‹ Bibliothèque sacréeChapitre 123 sur 174 · AIT · texte numérisé non relu

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sécularisation l'abbé était obligé à la résidence sous peine de perdre les deux tiers des fruits qui étalent applicables , savoir un tiers à la Sacristie de l'église d'Aisnai, l'autre tiers à l'hôpital de Lyon ; et quant à la collation des bénéfices , elle était attribuée en ce cas-là à l'archevêque de Lyon , ou h son défaut au plus prochain évêque. Au reste , du temps du paganisme , Aisnai était un lieu très-fameux à cause d'un temple que soixante diverses nations ou peuples des Gaules V avaient consacré à la gloire de l'empereur Auguste , et où les Romains avaient établi des jeux et des prix pour les orateurs.

(DoniTaissete, Géogr. hist., etc.

La Martinière , Diction, géogr.

M. l'abbé Expilli,jD/c^/ort. géogr.

hist. etc.)

AITHAN ou AITHAM ou ÉTHAN , lieu de plaisance entre Bethléem et Thécué où Salo— mon allait souvent. ( i . Par. , c. 1 1 , V. 6. ) Les voyageurs parlent des belles eaux et des vastes bassins que l'on voit encore aujourd'hui au voisinage de Bethléem. Ces bassins, que la tradition du peuple attribue à Salomon , sont magnifiques, et les eaux qu'ils renferment sont également belles et abondantes.

J^oyez Reland., Palestine , 1. i, c. 46, pag. 3oo. Le Brun , etc.

AIX-LA-CHAPELLE , Aquis- Graniim et Aqiiœ-Grani , ville libre d'Allemagne sur les frontières du duché de Juliers , dans le cercle de Westphalie , et dépendante de l'évéché de Liège

AIX \)ourlespiiituel.Lenoin à'Aquœ lui vient de ses eaux minérales , et celui de La Chapelle, de ce que son éjjlise principale était bàlic en forme de chapelle. L'empereur Charlcmagne ayant choisi cette ville pour son séjour ordinaire , à cause de son avantageuse situation dans un vallon agréable , la rétablit , l'orna , et y attira plusieurs conciles.

Conciles d' Aix-la-Chapelle .

Le premier fut tenu l'an ■jSg, sur la discipline. On y publia un Capitulaire composé de quatrevingt-deux articles. Depuis on y en ajouta seize qui sont proprement pour les moines , et vingt-un pour divers affaires ecclésiastiques et politiques.

(Lab., t. 7.)

Le second , l'an ^gg. Alcuin y disputa contre Félix d'Ui'gel, en présence du Roi et des seigneurs, le convainquit d'hérésie et le fit rentrer dans le sein de l'Église , après qu'il eut sincèrement abjuré ses erreurs ( Lab. , tom. 7. )

Le troisième, l'an 802, au mois d'octobre , par l'ordre de Charlemagne. Il nous reste de ce concile un Capitulaire de sept artiticles. Les plus importans sont ceux qui regardent les cor-évèques : il fut réglé qu'ils ne pourraient faire aucune des fonctions épiscopales , et ([u'ils seraient mis au rang des simples prêtres.

On y régla aussi le serment qu'on doit faire à l'Empereur. ( Lab. , tom. 7 , Hard. , 4-)

Le quatrième, l'an 809, au

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