‹ Bibliothèque sacréeChapitre 11 sur 174 · Marc IV , en 1698, et · texte numérisé non relu

Marc IV , en 1698, et

38. N.... Trois religieux de l'Ordre de Saint-François, souffrirent le martyre en £thiophic pour n'avoir pas voulu abjurer le concile deChalcédoine. {Gazette de France, 17 février 1720.

39. Adelmesse , envoyé par le patriai'ched' Alexandrie en 1720.

40. Christodule , déposé du patriarchat , jacobite de Jérusalem , obtint celui d'Ethiopie en 1730.

ABISL É ( hébr. , père du salut ou de la magnificence ) , fils de Phinées , quatrième grand-pontife des Hébreux. On ne sait rien de sa vie. Il est nommé Abiézer dans Josephe (i . Par. , c. 6, v. 4- Anliq. lib. 5 , c. idtim. )

ABITAL (hébr. , père de la rosée) , sixième femme de David , et mère de Saphatias , fils de David. ( I. Par., c. 3 ,v. 3.)

ABIU (heb. père du seigneur), fils du grand-prètre Aaron , fut consumé avec son frère Nadab par un feu sorti de devant le Seigneur ,pour avoir offert l'encens avec un feu étranger , au lieu d'en prendre sur l'autel des holocaustes, exemple terrible de la fidélité que Dieu demande dans ses

ABJ ministres. {Lév., c. lo, v. i et a)

ABIUD ( hebr. , père de la louange onde la gloire) , fils de Zorobabel , l'un des aïeux de Jésus-Clirist , selon la chair.

ABJURATION , abjuralio , est un acte solennel par lequel on passse d'une hérésie , que l'on nie et que l'on déteste avec serment, à la foi catholique.

Dans les pays d'inquisition , on distingue trois sortes d'abjurations : de formali y de vehementi , et de levi.

L'abjuration de formali est celle c[ui se fait par un apostat ou un hérétique reconnu notoirement pour tel.

L'abjuration vehemenli se fait par le fidèle violemment soupçonné d'hérésie.

L'abjuration de Icvi , par celui qui n'est soupçonné que légèreinent d'hérésie.

L'abjuration de formali et de vehemenli se fait en public avec plusieurs formalités. L'abjuration de levi se fait en particulier et en secret , dans la maison de l'évêque ou de l'inquisiteur. Elle n'emporte pas, comme les autres, l'interdiction des fonctions même civiles d'un état , ni l'inhabileté pour les bénéfices. Lupus de Bergomo , dans son Traité des matières d^inquisit. , part, i, livre 3 , distique 4 ; Navarre , consil. i8 , de liœres. . et con— sil. 19 , dit que celui qui l'a faite , îj'il retomlie , n'est pas censé relaps , comme le sont ceux qui après avoir fait abjuration de vehemenli , sont coupables de rechute. Le même auteur dit que

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les cnfans qui n'ont pas atteint l'âge de puberté sont incapables de faire alijuration , ainsi que les condamnés à mort. On n'admet pas aussi à l'al^juration celui qui étant hérétique formel , ne veut pas faire l'abjuration de la manière qu'on l'exige de lui.

Comme il n'y avait point d'inquisition en France , l'abjuration n'y était point connue sous les distinctions de formali , de vehemenli, et de levi. Les hérétiques quelconques , résolus de rentrer dans le sein de l'Église romaine, faisaient leur abjuration entre les mains des archevêques ou évêques qui en retenaient'l'acte en bonne forme. Avant l'édit de i685, par une déclaration du lo octobre 1679 ' l'cgistrée au parlement de Paris le 20 novembre suivant , les évêques étaient obligés de remettre les actes d'abjuration (delà religion protestante) aiix gens du Roi , pour qu'ils les signifiassent aux ministres et aux consistoires des lieux où les convertis faisaient leur résidence.

Les religionnaires fugitifs ne pouvaient rentrer en France qu'en faisant une déclaration qu'ils voulaient vivre dans la religion catholique , en prêtant serment de fidélité , et en faisant abjuration. T^ojez les déclarations de 1698 et 171 3.

Les religionnaires qui avaient fait abjuration et serment de fidélité ne pouvaient recueillir que les successions à écheoir , et non pas les successions échues avant leur abjuration. La Cour l'a ainsi jugé par arrêt rendu eu

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la grand'cliambie le 17 avril 1741 > et a adjugé la succession dont il s'agissait aux pareils qui étaient catlioliques au temps du décès. Ainsi l'abjuration d'un protestant n'avait pas un effet rétroactif.

Dans l'histoire et les lois d'Angleterre , l'abjuration se dit aussi du serment de sortir pour toujours du royaume , fait par un homme coupable de félonie, qui s'est réfugié dans un asile.

ABLAIS. Ce sont des blés coupés qui sont encore sur le champ.

11 en estparlé dansplusieursdenos coutumes , et entre autres dans celle d'Amiens et dans telle de Ponthieu. La coutume d'Amiens, en l'art. 214, défendait d'enlever les fruits et ablais quand ils sont saisis , sans donner caution au seigneur de ses droits. La coutume de Ponthieu , en l'art. 107, défendaitde charrier etemporter ses ablais avant le soleil levé , ni après le soleil couché , à peine de soixante sous d'amende , si ce n'est en vertu d'un congé du seigneur. En l'art .no ,elle défendait à un sujet qui doit terrage, d'emporter ses ablais sans évoquer le seigneur aucjuel était du ledit terrage, ou ses fermiers ou commis, sous peine de soixante sous d'amende envers ledit seigneur, pour chacune fois et pour chaque pièce , avec la restitution dudit droit de terrage. M. de Perrière , Dictionnaire de Droit et de Pratique , au mot Ablais.

ABLE ou ABEL ( Thomas ) , chapelain de la reine Catherine ,

ABL épouse de Henri viii , roi d'Angleterre , écrivit, en i53o , un Traité contre le divorce de ce prince , de non dissolvendo Henrici et Calharinœ matrinwnio.

Il ne voulut point non plus reconnaître la suprématie prétendue de ce roi cjui le fit prendre et écarteler.

ABLUSIJS ou ABLirV^nS (Geofroi de ) , natif d'.lljluis ou Abluies, aujourd'hui Ablis, entre Paris et Chartres , mais du diocèse de cette dernière ville , où il se fit dominicain , se distingua surtout par ses vertus et par son courage intrépide et sa grandeur d'âme. Il est nommé le vingtunième entre les inquisiteurs généraux de Carcassonne. Il eut pour adjoints dans cet office le P. Hervet d'Anet, du diocèse et du couvent des dominicains de Chartres aussi bien que lui , et le P. Foulques de saint George du couvent des dominicains de Vienne en Dauphiné. Tous les trois firent paraître une constance singulière dans les persécutions qui leur furent suscitées relativement à leur office d'inc[uisiteurs l'an i3oi , par Bernard Deliciosi Franciscain. On croit que Geofroi, d'Abluviis, mourut à Lyon, entre 1 3 16 et i3ig. On a de lui :

1 ° des commentaires assez courts, mais très-clairs et très -méthodiques , sur les quatre livres du maître des sentences. On avait ces commentaires dans le couvent des dominicains de Chartres.

2". Lesactes qu'il fit en qualité d'inquisiteur, quisontfort à estimer, parce qu'ils peuvent beau-

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coupservir à faire connaître riiistoire , tant ecclésiastique '•que profane de France , du temps de l'auteur. On les gardait partie dans les archives de l'inquisition de Carcassonne , partie à Paris dans la bibliothèque du Roi , partie à dans cello de M. Colbert. Kchard , scrip. ord. Prœdic. , tome i , p. 532.

ABLUTION, ablutio, terme lilurjjique , qui signifie l'usage du vin et de l'eau que prend le prêtre après la communion pour purifier le calice et ses doigts. Il y a deux ablutions à la messe ; la première consiste dans l'usage du vin seul qu'on verse immédiatement dans le calice pour le purifier, c'est-à-dire, pour en dégager les particules eucharistiques de l'une et l'autre espèce qui pourraient s'y être attachées; la seconde ablution consiste dans l'usage de l'eau et du vin qu'on verse sur les doigts du prêtre pour les purifier, et qui tombent ensuite dans le calice. Autrefois le prêtre ne prenait point la première ablution , mais il la jetait du calice dans la piscine ; et au lieu de la seconde , il ne faisait autre cliose que de laver ses doigts au lavoir même , c'est-à-dire, à la piscine qui était proche de l'autel. Post commu- Jiionem vadit sacerdos ad lavacnan. C'est ce que portent les anciens missels.

Lorsqu'il tombe sur le coi^poral ou ailleurs quelques gouttes des ablutions, le prêtre doit faire tout ce que prescrit la rubrique en cas d'effusion du sang , parce

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qu'il reste toujours , surtout dans la première ablution , quelques gouttes du précieux sang.

Si un prêtre avait fait vœu de ne point boire de vin, il devrait cependant s'en servir dans les ablutions, parcequ'il n'a pu faire vœu de transgresser la loi de l'Église. Lesabstèmes , c'est-à-dire, ceux qui ont horreur du vin , ont besoin de la dispense du pape pour ne prendre que de l'eau à la première ablution ; car pour l'ablution des doigts , il y a , en Italie , comme ailleurs , des gens habiles qui croient qu'on la peut faire avec de l'eau pure, lorsqu'on a quelque raison d'en agir ainsi. M. Collet, Examen des Saints mystères , page 43o , et à la Table des matières, verb.

Ablutio.v.

Ablltiox, signifie aussi l'usage du vin et de l'eau que les communians prenaient autrefois pour aidera consommer la sainte hostie.

ABNÉGATIOX. Terme de dédévotion qui signifie renoncement à soi-même , à ses passions, à ses plaisirs , à ses intérêts , à tout ce qui n'est point Dieu.

ABîN'ER ( hébr. , père de la lumière, ou la lampe du père) , fils de Ncr , général des armées de Saùl , consen-a la couronne à Isboseth , fils de ce prince , pendant sept ans , contre David qui régnait à Ilébron. Il tua Asaël , troisième fils de Sarvia , sœur de David , et frère de Joab et d'Abisaï. S'étant brouillé avec Isboseth , il alla trouver David qui le comlAa de caresses , et fit

n8 AI50 AEO alliance avec lui ; înais comme jwssit, angelicum esse emendare il s'en retournait , Joab le fit se. Aboab a aussi inséré la rérappeler ; et l'ayant pris à part , ponse qu'il fit à Horace en 1607. comme pour lui dire quelque Cette réponse est en latin , et la chose de secret , il lui enfonça lettre d'Horace en italien. Wol-

son épée dans l'aine , pour ven- {Ter la mort d'Asaël son frère.

(2. Reg. , c. 3 , V. I , 7 , 8 , et seq. ibid. v. 27 , 3o.

ABO , Aboa , ville maritime , capitale de la Finlande , avec évèché sufFragant d'Lpsal. Elle est située à l'emboucliure de la rivière d'Aurojok , sur la mer Baltique, et a un très-bon port.

L'évêché y fut établi en 11 58 par le pape Adrien iv , et la reine

fins , tome i , n° 1788.

ABOBI (liéb. , père des enchan-' < terriens , ou des choses cachées) , père de Ptolomée , qui fit assassiner Simon Maccabée, son beaupère , dans le château de Doch.

( I. Mach. c. 16, v. II , 12 , et seq- )

ABOLITION , signifie , i" l'abrogation ou l'extinction d'une loi, d'une coutume ; 2° en terme de chancellerie , il sifïoifie les

Christine y fonda aussi une Uni- lettres de pardon du prince par versité en 1640. Cette ville fut lesquelles il abolit entièrement

presque toute consumée par un incendie qui y arriva en 1678 ; mais depuis on l'a rétablie. His~ toire abrégée de l'état présent de Suéde.

ABOAB ( Immanuel ) , rabbin espagnol , mort avant l'an 1629, comme il paraît par l'ouvrage suivant que ses héritiers firent imprimer dans cette année à Amsterdam. Il est intitulé : Nomologia su'C dissertationes légales. L'auteur tache de prouver la vérité des anciennes traditions ou de la loi orale dont il établit la nécessité dans la première partie de son ouvrage , et l'origine et le progrès dans la seconde partie , ainsi que la suite de l'his-

un crime qui n est pas remissible par les ordonnances , sans qu'on soit tenu d'en expliquer les circonstances et de les rendre conformes aux informations , ainsi qu'il est requis aux lettres de grâce qui ne s'accordent que pour les cas rémissibles : Absolutorice litterœ. Les lettres d'abolition doivent contenir cette clause , en quelque sorte et manière que le cas puisse être arrivé ; elles devaient aussi être entérinées au parlement , lorsqu'il s'agit d'un crime de lèsemajesté. T^oyez. Abrogation.

ABOMINATION. Ce terme signifie", I" une chose odieuse et détestable , et c'est en ce sens

toire des docteurs hébreux jus- qu'il est dit dans l'Écriture, que

qu'à son temps , commencé par S chéri ta Gaon. Il y a inséré la lettre ([u'Horace del Monte, noble italien , fui avait écrite sur cette question : Quomodo dici

tout moqueur est en abomination devant Dieu ; 2°. abomination signifie l'idolâtrie et les idoles dont le culte est abominalîlc eu lui-même , et par rap--

ATK) port aux dissolutions qui raccompagnent. L'abomination de désolation , prédite par Daniel , marque l'idole de Jupiter Olympien, qu'Antioclius Epipliane fit placer dans le temple de Jérusalem, aussi bien que les enseignes de l'armée romaine , chargées de figures de leurs dieux et de leurs empereurs, qui furent placées dans le Temple après la prise de la ville et du Temple.

Les abominations des Egyptiens que les Hébreux devaient immoler dans le désert étaient leurs animaux sacrés, les bœufs, les boucs , les agneaux et les béliers dont les Egyptiens regardaient les sacrifices comme des abominations détestables. Moïse donne le nom d'abomination aux animaux défendus par la loi.

L'abomination de désolation marque aussi, dans le sens mystique , toute sorte de dogme faux et pervers , aussi bien que la dernière persécution de l'Ante- Christ contre l'Église. ( Prov. , c. 3. Dan. , c. 9 , v. 27.

ABOU, Abilfargi, fils d'£/tajb , nestoricn arabe du treizième siècle. On a de lui : 1° des notes arabes sur les psaumes.

Bil>l. , reff. cod. 407 . 2" Un commentaire arabe sur saint Matthieu. , Bibl. Lejd. cod. 454- 3" L'explication des Évangiles de vS. Marc, de S. Luc et de S. Jean, traduite du syriaque en arabe , en 1247. 4- Cod. in-fol. Bibl.

scguenance. , cod. arabico,A. 1 1 .

Le Long, Bibl. sacr. , p. 592.

ABOUHAB ou ABOAB (Isaac ) , natif de Presse , juif , président

du conseil de la synagogue espagnole d'x\msterdam , vers la fin du dix-septième siècle , publia à Amsterdam , en 1681 , une paraphrase espagnole in-fol. , mêlée d'un commentaire succinct. Le Long , Bibliolli. sacr.

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