape.

François d'Estain fit son entrée à Rodez le 11 novembre i5o5, et s'y appliqua ii'abord à remplir les devoirs il'un véritable évèque : il fit de grands biens à son église , et le cloch<»r de la cathédrale est un monument de sa magnificence. Le roi Louis XII, qui l'honorait de son estime et de sa confiance, l'avait nommé aui>aravant conseiller au grandconseil ; il l'envoya ensuite à Rome auprès du pape Jules II, et se servit souvent de lui dans les affaires les

DES ÉVÊCHÉS

plus intéressantes <le son royaume.

Cet illustre prélat inouiut k Rodez en odeur de sainteté le i^r novembre iSag.

5o. Georges d'Armaj^nac, abbé de Sainte-Ambroise de Bourges, nommé à i'évêclié de Rodez par le roi François I<^r, en vertu du concorilat, l'an 1529, fut sacré le 10 juillet i53i. Il fut aussi évêque tie Vabre, de L«ctoure et de Lescar , arcbevêque de Toulouse et d'Avi{;uon , et cardinal. Les auteurs le représentent comme un prélat zélé pour la religion, ennemi des hérétiques et protecteur des lettres et des savans. Il reçut les jésuites à Rodez, et leur donna les classes.

5i. Jacques de Corneillan, neveu de Georges d'Armagnac, transféré de l'évêché de Vabie à celui de Rodez, 6ur la démission de son oncle , en i56o, prit possession le 16 mai i56i ou i562, et siégea jusqu'à l'an 15^2 i qu'il mourut le 3o août.

! 02. François de Corr.eiilan, neveu I du précédent, chancelier de l'université, et conseiller au parlement de Toulouse , succéda à son oncle dans l'évêché de Rodez en iSSa. Il présida long-temps à cette église avec beaucoup tl'édilication, et s'y renilit recommandable par ses libéralités envers les pauvres, et par son zèle pour la défense de la religion contre les novateurs. Il assista aux Etats de I Blois en i588 , et fut député ensuite en 1614 pour l'assemblée générale du clergé tle France; mais il mourut en chemin le j4 septembre de la même année, dans un bourg de son diocèse, nommé Espalion. Son corps fut transporté à. Rodez et inhumé dans sa cathédrale. François de Corneillan gouverna aussi le comté de Rodez pour le temporel , car on le trouve dans quelques actes civils avec ces titres : Goiwerneur lieutenantgénéral, chef du conseil et surintendant du comté de Rodez et quatre châtéllenies de Rouergue.

53. Bernardin de Corneillan , neveu et coailjuteur de François , sous le titre d'évôque de Nicojjoli , fut

DE FRANCE. ii5

placé sur le siège de Rodez après la mort de son oncle en 1614. Il avait été dépnté en 1610 par les Etats de la province de Rouergue ])Our aller renilre hommage au roi Louis XIII sur son avènement à la couronne.

Il reçut les capucins à Rodez en 16 ; 6, et mourut en i636.

54. François de Corneillan, le quatrième de cette famille qui ait gouverné l'église lie Rodez, fut nommé par le roi Louis XIII en 1645. Son épîscopat fut fort court.

55. Cliarles de Noailles, fils de Henri , comte d'Ayen, gouvemenr de la Hante-Auvergne, fut d'abord abbé de Saint-Gérald d'Aurillac, puis évêqne de Saiut-Flour. Il passa de cette église à celle de Rodez en 1646, et mourut le 27 mars 1648.

56. Hardouin de Péréfix , docteur de Sorl)onne , était abbé de Sablonceaux, au diocèse tle Saintes, et précepteur de Louis XIV, quand il fn t nommé à l'évêché de Rodez le 10 juin 1648. Il fut sacré le 18 avril de l'année suivante. Le roi le rappela ensuite à la cour, et l'admit en ses conseils pou^ les alfiiires ecclésiastiques. Il fut aussi archevêque de Paris, commandeur et chancelier de l'Ordre du Saint Esprit, proviseur de Sorbonne , et avait été reçu de l'académie Française. Trayez Archevêques DE Paris.

5j. Louis Abély, docteur en théologie, curé de Saint-Josse à Paris, nommé à l'évêché de Rodez en 1662, fut sacré au mois de septembre 1664.

Il se démit en 1666, et se retira à Saint-Lazare , où il mourut le 4 octobre 1691, après avoir mis au jour plusieurs ouvrages. /^o,^ez Abély.

58. Gabriel de Voyer, iils de Louis, vicomte de Paulmy, et de Françoise de Larsay, fut sacré a Paris dans l'église des jésuites de la rue Saint- Antoin,c, le 8 mars 1667. Il tint son synode en 1670, et mourut en 16'?^,

59. Paul-Louis-Phiiippe de Lezé de Lusignan , docteur de Sorbonne, et abbé de Saint-Barthélemi au diocèse de Noyon, fut nommé au siège de Roiièz en 1684 ; mais, à cause des

ii6 CATALOGUE

différends qu'il y avait alors entre le pape et le roi, il ne fut sacré que le i5 novembre 169'î dans l'église des Chartreux de Paris. Il mourut le aS février 1716, et eut pour successeur :

60. Armand -Jean de la Voue de Tourouvre, nommé le 16 mai 1716, sacré à Paris en 1718, et mort le 18 septembre 1733.

61. Jean d'Yse de Saléon, sacré le i6 avril 1735, passa depuis à l'archevêché de Vienne.

62. Charles deGrimaldy d'Antibes, né dans le diocèse de Vence en 1706, sacré le 22 janvier i747'

63. Jérôme -Marie Champion de Cicé, né à Rennes en 1735, sacré évêque de Kodèz le '26 août 1770, transféré à l'archevêché de Bordeaux en 1781,

64. JN". de Sejgnelay-Colbert de Gast-le-Hili , né en lySô, sacré le 22 avril 1781, refusa sa démission en 1801, et signa les protestations des évêqnes : il est mort à Londres pendant l'émigration.

(Ce siège, supprimé par le concordat de 1801, a été rétabli en i82;î par suite des arrangemens conclus avec le saint-siége.)

65. Charles-André-Toussaint-Bnino de Ramond-Laiande, né à Montauban le i*'' novembre ifôi , sacré le i3 avril 1823, ci-devant curé de Saint- Thomas-d'Aquin de Paris.

Conciles de Rodez.

Hugues, évêque de Rodez, tint un concile dans cette ville en 1161 ou peut-être en 1170, dans lequel on prit quelques mesures pour conserver la tranquillité dans ce diocèse, comme d'interdire les armes, et lixer des amendes. (Le P. Mansi, dans son Supplénientaux conciles duP.Labbe, tom. 2, col. 537.)

RIEUX, RU'i, Rivenœ et Villa de Rivis , ancienne ville épiscopale du haut Languedoc, sous la métropole de Toulouse, est située sur l'Arise prés de la Garonne, à huit lieues de Toulouse, et à cent cinquante - cinq lieues de Paris. La

cathédrale (Notre-Dame) n'était qu'une simple paroisse, que le pape Jean XXII érigea en évêché en i3i7 ou i3i8. Son clocher est l'un des plus beaux et des plus remarquables de France, tant pour sa hauteur que pour l'antiquité tle son architecture. Le chaj)itre était composé de cinq dignités, de douze chanoines et du bas chœur. Les dominicains et les cordeliers y avaient des couvens.Le diocèse renfermait quatre-vingt-dix paroisses. Au nord-ouest de Rieux, on trouvait le monastère de Feuillant, chef d'une congrégation de même nom, qui embrassa l'ancienne rigueur de l'Ordre de Citeaux. L'évêque de Rieux jouissait de dix-huit mille, livres de revenu, et payait deux mille cinq cents florins ponr ses bulles.

Ce siège a été supprimé par le concordat de 1801.

Évêques de Rieux.

1 . Pile-Fort de Rabastens, cardinal, créé premier évèque de cette église par le pape Jean XXII en i3i8, est nommé sous ce titre dans les actes du concile provincial célébré par Jean de Convenues, premier archevêque de Toulouse, en 1319. Il mourut sous le pontilicat du même pape.

2. Bertrand I**^ est nommé élu à ce siése dans les retristres des obligâtions du sacré collège , au 3o mai

3. Jean 1" de Texandria, transféré de l'évêché de Lodève à celui-ci par le pape, en i324, était franciscain de l'étroite observance avant d'être élevé à cette dignité.

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