‹ Bibliothèque sacréeChapitre 101 sur 174 · Paul Barocche , Vénitien , en 1 4 1 1 5 mort en · texte numérisé non relu

Paul Barocche , Vénitien , en 1 4 1 1 5 mort en

g. Lucas , auquel succéda :

10. Michel de Candie , doniicain, tom. 3 , Bull., pajj. 334- ( Cavalérius l'appelle vvéque de Cidonia), nommé par I«iicolasv.

C'est sans fondement que Wading en faisait un cordelier, t. 6, pag. 33. Il mourut en i479J d'autres disent en 1 49 ï •

1 1 . Antoine siégeait en 1 5o3.

12. François de Molendina , de l'Ordre des Frères-Mineurs , en i523 , nommé par Adrien vi.

i3. Aloysius , auquel succéda:

14. Dominique , nommé par Sixte V , eni 588. Il était dominicain. (Voy. Bull., t. 5, p. 47^) Il vivait encoi'c en 161 5.

i5. Bernard Flores, de l'Ordre des Croisiers , siégeait en 1642.

( Ughel. , tom. 5 , liai. Sac.

col. 1466, n° 3i. )

16. Bency , était évêque lorsque les Turcs assiégèrent la ville de Cydonia ou la Canea. Il n'en sortit que quand elle fut prise.

Innocent x le transféra à Novi en Italie , en 1646.

AGRICIUS ( Mathieu ) , qui florissait vers l'an 1670 , était fort savant en grec et en latin.

Il enseigna quelque temps à Cologne. Nous avons de lui en vers les Antiquités du monastère d'Emmenrode. Cet ouvrage contient en particulier la vie de plusieurs moines et frères-lais ou convers qui se sont distingués dans ce nioîuistère par leur sainteté. On voit surtout la vie du

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bienheureux David , disciple de Saint-Bernard. Charles Viscli , pag. 241. Konig. , Bibliot. vêtus et noi^a.

AGRICOLA ( Rodolphe ), célèbre pour avoir fait renaître le goût des belles-lettres en Allemagne et dans les Pays-Bas , naquit vers l'an 1.442 à Bafïlon qui est un petit bourg de Frise près de Groningue : ce qui l'a fait nommer par quelques uns Rodolphe de Groningue. Il étudia à Lou vain où il parut comme un prodige d'esprit , et où ses maîtres même le consultaient sur leurs difficultés. Depuis, il voyagea en France et en Italie , et il se fit partout des admirateurs et des aniis. Il voulut être disciple de Théodore de Gaze qui enseignait le grec à Ferrare , où lo duc Hercule d'Est l'arrêta deux ans par ses offres obligeantes et par ses libéralités. Lorsqu'il fut de retour dans les Pays-Bas , il vit à Deventer le célèbre Erasme qui était encore fort jeune ; et après l'avoii- bien considéré, il prédit qu'il deviendrait un grand homme. On tâcha de l'arrêter dans sa patrie par des emplois importans ; mais ces sortes d'occupations étaient trop contraires à son inclination pour s'y attacher long-temps. Il les quitta, et ayant refusé les offres de l'empe-reur Maximilicn qui voulait l'avoir auprès de lui , et celles qu'on lui faisait à Anvers où on tâchait de l'attirer , il se retirai Heidelberg où il professa la philosophie. Il passa le reste de ses jours ou en ccttee ville ou à

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Wbrmes , ville où il avait un ami intime en la personne de l'évêque Jean de Dalbury , auquel il avait montré le grec. Ce prélat avait chez lui un juif de qui Agricola apprit la langue hébraïque; et cependant , à la prière de Philippe , électeur palatin , il composa un Abrégé de l'Histoire, et travailla à perfectionner divers autres de ses Traités. Le plus remarquable est intitulé : Rodolphi Agricolœ Phri" sii de inventione dialectica libri très , cum scholiis Joannis Matthaei Phrisemii, in -4°, Paris, i538. Cet ouvrage c|ui est le chef-d'œuvre de R. Agricola , a toujours été généralement estimé. Aupai'avant J. M. Phrisemius l'avait fait imprimer à Cologne ; et Pompeo jEco le fit encore imprimer en la même ville, in-4°, avec de longs commentaires, en 1539. Agricola était poëte et orateur , et les arts et les sciences n'avaient rien d'inconnu pour lui; il était aussi grand jurisconsulte. Parmi les modernes qui se mêlaient d'écrire en grec et en latin, il tenait le premier rang, au jugement de Louis Vives , Erasme , Nonnius , et d'autres. Il mourut à la fleur de son âge à Heidelberg , où il voulut être enterré en haWt de cordelier , dans l'église des religieux de Saint-François , le 28 octobre i485 , âgé de quarantedeux ans. Sa vie est à la tète de ses ouvrages , publiés par Alard d'Amsterdam, en 2 vol. in-S" imprimés par Gymnicus , à Cologne,i539.(Moréri,édit. de 1759.)

AGR AGRICOLA (Jean), né le 20 avril 1 492 , à Isébe , ville da cercle de la Haute-Saxe en Allemagne , dans le comté de Mansfeld en Thuringe, fit son cours de philosophie et de théologie j à Wiltemberg où il s'acc^uit l'estime des savans et des grands, par son érudition et par sa vertu.

Il se trouva à la diète de Spii-e en 1 526 ; avec l'électeur de Saxe et le comte de Mansfeld, en 1 53o; il souscrivit à la confession d'Ausbourg, dont il s'écarta néanmoins dans la suite en beaucoup de choses. Il devint chef des ^Antdio.\if,\s {voj. ce mot) qui prétendaient c|ue les bonnes œuvres n'étaient point nécessaires au salut ; mais il abandonna depuis cette erreur. H quitta Wittemberg pour se retirer à Berlin où il fut prédicateur de l'électeur de Brandebourg. Il fut un de ceux c[ui travaillèrent à Vlntermide Charles v. Il s'efforça c^uoic[u'envain d'apaiser les disputes qui s'élevèrent en Saxe au sujet des Adiaphorùes ou luthériens mitigés , et mourut à Berlin le 22 septembre i566, âgé de soixante-quatorze ans. Il était d'un esprit doux et pacifique , d'un jugement exquis , et avait beaucoup d'érudition. Son style est clair et élégant. Bayle nie qu'il se soit jamais uni aux catholiques , comme cjuelques auteurs l'ont prétendu. Ses ouvrages sont :

i" Comment, in Evangelhim Lucce; Nuremberg, i525; Ausbourg , i5i5 ; Haguenau, i526 ; 2" Comment, in épis t. Paidi. ad

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Coîoss. Wittemher^, 1527, in-S".

3" Un recueil et une explication de trois cents proverbes allemands, qu'il augmenta de quatre cents dans une seconde e'dition faite à Islèbe en 1629 , in-S" ; 4" Comment, in epist.

Paitli ad Titimi , Haguenau , i53o, in-S"; 5" la Réfutation de l'explication du psaume 19, donné en allemand par Thomas Muncer , l'un des plus fameux disciples de Lutlier; 6° Antinomia , avec sa réfutation par Luther, AVittemberg, i538; "j" An' tinomicœ thèses} 8° Historiapossionis et mortis Chris ti , Strasbourg , 1543, in-fol. ; 9° Formulée puériles , Berlin, i56i , in-8°; 10" Epis to la de capitibus doctrinœ écoles. • Wirtemberg, i6i3, in-8°; 11° la Vie des Saints , en allemand ; Cologne , 1618, in-8". Lippenius , Biblioih., tom. 1 , p. 63 et 538; tom. 2, pag. 198 et 916. Melchior Adam , in 7nt. Theol.

Germ. , pag. 195. Le Long , Biblioth. sacr., pag. 598. Magna Biblioth. écoles. , pag. 149, l5o.

AGRICOLA ( François ) , natif de Leonen , petit village dans le duché de Juliers , fut chanoine et curé de Rodinge , puis de Sitaven , dans le même duché de Juliers où il mourut le 6 décembre de l'an 162 1 , après s'être rendu célèbre par sa piété , sa charité , son érudition et ses écrits, partie latins , partie allemands. Les premiers sont : 1° libri 4 Evangelioariim. demonstrationum, Coloniae, apnd Cholinum, in-8" ou in-i2, en 1578

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ou 1587 > ^° looi prœcipui Sacrce Soripturœ de Saoerdotii instilutioneet offioio , Lugduni, 1587, m-S"; 3" Commentarium deverbo Dei soripio et non scripto ; Leodii, 1597 , in-8'' ; 4° de Lectione Sacrce Soripturœ , ejusque interpretibus orthodoxis , et de lectione horarum Canonioarum ; ibid, i6oo,in-i2; 5° attestatio Patrum, Petrum Romœ fuisse.

Colonise , i6o5 , in-8'' ; 6° Paralelli SS. Bibliorum y hoc est , demonstratio ocularis, guodplw rima , quœ uni solique Deo competunt, etiam hominibus et aliis creaturis per accommodationem rectè tribui possint, ibid, 161 4 ou 161 5, in-8''; 7" Trac ta tus, ou demonstrationes Evangelioœ de damnatissimo ou damnosissimo statu concubinariorum , eorum prœoipue qui sunt ordinis ecclesiastici ; ibid, i6o3 ou 1604 ; 8''Z^Z.. 3, ou Tractatus de amplis simis Privilegiis et oertissimis signis verœ Christi in terris Ecclesiœ ; ibid, 1606 ou 1616, in-12; 9° Propugnaoulum fidei ., ou Defensio honoris Divini et Sanctorum, contra hceroses hujus sœculi. Accedit Bimius Genevensis in decretis sj— nodi nationalis deleclus ; ibid , 1614, in-8''; XQ" Tractatus de Sanctorum reliquiis iis nominatim quas Aquisgranenses possident , pia indus tria Caroli ma— gni; Coloniae, i58o ou i58i ; \\° de primatu Pétri Apostoli et successorum ejus Pontificum Romanorum , ex grœcis latinisque patribus ; Colonise, i58i , 1590 et 1604, în-8-. Ce traité

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qui contient vingt-cinq chapitrés , se trouve aussi au tom. 1 2 , pag. 1 de la Bibliolh. ponlif. du P. de Rocaberti ; 1 2° Tractatus 2 cathoUci de ciiltu et veneratione Divorum , deque imaginibiis Sanctorum in cœl. regnantium; Colonioe, i58o, in-S". C'est ainsi que Lippeuius cite cet ouvrage. Sweertius le cite de la sorte : libri 2 , de veneratione et imaginibiis Sanctorum ^ Colonise typis Kinckii , i6i4, in-S" ; i3° Spéculum pœnitentJœ , ibid, 1 582 ; 1 4" ApodeixisEvangelica de periculoso statu concubina— riorum. impœnitentium. Lippenius dit que cet ouvrage a paru à Cologne eu i58i , in-^° , avec le traité de primatu S. Petri, etc.

et avec celui de conjugio et cœlibatu Sacerdotum ; iS" Libri 3 de œtemo et vero Deo , necnon indubitato Christo , et Messid Christianorum , contra novum et falsum Deum , ac Pseudo-Christum, novatonmi hujus sceculi; Colonise, i6o5, in-S"; 16° SS.Joan- Jiis Baptï'stœ Evangelium , seu Evangelica docirina, de Christo salvatore , ejusque regno gratiœ et glorice , tum cognoscendo , timi capessendo , ex 4 Evangelistis jideliter , et singulari industria collecta, et in certa ca— pita, locosque communes digesta; Colonise , iSqq, in-8°. Les livres allemands sont : ly" une instruction sur le Saint-Sacrement de l'autel, à Cologne, i565; 18" Un miroir tiré de la Bible sur les devoirs de chaque condition , ibid, 1577 ; 19° Des méditations pour la semaine , sur

AGR la passion et la mort de Notre- Seigneur ; 20° Une réfutation des Anabaptistes, ibid, i58i.

21° Des prières catholiques à la sainte Trinité; ibid, i585, in-8''. Il a aussi traduit en allemand et augmenté l'entretien latin de Theod. Malcot, touchant Luther , à Cologne, i583 , in-8".

Lippenius, Biblioth. , t. i et 2.

Sweert, Athen belg., pag. 237.

Valère-André , Biblioth. belg.

Magna Bibliolh. eccl., p. 149.

^ AGRICOLA (Barthélemi),'a écrit en 1617 un Traité des devoirs d'un bon Avocat.

AGRICOLA ( Chrétien -Ger- Kenvot ) , a composé des assertionsthéologiques sur le mariage, imprimées à Mavence en i582.

AGRICOLA (Daniel ) , de l'Ordre des Frères-Mineurs , est auteur d'un livre de la Passion de Notre Seigneur, imprimé à Bâle en i5i4- Le père Le Long intitule cet ouvrage : Monotessaron passionis Chris ti, in-4''. (Voyez Biblioth. 5ac/-.,pag. 449-)

AGRICOLA (Franç'-TJbomas), a mis au jour en allemand un écrit intitulé: Réfutation de neuf prédications injurieuses à l'honneur de Dieu et des Saints , publiées en 1579 par Conrad Wolfplatsen. Serait-ce le même ouvrage que celui-ci : Francisci Agricolœ propugnaculum fdei; sive defensio honoris Divini e, Sanctorum contra hœreses hujus sœculi: acceditsimius getievensii in sjnodo, in urbe Privas, annc 1612, habita detectus , e galtiô latine redditus , Colon. , Agrip.

1614? in-8\

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AGRICOLÀ (Conrad) , auteur des Concordances bibliques qui ont paru en 1610.

AGRICOLA (Gédéon), a publié en 1618, en allemand, un écrit qui tend à prouver que ceux qui parlent contre Icserrcuis des calvinistes sont les prédicateurs du Seifjnenr.

AGRICOLA (Gilles) , jurisconsulte et professeur à Altorf, mort en 1648, a laissé un livre intitulé y aria consilia.

AGRICOLA (Henri), a donné au public un livre intitulé : Collatio veteris et novi Testamenli de saillie per Christum promissa, à Nuremberg i574-

AGRICOLA (Wolfgang), a donné en allemand , la Fiancée catholique , à Cologne , 1 609 ; et V Inconstance des choses hwnaiues , àingolstad, 1018.

AGRICOLE (saint) , martyr de Boulogne en Italie, fut mis en croix et percé avec de grands clous vers l'an 3o4 , durant la grande persécution de Dioclétien et de Maximien-Hercule. Le Martyrologe romain met sa fête le 4 novembre, jour auquel on croit tju'il mourut. Son corps fut mis dans une teiTC qui appartenait aux juifs avec celui de saint Vital , compagnon de son martyre ; et ils y demeurèrent cachés jusqu'à ce qu'ils se révélèrent euxmêmes à révèc[ue du lieu qui était saint Eusèbe , vers le temps que saint Ambroise alla à Boulogne pour éviter la rencontre du tyran Eugène qui venait en Italie. Saint Ambroise leva luimême les corps de ces Saints, et

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prit pour lui un peu de sang et du bois de la croix de saint Agricole. Il laissa ces reliques à Florence pour être mises dans l'autel d'une église qu'une sainte veuve, nommée Julienne, faisait bâtir.

Le saint docteur composa dans Florence même un Sermon ou Traité sur cette dédicace , que nous avons encore parmi ses œuvres , sous le titre à! Exhortation à la T^irginité , et qui est l'acte unique que nous ayons de l'histoire de ces saints martyi'S. Baillet , 4 novembre.

AGRICOLE (saint) ou AGRE- CULE ou AREGLE, Agrœculus, évêque de Chàlons- sur -Saône , était de famille sénatoriale ou de sénateurs , c'est-à-dire , des anciennes maisons gauloises ou romaines du pays. Il était poli , civil , prudent , éloquent , sage , modéré dans toute sa conduite , avait beaucoup de gTandeur d'âme, et toutes ces qualités c[ui le distinguaient dans le monde étaient i-ehaussées et sanctifiées par une piété solide. Ce fut sans doute ce qui le fit élever sur le siège épiscopal de Châlons l'an 532. Cette élévation n'apporta aucun changement dans son premier genre de vie qui était fort austère. Il ne faisait jamais qu'un repas fort léger sur le soir, et s'appliquait tout entier au bien public et particulier de son peuple, n assista au quatrième et cinquième conciles d'Orléans , à celui de Paris de l'an 555 , aU second de Lyon, l'an 567. llmouïUt la 83"= année de son âge, l'an 58o.

Il fut enterré daiis 1 église de

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Saiat-Marcel où son corps ne se trouve plus aujourd'hui. On célèbre sa fête le 17 de mars, qu'on croit être le jour de sa mort.

Grég. Turon, Hist., 1. 5, c. 46.

Fortunat, 1. 3, carm. 22. Gall.

Christ. Baillet, 17 mars.

AGRIPPA , Marc Agrippa , favori de l'empereur Auguste, qui lui donna sa fille Julie en mariage avec le gouvernement de toute l'Asie. (Joseph., ^7if.,l. 16, c. 2.) AGRIPPA, surnommé /?e'rO(^e;, fils d'Aristobule et de Mariamne, et petit-fils d'Hérode-le-Grand , naquit l'an du monde 8997 , trois ans avant Jésus-Christ ; sept ans avant l'ère vulgaire. Il fut envoyé à Rome pour faire sa cour à Tibère qui le prit en affection et le mit auprès de son fils Drusus.

Celui-ci étant mort , Agrippa fut contraint de s'en retourner en Judée , d'où il retourna vers Tibère qui le coml:»la de caresses , et lui commanda de suivreTibère- Néron , fils de Drusus. Agrippa aima mieux s'attacher à Caïus Caligula , fils de Germanicus ; et il le sut tellement gagner par ses belles manières, qu'il ne pouvait vivre sans lui. Après la mort de Tibère , Caïus Caligula étant monté sur le trône , donna à Agrippa la tétrarchie de Philippe , fils du grand Hérode , et celle de Lysanias. ( Joseph , Ant. , 1. i8, c. 7 et seq.; et de Bello ., 1. 2, c. i5. )

L'empereur Caïus voulant se faire adorer comme un dieu, entreprit de faire mettre sa statue dans le temple de Jérusalem :

Agrippa lui écrivit pour l'en dé-

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tourner , et sa lettre ne fut pas

sans effet.

Après la mort deCaïus, Agrippa revint en Judée , que l'empereur Claude lui avait donnée tout entière , aussi bien que le royaume de Chalcide , en reconnaissance des bons offices qu'il lui avait rendus pour le maintenir dans l'empire que les soldats lui avaient déférés ; Agrippa fut fort agréable aux juifs, et l'envie de leur plaire toujours davantage , lui fit mettre à mort saint Jacques-le-Majeur et ai-rêter saint Pierre. Ce prince mourut misérablement rongé de vers et frappé par l'ange du Seigneur , en punition de ce qu'il avait écouté les flatteries impies des Tyriens et des Sidoniens , qui crièrent que c'était la voix d'un Dieu et non pas d'un homme , tandis qu'il haranguait le peuple à Césarée à l'occasion des jeux publics qu'il y faisait représenter en l'honneur de l'empereur Claude. Ceci arriva l'an 44 de Jésus- Christ. {Act.i c. 12, V. 19 et seq.)

AGRIPPA le jeune , fils du précédent , était à Rome auprès de l'empereur Claude , lorsqu'Agrippa son père mourut. (Joseph , Antiq., 1. 19 , c. 7 ; et 1. 20, c. i et seq.; et 1. 2 de Bello , c. 21 et seq.) Il succéda à ses États ; mais comme il n'était âgé que de dixsept ans , il n'alla en Judée pour gouverner par lui-même que l'an 53 de Jésus-Christ, neuf ans après la mort de son père. L'an 60 de Jésus-Christ , Agrippa et Bérénice sa sœur vinrent à Ce-

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saréc pour voir Festus, nouveau (gouverneur de Judée ; et ce fut dans cette occasion que saint Paul, qui était prisonnier, plaida sa cause devant lui. {Act., c. 25, V. i3 et seq.; et c. 26, v. 1 et seq.) Agrippa tranféra le pontificat de Joseph Cabeià Ananus , et d'Ananus à Jésus, filsd'Aninée. Après la révolte des juifs , qu'il tâcha inutilement d'empêcher , et la ruine de Jérusalem , ce prince se retira à Rome où il mourut âgé d'environ soixante-dix ans , vers l'an go de Jésus-Christ. (Tillemont , Ruine des Juifs , art. 83 ; pag, 589 et note 4 1 • )

AGRIPPA dit Castor , écrivain ecclésiastique , vivait dans le deuxième siècle sous l'empire d'Adrien. Il est auteur de deux ouvrages qui sont perdus , l'un contre Basilides, dans lequel il découvre et combat solidement les fourbes et les extravagances de cet hérésiarque; l'autre contre Isidore, fils de Basilides, qui avait enchéri sur les impiétés de son père. S. Jérôme , de scriptor.

Eccl. Eusèb. , 1. 4: c. 7. Cave.

Dupin , deuxième siècle.

AGRIPPA , ( Henri-Corneille ) de l'ancienne et illustre famille des Nettes-Heim , naquit à Cologne , ou , selon d'autres, à Anvers, le 14 septembre i486. Il entra de bonne heure au sers'ice de l'empereur Maximilien i , et fut d'abord un de ses secrétaires.

Il le servit ensuite dans ses armées d'Italie pendant sept ans , et mérita pour sa bravoure le titre de chevalier. Ayant quitté la profession des armes , il se

AGR 3of)

fit recevoir docteur en droit et en médecine. Il vint en France vers l'an i5o6; fit ensuite un voyage en Espagne , et revint à Dôle en Franche - Comté l'an iSog. n y eut une chaire de professeur des lettres saintes , et il y expliqua, à la prière de quelques personnes de qualité, le livre de verho meriflco , de Jean Capnion ou Reu-chlin ; ce qui donna occasion au père Jean Catelinet , cordelier, d'écrire contre lui. Il fit depuis le voyage d'Angleterre , pour quelque affaire secrète , et il y travailla sur les épîtres de saint Paul. II revint à Cologne , où il donna des leçons de théologie nommées Quodlibetales , et repassa en Italie , où il servit avec distinction dans l'armée de l'empereur Maximilien i" , jusqu'à ce qu'il fut appelé au concile de Pise en i5i 1 , par le cardinal de Sainte-Croix. Il enseigna la théologie à Turin et à Pavie , l'an i5i5, où il expliqua Mercure Trismégiste. Cette année même ou la suivante , il fut obligé de quitter Pavie avec précipitation ; et dès l'an i5i8 il faisait à Metz l'office de syndic , d'avocat et d'orateur de cette ville , qu'il fut encore obligé de quitter en i520 , tant pour avoir écrit contre l'opinion commune des trois maris de sainte Anne , que pour avoir protégé une paysane accusée de sorcellerie. Il se retira à Cologne. L'année suivante , il alla à Genève , et' delà à Fribourg où il exerça la médecine.

En 1524 7 '^ vint k Lyon. Le roi

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François i*' lui donna pension , et il fut médecin de Louise de Savoie , mère de ce Roi ; mais il encourut bientôt la disgrâce de cette princesse , tant pour n'avoir pas voulu chercher , par les règles de l'astrologie , l'événement des affaires de France , que pour avoir fait des prédictions en faveur du connétable de Bourbon , ennemi de la princesse. C'est ce qui lui donna lieu de déclamer contre les femmes dans une lettre à un ami , datée de Lyon, 8 octobre i526.

Il revint donc à Paris , d'où il alla à Anvers au mois de juillet de l'an i528. Mais en 1529 il fut appelé en même temps par Henri vni , roi d'Angleterre ; par Gattinata, chancelier de Charles- Quint ; par un seigneur d'Italie , et par Marguerite d'Autriche , sœur du même Cliarles-Quint , alors gouvernante des Pays-Bas.

Il accepta les offres de cette princesse , qui lui fit donner le titre d'historiographe de l'Empereur son frère. Il publia en cette qualité , pour prélude , la relation du couronnement de ce prince ; et bientôt après il fit l'oraison funèbre de Marguerite. En i53o, il fit imprimer à Anvers son Traité de la vanité des sciences, et sa Philosophie occulte j ce qui le fit mettre en prison l'année suivante à Bruxelles. Après en être sorti , il passa dans le pays de Cologne , à Bonne , où il demeura jusqu'en i535 qu'il revint eu France , dans la résolution de dcmeui'er à Lyon. Il y fut emprisonné pour avoir écrit

AGR

contre Louise de Savoie , mère de François i" ; et dès qu'il fut élargi , il alla à Grenoble où il mourut la même année i535.

Quelques uns disent qu'il se fit calviniste, et d'autres luthérien ; mais ils se trompent les uns et \iiS autres , puisqu'il est certain qu'il fut toujours attaché aux catholiques , quoique continuellement en proie à la contradiction et aux disgrâces que lui attirèrent son inconstance et sa trop grande hardiesse à parler et à écrire sur les matières les plus délicates. Il y en a aussi qui ont a— vancé qu'il mourut à l'hôpital ; mais Naudé assure qu'il mourut chez le receveur-général de la province du Dauphiné , et qu'il fut enterré chez les Jacobins.

Grand nombre d'auteurs l'ont accusé de magie. Paul Jove , Delrio , Thevet et quelques autres le traitent fort mal, quoique ce premier ne puisse s'empêcher d'avouer qu'il avait de l'esprit jusqu'au prodige , portentosum ingenium. On l'a appelé avec raison le Trismégiste de son temps , parce qu'il était savant en théologie , en médecine et en jurisprudence. Jacques Gohori le place entre les plus brillantes lumières de son siècle , inter clarissima sui seculi luniina ; et le savant Louis Vives le nomme le miracle des lettres et des doctes , et l'amour des gens de bien ; venerandum Dorninum jigrip— pom , litterarum , litteratoriim-' que omnium miraculum, et amo^ rembonorum. Quelques railleurs ont dit de lui :

AGR Jnter Divos , iiullos non carpit

Mo mus ; Inler Heroas , monstra quœqiie

insectatur Hercules ; Inter Dœniones, re.x ErehiPluto

irascitur omnibus iimbris ; Tnter Philosophos , ridet omnia

Deiuocritus ; Contra deflet cuncta Heraclitus ;

Nescit quœqiie Pyrrho ; Et scj're se putat omnia Aristo-

tèles ; Comtemnit cuncta Diogenes :

Nullis hic pareil Agrippa ; Comtemnit , scit , nescit , flet ,

ridet , Irascitur , insectatur , carpit

omnia , Ipse Philosophus , Dœmon, Héros , Deus et omnia.

Les écrits d' Agrippa sont :

1" de Vanitate et incertitudine scientiarum atque artium declamatio invectiva , seii cjnica, qua docetur , nusquam certi quicquam , perpetui et Divini , nisiin solidis Dei eloquiis , atque eminantia verhi Dei latere ; imprimé en i53o , ï532, i536 , 1693 et 1714 j iii-i3. Ces deux dernières éditions sont, l'une de Francfort, et l'autre de Leipsick.

Cet ouvrage , ainsi que tous les autres du. même auteur , ont été condamnés par le concile de Trente , et mis dans \ indice des livres défendus à Rome. 2° Apo~ logia pro dcfensione declamationis hujus de vanitate scientia- ^i4fîf y et excellentia verbi Dei , contra TJieologistas Lovanienses. 3° Querela super caîumnia ob eamdem decîamationem ipsi, per aliqyiot sceleratissimos sjr-

AGR 3ti

cophantas , npud Cœsareceni majestatem , nefarie ac prodi— torie intentata. 4° De occulta philosopha , libri 3 ; à Anvers, i53i , et un peu après à Paris, à Cologne, i533. 5° De triplici ratione cognoscendi Deum , liber 1 , 6. In artem brevem. Rajrmundi Lullii commentaria , cum eorumder?! tabula abbreviata.

7° Dehortatio à Gentili theo logia. 8° Expostulatio super ex— positione in librum de verbo mirijico Joannis Capnionis sçu Reuchlini cum Joanne Catilineti, docteur en théologie , et provincial des franciscains de Bourgogne; Londres, i53o. 9° Denobilitate et prœcellentia fœminei sexus declamatio seu libellus , imprimé pour, la première fois en 1609, et réimprimé à Stettin , avec le traité de Vanitate scientiarum, en 1693 et 1714» iii-12.

10° De sacramento matrimonii declamatio. Cet ouvrage a été imprimé avec les deux précédens. 11° De originali peccato disputabilis opinionis declamatio. 12° Serm. de inventione reliquiarum B. Antonii Eremitce.

1 3° Regimen seu antidota adversus pestem. i4° De beatissimœ Annœm.onogamia ac unicopuerperio propositiones abbreviatœ et àrticulatœ , juxtà disceptationem Jac Fabri Stapulensis , in libro de tribus et und. Cet ouvrage est dédié à Jean Nidepontan , conseiller du duc de Lorraine et de la ville d« Metz , par une lettre datée de Bonne , l'an 1534. i5° Defensio propositignym prœnarratarwn contra

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quemdam Dominicastrmn illarum impugnatoreni, qui sanctissimam deiparœ J^irginis matreni Annam conatur ostendere poljgamam. 16° Sept livres de lettres d'Agrippa à ses amis , et de ceuxci à Agrippa. Le premier livre contient soixante lettres ; le second , soixante-treize ; le troisième , quati'e-vingt-deux ; le quatrième , soixante - seize ; le cinquième , quatre-vingt-cinq ; le sixième, trente-sept ; et le septième , quarante-huit. 17° Orationes 10. 18° Historiola de dupîici coronatione Caroli V. Romanorum Imperatoris, apiid Bononiam; Bâle , iSyS. 19° Epigrammata nonnulla, partie d'Agrippa, partie d'autres savans.

Tous ces ouvrages d'Agiippa ont été imprimés deux fois en deux Tolumes in-8° , à Lyon , avec quelques opuscules de difFérens auteurs. L'une de ces éditions est sans date ; l'autre est datée de l'an 1600 , apud fralres Beringos. Cette dernière édition ne renferme point les ouvrages suivans : apologia et querela pro declamatione de vanitate scientiarum : tabula in arteni Lullii : propositiones de monogaviia S. Annœ , earumque defensio.

Crenius , in animadv. Philol.

histor. , part. 2, pag. i3 et i4, parle d'une édition in-8° de l'an i536, sans nom du lieu, qui est très-rare et la meilleure de toutes , parce qu'elle est complète , revue par l'auteur , et enrichie de scholies à la marge.

Gessner et Pope Blount parlent aussi d'une édition faite à Lyon

AGR

en i58o. On peut ajouter aux ouvrages dont Agrippa est auteur : 1° un commeijtaire sur les livres de la Philosophie occulte.

2° Un Traité de la Pjroj?iachie, qu'il dit dans une lettre du 10 octobre 1526 , et dans la dédicace de son livre de la Vanité des Sciences , avoir fort avancé.

3° Un Traité de la Stéganographie , dont parle Jean Roger dans une lettre écrite à Agrippa en 1526. 4° Un Dialogue sur l'homme , dont il fait mention dans son Traité du péché originel, page 4^5 de l'édition de 1600 , et dans lequel , ainsi que dans ce traité , il soutient cette opinion extravagante , que le péché originel n'est autre chose que le commerce charnel de l'homme et de la femme. Il avait aussi promis quelques autres ouvrages qu'il n'a point exécutés.

Son Traité de la Vanité et de l'Incertitude des sciences a été traduit en français , d'abord pat Turquet, dont la traduction a été imprimée plusieurs fois ; et au commencement de ce siècle, par Guedeville , autrefois bénédictin , et mort en Hollande , où il y avait abjuré la religion catholique. C'est dans ce traité qu'Agrippa entreprend de prouver ce paradoxe , qu'il n'y a rien de plus pernicieux ni de plus dangereux pour la vie des hommes et pour le salut de leur âme , que les sciences et les arts.

Wier qui avait été son domestique , qui entreprit de le justifier, prouve que le traité de Cœremoniis magis, n'est pas de

AGR lui. Son petit traité de la Grandeur et Excellence des femmes au-dessus des hommes, a été traduit en français par M. Arnaudin , neveu du docteur de ce nom : cette traduction a été imprimée à Paris en 1713. Jean Wier, de Prœst. dœmon. Paul Jove , in Elog. doct. vir. Delrio, disquis. , lib. 2, quaest. 12 et scq. Thevet, Eloges des liovimes illustres. Melcliior Adam in vit.

Germ. medic. Naudé , Apologie des grands liommes accusés de magie , c. i5. J. G. Schelhorn, dans ses Amœnitates litterarice, tome 2, page 5i3 et 553 , jusqu'à 595. Magna biblioth. eccl. , page i5i et 160. Le père Nicéron, au tome 17 de ses Mémoires; et les Remarques de M. l'abbé Goujet , insérées dans le tome 20 des mêmes mémoires.

AGRIPPIADE. Hérode-le- Grand , pour honorer son ami Agrippa, favori d'Auguste , donna ce nom à la ville d'Anthédon, située sur la Méditerranée , entre Rephia et Gaza. J^. Anthédox Josephe, ^Ar/7'^.,1. i3, chap. 21.

AGRIPPIN, qu'on croit être d'Afrique, évèque de Carthage, fleurit vers l'an 21 5. C'est de son temps que s'éleva la fameuse dispute du baptême des hérétiques, que la plus grande partie de l'église d'Afrique a regardé comme nul et invalide , pi'étendant qu'il fallait rebaptiser ceux qui , ayant été baptisés par les hérétiques , demandaient à rentrer dans l'Église. Agrippin tint à ce sujet un concile de presque tous les éyèques d'A-

AGR 3i3

frique et de Numidie , au nombre de soixante-dix ; et ayant recueilli les voix , il déclara que c'était le sentiment de tous les pères assemblés. C'est celui que nous suivons aussi , dit saint Cyprien , comme le plus pieux , le mieux fondé et le plus conforme à la foi et à l'église catholique.

Voyez saint Cyprien , ad Quintum de hœret. baptis., epist. 71, pag. 120. August. de bapt. contra Don.^\\h. 2 , cap. 8, tom. 7, col. 397. Vinc. Lirin. advers.

hœret. , cap. 9. Ce concile fut célébré , selon les nouveaux chronologistes , l'an 21 5 , ce qui ne paraît guère probable , vu que saint Cyprien dit lui-même (epist., ad Jubaian 73, p. 122.), il y a déjà long-temps que cela a été décidé par les évêques réunis en concile sous Agrippin, d'heureuse mémoire. Ces paroles marquent au moins trente ou quarante ans d'intervalle entre ces deux évêques. Saint Augustin semble les rapprocher l'un de l'autre ; mais il vaut mieux s'en tenir à saint Cyprien, qui savait mieux les affaires de son église et le rang de ses prédécesseurs. C'est le sentiment de M. Cave , qui place Agrippin vers la fin du sièle précédent.

Nous n'avons de lui aucun écrit.

Cependant saint Augustin le met au nombre de ceux qu'on citait en faveur de la rebaptisation.

(Epist.48,rtff/^mc.,t.2,col.i83.) AGROPOLI, ville autrefois épiscopale du royaume de Naples , entre Pesti et Velia sur la mer, éloignée de douze milles

3i4 AGK

de l'embouchure du Silar. Il paraît qu'elle n'a été bâtie que depuis l'établissement de la l'eligion chrétienne , car nous n'en trouvons aucune mention dans les anciens géographes. Son nom fait connaître qu'elle reconnaît les Grecs pour ses fondateurs.

Quelques uns la placent entre Possidoniaet Pesti ; mais les cartes d'Italie mettent au contraire Pesti au septentrion de la ville d' Agropoli ; on la nomme en latin Acropolis , et elle donne son nom au golfe sur lequel elle est bâtie. Saint Grégoire écrit à un de ses évêques appelé Félix , sa quarante-deuxième lettre du livre 2.

AGROPOLI ( M. le Marquis d') .

Nous avons de lui des dissertations ecclésiastiques écrites en espagnol contre les Saints inventés à plaisir , et en particulier contre le saint Hiérothée, patron de l'église de Ségovie. C'est un petit in-folio qui a été imprimé à Saragosse en 1761 , sous ce titre : Dissertationes ecclesiasticaspor el Jionor de las antîquos tuteleras contra las jiciones viodemas por doo Gaspar I bagnes de Segovia y peraltce cavalero de la Orden de Alcantara , marquez de Agropoli , jr segnor de la villa de Corpa. Cet ouvrage est excellent. L'auteur y attaque fortement et en habile critique le prétendu saint Hiérothée , patron de son église de Ségovie. Ce qui lui a donné occasion de s'étendre sur le faux Peiter , inventeur de cette fcible et de plusieurs autres. Comme

AGu les défenseurs de Hiérothée prétendent qu'il a été disciple de saint Denis l'Aréopagiste. Il fait de longs discours sur les deux saints Denis ; savoir, sur l'Aréopagiste et sur celui qui est venu en France dans le troisième siècle. Il paraît qu'il a consulté làdessus tous nos bons auteurs , et il se déclare partout contre les traditions populaires et les pieuses fictions. Néanmoins il défend, en qualité de bon espagnol, la prédication de saint Jacques en Espagne contre le cardinal Baronius. Il prétend que cela a été décidé depuis à Rome par la congrégation des rits , et que le bréviaire où il en est parlé a été autorisé parle pape Urbain viii.

Le marquis d'Agroli cite dans son ouvrage un grand nombre de bons écrivains espagnols , et il s'étend fort en détail sur la fausseté de la chronique de Flavius Dexter. Il montre d'où elle a été prise et comment elle a été reçue en Espagne avec applaudissement par le moyen d'un jésuite nommé Jérôme Biguera qui l'a traduite le premier en espagnol , ayant fait venir l'original latin de l'abbaye de Fulde en Allemagne. Richard Simon , Lettr. chois., tom. 2, pag. 119 et suiv.

AGUADO (François ) , jésuite espagnol , natif de Torrejon , village près de Madrid , prit à Alcala l'habit de religieux en i588. Étant maître ès-arts, il gouverna plusieurs maisons de son Ordre en Espagne , et deux fois la province de Tolède. Il

AGU fut député deux fois à Rome aux conîîiéfjatioxis. Le roi d'Espagne PJiilippe IV le choisit pour son prédicateur ; et le comte duc d'Olivarès , premier ministre de ce prince , l'eut pour confesseur durant quatorze ans. 11 mourut à Madrid le 1 5 janvier i654. Ses ouvrages sont, les traités du parfait Religieux , en espagnol , in-fol., 1629; du sage Chrétien, ïG38, in-fol. , et i653 ; du Sacrement de V Eucharistie , in-fol. , i64o ; divers Exhortations sur les Matières de la foi , in-fol. , 1641 ; des Sermons pour le Carême et pourV Avant, in-fol.; sur les Mj stères ou sur les fêtes de Notre-Seigneur et de la sainte Vierge, in-fol., 1646; la Vie du père Goudin , de la Compagnie de Jésus , in-8'' , i643. Tous ces traités ont été imprimés à Madrid : il a laissé , outre ceuxci , un grand noml^re d'ouvrages qui n'ont point encore été imprimés. ( Nicol. Antonio, iSz^/.

hisp. Alegambe, de script. Societ.

Jesu. Sotwel , Bibl. scrip. societ.

Jesu.

AGUDI ( Louis-Marie ) , natif de Milan, se fit d'abord carme déchaussé , et passa , étant encore dans cet Ordre , pour l'un des premiers théologiens et des plus fameux prédicateurs de toute l'Italie dans le dix-septième siècle. Il enseigna la théologie à Naples et à Bologne où il eut des disciples parmi ses frères qui se firent un grand nom. Appliqué ensuite à la prédication, il exerça ce saint ministère avec un concours extraordinaire d'auditeurs

AGU 3i5

à Côme , à Yéione , à Milan , à Venise , à Naples et dans les principales villes d'Italie. Enfin après avoir passé vingt-neuf ans dans l'Ordre des Carmes où il fut prieur , vicaire-provincial , définiteur et visiteur, il prit l'habit des Dominicains, avec la permission du pape, l'an 1669, dans le couvent de Sainte-Mariedes-Gracesà Milan. Ses ouvrages sont : 1° Carmelus sapiens , sive de scriptoribus utriusque Carmeli excalceati et mitigati.

2° Fontes Sahatoris, sivç de sacramentis in génère et specie , tractatus scholastico—moralis ; Lugduni , ex typ. Jac. Canier , i683, in-4°. Le père Échard dit que cet ouvrage avait été imprimé à Milan dès l'an 1676, in-4°. Mais il s'est trompé en distinguant \qs fontes S alvatoris qu'il dit se trouver dans la bibliothèque de Casanate ; en distinguant, dis-je, ces fontes S alvatoris du traité deSacramentis , imprimé à Lyon. Au reste , il est bon d'observer que ce traité, divisé en cinq parties, ne renferme que cinq sacre mens , et que les sacremens de l'Extrême-Onction et du Mariage y sont omis : le premier , dit l'auteur, parce qu'il n'y a presque rien d'important à ajouter à ce qu'en écrivent communément les summistes ; le second , ajoute-t-il, quia molior inpeculiari volumine de eo , et magis ex instituto tractare , tum etiam, quia de matrimonio egi multa in meo opère, in decemprœcepta decalogi , maxime in primum

3i6 AGU

et sextum; item quamplurima de eodem sacramento sparsim, et non per transennam clispiitavi in alio meo opère de tripliçi justitia reparata , liberata et vindicata. 3° De justitia et jure :

de restitutione : de contractibus .

4° De censuris in communi et in particulari. 5° Anima hihliothecœ : sive indicum liber , quo quid ex innumeris prope auctoribus de unaquaque re ex proposilo , et professa scripserint , facilimetliodo contparatur. L'an 1679, il avait tout prêt à être imprimé: Quadragesimale . Sermoni per le Domernche di tutto Vanna ; panegirici de Sanctiper tutto Vanno. On a encore de lui :

sjh>a Sermonum, sive liomiliarum à prisais Ecole si œ P a tribus collecta. (Le père Échard, scrip. ord. Prœdic. , tome 2, pag. 687.

AGUILAR TERRONE DEL CAGNO ( François ), évêque de Léon en Espagne , était d'Iliturgi ou Anduxar, dans le diocèse de Jean. Il enseigna la théologie et fut prédicateui* de Philippe 11.

On lui donna la théologale de Grenade , ensuite l'évêché de Tui, et enfin celui de Léon. Il composa une instruction pour les prédicateurs , outre quelques autres ouvrages , et mourut en 161 3. (Nicol. Anton., Biblioth.

hisp. )

AGUILAR (Pierre Sanchez de) natif d'Yncatan , et non pas de Jucatan , comme l'écrivent plusieurs géographes, province de l'Amérique septentrionale, dépaudanle de la nouvelle Espagne ,

AGU fut d'abord doyen de l'église de sa patrie , et eut ensuite un canonicat à Los-Charcas dans le Pérou, n y était lorsqu'il publia le livre intitulé : Informe contra idolorum cultores del obispado de Jucatan. C'est un ouvrage mêlé de latin et d'espagnol, touchant le pouvoir des évèques et la nécessité de punir le crime d'idolâtrie; Madrid, i63g, iu-4*'.

Gilles Gonzalez Davila , dans son Théâtre indien ecclésiastique , dit que cet ouvrage a été écrit en langue vulgaire des Indiens , de même que celui qui a pour titre : la Doctrine chrétierme. Nicolas - Antonio , Biblioth. hisj). , tome 2 , page

AGUILAR et ZUNICA (Etienne de) , natif d'Escalona , bourg d'Espagne dans la Castille nouvelle , et docteur en théologie , n'était âgé que de vingt-deux ans quand il pubha l'ouvrage suivant : Corona de Predicatores , ou de la Prédication de saint Etienne ; Madrid , chez Marie de Quinnones, i636, in-4°. On a encore de lui : Combates de Job con et rfemomOjibid., i644? in-4°- E^' tatura y arbol con vo politica , canonica , sonnada , ex que l'elo y se desvelo NabucJiodonosor jr revelo Daniel , ataviada de divinaj humana erucition , ibid., chez Julien de Parèdes, i66i , in-fol. Nicolas-Antonio , Dibl.

hisp., tom. 2, pag. 233.

AGUILLANNEUF , vieux mot qu'on criait autrefois le premier joui- de janvier en signe de réjouissance , et qui vient d'une

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