‹ Bibliothèque sacréeChapitre 124 sur 174 · AIX · texte numérisé non relu

AIX

mois de novembre , sur la procession du Saint-Esprit. ( Ibid. )

Le cinquième , l'an 816 , au mois de septembre , dans le palais de Louis-le-Débonnairc. Cet empereur y fit dresser deux règles, l'une pour les chanoines, et l'autre pour les chanoinesses qui étaient de vraies religieuses engagées par vœu de chasteté , cloîtrées, voilées et vêtues de noir.

La règle des chanoines contient cent quanante-quatre chapitres , tirés presque tous de la règle de Chrodegaud, évcque de Metz qui fleurissait dans le septième siècle.

La règle des chanoinesses contient vint-huit chapitres , tirés presque tous des saints Athanase, Césaire d'Arles et Jérume. Ce concile est appelé général dans la préface qui est au-devant de ses canons , à cause du grand nombre d'évêques et abbés qui s'y trouvèrent. ( Lab. , t. 7. )

Le sixième , l'an 817, dans un appartement du palais nommé de Latran , pour la réforme des mœurs et le règlement des religieux. 11 contient quatre-vingts articles (Ibidem.)

Le septième, l'an 828. Le troisième Capitulaire de Louis-le- Débonuaire y fut composé. (Ibid.)

Le huitième , l'an 836 , pour le rétablissement de la discipline ecclésiastique. Les régie mens qu'on y fit sont divisés en trois parties. La première qui concei'ne les vertus épiscopales , contient douze canons , dont le troisième ordonne aux évèques

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d'avoir toujours à leur table ou devant eux des pauvres à qui ils donnent à manger , en quelque lieu qu'ils se trouvent. La seconde partie qui regarde les mœurs et la science de tous les ecclésiastiques , contient vingtliuit canons. La troisième partie qui traite des vertus et des devoirs de l'Empereur et de ses enfans , principalement dans ce [ui regarde les choses ecclésiastiques , renferme vingt-cinq canons. Pi'esque tous ces canons sont tirés du premier concile d'Aix et du sixième de Paris. On dressa, dans le même concile, une remontrance pour Pépin , fils de Louis-le-Débonnaire et roi d'Aquitaine, et pour les grands de son royaume qui les engagea à rendre les biens de l'Église qu'ils avaient usurpés. (Ib. )

Le neuvième , l'an 838 , touchant le monastère d'Anizole.

( Mansi , t. i , pag. 891. )

Le dixième, l'an 842, contre l'empereur Lothaire, dont le royaume en France fut partagé entre les rois Louis et Charles-le- Chauve.

Le onzième et le douzième , l'an 860 , dans la cause de ThietlDerge, femme de Lothaire, laquelle s'étant reconnue coupable d'un grand crime , fut renfermée dans un monastère . (Lab . , tom. 8.)

Le treizième, l'an 862 , où le mariage de Lothaire et de Valdrade fut favorisé. (Lab. , ibid.)

Le quatorzième,ran 987 , pour le couronnement de l'empereur Othon 1".

Le quinzième, l'an 1000, pour examiner l'affaire de Visclérus qui possédait deux évêchés contre les canons.

Le seizième, l'an 1022, pour terminer les différens de Pélegrin , archevêque de Cologne , et de Durand, évêque de Liège , touchant le monastère de Borcet qui fut adjugé à l'évêque de Liège.

AKRABATÈNE AKRAHEVL

Voj-. ACRABATÈXE ET AcRABIM.

AKULA, siège jacobite du diocèse de Maphrian , sur le bord de l'Euphrate, dont Bacéhus, au commencement du huitième siècle , était évêque.

ALABA ESQUIVEL ( Diego ) , évêque de Cordoue , natif de Vittoria , ville capitale d'Alaba ou Alava en Espagne , étudia à Salamanque et fit un si grand progrès dans la connaissance du droit ecclésiastique , qu'après avoir exercé diverses commissions , il eut une charge de président à la cour de Grenade.

Dans la suite, il fut nommé évêque d'Astorga , et en cette qualité il se trouva au concile de Trente. A son retour, on lui donna l'évêclié d'Avila , puis celui de Cordoue. Il mourut l'an i562. Nous avons de lui un ouvrage intitulé : de Conciliis iiniversalibus , ac de lus quœ ad religionis ac reipublicœ chrislianœ reformationem instituenda videntiir. Martin Aspilcueta , de rescript. , n° io4.Nicol. Antonio, Biblioih. hisp.

ALABANDA , ville épiscopale du diocèse d'Asie, dans la Carie

-Méditerranée proche le Mseandre , sous la métropole d'Aplirodisie. Toutes les notices en font mention. Nous en connaissons trois évêques. i° Théodoret qui assista au concile deChalcédoine.

2° Constantin , au septième concile général. 3° Jean , à celui de Photius , sous le pape Jean viii.

ALABARQUE. Joseph emploie ce' terme pour marquer le chef des juifs d'Alexandrie. (Joseph.) Antiq., 1. i8 , c. 8 et 20. ) Il l'appelle aussi quelquefois Ethnarque, et Philon l'appelle Génarque. Ces deux derniers ternies signifient chef d'une nation ; mais pour ce qui est celui à^Alab arque , on ne convient pas de sa signification. Les empereurs Valens, Gratien etTliéodose parlent de la douane ou des impôts nommés Alabarclna dans l'Égyple. (Z/. 9, cap. devectig. et comni.) Il est donc probable que l'Alabarque était celui qui avait la douane du sel , et qu'ensuite les Gentils qui haïssaient les juifs , donnèrent ce nom par mépris , au chef des juifs d'Alexandrie. En ce sens, l'étymolo- • gie d'alabarque viendra du grec d'rtZ^, a/o5, le sel, et archon, le chef.

ALACH ou KILLALO , en latin, allada, ville ou plutôt bourg d'Irlande en Connacie , à l'embouchure du Mayo , et qu'on dit uni à Achonri. On la nomme aussi Cellàid et Tir Amagdact, à cause du territoire adjacent.

Si on en croit les Irlandais , cette ville, comme les autres , a reçu la foi par les prédications de

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saint Patrice ou de ses disciples.

Voici, selon eux, la succession chronologique des évêques de ce siège jusqu'à la réforme.

1 . Saint Muredach , ordonné par saint Patrice. On fait sa fête le 12 août. On ne connaît guère les autres jusqu'à l'arrivée des Anglais , excepté

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