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ABRABANEL , ABRAVANEL ou ABARBENEL ( Isaac) , juif portugais , né à Lisbonne l'an 1437 , s'avança à la cour d'Alfonse V , roi de Portugal , qui lui confia des emplois très-importans. Après la mort de ce prince , il fut accusé d'être entré dans une conspiration pour livrer le Portugal aux Espagnols. Il se sauva en Castille l'an ï48i , y enseigna publiquement , et y composa ses commentaires sur le livre de Josué , sur celui des Juges , et sur ceux de Samuel. Ayant été obligé de sortir d'Espagne avec les autres Juifs en 1492, il se retira d'abord , à Naples et ensuite en Sicile. L'an i495i, il se retira à Corfou où il commença son commentaire sur Isaïe. De là il repassa en Italie l'année suivante , et alla se confiner à Monopoli , ville de la Pouille , où il acheva ses commentaires sur le Deutéronome et sur Isaïe , et composa deux traités , l'un intitulé le Sacrifice de la Pdque , et l'autre V Héritage des Pères. Quelque temps après il fit un voyage à Venise , où il écrivit ses commentaires sur Ézéclîiel, sur les petits prophètes et sur l'Exode.
Il mourut l'an 1 5o8 , à l'âge de soixante-onze ans. Il a fait encore plusieurs autres livres dont
8o ABR
quelques uns n'ont pas été imprimés. Abrahauel est regardé comme l'un des plus savans ral>hins. Ses commentaires sont estimés et recherchés par les savans ; il s'y applique particulièrement au sens littéral. Son style est fort diffus. On a imprimé à A'enise ses commentaires sur le Pentateuque , sur Josué , les Juges et les Rois , avec le texte célèbre de la Bible ; mais comme il était très-difficile de les trouver , on les a réimprimés en Allemagne. Ses commentaires sur les prophètes ne sont pas rares , parce qu'on en a fait une seconde édition en Hollande. On remarque dans ses ouvrages beaucoup d'emportement contre le christianisme. ( Buxtorf , de Abbrev.
Hébr. Plantavitius , Bible. rab~ hinic. Nicol. Anton., Biblioth.
liisp. Simon, Hist. cri t. Journal de Leipsick, moisdejanv. i684> et mois de nov. 1686.
ABRAHAM , nommé d'abord Abram ( hébr. ,père d'une grande élévation, et le père d'une grande multitude) , filsdeTharé, naquit à Ur , ville de Chaldée , l'an du monde 2008 ; avant Jésus-Christ 1992. Ayant quitté la ville de sa naissance , pour aller où Dieu l'appelait , il vint d'abord cà Haran en jNIésopotanrie ; où mourut son père Tharé qui l'accompagnait. Il passa de là dans la Palestine , occupée par les Chananéens , et il en sortit peu de temps après , à cause d'une grande famine qui l'obligea d'aller chercher en Egypte de quoi subsister. Ce fut là que
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Sara son épouse , qu'il disait être sa sœur , fut enlevée par Pharaon, roi d'Egypte, et relâchée bientôt après. La famine étant passée, Abraham retourna dans la terre de Chanaan où il tendit ses tentes entre Béthel et Haï où il avait bâti un autel quelque temps auparavant. Il passa de là à la vallée de ^Mambré où il délivra Loth son neveu des mains de Chodorlahomor , qui l'avait fait prisonnier dans la guerre qu'il avait eue avec le roi de Sodome. Au retour de cette expédition , comme il passait près de Salem ou Jérusalem , Melchisedech , roi de cette ville et prêtre du Très- Haut , lui présenta du pain et du vin pour lui et pour son armée , ou bien il offrit au Seigneur du pain et du vin en sacrifice d'actions de grâces. Après cela , le Seigneur renouvela à Abraham toutes les promesses qu'il lui avait faites singulièrement touchant sa postérité nombreuse ; et comme il n'avait point d'enfans , et qu'il n'en espérait point , tant à cause de son âge avancé , que de la stérilité de Sara son épouse , il consentit, à épouser Agar sa servante , à la sollicitation de Sara , dans la pensée que , par les enfans qu'il en aurait , Dieu pourait exécuter les promesses qu'il lui avait faites d'une postéri té comparable aux étoiles du ciel. Il épousa donc Agar qui , se voyant féconde , commença à mépriser Sara , laquelle à son tour maltraita Agar , et l'obligea de s'en
ABR allcr.L'angc duSci{i;neurlui étant apparu dans le tlcscrt où elle fuyait , la fit retourner chez son maître où elle enfanta Isuiaël.
{Gen., c. II, V. 3i , 32 , c. 12 , V. loctseq. , c. if\, v. i, et seq., c. i5, c. 16 , V. 19 et seq. )
Treize ans après, Dieu renouvela son alliance avec Abraham , chanfjea son nom et celui de Sara son épouse , lui promit un fils d'elle , lui ordonna de se circoncire avec tous les mâles de sa maison ; lui envoya trois anges auxquels il donna à manger , et un an après il lui donna un fils de Sara qui fut nommé Tsaac, et que Dieu lui commanda d'immoler dans la suite sur la montagne de Morée; ce qu'il eût fait , si Dieu ne l'en eût empêché , en lui faisant an'êter par un ange le bras armé d'une épée qu'il était prêt de plonger dans le sein de son fils. Douze ans après cet événement mémorable , Abraham perdit Sara son épouse qui mourut dans la ville d'Hébron ou d'Arbée. Il épousa ensuite Céthura dont il eut six fils , et après avoir vécu cent soixante -quinze ans , il mourut l'an du monde 21 83 ; avant Jésus-Christ 1817 , et fut enterré avec Sara dans le champ et dans la caverne de Macphéla , qu'il avait acheté d'Ephron, habitant d'Hébron. ( Gen. , c. 17 ; c. 25.)
Le lieu de sa sépulture fut toujours en grande vénération parmi les juifs , et ils honoraient sa mémoire , non comme d'un simple bienheureux , mais ' comme du père des bienheu-
ABR Si
reux, le regardant presque comme le centre du repos dont les justes devaient jouir après leur mort. Les Grecs et les Latins commencèrent à marquer son nom dans leurs fastes ecclésiastiques vers le neuvième siècle , et le mirent au g d'octobre. Mais long-temps auparavant on avait commencéà invoquer saint Abraham , et à lui consacrer des panégyriques et des écrits. Saint Abraham est honoré d'un culte particulier dans l'Ordre de Fontevrauld , et dans la congrégation de l'Oratoire de France où l'on remet sa fête au 12 d'octobre , et où son office se fait de rit sémi-double. On ne connaît point de lieu où l'on se soit vanté d'avoir des reliques des os ou des cendres d'Abraham.
On bâtit une église sur la caverne double où était son tombeau et ceux d'Isaac et de Jacob; cette église a été changée en mosquée par les Turcs qui se vantent d'être les dépositaires de ces sépulchres d'Abraham , d'Isaac et de Jacob. Constantin-le-Grand bâtit une église dans le lieu où Abraham avait reçu les trois anges , appelé le Chêne de Mambré. On s aussi bâti une chapelle à l'endroit où Abraham sacrifiant son fils Isaac fut arrêté par un ange. ( Eaillet , Vie des Saints , tome 4- )
ABRAHAM , ou ABRAAMES , ou ABR-AMES (saint) , était du diocèse de Cyr en Syrie. Il embrassa d'abord la vie solitaire , alla ensuite prêcher dans les extrémités oiienlales du Mont-
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Liban où il convertit beaiitoup (le païens par sa douceur , sa patience , sa charité qui l'engagea à payer une grande somme pour les habitans du pays aux officiers de l'empereur ; ce qu'il fit par le moyen de ses amis.
Après avoir travaillé pendant trois ans dans un bourg de ces contiées où il s'était arrêté , il retourna dans son ancienne solitude d'où il fut tiré malgié lui , et placé sur le siège épiscopal de Carrés en Mésopotamie, qui était cette ville de Haran où le patriarche Abraham avait demeuré avant de passer dans la terre de Chanaan. Il défricha cette terre inculte , autant ou plus par ses rares vertus, que par ses soins et ses travaux , vivant comme s'il n'avait point eu de corps , sans manger de pain , sans boire même d'eau , sans user de lit pour se coucher , sans se chauffer. L'éclat de ses vertus et de ses grandes actions s'étant répandu jusqu'à Constantinople , Théodose-le- Jeune le manda à la cour , et le reçut comme un ange du Seigneur. Il mourut à Constantinople d'où il fut reporté à la ville de Carrés dont il avait été évêque. Les martyrologes Litins ne font point mention de lui ; mais les Grecs célèbrent sa mémoire le i4 de février. ( Théodoret, évêque de Cyr , dans le Philotée. Baillet , F^ie des Saints , tome i . )
ABRAHA^I ( saint ) , abbé en Auvergne. Il vint au monde vers la fin du quatrième siècle, dans la haute Syrie , sur les bords de
l'Euphratc. Voulant imiter le patriarche dont il portait le ' nom , il sortit de son pays pour visiter les anachorètes d'Egypte , dai^ le dessein de les imiter ; mais il fut pris , maltraité et retenu prisonnier pendant cinq ans par les Sarrasins , pour la cause de Jésus-Christ.
Délivré de sa prison , il passa dans les Gaules vers la fin de l'empire de Valentinien iit , et s'arrêta daus l'Auvergne auprès d'une église dont on venait de jeter les fondemens , et qu'il aclieva de bâtir lui-même en l'honiîeur de saint Cirgues, martyr (lat. Cjricus) ^ dont on avait apporté les reliques du Levant , et que l'on faisait passer pour celles de saint Cyr , fils de sainte Julite. Il y établit un monastère , et il y mourut vers l'an 472 5 après y avoir mené une vie sainte et honorée du don des miracles. Son corps fut enterré dans l'église de S. -Cirgues dont le monastère fut changé en une paroisse de la ville de Clermont où le culte de saint Abraham subsiste encore aujourd'hui. Sa fête est marquée au i5 de juin dans le Martyrologe romain. ( S. Grégoire de Tours.
S. Sidoine Apollinaii'e , liv. 7 , épist. I ^.Baillet, T^ie des Saints y tome 2. )
ABRAHAjM ( saint ) , solitaire et prêtre. Il naquit dans le quatrième ou sixième siècle , dans la Syrie ou la Mésopotamie , de parens riches qui l'accordèrent à une jeune fille lorsqu'il n'était encore qu'un enfant. Le
ABR temps destiné pour son mariage étant arrivé, il fut contraint de le conclure ; mais le jour même des noces il quitta son épouse , et se relira clans une cellule à trois quarts de lieues delei , dont il boucha l'entrée, afin de ne s'y occuper que de Dieu et de la prière dans une entière liberté.
Le bruit de sa sainteté se répandit bientôt dans les pays d'alentour, et lui attira un grand concours de peuples qui s'empressaient à l'envi de profiter de ses sages instructions. Ce ne fut pas le seul événement qui troubla sa solitude. L'évêque de la ville qu'il avait quittée l'ordonna prêtre malgré sa résistance , et l'envoya prêcher la foi dans une bourgade remplie de païens près de cette ville. Il se disposa à cette pénible mission, par le jeûne , la prière , les gémissemens ; il y souffrit des peines étranges de la part des infidèles , jusqu'à être accablé , déchiré , mis en pièces , et laissé pour mort très-souvent , pendant l'espace de trois années , après lesquelles ses persécuteurs, touchés de sa patience étonnante et de son courage invincible , se conrertirent tous au nombre de plus de mille personnes. Il les quitta un an après leur conversion , pour se renfermer dans la solitude où le démon s'efforça vainement de le séduire par la voie des prestiges et des illusions.
Il mourut âgé de 'jo ans sans avoir jamais rien relâché de la ,. rigueur de sa pénitence qui allait jusqu'à s'interdire l'usage
non-seulement du vin , de la chair et du poisson , mais encore du pain même. L'Eglise grecque fait sa fête le 29 d'octobre, avec celle de sainte Marie sa nièce , et l'Eglise romaine , le 16 de mars. ( Baillet , F'ie des Saints , tome i . )
ABRAHAM, auteur d'un excellent commentaire sur le Penta- /e//^z/e,manuscritfol. in cat. Biôl. ivjgland. Cod. orient. , pag. 28.
Ilestpresque tout entier cabalistique , avec des notes ad Megilloth.VJo\fi\is,Bi/jL Jie'ù., tom. i , n" 44- Magna bibliotheca eccle-" siastica , pag. 21.
ABRAH-^I Abbali , fils de Chaiijn—Léuite, d'où vient qu'on a coutume de le nommer Abraham^Segel , était de Kalisch , ville de la Basse-Pologne , et vivait dans le dix-septième siècle.
On publia de lui après sa mort :
I" Zait rogtwnan , c'est-à-dire , l'Olivier verdoj-ant ( Jérém. 11, 16); c'est un coinmentaii-e , ou jilutôt un supplément sur Jalkuth schimoni. Il parut à Des— sau , ville du cercle de la Haute- Saxe en Allemagne, l'an 1704.
2° Magen Abraham , le Bouclier à^ Abraham, ( Gen., i5, i. ) Direnf. , 1692 et 1702. Wolfius, Bibl. héb., tom. i , page 3i. )
ABRAHAM Abex - Daguar , lévite espagnol et philosophe , écrivit dans le quinzième siècle un livre qui a pour titre : Emunà ramà , la Foi élevée , dans lequel il tâche d'accorder la loi de Moïse avec la doctrine des philosopiies. Il traite de la transmigration des âmes ; il examine
M tlL-5 oi;l clé cicécs au tommencement du monde , ou si i lies sont créées tous les jours ; quand est-ce qu'elles ^ont unies aux corps. On trouve cet ouvrage , manuscrit 2.i\o , à la hibliotlièque du Vatican. 11 a été écrit par le rabbin Isaac Een- Salomon , en Flandre , l'an du monde 523o,etde Jés.-Cli. i^'^o.
Bartolocci , tome i , Biblioth.
rabh. , n" 56.
ABRARA:M Abex-David-Levi , surnommé le Jeune ^ de Pescar^ , ville de l'Abruzze citérieure dans le royaume de Naples en Italie où il mourut en 1 199. On a de lui : 1° un livre intitulé, les Hommes animés ; c'est un ouvrage de droit qui contient plusieurs décisions , et c[ui a été imprimé à ^ enise chez Jean de Gara , en i6o5 , in-8°. 2° Uu commentaire sur le livre de la Fcrmation , attribué au patriarche Abraham qui parut avec ce. prétendu livre d'Al^raham à J.Iantoue , en i56si, in-4°. Jean- Étienne Rittongel en traduisit une bonne partie en latin , qu'il publia en hébreu et en latin , in-4° , à Amsterdam , en 1642 , chez Jean et Josse Janssons.
3° De nouvelles explications de quelques traités du Xalmud , imprimées dans le corps du Talmud de Eabylone , à \ enise, en i53o , chez Daniel Bomberg , in-fol. 4" I^GS remarques contre les ouvrages du rabbin Zaracliie, lévite. 5" Des notes sur Rau Alphes. (Bartolocci, Bibl. rabb.., tome 1 , page 22. )
ABRAHAM Ace.\-Megas , que
le péic Morin appelle Z.'rn-^/^g'av, rabbin espagnol, a donné : i" Sejjher chc^od Eloliim , c'est-àdire , le Livre de la gloire de Dieu. { Ezéchiel y 9,3.) Conciones in Pentaleuchum Cpoli ; édit. 2° Emék Hassiddim , ou la P'alh'e de Siddim ( ex Gen. , i4, 3, manuscrit). Bartolocci , Jjibl. rabb. , tome i , n° aS.
AYolf., Bibl. hébr.., t. i, n° 11 3.
Buxtorf. )
ABRAHAM Abulpha , rabbin espagnol, a donné : 1° la Lu— mi'ere de l'entendement ou de l'intelligence , pour expbquer cabalistiquement le nom de Dieu , l'elrogammaton. On garde cet ouvrage manuscrit in-8' dans la bibliothèque du \atican.
2" Un livre des Secrets ou des Mj stères de la loi mosaïque, qui est aussi intitulé, Fontaine des eaux vives et fontaine de vie.
On le trouve manuscrit en latin iu-fol. , ])armi les manuscrits hébreux de la bibliothèque du Vatican. 3° More hammore , ou le Docteur du docteur; c'est un commentaire sur le More nevochim cabalistique. 4° ^^ commentaire sur le livre Jetsira.
(Bartolocci ,ibid., n° [\\. Wolfius, tome I , page 3o. )
ABRAHAM Akua , fils de Salomon , dans le quatorzième siècle, a donné : 1° Regulœ expositionis magnœ ; c'est un commentaire sur le Pantateuque appelé Medraseh Rabb a ; à Venise 1601 , et à Cracovie 1648.
On trouve aussi ces règles dans le livre Cedrorum Libani, p. 48.
Elles donnent l'explication de
la manière d'entendre le style du livre Rabboth , et elles sont si nécessaires , dit Bartolocci , que sans elles ce livre est presque inintelligible. 2° Démenti-' bus pardorimi (ex Cant. 4 ? 8) , avec de nouvelles explications de quelques traités talmudiques.
A Venise, 1599. (l^artolocci, t. i, n" io4,pa,o;e ./[g. )
ABRAHAM Aliagari, a publié un livre intit., Leiichammcach , le Cœur joyeux. {Prov. i5, i3.) C'est un commentaire sur Maimonide , du nonibre des préceptes. ( A CF., iG5i, in-4°. )
ABRAHAM Badreschi ou Bf- DBESE^sis , a écrit Coton tliaphnith (qui marque la somme ou la mesure) (ex Ezéchicl, 28, ?..) Cet ouvraf;e contient l'exposition des synonymes de la langue Jîainte, selon la suite des lettres.
11 est manuscrit dans la bibliothèque deLeyde, pag. 284, n" if^- Wolfius", tome i , page 34 , n° 5;.
ABRAHAM Bar - CnASARiEr. , lévite, a écrit un beau livre moral intitulé : le Fils du Roi et le Nazaréen , qui a été traduit du {Jrec en hébreu , et de l'hébreu en arabe. H est écrit'par dialogJies en rhythmes et en vers , et l'on y trouve des préfaces et des tables. Il fut imprimé à Mantoue en 1 557 par les soins de .Tacques Patavini , selon Bartolocci , tom. I , n" 67. Mais cet auteur s'est trompé , si l'on en croit Wolfius , comme on verra dans l'article suivant.
ABRAHAM Bar-Ciiasdai, fils de Samuel , lévite , archi-rabbin
ABR H'î
de Barcelone , fleurissait sur la fin du douzième siècle. On lui attribue : i" nue Lettre :in ral>bin Judas , fils d'Alphacar , envoyée à Tolède pour le détournef de prendre la défense des rabbins de Montpellier contre le livre de Mnimonide ( Afore ne— vochim ). Celte lettre a été réimprimée in Buxtorf , int. ejjist. , p. 434 et -^etj. 2° Une traduction d'aralié en hébreu du livre d'Aristote , de Porno , qu'Érasme croit être l'ouvrage non d'Aristote , mais d'un chrétien. Cette traductionparutàVcniseenioTÇj, in-4'' , et à Giessen , ville d'Allemagne , dans la Hesse , avec la version latine de Cl. Jo. Juste Lofius , en 1706, in-4". 3" Une explication arabe du livre de VAwe, de Galien. Le rabbin Jehuda l'a traduit en hébreu.
Venise , in-f" , avec le commentaire du rabbin Isarlcs. 4" ^''^<* traduction hébraïque du livre ^ Âbv.-Acnied-Aîgazali , intitulé , Mo sue Isedek { lances jur,titiœ) ex L^V/>., ig, 3o. 5° Une traduction hébraïque du livre intitulé, le Fils du Roi et le Nazaréen, imprimé d'abord à Ferrare , puis à Mantoue en i557 , in-S". Wolfius dit que Bartolocci s'est trompé, 1" en attribuant cet ouvrage au rabbin Abraham Bar- Chosnriel qu'on ne doit pas distinguer àC Abraham Bar- Chasdai; 2° en le lui attribuant comme s'il en était auteur , quoiqu'il n'en soit que le simple traducteur ; 3" en ce qu'il assure que cet ouvrage fut d'abord traduit de grec rn hébreu , et en-
suite eu. arabe. Il y en a lUie éditiou de CP. eu i5i8 , in-4° , dans le catalogue de la bibliothèque de Leyde, pafj. 257. Ce livre a pour titre : Filius Régis [Indiœ) et Relfgiosus collocjuentes -y liber ethicus et théologiens , ex grceco translatus in arab. et ex arabica in liebrœwn. 6" On attribue encore à Abraham Ear- Chasdai , la Méditation deVame; mais d'autres , avec Bartolocci , donnent cet ouviaJj,e au rabbin Abraham Eeu - Ghija. Magna bibliotheca ecclesiastica', pag. 22 et 23.
ABRAHAM Bar-Jlda , de Barcelone 5 a écrit un ouvrage théologique intitulé , les quatre Ordres , et divisé en quatre parties dont la première traite de l'existence de Dieu ; la seconde , de la Providence ; la troisième , de la cause finale de la loi de Moïse ; et la quatrième, de la fin des préceptes de la même loi. On le conserve manuscrit dans la bibliothèque du Vatican , in-4°- Bartolocci , tom. I, n" 69.
ABRAHAM Bar-Moïse de Faxo, a écrit un commentaire sur le Cantique des cantiques, manuscrit dans la bibliothèque du Vatican , in--!". Bartolocci , tom. i , n" 9g.
ABRAHAM Be.v-Aiue-Lel-Kal- JÎAXKAS , a écrit: Mangian Hachocma'.la fontaine ilela sagesse.) C'est la clef ou l'introduction à la doctrine des cabalistes , recueillie des écrits du rabbin Isaac Luria , où l'on traite aussi de l'ouvrage de la Création et de ses secrets. Amslerdain, 1^52, in-.i".
AlîR Wolfius, tom. I , pag. 34 , n° 56.
ABRAHAM Be.n-Ascheu, a écrit un commentaire sur Midrasch Rabbci , qui n'est cependant que sur la Genèse ( Genèse, 49 , 20. ) Il porte pour titre : Magdani mêle cil ( les délices du RoiJ, et or Haschechel fia lumière de l'entendementj. Denise, in-folio, loGi , et non pas i56-, comme l'a cru Bartolocci. On croit que Ben-Ascher est le même que le raljlîiu Aljba , qui a aussi écrit sur la Genèse. Bartolocci , n*" 46.
Wolfius , n° 55.
ABRAHAM Bey - Avigador , président du sanhédrin de Prague , capitale de la Bohème , a donné , 1° une explication de Raschi ; 2° des notes sur Arba l'urim. qui se trouvent avec cet ouvrage dans l'édition de Prague, i54o, in-fol. ; 3° une Cosmographie hébraïque , manuscrit dans la bibliothèque Bodléienne, parmi les manuscrits d'Huntlngton, n° 614. Abraham Avigador est mal nommé Abraham Abigedon, dans le catalogue de cette bibliothèque. Bartolocci , n° [\^. Wolfius , u° 55 et n° 47- Magna Biblioth. eccles., pag. 23.
ABRAHAM Eex-Azoi, a écrit, du Sacrifice tl' Abraham, C'est un commentaire sur le livre Si~ yj/z/v. Wolfius croit que Ben-Azur est le même que le rabbin Ben- Dior. Wolfius, pag. 33.
ABRAHAM Bex ou Abex-Bon- XET, a é(H"it sur le Midrcisch tan— chumà , et sur le Rahbotli , ou un grand glossaire sur le Pentateu- f (jue, manuscrit dans la biblio thè- ([ue du Vatican, iu-4''. Wolfius,
ABR fag. 35 , n" 59. Le Long , p. SgS.
Bartolocci, pag. 17, 11° 4o-
ABRAHAM Bf.n-Ciiajim , selon AVolfius , ou Ben-Salom-Hrjim , selon le P. Le Long. On a de lui , I » la Lame d'or {Lévi , 8, 9 ) ; un commentaire sur le Cantique des Cantiques et sur le livre de Ruth, dans la bibliothèque Bodléienne, parmi les manuscrits d'Huntington, n° 329. Wolfius , Biblioth.
hébr. , tom. i , n° 76. Le Long , Biblioth. sacr. , tom. 2, pag. 595.
ABRAHAM Ben-Chajim-Hirsch.
ScHOR , dans le dix-septième siècle , a écrit Thoràth Chaîim, (la loi de la vie) Proi^. i3 , i4' Ce sont de nouvelles explications de plusieurs traités de la Gemare , imprimés à Lublin , ville de la Haute-Pologne, en 1624 , in-fol., et à Prague eu 1692. Wolfius , tom. I, n" 77.
ABRAHAM Be\-Cha\ania-Ja- •CHEL , rabbin italien , de la famille des Galiki , assez connue parmi les juii's, quitta le judaïsme pour embrasser la religion chrétienne , au commencement du dix-septième siècle , sous le pontificat de Paul v , et fut nommé Camille Jaghel , du nom de Camille , que portait Paul v avant son pontificat. Il fit l'oflice de réviseur des livres hébreux dans la Marche-d'Ancône , en 1619 et 1620.* Il avait composé dans le judaïsme: i" La bonne Doctrine, ou Cathéchisme judaïque entre un disciple et un maître , où les articles de la foi mosaïque et les autres choses qui appartiennent aux mœurs sont traitées avec autant de briè-
vcté que de clarté et d'élégance.
Venise, chez Jean de Gara, iSgS, in-S" ; Amsterdam , i65B ; Londres^, 167g, in-8° , en hébreu et en latin , de la traduction de Louis Compiègne de Veil ; et à Franecker , de la même traduction, en i6go. Laurent Odhelius le publia avec d'amples notes à Francfort en 1661 , et Horme Yander Hardt le publia en hébreu et en latin , avec une nouvelle version , à Helmstadt , en 1704 , in-8°. Le but principal de cet ouvrage est d'inspirer aux juifs un tendre amour pour les chrétiens. 2° La femme forte , [Proverbes, 3i, 10) ; à Venise , chez Daniel Zanet , in-B" , 161 1 .
3° Moschiang chosim, ou salvans confidentes (2. Reg. , 7) où l'on donne la manière de guérir la peste par la crainte de Dieu et par les prières ; Venise , 1587 et i6o3 , in-4<'. Wolfius. Baitolocci , Magna Biblioth. eççles.
pag. 23.
ABRAHAM Bex-Chija ou Ciia- JA, rabbin espagnol et disciple du rabbin Moïse Haddarschan , mourut vers l'an i3o3. On a de lui : 1° Megillat hammegilla ( le volume des volumes) , dans lequel il fixe la naissance du Messie imaginaire attendu par les juifs , à l'année 1 358. 2° ^'souràth haarèts, de la figure de la terre.
3° Plusieurs ouvrages astronomiques. 4° La Méditation de l'ame affligée dans le battement des portes de la pénitence , où il traite de l'origine et de la nature de l'homme, de l'admirable structure du corps humain , de
ce dont l'homme doit s'occuper en ce monde , du retour à Dieu , par la pénitence, après le péché, de l'art de bien mourir , et de la fin du monde. Cet ouvrage est manuscrit dans la bibliothèque du Vatican. Bartolocci , tom. i, n°64, et tom. 4, pag. 328. Wolfius , tom. I , n° 'j5.
ABRAHAM Ben-David , a donné Scliagnùr Tscdech , la porte de la justice ( Psalm. 1 1 8, i q. ) , manuscrit dans le catalogue de la bibliothèque Bodl. , n° Sgyi.
Wolfius, Biblioth. hébr. , tome i , n° 67.
ABRAHAM Ben-David-Aeie , appelé simplement Abraham Rophe , c'est-à-dire , médecin , a donné le Bouclier des forts.
( Cant. 4 , 4- ) ■'^ Mantoue, 1612, in-fol. On y traite , en neuf chapitres, de la structure des chambres ou appartemens du Temple, des habits, des pierres précieuses et de leurs propriétés , des offices des lévites, du chant et de la musique des Hébreux , des instrumens de musique , etc. Wolfius , tom. I , n° 63.
ABRAHAM Bex-David-R^levi, rabbin espagnol dans le douzième siècle. On a de lui : 1° le Li\>re de la tradition ou de la doctrine de Moïse , transmise des anciens à leurs descendans.
Genebrard fut le premier qui traduisit cet ouvrage en latin , et qui fut imprimé à Paris en i533 et en 1572. Il parut aussi à Bâle en 1 58o , avec la version latine à côté du texte hébreu , en caractères carrés et in-8° , chez les Frobens. Cet ouvrage
ABR fort célèbre et fort estimé chez les juifs , est une espèce de chronologie parfiiite des patriarches, des princes et des docteurs de cette nation. 2" Une Réponse précise au livre d'Abu Alphvag , docteur saducéen , qui ne se trouve plus aujourd'hui , selon Bartolocci. 3'' Un livre des fondemens ou des articles de foi des juifs. 4" Un livre de la foi élei'ée on sublime qui n'a point été imprimé, selon Bartolocci. C'est un ouvrage moral divisé en trois traités ; l'un , des principes de la nature ; l'autre , des principes de la foi et de la loi ; le troisième , de la médecine de l'cime.
5" Quelques ouvrages astronomiques. (Bartolocci , Biblioth.
rabb., u° 57.) Wolfius dit que ce rabbin s'appelait aussi Abraham Ben-Dior premier, ou le rabbin Abraham Ben-Dior , ou Ben R.-Jitzchack^ ou Ben-R.- Baruch. Kimki dit qu'il était de Tolède , et Juchasin ajoute c[u'il fut mis à mort dans la même ville , pour cause de religion , sans marquer l'année de sa mort.
Bartolocci la met en 1 180.
ABRAHAM Bex-David vivait dans la Yolhinie au dix-septième siècle. Ou a de lui: 1° un livre intitulé , Kour laza hab , sur le 3'' verset du chapitre 17 des Proverbes, où il est dit (jue Dieu éprouve les cœurs comme on éprouve l'argent par le feu, et l'or par le creuset. C'est un commentaire sur les paraphrases chaldaïques du Pentateuque , imprimé in-fol. à Hanovre en i6i4 , et à Francfort-sur-l'Oder en 1681.
ABR 2* De treize façons d'interpréter la loi reçue chez les Juifs ; à ('ambridge , 1697 , en latin. Hen- (Ireichius attribue mal à propos cet ouvrage au R. Abraham Rcn- Dior le jeune ou le second , dont nous avons parlé sous le titre d'Abraham Aben-David. Wolfius dit qu'on attribue aussi à Abraham Ben -David r ancien le livre intitulé, la Voix de Dieu ( Psalm. If) , 3 ), traduit en latin ; Cambridge , iSg-. Il contient neuf cent treize préceptes de la loi avec quelques observations.
Wolfius, 5/^//c»//2. htbr.-, tom. 1, n°64.
ABRAHAM Ben-Eli-Melecii.
On a de lui : Collectiones manipuli oblivione relicli. C'est un commentaire cabalistique sur quelques leçons du Talmud , auquel on a joint le commentaire sur dix scphiroth du R. Joseph Ben-Chaiim;Ferrare, i556, in— 4°. Il ne s'agit donc psis dans cet ouvrage, comme l'a cru Plantavit, de la portion des fruits des champs qu'on laissait aux pauvres. Wolfius, BiOl. héb., tom. i , pag. 33.
ABRAHAM Ben- Jeciuei. , a donné : Villœ Jair {Josué, i3, 3o) ; Venise, 1628, in-4°> chez les Bragadins. Cet ouvrage contient des explications cabalistiques de différcns mots. On y a joint les lettres de l'auteur au rabbin Sam. Chaiim, son maître.
Bartolocci, tom. i , n" 79.
ABRAHAM Be\-R.-Isaac, Bar- R.-JuD , Bex-R.-Samcel-Scialom , Catalan de nation , mort en 1 490 .
On a de l«i l'ouvrage intitulé : la
Demeure ou l'Habitation de la paix ^ imprimé à\enise,chez Jean de Gara, en 15^5, in-4''; c'est un ouvrage très-savant qui contient , quoique sans ordi'e , toutes les sciences naturelles et divines, allégoriques et mystiques, en treize traités, où il est parlé du monde , de Dieu , de la loi divine , de la Providence, des prophètes et de la prophétie , de la doctrine , de la caljale et de ses fondemens, etc. Bartolocci , n" 5S. • ■ '
ABR.\HAM Bfn-Isaac-Caijlth , CiiAJUTM OU Khjuth , cst auteur du livre qui a pour titre : Holeck tamin (quimarche parfaitement) (Psalm. i5 , 2. ) , imprimé à Cracovieen i634 , in-4". On y donne des raisons littérales , allégoriques , mvstiques et morales des préceptes suivant l'ordre de la loi , tirées des livres des cabalistes. Wolfius, Bibl. hcb., tom. i , n" 91 .
ABRAH.\]\I Bex-Isaac-Laxiado, Italien , fleurissait au commencement du dix-septième siècle.
On adelui : i ° le Bouclier d'^bra^ ham , imprimé à \ enise in-4" , eu i6o3 , chez Daniel Zaneti, par les soins du rabbin IsaacGerson.
Cet ouvrage très-estimé des juifs traite , en dix— sept questions , d'une manière nette et oratoire, des dilTérens mystères de la loi de Moïse , de la circoncision, des noces , de l'aumône , de la confession des péchés , de la résipiscence, etc. 2" Une explication du Cantique des Cantiques , intitulée : Nehudoth haccheseph [les points d^ergent), imprimée à ^ e-
nise. Bartolocci , n° 86 , pag. 3i .
Wolfius , tom. I , Dibl. hébr. , pag. 63. ,
ABRAHAM Bex-Isaac-Tzaha- LON , rabbin espagnol du seizième siècle , a donné : i" le Salut de Dieu ( Psabn. i, 23); c'est un commentaire Uttéral,- allégorique et moral , tiré de la doctrine des anciens rabbins, et imprimé en hébreu à Venise, in-4'', chez Jean de Gara en 1 5g5 , et non pas in-S" en i Sgs , comme l'assure Plantavit. 2° Le Livre de la Médecine de Vume {Prov. i6 , 24. ) C'est une explication et une addition aux canons pénitentiaux des Hébreux, du rabbin IsaacLuria, imprimée chez le même imprimeur c£ue le précédent, la même année et dans le même format. Z° La main des diligens {Prov. 10, 4 et 12 , 34.) C'est un livre qui donne la manière de faire un calendrier des Hébreux, des chrétiens et des Ismaélites , imprimé à Venise , comme les deux précédens. Buxtorf et Hottinger se sont trompés en appelant ce rabbin Tzahulon au lieu de Tzahalon. Bartolocci , Bibl.
rabb. , n° 88.
ABRAHAM BEy-JuDA-CHAssAx, a donné de courtes compositions sur les prophètes et sur les livres hagiograplîes de l'Écriture, compilées des ouvrages de Rasi , d'Aben-Esra et Kimki , etc. Elles ont été publiées à Lublin en 1 6 1 2 , fol. Bartolocci , Bibl. rab., ti°'2H.
ABRAHAM Zacmut , savant rabbin , a fait un recueil sous le nom de Juhasin ou Sepher Juliasin , c'est-à-diie , le Uvre des
ABR familles. Ce recueil contient plusieurs pièces qui regardent l'histoire et la chronologie qu'il a jointes ensemble , et dont il y en a quelques unes qui ont été tirées des livres arabes. On en voit deux éditions ; l'une de Constantinople , et l'autre de Cracovie. On juge que la dernière est plus correcte ; mais il y a bien des fautes dans l'une et dans l'autre , principalement dans les noms propres; ce qui arrive ordinairement dans tous les livres des rabbins. Richard Simon, ^/>f. cril.
du vieux Testament.
ABRAHAM Usque, juif portugais , a traduit , comme on le dit communément , la fameuse Bible espagnole des juifs, imprimée pour la première fois à Ferrare en 1 553 , et dédiée à Renée de France , duchesse de Ferrare. Elle est traduite mot pour mot sur le texte hébreu ; ce qui la rend très-obscure , outre que les mots n'en sont pas toujours purement espagnols , mais d'un certain vieux langage espagnol qui n'est en usage que dans les synagogues. Il y en a une seconde édition faite en Hollande l'an i63o, qui est d'un beau cai'actère, et où l'on a changé quelques mots pour les adoucir, et pour les rendre plus intelligibles. Néanmoins la première édition qui approche du gothique est beaucoup plus lechercliée. Ce qu'il y a de particulier dans cette Bible espagnole, c'est que l'on voit, surtout dans celte première édition, un assez grand nombre d'étoiles mat-
ABU quées sur certains mots , qui désignent que ces mots sont tlilliciles à entendre dans la langue hébraïque, et qu'on peut les expliquer endiiTérens sens. Ceux qui ont fait inqirinier pour la seconde fois cette Bible espagnole , en i63o , ont retranché la meilleure partie de ces étoiles,aulieu qu'ils devaient plutôt les augmenter. L'auteur de la préface assure qu'on a suivi , autant qu'il a été possible , la version de Pagnin et son dictionnaire ; mais Richard Simon croit qu'il n'a parlé de cette manière , que pour empêcher les inquisiteurs de traiter cette version d'hérétique. M. Arnauld , docteur de Sorbonne , suppose mal à propos que cette traduction d'x\braham Usque a été faite par un chrétien.
"Wolfius remarque, peut-être avec plus de fondement, qu'Abraham Usque n'est point auteur de cette même traduction de la Bible espagnole , mais que ce sont d'autres juifs que l'on ne nomme pas, et qu'Abraham n'a fait que procurer l'édition de leur ouvrage. Le même Wolfius attribue encore à Abraham CJsque un ouvrage espagnol , imprimé à Ferrare en i553, in-j", sous le titre d'Ordre ou Rît de la fêle du nouvel au et de V expiation. Wolfius , Bibliotli. hébr. , tome i , pag. 91. Richard Simon, Hist.
trit. du vieux Testament, liv. 5, chap. 19. Biblioth. crit. , tom. 3, pag. 41 '5.
ABRAHAM de Balmes, natif de Lecce dans le royaume de Naples , et docteur en médecine
dans l'Université de Padoue , fleurissait au commencement du quinzième siècle. On a de lui, Michne Abrahce , le pécule d'y/brahnin [Genès., i2t , 7.) C'est une grammaire hébraï([ue qui a paru à Venise en iSaS, in-4'' , en liébreu et en latin , avec la préfiice de Daniel Bombcrg. Ricliard Simon dit que cette grammaire est assez savante, mais sans ordre ni méthode , et ([ue la version latine en est barbare. Elle a aussi été imprimée à Anvers en 1 564 , in-4° , et à Hanau , ville d'Allemagne , en hébreu et en latin , en i594 , in-4°. Bartolocci attribue encore à notre rabbin un livre ' de la Substance du Monde, et un autre de la Démonstration , et assure que ce dernier a été imprimé à Venise.
(Gesner, Biblioth. Bayle , Dictionnaire crit. )
ABRAHAM, fils du rabbin Mosc, en 1639, a donné Ahavàth S ion , l Amour de S ion.
( Jérém. , 3i , 3. ) C'est un commentaire sur le Pentateuque et 5 Megillath, et sur le commentaire de Raschius sur le Pentateuque. Il a paru en 1639, à Lublin , dans la Haute-Pologne.
Wolfius, Biblioth. hébr. tom. i, page, 91.
ABRAHAM, fils de Nathan Jarcki , sur la fin du douzième siècle. On lui attribue le Livre des Conducteurs , ou des Rites du siècle , touchant les rites ou la manière de prier parmi les juifs espagnols , français et allemands. CP. , 1519. I)Uxtorf attribue cet ouvrage au rabbin
f)s ABR
Eliakim , {jenJre d'Abi-aham.
Wolfius , Biblioth hébr. , t. i , page 95.
ABRAHAM , fils de Schemuel Gedalia , était de Jérusalem , et vivait en i65o. On a de lui , Y Alliance (V Abraham (Gen., 16, i3. ) C'est un commentaire sur le Jalhit, deux vol. in-fol. dont l'un est sur le Pentateuque , et Vautre sur le reste de l'Ecritui-e.
Wolfius, Biblioth. hébr., t. i , n° 101 . Eartolocci, ^/Z*/. rabbin. , tom. 1 , n° 120.
ABRAHAM, fils de Schelomo, de Troyes en Champagne , dans le seizième siècle , a donné : Sepher birchàth Abraham , ou le lii^re de la bénédiction d' Abraham {Genl's. , 28, 4-) ; '^ Venise , i553, '\x\r-[\'>. Il y est traité au long de la cérémonie de laver les mains. Il y est fait aussi mention de plus de trois cents sortes de rites. Wolfius , Biblioth. hébr. , tom . 1 , n° 1 5g.
ABRAHAM Ben- Usas, vel Osas , a écrit Lechem abbirim , le Pain des forts (Psalm. 78 , 25.) Ce sont de nouvelles explications de quelques traités du Talmud , imprimées à Venise en 1606 et j6i5, in-fol. , et à Londres en i633. Wolfius , Biblioth. hébr. , tom. I , page gS.
ABRAHAM ' Betrhabam , Syrien , a composé en syriaque des commentaires sur Josué , les Juges , les Rois , Isaïe , les douze petits prophètes , Daniel et le Cantique des Cantiques. Hebed Jesu , pag. "j , édit. rom.
ABRHAAM Bivas<. ou VivAX, ou BiRAi.o, nu BivATs, ou Kii.ba*;,
RBA philosophe aragonnais , fleurissait vers l'an i493- H publia en i522, in-fol. , un ouvrage théologique sous le titre du Chemin de la foi. H ne porte point de lieu de l'impi-ession ; mais on conjecture, par la cjualité du papier et du caractère , qu'ilfut imprimé à Constantinople , ou à Thessalonique. On a encore de lui des Sermons sur la Genèse., 5, 29, et quelques ouvragesphilosophiques. Plantavit qui nomme le premier ouvrage de ce rabbin le Grand Chemin de la foi , l'attribue au rabbin Schem Tou , trompé sans doute . comme le conjecture W^olfius , par la naissance de l'auteur qui était fils de Schem Tou. Bartolocci , Biblioth. rabb. , n" 49- Wolfius , Biblioth. hébr. , tom. 1 , pag. 35.
ABRAHAM de Botox ou de EoTEX, rabbin du seizième siècle.
On a de lui : 1° des Questions et des Réponses touchant les façons talmudiques de parler, imprimées à Smirne en 1660 , in-4'' ,.
ou selon Bartolocci , in-folio.
2° Lechem Mischne, \epain double (Exod. 16, 22.) C'est un commentaire sur le Mischnè Thorà de Maimonide , c'est-àdire , le /Are de la répétition , ou de la seconde Ibi , ou le Jad- Chazakit , c'est-à-dire , la main forte , et sur tous les commentaires de ce même livre ; à Venise, 1606, in-fol. , chez Daniel Zaneti. 3*" De nouvelles explicacations de quelques traités tal-' mudiques, à Venise. 1 599, in-4".
WolfiTis , pag. 34, n" 58. Pavtolorci , }»ag. 16 , n" 4;-
ADR ABRAHAM Élie , a donné un
. coiniuentaiie sur les treize Middot , ou manières d'interpréter l'Écriture-Sainte du rabbin Ismaël. Bartolocci assure que ce commentaire est manusc. in-fol.
dans la bibliothèque du Vatican.
ABRAHAM Galanti , rabbin italien , vivait au commeucement du seizième siècle. Son principal ouvrage est un commentaire sur les Lamentations de Jértniie.
ABRAHAM Lévite , fils de Joseph , fils d'Abraham Ferez , fut chassé de Cracovie sa patrie , par la persécution , en i656 , et se retira à Hambourg , puis à Amsterdam où il commenta Megilloth Taanith , ou le livre de Vof-
Jllction ou du jeune , qui y parut en i656 , in-4", avec deux commentaii-es , dont l'un est tiré des deux Talmuds , sous le titre de Commentaire d' AbraliaviLévite; et l'autre , recueilli de divers ouvrages , est intitulé : Nouvelles explications du rabbin Abraham
. hévi. Le même ouvrage , avec le traité de Jean Meyer, de Temporibus sacris et festis diebus Hebrœorum, imprimé à Amsterdam chez Jean Paul , en 1724 , iu-4''.
Wojfius , Bibl. hébr. , t. I , p. 68, n» io6» Acta Lips. Supplém. , tom, 9, pag .141 et seq.
ABRAHAM Lévite, surnommé Y ancien, disciple du rabbinMoïse Corduero , vivait à Jérusalem dans le seizième siècle. On a de lui , 1° un commentaire sur les soixante-dix semaines de Daniel, intitulé : (^ui défait, ou délie les nœuds? imprimé à CF. en 1 5o5, in-4''. Ce commentaire , au juge-
ment de Bartolocci , t. 1 , n" 83 , Contient beaucoup de futilités contraires au texte de l'Ecriture ; 1° Les ordonnances du Sabbat , ou de la, manière de célébrer le Sabbat. Cet ouvrage se trouve à la fin du Kecliith' Kochwa , imprimé à Bàle en i6o3 , et à Cracovie en 1667, in-S". 3" L'explication de la prophétie de Nackmauu Ketupha , fils de Pinchas, lequel étant à peine né , prophétisa , et mourut aussitôt. 4° Celui gui révèle les secrets , manuscr.
Cinq Tikkume (constitutions) schabbat , avec de subtiles observations, fy' Un commentaire sur Jdra, et diverses sections de Sohar, et l'exposition des trentedeux sentiers. Magna Biblioth.
ecclesiastica , pag. 3o et 3i.
ABRAHAM DE Prague , président de l'école' de la synagogue de cette ville , mort en i345 , a donné, 1° l'explication du commentaire du ral)bin Salomon Isacida ; a° des notes sur l'Ordre Oracli chaiim , qui fait la première partie du livre Arba tu— rim ; 3° V Alliance d^ Abraham ; c'est un petit livre d'arihtmé— tique , imprimé in -8° à Cracovie selon Buxtorf , ou à Prague selon d'autres. Wolfius , Bibl. hébr. , tom. 1 , page 139.
ABRAHAM Rophe , c'est-à-dire médecin , a fait un traité sur les choses qui étaient dans le sanctuaire.
ABRAH.ilSI Samarie , a commenté le livre Zohar sur la Genèse , qui est appelé la Loi de la Vérité ^ et qui a été publié en hébreu à Thessaloniaue , en 1604 , in-4'.
ABRAHAM Sciialom , rabbin espagnol , mort en 1693 , est auteur du fameux traité intitulé eu hébreu : Newe Sclialom , c'est-à-dire , habitation de la paix.
ABRAHAM Seeu ou Zeeb , se rendit célèbre par ses pi'édications dans les différentes synagogues de la Lithuanie, et mourut en 1698. On a de lui \° la Race d' Abraham {Gen., 21, 12); c'est un commentaire littéral sur le Pentateuque. Solisbaci , i65g , fol. 1" Un commentaire sur les dix couronnes , dont il est fait mention partie dans le Talmud, partie dans le commentaire de Becliaii sur le Pentateuque , telles que sont la Couronne de la sortie d'Egypte , du sacerdoce d'Aaron , de l'oblation, etc.
Ce commentaire parut in-4" , sans date, ni nom du lieu de l'impression. Wolfius, Dibliot. hébr., tom. I , n° 72. Le Long, Biblioih.
sacr. , tom. 2 , pag. SgS.
ABRAHAM de Ckète ( Barthelemi), auteur du seizième siècle, a donné une édition des Actes du {Concile de Florence. ( Journal des Savans , 1721, pag. 62g.)
ABRAHAM Ecchellensis , savant maronite, professeur des langues syriaque et arabe à Rome et à Paris , fleurissait dans le dixseptième siècle. M. Le Jay l'avait fait venir de Rome à Paris pour remplacer Gabriel Sionita, autre maronite qu'il employait pour son édition de la Bible polyglotte. Il y enseigna aussi les langues syriaque et arabe dans le collège royal. Gabriel Sionita
ABR porta ses plaintes contre lui au parlement , le décria et lui suscita des affaires qui firent grand bruit. Il fut encore attaqué sur sa capacité par M. de Flavigny , savant docteur de la maison et société de Sorbonne , et ils publièrent l'un contre l'autre des écrits très-vifs. On ne peut douter néanmoins qu'Ecchellensis n'ait été liabile dans les langues syriaque et arabe, et très-exercé dans les ouvrages tliéologiques écrits en ces deux langues. La conr^y^ipliondepropagandafide l'associa en i656 à ceux qu'elle employait à la traduction de la Bible en arabe. Elle le rappela de Paris , et le fit professeur des langues orientales à Rome. C'est pendant ce temps-là que le grand duc Ferdinand 11 lui fit traduire d'arabe en latin les 5,6et 7'''' liv.
des coniques d'Apollonius, en quoi il fut aidé par le célèbre Jean Alfonse Borelli , qui y joignit des commentaires. Ecchel-^ lensis mourut à Rome en 1664.
On a encore de lui plusieurs autres ouvrages , et quelques uns en particulier où il concilie les sentimens des. Orientaux avec ceux de l'Eglise romaine contre les protestans, ï° Vingt lettres de saint Antoine , traduites de l'arabe en latin , et imprimées à Paris en 1641. "X" Antoniimagni Abbatis regulœ , serivones , documenta, admonitiones , responsiones , et vita duplex ; le tout traduit de l'arabe en latin , et publié à Paris chez Taupinard , en 1646 , //z-8°. 3° Semitasaj)ientia',s'i\'e ad scirnfias compa-
ABR randas mi-thodus ; à Paris 1646.
C'est une traduction latine d'un écrit arabe avec des notes , divisé en treize chapitres. 4" -^pologia de editione Bibliontm po- Ij-glottoruin , Paris , 1647, ^^^^"■ 5° Deux lettres apolo^jétiques , imprimées la même année à Paris , pour réponse aux accusations de M. de Flavigny contre l'édition du livre de Ruth.
6° Une autre lettre apologétique contre le libelle calomnieux de Gabriel Scionita. 'j° La préface , les titres et argumens des canons du concile de INicée , traduits de l'arabe en latin , avec des notes, à Paris, i645. 8" Une chronique orientale , ibid. , i65i. 9" Eiitycliiusvindicaius, à Rome, i66i.
10° Une traduction latine de V Enchiridion studiosi , composé en arabe par Borhanoddin Alzernouchi. 1 1° La traduction du catalogue des écrivains chaldéens , composé par Abdissi , qu'il fit imprimer à Rome avec ses propres notes , en i653. Il donne à l'auteur chaldéen le nom d^Hebed Jesu (servus Jesii) , et il observe qu'Aubert de Mire , qui l'appelle Abdiesu, écrit et prononce ce nom à la manière des Arabes et non des Cbaldéens.
( Le père Morin , exercit. bibl.
Richard Simon, Histoire crit.
de l'anc. Test. Le père Le Long, Bibli. sacr. tome 2 , page 5g3.
Bayle , Dict. crû. Act. Lips. , 1710, p. i5i.)
ABRAHA^IIENS , ou ABRA- HAMITES , nommés par les Arabes Brachiniah , du nom de leur auteur /Zira /m ou Abrahav?,
renouvelaient les erreurs des paulianistes au commencement du neuvième siècle , sous l'Empire de Nicéphore en orient , et de Charlemagne en occident.
ABRAM ( Nicolas ) , jésuite , né en 1 589 à Chei*val , selon Moréri , ou Xaronval , proche de Cliarmesen Lorraine, selon dom Calmct, entra dans la Société le lo novembre 1606 , et y fit profession le 10 déccmljre 1623.
Il reçut le bonnet de docteur au Pont-à -Mousson , le 16 novembre i653 , après y avoir occupé une chaire de théologie pendant dix-sept ans , prêcha la controverse en diflerens endroits , et enseigna les Saintes - Lettres à Dijon , d'où il revint au Pontà-Mousson , et y mourut dans de grands sentimens de piété le 7 septembre i655 , âgé de soixante-six ans. On a de lui , entre autres ouvrages : 1° Normî panopolitani Paraphrasis in Evcmgeliuni seciindum Jcaniiem, cum notis , à Paris , chez Cramoisi , 1628 , in-S". Il ajouta , en soixante - onze vers gi-ecs , y Histoire de la femme adultère, que Nonnus avait omise. Ces vers du père Abram sont dilFérens de ceux que Nansius avant lui avait suppléés dausle texte de Nonnus.
2° Tlieophrastus, si\e de guatuor Jluviis et loco paradisi , diatriba ad explicationem versiis 290 //'bri quarti Georgicon y à Pont— à-Mousson, i635, in-8". 3° Epitome rudimentoritm linguce liebrdicce , versibus latinis breviter et di lucide comprekensa ; Varis, Mathur. Hainault, lô^S, in-4'';
Divione , Pétri Paillât, in -4'.
i65i. 4° Pharus 7>eleris Tcstamenti, sive sacrarum quœstionwn Ubri quindecim. Accesserunt de veritate et mendacio , Ubri quatuor ; Paris, Jean Lost , 1648, in-fol. L'ouvrage est écrit en dialogue. On estime principalement ce qu'il a composé sur les Assyriens au quatrième livre.
5° Dissertalio de tempore habitationis Jiliorum Israël in AEgjplo, excerpta ex Pliaro vestetris T'estanienti. Cette dissertation est tirée du neuvième livre du Pharus. Le père Tourneiuine l'a inséiée dans sa belle édition de Menochius , en i-jig , in-fol. pag. 428. 6° Axiomata vitœ christianœ; àPont-à-Mousson , 1654 5 in— 4° , ou in-B" à Dijon, 1657 ' ^* encore ailleurs.
L'ouvrage est en vers simples et aisés. 7" Historia Universitatis mussipontance , in-4°. Elle est manuscrite, et l'auteur n'y a pas mis la dernière main. 8° Coin— mentationes in epistolas dom Pauli. Manuscrit conservé au collège de Pont -à — Mousson.
Plusieurs écrivains ont attribué au père Abram , une traduction française , faite d'après l'italien du père Daniel Bartoli , de la Vie du père Vincent Carajje^ et de deux autres ouvrages du même , savoir , l'Homme de lettres , et la Pauvreté contente.
Le père Sotwel l'avait dit le premier , et a trompé les autres ; mais ce bibliothécaire , mieux informé, a rendu ces traductions à Thomas-le-Blanc, aussi jésuite, à cj^ui elles ajipartienneut. Dom
ABR Cdlmet , Biblio th. Lorr. Moréri, édit. de 1759.
A BR AM , (Charles-Dominique) , petit-neveu du précédent , chanoine régulier de saint Augustin, de la congrégation de Lorraine , et curé de Damelivièrc , sur la Meurthe , près Lunéville , a fait imprimer une relation de la cérémonie faite aux dames du Saint-Sacrement de Nanci , à la centième année de leur fondation, en 1725. lia de plus ajouté une espèce de smte à V Histoire de V Université du Pont-à-Mousson, composée par le père Abram , son grand-oncle , et a recueilli plusieurs pièces qui ont rapport à cette histoire , dont le père Calmet a tiré quantité de remarc[ues importantes , tant pour l'Histoire ecclésiastique de Lorraine , que pour la Vie des hommes illustres du. même pays.
Dom Calmet, Biblioth. Lorraine.
ABRECH. C'est le nom que Pharaon donna à Joseph , lorsque l'événement eut justifié la vérité de l'explication qu'il avait donnée aux songes de ce Roi. Les interprètes sont partagés sur le sens qu'on doit donner à ce mot.
Quelques uns prétendent qu'il signifie \c père du Roi , et ils le prétendent avec d'autant plus de vraisemblance , que Joseph luimême dit à ses frères qu'il était établi père de Pharaon. D'autres disent c[ue Pharaon ayant égard en même temps aux services de Joseph et à sa grande jeunesse , lui donna ce nom qui signifie père tendre; explication qui a plu à saint Jérôme ; lequel l'a
ABR préférée à une autre qu'Aquila et l'interprète de la Vulgate ont embrassée. Selon ceux-ci, aZrècAe ne serait qu'une acclamation pour ordonner aux Égyptiens de fléchir le genou devant Joseph. Jonathan et l'auteur de la Paraphrase de Jérusalem , reconnaissent (\yxab signifieyj^re ; mais ne pouvant se déterminer sur le choix des deux interprétations qu'on donne de la syllabe rech , ils les ont jointes ensemble , comme si le mot ahrech signifiait le jeune père du Roi. Cette manière de concilier deux interprétations différentes ne plaira pas aux personnes de bon goût.
Moréri , édit. de i75g.
ABREU (Philippe) , né en 1 6 1 4 , de parens nobles , à Torrès-Yédras en Portugal , entra dans la congrégation des Augustins réformés , et fut fait professeur de théologie dans l'Université d'Évora , par ordre du roi Jean iv.
On conserve dans la maison de son ordre, à Lisbonne , un traité où il explique le mystère de l'Echelle de Jacob , dont il fait l'application à la morale. Mémoires de Portugal.
ABREU (Sébast.) , né en 167 3, au bourg de Crato , dans l'Alentéjo en Portugal , entra chez les jésuites au collège d'Évora en i6io. n y professa avec réputation les humanités durant quatre ans , la philosophie durant le même nombre d'années , et la théologie pendant quinze ans.
Il y avait pris le degré de docteur en théologie le 25 juillet i633.
' Il fut chancelier de l'Université ,
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et il mourut le 18 octobre 1674.
Nous avons de lui : Parocho perfecto , vida do P. Joanne , cardim. Lepreniier, impriméà Évora en i65i , in-fol. Le second, dès 1649 ' ^"■4°- Il ^ composé une Théologie en sept volumes qui n'ont point encore été imprimés.
Mém. manuscrits de M. le comte d'Ericeyra . ( Moréri . )
ABREU DE MELLO ( Louis) , Portugais , né à Villa-Viçosa , écuyer , commandeur de l'Ordre de Christ, alcayde-mayor de Melgaço , s'est fait un nom dans son pays par divers poèmes sur la naissance de notre Seigneur , sur l'Assomption de la sainte Vierge , etc. , imprimés à Lisbonne en 1621 , 1642 et 1659.
Mémoires de Portugal. Moréri.
ABREU ou ABREGE ( Pierre d' ) j religieux espagnol de l'étroite Observance de Saint-François , dans la province d'Andalousie, fleurissait en 161 7. Il enseigna la théologie pendant l'espace de vingt-trois ans, et publia quelques ouvrages dans sa langue naturelle, savoir : i° l'explication des paroles que les Évangélistes rapportent de la très-pure Vierge ; à Cadix , chez Ferdinand Ray, 1617 , in-fol.
2° L'explication du Magnificat y ibid. 3° L'explication du cantique des trois enfans, ibid. ; chez Clément Midalgo , 161 o , in-foL 4° \j Oraison funèbre de la du-chesse de Médina-Cœli, à SéviUe 1606, in-4°. 5° La description de la ville de Cadix. Nicolas Antonio, Biblioth. hisp. Wadingue.
Le père Jean de Saint-Aiîtoine ,
q8 ABR
Biblioth. univ.francîs. tome 2 ,
pag. 426.
ABRÉMATEURS. Ce sont des officiers de la cour de Rome , ainsi nommés de ce qu'ils dressent les minutes et les bréviatures des lettres apostoliques. On les appelle aussi à Rome les prélats deparco , du mot parquet , qui est le lieu où ils s'assemblent dans la chancellerie. Il y a deux sortes d'abréviateurs ; savoir , ceux du grand parquet , de majoriparco , et ceux du petit parquet , deminon. Quoique les uns et les autres soient appelés prélats de parco , leurs fonctions sont néanmoins différentes.
Les prélats du grand parquet se trouvent en ce lieu de la chancellerie pour juger des bulles, c'est-à-dire, pour examiner si elles sont expédiées selon les formes prescrites par la chancellerie , et si elles peuvent être envoyées au plomb ; ce qui appartient seulement à ceux de majori parco , lesquels encore, au nombre de douze , dressent toutes les minutes des bulles qui s'expédient en chancellerie , dont ils sont obligés de suivre les règles.
C'est pourquoi , lorsqu'il est besoin de dispense d'âge ou de quelque autre grâce, il faut nécessairement passer et expédier par la chambre ; et en ce cas le summiste , qui est un prélat officier ■de ladite chambre , dresse la minute des bulles. Les abréviateurs du petit parquet , de minori , n'ont presque aucune fonction ; ils ne font que porter les bulles aux abréviateurs de majori ; ils
sont proprement de ces officiers qu'on appelle ofjiciales oliosi ; mais les bulles des papes qui accordent aux abréviateurs les qualités de nobles, de comtes palatins, et de familiers du pape, et plusieurs autres droits , ne font aucune distinction des abréviateurs du grand parquet d'avec les autres. On peut voir sur les offices d'abréviateurs à Rome les auteurs que cite Roganti sur la première règle de chancellerie , § 4 5 1^° ï 49 5 ^t entre autres plus connus parmi nous , le cardinal de Luca, inRelat. cur., dise. 44- Van Espen , part. 1 , tit. aS , cap. I , n° 9. Corrad., in Prax.
dispens.yVA). 2, c. 8, n° 3 et setj.
ABRÉVIATIONS, sont des notes, des marques et des caractères qui suppléent les lettres que l'on retranche pour abréger.
On usait anciennement de deux sortes d'abréviations; l'une se faisait par les caractères de l'alphabet et l'autre par des notes; la première ne conservait que lu lettre initiale d'un mot , ce qui s'appelait écrire per sigla ou singla. Par exemple , chez les Romains , ces quatre lettres S. P. Q R. signifiaient Senatus , Populusque Romanus.
La seconde sorte d'abréviations se faisait par des notes marquées par des caractères autres que ceux des alphabets , et qui signifiaient des parties de phrases tout entières ; c'était là précisément écrire en notes , et c'est cet art que pratiquaient ceux qui ont été les premiers appelés Notaires.
Justinien , pour rendre l'étude du droit plus facile et sans équivoque , défendit de transcrire les textes des lois avec des abréviations ; mais les greffiers à Rome se servaient d'abréviations , et écrivaient par notes les sentences prononcées par les juges.
Aujourd'hui les bulles et les signatures de la cour de Rome sont encore pleines d'abréviations ; et ces actes seraient suspects de faux , si un mot qui a coutume d'y être écrit par abrégé se trouvait écrit tout au long.
Comme il est difficile de déchiffrer ces sortes d'expéditions de Rome écrites en abrégé , nous ferons sans doute une chose également utile et agréable à ceux de nos lecteurs qui pourront se trouver dans le cas de lire ces expéditions , de leur en donner ici la formule d'après celle que l'on trouve dans le petit Traité des Usages de la Cour de Rome, de M. Castel.
Aa , anno.
Au , anima.
An de cà , auri de caméra.
Ab. abbas.
Abs. absolu tio.
Abnc. absolutione.
Abs , abs. absens.
Absolvèn. absolventes.
Accu, accusatio.
Adhèren. adherentium. Admitt. admitten. admittentes.
Ad. no. praes. ad nostram prœ—
sentiam.
Adrior . adversariorum .
Adrios, adversarios.
^st. œsliwatio.
AfTcct. afj'ectus.
Affin. afjinitas.
Aiàr , aniinarum.
Al. alias.
Alià. aliam.
Aliénât"', alienalione.
Aliquod". aliquomodo.
Alwi's. altissimus.
Air. aller.
Als. pns. grà. alias prœsens gratia.
Alter , alterius.
Altùs , alterius.
Ann. annuatim.
Ann. annuuin.
Annex. annexorum.
Appel, rem. appellationeremota.
Ap. obst. rem. appellationi^ ob'
staculo remoto.
Applicàm. apcàm. apostolicam.
Apostol. apostolicam.
Ap. st'd. leg. apostolicce sedis
legatus.
Appatis , aptis , approbatis.
Approbat. approbationem.
Approbo. approbatio.
Arbô. arbitrio.
Arch. Archidiaconus.
Ap. Arcpo. Archopo. Archiepis-
copo.
ArchiepiiS. Archiepiscopus .
Arg. argumentum.
Asseq. assequuta.
Assequum. assequutionem- Assuquutio. assequutionem.
Attata. att-entata.
Attator. attentatorum .
Attent. attenta.
Atto. att. attenta.
Au. auri.
Aucte. autharitate.
Authorit. autharitate.
Audien. audientium.
loo ABR
Augen. aiigendum.
Aug"'. Aiigustini.
Authen. authentica.
Aux . auxiliares .
Aux", auxilio.
B. B. benedictus.
Beatiss. heatissirne. Beatme. pv. beatissime pater.
Beb''. beue^". benedicti.
Ben. benedictionem.
Bene-alibus. benejîcialibus.
Bene-iÀm. beneficiwn.
Benèlos. benevolos.
Beuevol. benevolentia.
Benig"'. benignilate.
Bo. mem. bonce memoriœ.
Co , cam, cornera.
Caà , cà. causa.
Cais a7um , causis animarum.
Camce canonice.
Canôcov. canoniconim.
Canon, canonicatum.
Canon, reg. canonicus regularis .
Canon, sec. canonicus secularis.
Canôtus , canonicatus.
Canria , cancellaria.
Capel , capella.
Capels. capellanus .
Capa*. capellania.
Car. causarum.
Gard. Cardinalis, Cas. causas.
Caus. causa.
Cen. eccles. censura ecclesias-
tica.
Cens, censuris.
Cerd". certo modo.
Certo m. certo modo.
Ces", cessio.
Ch. christï.
Ci. civis.
Cii'cumperïni . circwiixpectioni.
ABR Cister. cisterciensis.
Cle. clarœ.
Cla. clausula.
Claus. clausa. Clico. clerico.
Clis. clausulis.
Clunia , clà. cluniacenses.
Co. coin, communem.
Cog. leg. cognatio legalis.
Cog. spir. cognatio spirilualis.
Cog*. cogn. cognoia. cognomina.
Cogèn. cognomen.
Coliào. cohabitatio .
Cogtus , cognomitus.
Coig'^ cog'". cons. consanguin
nitatis.
CoTone , communione.
CoTttatur , committatur.
Collât, colla tio.
CoUeàta , collégial a.
Colleg. collegiata.
Collitigan. collitigantibus.
Collm. collitigantium.
Com. communis.
Com*^*. commendain.
Comd'us. commendatus.
Comua'. Epo. committatur Epis-
copo.
Competem. competentem.
Con. contra.
Conc. concilium.
Confeone. confessione.
Confeôri , confessori.
Concone , communicatione.
Conlis, conventualis .
Conriis , contrariis.
Cons. consecratio.
Cons. t. r. consultationi taliter
respondetur.
Conscise , conscientiœ.
Consequèn. consequendum .
Conservan. conservando.
Cons°^. concessione.
Consit. concessit.
Constbus. constitutionibits .
Constitution, constitutionum.
Consu. consensu.
Cont. contra.
Côendarent, coynniendarent.
Côeretur , commendaretur.
Cujuscumq. cujuscumque.
Cujuslt. ciijuslibet.
Cur. curia.
D. N. PP. Dojyiini uostri Papce.
D. N. Dotnini nostri.
Dàt. datum.
Dêat. debeat.
Decro. decreto.
Decrùni. decretum.
Defeti , dcfimti.
Defiùo, definitivo Denomin. denomùialïo.
Denominàt. denom. denomina-
tioneîn.
Derogat. derogatione.
Desup. desuper.
Devolut. devol. dei'olulunt.
Die. diœcesis.
Die. dïctam.
DignT. dign. dignemini.
Dil. fil. dilcctus Jiliiis.
Dip°. dispositione.
Dis. ves. discretioni vestrœ .
Discreoni , discretioni.
Dispao. dissipatio.
Dispèn. dispendium.
Dispens. dispensaiio.
Dispensas, dispensatio.
Disposit. dispositivh.
Diversor. divers orwn.
Divor. divortiian.
Dni. Domini.
Dnicae , Dominicœ.
Dno , Domino. D. Dnus. Doms. Dominus.
Dom. Domim\ Dotât, dolatio. ^
Dolate, dot. dotalione.
Dr. dicitiir.
Dte , dictœ.
Dti , dicti.
Duc. au. de ca, ducatonaiy aun
de cameri.
Ducat, ducatorirm.
Ducent. diicentorwn.
Dum. ret. dm viv. dumvivcret.
Eà. eain.
Eccl. Rom. Ecclesia Romana.
Ecclcsium. ecclesiarum.
Ecclesiast. ecclesiasticis.
Eccleà. eccl. ecclesia.
Ecclis. ecclicis, ecclesiasticis.
Eîj. esse.
Estiïm, effect. ejfectum.
Ejusd. ejusdem.
Elec. eleclio.
Em , enim.
Einolmna. emolumentum.
Eod. eodem.
Epo. episcopo.
Epùs, episcopus .
Et. etiam.
Ex. extra.
Ex Rom. cur. extra romana eu
riam.
Ex. val. existimatione imloris.
Exat , exist. existât.
Excoê , excommunicatione. Excois exeommunicationis .
Excom. excommunicatio.
Execrab. execrabilis.
Exèns , existens.
Exist. exislenti.
Exit , existit.
Exp. exprimi, Exp*^*. exprimenda.
Exped. expediri.
Exp'*. expressiss Expmi , exprimi.
Expri meud . exprimenda .
loa ABR
Exped. expeditioni.
Exped*. expedienda.
Exped"'. expeditioni.
Express, expressis.
Exp". express, expressio.
Extên. extendendus.
Exteud. extendenda.
Extraordin. extraordinaria.
Facicn . facientes.
Facin. facientes.
Fa.ct.factam..
Famàxi. famulari.
Fel. felicis.
Fel, rec. pred. n. felicis. recordationis prcedecessoris nostri.
Festiùbus ,festii>itatiOus.
Fn. for. ioxs. forsan.
Fôsi^fomia.
Fol. folio.
Fr. frater.
Fraêni ,f rat rem.
Franùs , franciscus.
Fxdit. fraternitas.
Fruct. friicius.
Fructib. fvuct.fructibus.
Frùm. fratrum. Fundat. fundatio.
Fundat. fundatum .
Fund*. fond"*, fundaone , yîwdatione.
Gen. generalis.
General, generalem.
Gnalis , generalis.
Gnatio , generatio, Gnli , generali.
Gnlr. gênerai, generaîiter.
Gnra. gênera.
Gra, gratia.
Grad. affin. gra du s affînitas.
Gràr. gratiarvm.
Grat. gratia.
Grat. gratiosœ.
ABR Gratifie, gratificatione.
Gratne. gratificatione Grè, gratîœ.
Gras*, gratiosœ.
Hab. habere.
Hab. haberi.
Habeant. habeantur.
Haben. habentia.
Hactus , lue tenus.
Hèantur, habeantur.
Het. liabet.
Hère , habere.
Hita , habita.
Hoe , hoinine.
HoniTci. honiicidium.
Hujusm. hujusviodi.
Humil. humilit. Lumilt. humi-
liter.
Huoi , lîumoi , hujusmodi.