Néapoléon de Flisco
43. Jean Valérius de Caldérinis, de Gènes, ci— devant évêque Savone , en 1467 , mort en 1472.
44- Jérôme Bassus-Roboreus , de Savone , neveu de Sixte iv , 1472, siégea quatre ans, fut fait cardinal et évêque de Recanati.
11 mourut à Rome évêque de Palestrine , en 1 507 .
45 . Léonard Marcliesias , d' Albenga même , chanoine de la cathédrale en 1476 , siégea trentesept ans.
[ /\6. Bandinelle Saulius, noble génois, fait cardinal par Jules 11 , évêque de Gierac et de Malte ; par Léon x , évêque d'Albenga , en i5i3. Il fut accusé d'avoir conspiré contre Léon , enfermé dans la tour d'Adrien, privé du chapeau de cardinal , en i5i7 ; mais on s'aperçut qu'on avait été trop vite. Ilfutrétal)li dans tous ses honneurs; cependant, il mourut de chagrin à Rome le 24 mars i5i8.
47. Jules, cardinal de Médicis, administrateur perpétuel de cette église , depuis 1 5 1 7 j usqu'en 1 5 1 8, fut fait pape , et prit le nom de CléHicnt VII.
48. Jean -Jacques, comte de Camberana , de Pavie , gouverneur de Rome , nommé par Léon X le 5 mai i5i8, mort en i538 dans le lieu de sa naissance.
49. Jérôme Grimaldi, Génois, fait cardinal par Clément vu en 1527 , nommé par Paul 111 le 14 novembre i538, mort à Gênes en i544- Il avait été marié et il avait encore des enfans vivaus.
50. Jean-ïBaptiste Cicada , de Gênes, nommé par Paul 111 et fait cardinal par Jules 111 , siégea jusqu'en i56o qu'il abdiqua.
5i. Carlos Cicada, neveu du précédent , succéda en i56o , mourut en 1572.
52. Charles Grimaldi , de Gênes , avait déjà passé de l'évêché de Sagone à celui de Vintimille.
Il fut encore transféré de celui-ci à Albenga, le 26 novembre 1572, et mouiut en 1 58 1 .
53. Horace, des marquis de Malespines , nomii^é le 8 janvier 1 582 , mort avant d'avoir pris possession.
54- Lucas Fliscus , des comtes de Lavagna, transféré d'Adria sous Grégoire xiii , le 28 mars i582, siégea vingt-huit ans.
55. Dominique Marinus , de Gênes , nommé par Paul v en 1610, transféré à Gênes en 16 16.
56. Vincent Landinelle , de Serazane , nommé par Paul v le 3 août i6i6, siégea jusqu'en 1624 et mourut en 1627.
57 . Piene-François Coste, fils du comte Octavien, nommé par Urbain viu le 29 mars 1624, mourut le i4 mars i655.
'j8. François de Marinis f de
ALB Gênes, nommé le 1 1 août i655, fut transféré à Melphi le 29 mars i6f)(J.
59. Jean-Thomas Pi nelli, évèque de Melphi , succéda à Mariais eu même temps.
60. Fr. Albert Botti , de Gênes , carme , succéda à Pinelli le 24 janvier 1689,
61. Georges Spinula , de Gênes , non^jivé en 1691 , après la mort de Botti , et mourut en
62. Charles-Marie-Josepli de Furnariis , nommé le 20 février 17 15.
ALBERGATI ( Luce ) , d'une famille noble de la ville de Bologne en Italie , fleurissait l'an 976 par sa science, par sa piété et par sa connaissance de diverses langues. Orland lui attribue les ouvrages suivans écrits en italien , mais il ne dit pas s'ils ont été imprimés : 1° trois livres de la Virginité ; 2" un livre de la chute des Anges ; 3° cinq livres des hiérarchies des Anges ; 4° six livres de questions sur le livre de la Sagesse de Salomon ; 5° des commentaires sur le Pentateuque ; 6° quatre livres sur la chaire pontificale et sur la religion ; 7° trois livres des derniers temps et des afflictions ou calamités du monde.
ALBERGATI (Jules) , est auteur du livre intitulé : quo pacto Papa se gerere debeat in totius Impeni ecclesiasti'ci's negotiis curandi's ; Francfort , 161 o, in-4''.
Lippenius, ibid., pag. 39^.
ALBERGATI (Antoine), on a de lui : Jnstructio et décréta pro pnstorihus civitatis et diœccsis
Leodîensis, 161 4, in-4°. Lippenius, tom. 2, pag. 174-
ALBERGHIN (Jean), religieux du tiers-ordre de saint François, né à Palermc en Sicile l'an i574 > prit l'habit de cet Ordre en 1 590.
Il fut fait docteur en théologie étant encore jeune, et il enseigna la philosophie et la théologie scholastique avec une trèsgrande réputation de doctrine.
Il gouverna plusieurs couvens en qualité de supérieur , fut défi— niteur de la province de Sicile , et ensuite deux fois provincial.
Il fut aussi consulteur et censeur du Saint-Oiïice ; emplois qu'il exerça avec tant de capacité que les juges de l'inquisition le consultaient comme un oracle dans les questions les plus épineuses.
Il joignait aux talens une rare piété et une singulière dévotion à la sainte Vierge. H mourut à Palerme dans le couvent de Sainte-Marie-de-la-Miséricorde, le 26septemb. i644- Louis Monacho , prédicateur célèbre parmi les clercs-mineurs, prononça son oraison funèbre. Ses ouvrages sont : I " Manuale qualifie atorwn sanctœ Inqiiisitionis , in quo omnia , quce ad illud tribunal , ac hœresum censuram pertinent , brevi rnethodo adducuntur ; Palei'me, chez Dèce Cyrille, 1642, in-8°. Sarragosse, chez Augustin Verges, 167 1 , in-4''. 2° Lucubrationes scholasticœ et nioralis théologiœ ; 3" Brève chronicon terlii ordinis S. Francisci. Mongitore , Biblioth. sicil., tome i , pag. 3i4- Bordonius de Vérone, et (ioronelli, Biblioth. univers.,
38o ALB
num . 2986X6 père Jean de Saint- Antoine, Biblioth. univ.f rancis.., toni. ?, , pag. 1 18.
ALBERGOTTI (François) d'Arezzo , dans l'État de Florence , célèbre jui'isconsul te , fit en peu de temps un merveilleux progrès dans les sciences , et entre autres dans la philosophie «et dans la jurisprudence civile et canonique , c£u'il étudia sous le célèbre Balde. On dit qu'il professa le droit à Boulogne , et qu'il s'y fit admirer non - seulement par sa grande érudition , mais encore par l'intégrité de ses décisions qui lui acquirent le titre de docteur de la vérité solide. Solidœ veritatis doctor. Earthole parle très - avantageusement de lui.
jN^ous avons encore ses commentaires sur le Digeste et sur quelques livres du Code et des Consultations. Moréri , édition de
ALBERIC , qu'on croit aussi Italien , moine et diacre du Mont- Cassin , cardinal du titre des quatre Saints-Couronnés, vivait en 1057. ^ ^^ trouva à un concile que Grégoire vu tint à Rome en 1079 contre Bérenger ; il fut chargé de défendre la foi de l'Église, et de combattre les erreurs de ce sacramen taire ; et il le fit en si peu de temps qu'il n'employa pas plus d'une semaine à composer un Traité du corps du Seigneur. Pierre Diacre nous apprend qu'il fit encore plusieurs autres ouvrages , des hymnes sur saint Nicolas, un Dialogue sur la musique, un Traité contre l'empereur Henri sur l'élection du
ALB pape ; des Dissertations sur le ja gement dernier , les Peines de l'Enfer , la Joie du Paradis ; l'Assomption de la sainte Vierge ; sur saint Paul, saint Apollinaire, sur le martyre des saints Modeste et Césairée. Il écrivit eu outre la Vie de saint Dominique, abbé, celle de sainte Scholastique. On nous assure que tous ces ouvrages sont en manuscrit dan^ la bibliothèque desCordeliers à Florence.
Pour ce qui regardela vie de saint Dominique , elle se trouve au 22 janvier dans Bollandus, tom. 2.
Possevin , Arnolde Wion , Ciaconius , Bollandus lui-même , le confondent mal-à-propos avec un autre Alberic , aussi moine du Mont-Cassin qui vivaitenii23.
(Cave. )
ALBERIC,qu'on CToit Français, moine de l'abbaye de Trois-Fontaines , de l'Ordre de Cîteaux , dans le diocèse de Chàlons en Champagne, fleurit versl'an 11^1.
11 composa uneChronique depuis la création du monde jusqu'en l'année 1 1 26 , que Vossius rapporte dans le second livre des Historiens latins, ch. 26, p. 38 1.
On a toujours espéré que M. Du Chêne la donnerait tout entière , c'est-à-dire jusqu'au temps d'Alberic même , ou jusqu'à l'année 1241 ; mais le manuscrit reste toujours caché dans quelque bibliothèque ; on dit qu'il est dans celle de Saint-Gai en Suisse, dans celle du Roi à Paris. Il f^iut espérer que quelqu'un dans la suite lui fera voir le jour. (Cave , Trithème , Vossius. )
ALBERIC VEER ou VERUS,
ALB Anglais de la famille des comtes d'Oxfort et de Clareiice, a été illustre parmi les chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin vers l'an i25o. Il a composé un Traité de l'Eucharistie , la vie de saint Osithe et les antiquités de son monastère , qui portait le nom de ce saint. Sa vie est dans Suri us au 7 octobre.
ALBERIC , dit de Rosate ou RoxiATi, était de Eergame en Italie , et un des plus savans hommes de son temps. Il vivait en i35o. Nous avons de lui un excelleut commentaire sur le sixième livre des Décrctales que l'on a souvent réimprimé , et quatre livres des Statuts ou Ordonnances, un Dictionnaire du Droit ■civil et canonique , imprimé à Venise en 15^3, 1601; un Traité sur les Témoins dans le Traité des Traités, vol. 5, fol. 176 , et un autre dea Propositions , ibid.
vol. X, fol. 334. (M. Cave.)
ALBERT , c[ue l'on nomme aussi Olbert , était.abbé de Gemblours ; il avait été moine de Lobbes, Ordre de Saint-Benoît; il vivait dans le dixième siècle.
Sigebert dit qu'il a été illustre par sa science dans les belleslettres et dans les matières ecclésiastiques , et par son zèle pour la religion , et qu'il a rendu son nom immortel en écrivant des vies des Pèi-es , et en composant des Hymnes à l'honneur des Saints ; mais particulièrement parce qu'il a instruit Burchard , évèque de Worms , et a été cause «^u'il s'est applic£ué à l'étude ecclésiastique , et qu'il a donné
son volume de Canons , si utile à tout le monde , composé par les soins de cet Albert. Sigebert, de Script, eccles., c. I42•^ alère- André , Biùl. ùelg. Trithème , Possevin, in ^ppar.Bupïn, Bibleccl. , dixième siècle.
ALBERT ou ALBERIC , chanoine d'Aix , vivait en 11 20. Il composa , selon qu'il avait aj)pris des autres, Y Histoire de la prise de Jérusalem sous Gode— froi de Bouillon , en douze livres.
Il y décrit ce qui s'était passé en Orient depuis l'an logS jusqu'à la seconde année de Baudouin n , en II 20, Reinerius Reineccius a été le premier qui nous ait donné cette histoire intitulée , Chronique de Jérusalem , sans nom d'auteur , à Helmdstad , i584- Bongars l'a restituée ensuite à son auteur dans son livre G esta Deiper Francos , tom. i , pag. i84- (Cave.)
ALBERT , patriarche latin de Jérusalem , vint au monde à CastrO'di-Gualteri en Italie, dans le diocèse de Parme , vers l'an 1149. Il fut d'abord chanoinerégulier de Sainte-Croix-de-Mortara dans le Milanais , ensuite évèque de Verceil, enfin patriarche de Jérusalem. Il établit le lieu de sa résidence à Acre , où il vécut dans un martyre continuel , joignant aux travaux et et aux persécutions du dehors qu'il eut à souffrir , mille austérités volontaires. Il rassembla sous un même chef plusieurs ermites qui demeuraient épars sur le Mont - Carmel , et leur donna une règle fort courte qu'il
renferma en seize petits articles.
C'est ainsi qu'il est devenu le législateur de l'Ordre des Carmes qui en font l'office comme d'un bienheureux , le 8 d'avril.
ALBERT (saint), évêque de Liège , cardinal et martyr , était fds de Guillaume m , cojnte de Louvain et frère de Henri , duc de Lorraine , c'est-à-dire du Brabant , qui avec ses dépendances s'appelait alors laBasse-Lorraine.
S'étant consacré au service de Dieu dans de l'église de Liège, sa vertu le fit élire d'un consentement unanime pour succéder à l'évêque Raoul, mort le 5 d'août de l'an 1 191 . L'empereur Henri vi traversa cette élection de tout son pouvoir , et donna un ordre ou au moins occasion à trois gentilshommes allemands d'assassiner Albert qui s'était retiré à Reims où il fut attaqué par ces meurtriers, qu'il avait reçus dans sa maison avec toute sorte de bontés, et c£ui le percèrent de treize coups mortels. Son corps , enterré d'abord honorablement dans la cathédrale de Reims , fut transféré sous Louis xiii à Bruxelles où on le conserve avec beaucoup de vénération dansune châsse fort ornée. Le Martyrologe romain , depuis la révision qui s'en fit sous Grégoire xiii et Sixte V , met la fête de saint Albert au 21 de novembre. Sa vie , écrite par un de ses domestiques, a été insérée tout entière dans l'histoire que Gilles, moine d'Orval, a faite des évêques de Liège.
Elle est au second tome de Cha-
ALB peauville avec ses Remarques, liaillet, 21 novembre.
ALBERT , prieur du monastère du Mont-des- Vignes à Pavie, a écrit vers l'an laSo , les Vies de sainte Béatrix, de sainte Aldegonde , de saint Amand.
Pôssevin, in appar. Dupin, Bihl.
eccles. , treizième siècle.
ALBERT, abbé de Stade en 1232, voyant qu'il ne pouvait réformer ses moines qui ne vivaient pas suivant leur règle , malgré une bulle c[u'il avait obtenue pour cela du pape Grégoire IX , se démit de son abbaye et jîassa en 1240 dans l'Ordre des Frères-Mineurs dont il fut bientôt élu général. Il composa une chronique depuis la création du monde jusqu'en l'année i256, qui est excellente pour connaître l'histoire des anciens temps et particulièrement des affaires d'Allemagne. Il n'y suit que les meilleurs auteurs dont il rapporte fidèlement les paroles , et c[u'on ne trouve guère ailleurs.
Cet ouvrage nous a été donné l'an 1687 par Reinerius Reiiiec— cius , et imprimé à Helmstad , et depuis réimprimé à Wirtemberg eni6o8.(Cave. Dupin, Bibl. eccles. , treizième siècle.)
ALBERT (saint), du Mont- Trapano , carme , naquit à Trapano , ville ancienne de la Sicile au cap du Ponant lorsque Frédéric 11 était roi de Sicile , l'an 121 2. Sa mère, Jeanne Palizzi , femme noble et pieuse , lui ayant déclaré qu'elle ne l'avait obtenu après une longue stérilité c^u'en
ALB promettant à la sainte Vierge de le consacrer à Dieu sous sa protection dans le monastère des religieux du Mont - Carniel , il embrassa leur institut dans leur couvent du Mont-Trapano. Dans cette école de pénitence , Albert cherchait tous les moyens imaginables de se mortifier. Outre les austérités communes, il portait le cihce trois fois la semaine, ne buvait point de vin , mêlait tous les vendredis de l'absintlie à sa nourriture , récitait toutes les nuits tout le Psautier à genoux, et passait sans inten-alle de la prière à la lecture ou aux œuvres de charité. On le chargea malgré lui du ministère de la prédication qu'il exerça jusqu'aux extrémités de la Sicile avec autant de zèle que de fruit , nonseulement parmi les chrétiens , mais encore parmi les juifs. Il mourut dans une solitude près de la ville de Messine, le 7 d'août de l'an 1292 , selon l'opinion commune. Son coi'ps fut entené dans l'église du couvent de son Ordre à Messine où Dieu fit paraître, par plusieurs signes miraculeux, la gloire de son serviteur.
Une partie de ses os fui-ent trans- • portés dans le couvent du Mont- Trapano. Le Saint fut canonisé à Rome vers le milieu du quinzième siècle. Sa fête tombe le 7 d'août.
Surius. ( Baillet , 7 août. )
ALBERT, surnommé le Grand à cause de l'étendue de son éixidition , était de Lawengen en Souabe, issu de la famille des seigneurs de Bolstad. Il naquit , selon quelques uns , l'an 1 1 98 ,
et selon d'autres , en 1206. Ses parens l'envoyèrent à Passaw pour le faire instruire de bonne heure dans les belles-lettres ; dégoûté du monde , il entra dans l'Ordre de Saint-Dominique en 1221 , et reçut l'habit des mains du bienheureux Jourdain qui était alors général de l'Ordre.
Nous ne dirons rien ici de cette pesanteur d'esprit qu'on lui suppose pour avoir recours à un miracle , ni de ce (Jéfaut de mémoire qui lui arriva avant de mourir. Il suffit de savoir qu'il fit en peu de temps de si grands progrès dans toutes sortes de sciences , qu'il passa pour le plus habile théologien, philosophe et mathématicien de son temps. La connaissance surtout qu'il avait des mathématiques fit sur le peuple de si grandes impressions que ne pouvant comprendre la mécanique de quelques ouvrages qu'il avait faits , il fut presque regardé comme un magicien. Après la mort de Jourdain qui arriva en 1286 , il gouverna tout l'Ordre en qualité de vicaire-général pendant deux ans ; il eut même plusieurs suffrages pour le généralat, aussi bien que Hugues de Saint-Cher ; mais ni l'un , ni l'autre ne fut élu. On le fit provincial pour l'Allemagne ; il s'établit à Cologne , et y enseigna publiquement la théologie avec l'applaudissement d'un nombre infini d'auditeurs qui venaient de tous côtés pour l'entendre. Ce fut de cette école que sortirent saint Thomas d'Aquin, Amlîroise de Sienne et Thomas
Catimpré , si célèbres dans la suite pour leur science. En 1260, All)ert fut nommé à l'évèclié de Ratisbonne par le pape Alexandre IV et quoiqu'il témoignât beaucoupd'éloignement pour les dignités ecclésiastiques, il se vit contraint d'accepter ce qu'on lui présentait. Il demanda avec instance d'en être déchargé , et en 1263 il reçut la permissi n de se retirer dans son couvent de Cologne où il ne s'occupa plus que de la prière et de l'étude.
Il y mourut le 25 novembre en 1280, âgé de soixante -quinze ans , d'autres disent quatrevingt-sept ans. On a rassemblé tous ses ouvrages en vingt-un volumes in-fol. imprimésà Lyon par les soins du père Jammy , dominicain, en i65i. Nous ne parlerons ici que de ceux qui concernent les sciences ecclésiastiques : les commentaires sur l'Ecriture-Sainte , savoir sur les psaumes , septième volume , sur .Térémie , Baruc , Daniel , et sur les douze petits prophètes ; le huitième , sur les Evangiles de saint Matthieu et de saint Marc ; le neuvième , sur l'Evangile de saint Luc ; le dixième , sur celui de saint Jean et l'Apocalypse ; le onzième et le douzième contiennent les sermons pour toute l'année et pour les Saints , des prières sur les Évangiles de tous les dimanches de l'année, trentedeux sermons de l'Eucharistie qui se trouvent aussi parmi les œuvres de saint Thomas ; mais qui sont plutôt d'Albert -le- (irand ; et un discours sur la
femme forte ; le treizième est composé de commentaires sur les livres attribués à saint Denis l'Aréopagiste, et d'un Abrégé de Théologie divisé en sept livres , les trois tomes suivaus contiennent les commentaires sur les quatres livres du Maître des Sentences ; le dix-septième et le dixhuitième comprennent saSomme de théologie ; le dix-neuvième , un ouvrage intitulé, Sommes des Créatures , divisé en deux parties, dont la seconde est de r Homme. On ne doute point que tous ces ouvrages ne soient d'Albert-le-Grand ; mais le vingtième tome en contient plusieurs qui sont douteux ou supposés. Le premier n'est pourtant pas de ee nombre ; c'est un discours en l'honneur de la Vierge intitulé , Mariai, surcesparoles de l'Évangile , l'Ange Gabriel fut eni'Ojé , etc. Mais les douze livres des louanges de la Vierge qui suivent sont de Richard de Saint- Laurent , pénitencier de Rouen à qui cet ouvrage est attribué > dans l'édition qui s'en est faite à Douai en 1625, in-4" ; et ce qui peut persuader que c'est véritalîlement ce Richard de Saint- Laurent qui*en est l'auteur , c'est • que dans plusieurs endroits il se cite lui-même ; par exemple , son Traité de la confession , et du fruit qu'on en retire ; son Traité de la pureté du cœur , de la contrition , de l'échelle de Jacob ; et ce Richard , pour le dire eu passant, s'appelait de Saint-Laurent, parce qu'il était d'un bourg dans le pays de Caux
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nommé Saint - Laurent. Dom François de la Pommeraie, moine bénédictin de Saint-Maur, fait mention de lui dans son histoire de la catltédrale de Rouen , à l'occasion de la réforme que l'arclievèque Odon Clément voulait établir dans le chapitre d'Andely en 1245 ; il dit que ce prélat était accompagné de plusieurs chanoines, et en particulier de ce Richard de Saint-Laurent. L'ouvrage intitulé Biblia Marianno, n'est certainement pas d'Albertle-Grand ; outre que ni Laurent Pignon , ni Valleotanus , qui nous ont donné la liste de ses écrits , n'en parlent point , le style est entièrement différent du sien. Le vingt-unième tome contient quelques ouvrages philosophiques assez douteux, un Traité du sacrifice de la messe et du sacrement de l'Eucharistie , le Paradis de l'àme ou l'écrit des vertus, et un Traité de l'attachement à Dieu. ( Le père Echard , script, ord. Prced. , t. i , p. 1 7 1 . Possevin, in Appar. Dupin, Bibliolh. eccl. Bellarmin, etc.) Albert-le-Grand fut béatifié par le pape Grégoire xv en 1622- On fait sa fête le i5 de novembre; son corps qui repose dans l'église des dominicains de Cologne, fut trouvé entier au dix-septième siècle. (Baillât, i5 novembre.
ALBERT DE BERGAME (B.), du tiers-ordre de Saint-Dominiqae, était né dans un petit village du territoire de Bergame , de parens d'une condition basse et méprisable selon le monde , mais vertueux, et qui l'éievèrent
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chrétiennement. Il donna dès son enfance des mai'ques de sa sainteté future. A l'âge de sept ans, il paraissait déjà élevéàune sublime oraison , et se privait trois fois la semaine de sa nourriture en faveur des pauvres.
Lorsqu'il fut parvenu à un âge plus mûr, il s'appliqua à l'agriculture en la compagnie de soii* père. Tandis que son corps était courbé sous le travail, son esprit était élevé en Dieu dans une haute contemplation. Il s'engagea dans l'état du mariage pour obéir à ses parens. Il eut à souffrir de la part de sa femme les reproches les plus piquans , occasionés par sa grande libéralité envers les pauvres ; il les endura avec patience , et Dieu autorisa sa charité par des miracles.
Ayant été long— temps persécuté par quelques personnes puissantes qui voulaient s'emparer du champ que possédait son père, il se retira à Crémone où il s'adonna avec une nouvelle ferveur aux œuvres de miséricorde. Peu de temps après il entra dans le tiers-ordre de saint-Dominique , qu'on appelait alors la milice de Jésus-Clirist , et dans la suite les Frères de la Pénitence. Il résolut d'acquérir la perfection évangélique. En effet , on le vit bientôt aller de vertu en vertu ; il excella en particulier dans la charité envers les malades, les étrangers et les personnes dénuées de" tout secours. Il alla par dévotion visiter les saints lieux de Jérusalem. De retour à Crémone et sur le point de s'embarquer sur le a5
Pô , son extrême pauvreté ne lui permettant pas de rien offrir au uautonier pour sou passage , il fut rebuté avec beaucoup de dureté , mais après avoir invoqué le nom du Seigneur , il marcha sur les eaux et passa le fleuve à pied sec. Il vécut dans une parfaite humilité, et mourut saintement le 7 mai de l'an 1279. Il fut inhumé avec grande solennité au milieu du chœur de l'église où il avait accoutumé de faire son oraison , et en présence d'un peuple prodigieux. Dieu fit éclater sa sainteté par des nouveaux miracles , lesquels étant bien examinés , portèrent Benoît XIV à permettre que sa fête fût célébrée dans tout l'ordre des Frères-Prêcheurs et par tout le clergé deCrémone et de Bergame.
Ceci est tiré de l'office du Saint.
ALBERT DE BRESSE , de l'Oidre des Frères-Prêcheurs dans le quatorzième siècle, a fait vme Somme de cas de conscience, plusieurs lettres, quelques sermons,qui sont restés manuscrits; on les conserve dans la bibliothèque des dominicains de Yicence.
ALBERT DE Padoue , religieux de l'Ordre des Ermites de Saint- Augustin dans le quatorzième siècle , fut disciple du fameux Gilles Romain , sous lequel il étudia à Paris et reçut le bonnet de docteur. Il enseigna peu de temps après et expliqua les saintes Ecritures avec ime telle réputation qu'on venait de tous côtés pour l'entendre. Le pape Boniface vin voulut le voir et l'appela à Kome ; mais ce pape étant
ALB mort en peu de jours , il revint en France et mourut lui-même à Paris l'an iSaS, ou, comme d'autres leprétendenten, 1 325, à l'âge de quarante-six ans. Il futenterré dans l'église des Augustins. 11 composa plusieurs ouvrages, des sermons du temps , des Saints ,.
du Carême , imprimés à Paris, 1 544 , 1 55o , in-8° ; une explication des Evangiles de tous les dimanches de l'année , à Venise , 1476 , in-fol. On conserve à Padoue, suivant la chronique de son Ordre , quelques autres ouvrages de lui manuscrits ; c'està-dire , des commentaires sur \e Pentateuque , sur les quatre Èvangelistes, sur les Épîtres de saint Paul et le Maître des Sentences. On voit à Padoue sa statue en marbre , avec un magnifique éloge que le public lui a fait dresser pour l'honneur qu'il a fait à sa patrie . (Trith . de script. , Possev. inapp. , Pamphile, Biblioth. august. Le Mire. Cave. ) ALBERT , surnomicé de Argentina , parce qu'il était Allemand , maître ou théologien de l'évêque de Strasbourg , a vécu dans le quatorzième siècle. Cet évêque dont on ne nous dit point le nom , l'envoya à Avignon pour l'excuser auprès du pape , et lui porter le décret de l'empereur Louis contre Tambition des papes. Ce fut vers 1378 qu'il composa une chronique depuis les commencemens de la maison d'Habsbourg jusqu'à la mort de Charles iv , ou depuis 1270 jusqu'en 1378. Cuspinien nous l'a donnée imparfaite à Bàle , 1 553,
1569, et cette édition a été mise à l'index des livres défendus, aussi bien que le reste de l'ouvra{i[e , jusqu'à ce qu'il soit corrigé par l'inquisition ; mais cela n'a pas empêché Christianus Urstitius de nous la donner tout entière dans la bibliothèque des écrivains d'Allemagne , à Francfort , 1670 , tom. 2 , p. 97. Il a encore composé la vie de Berthold de Buchocke , évèque de Strasbourg et de Spire. ( Voyez Urstitius, ibid.,p. 167. Cave.)
ALBERT , de Sarciano , ville de Toscane , homme versé dans les langues grecque et latine , et dans les sciences sacrées et profanes, interprète au concile de Florence , et vicaire-général de l'Ordre des Frères-Mineurs , a composé , dans le quinzième siècle , quelques ouvrages assez bien écrits qui n'ont point encore vu le jour, et dont Wadingue donne le catalogue suivant dans la bibliothèque des auteurs de son Ordre ; un Traité de la pénitence composé l'an i433 ; un Discours sur l'Eucharistie, prononcé l'an 1422; un Discours sur les conditions de l'amitié et sur la malice de l'envie ; un autre pour montrer que la bassesse de l'extraction n'apporte point d'obstacle à la vertu ; un autre sur les réprimandes qu'on doit faire aux insolens, fait l'an i44^; un Traité adressé à Eugène iv contre ceux qui blâment les martyrs ; un Discours prononcé dans le Chapitre général de son Ordre, tenu à Padoue l'an i443; plusieurs Lettres au page Eugène et
à Christophe, évcque de Rimini, Wadingue a inséré quelques fragmens de ces ouvrages dans le quatrième tome de ses Annales, qui font connaître la beauté de l'esprit et la politesse de cet auteur qui mourut à Milan en 1 45o.
(Dupin , Bibl. eccl. , iS' siècle.
ALBERT ( Jean), natif de Harlem en Hollande , a vécu dans le quinzième siècle. Il prit l'habit de religieux chez les carmes , et fut docteur de Louvain. Il composa divers ouvrages, entre autres des commentaires sur la première Epltrecle Saint- Jean , des sermons , des questions sur le maître des Sentences, et une explication du livre de l'Ecclésiastique. Il mourut à Malines l'an 1 496.A'^alère-André, Bibl. belg. Marc-Ant. , Aleg. in Porad. Carmel. )
ALBERT (Philippe), autre carme allemand appelé de iVî«i^/«, lieu de sa naissance , qui est un.
village près de Francfort , vivait sur la fin du quinzième siècle , vers l'an i495. Il professa la théologie à Paris et à Cologne , et il écrivit sur le Cantique des cantiques et sur le maître des Sentences , un volume de Sermons , etc. ( Thri thème , de script. Possevin , in appar. Lucius, Biblioth. Carmel , ^/eo-r.
in Parad. Carmel. )
ALBERT CRUMMEDICKIUS, était de Lostein, province du cercle de la Basse-Saxe en Allemagne, n fut d'abord chanoine et ensuite évèque de Lubec.
Christian, roi de Danemarck, se scn'it beaucoup de lui dans dif-
férentes ambassades où il l'envoya, et où il consomma la plus grande partie des revenus de son église et son patrimoine. Il mourutâgéde plus de soixante-dix ans en i489.Ilnous a donné une chronique des évêques de Lubec , depuis la fondation de cette église jusqu'à l'an i465, que son prédécesseur mourut. Cette chronique a été depuis continuée jusqu'en l'année i5o5, et le jeune Mébonius nous l'a donnée parmi les écrivains allemands , tom. 2,édlt. d'Helmstad, i688, in-fol. ( Cave. )
ALBERT, baron de Bonsteton , Allemand, aumônier de l'empereur Maximilien ii , et doyen des Ermites de Saint-Augustin en Suisse , parut en 1491 ; il donna la vie de saint Nicolas de Tolentin du même Ordre , qu'on dit avoir vécu plusieurs années sans manger. Surius l'a placée au i o septembre. Nous avons encore de lui une histoire qu'il a intitulée, Autrichienne , et cju'il a dédiée à Charles vin, roi de France; elle est manuscrite dans la bibliothèque de l'empereur à Vienne.
Pierre I^mbecius en fait mention dans ses Commentaires , tom. 2 , pag. 4 , et promet de la donner au public. La mort l'en a empêché. Son digne successeur Daniel Nesselius l'a fait dans sa Sécographie , imprimée à Vienne.
ALBERT CRANTZ, Allemand, naquit à Hambourg d'une trèsbonne famille. Il reçut le bonnet de docteur en théologie et en droit canon , après avoir donné des marques de sa capacité eu
différentes académies, l'an 1490- Etant nommé docteur de l'académie de Rostoch , il y enseigna cpelque temps le droit et la théologie. Il revint ensuite dans son pays , et il fut fait chanoine d'Hambourg , ensuite doyen , et honoré d'une place de professeur où il se fit connaître plus particulièrement vers i5o4. H était un de ceux qui désiraient le plus ardemment la réformation de l'Eglise ; et sur ce que Luther s'était mis en tète de l'entreprendre , il lui disait :
Allez, mon frère, allez dans votre cellule , et dites , Miserere mei, Deus. Il mourut à Hambourg l'an i5i7 au mois de décembre, et fut enterré dans le cimetière de la grande église. Nous avons de lui sa Métropole, ou Histoire ecclésiastique des églises d'Aile^ mogne , particulièrement de Say:e , fondées ou rétablies du temps de Charlemngne , depuis 780 jusqu'en 1 5o4 , en douze livres. Elle est imprimée à Bâle, 1 548 ; à Cologne , 1 574 , in-8° ; à Francfort, 1576 et iSgo. Treize livres de l'Histoire de Saxe . Cologne, i52o; Francfort, iS"]^.
Quatorze livres de l'Histoire des Vandales, Francfort, i575. Chronique des autres pays septentrionaux , de Danemarck , de Suède, de Norwège, etc.; Sltasbourg, 1 546, et avec les additions de J. Wolfius , Francfort , 1575.
Il est bon d'observer que tous ces ouvrages ont été mis à l'index des livres défendus. Il a fait encore un libelle de l'oflice de la messe , impr. à Rostoch. (Cave.)
ALBERT, marquis de Brandebourg, cardinal de la sainte église romaine , était fils de Jean, surnommé le Grand, électeur de Brandebourg , et frère de Joachim, aussi électeur, n était chanoine de Mayepce et de Trêves , lorsqu'il fut fait archevêque de Magdebourg et primat de Germanie. Il fut élu archevêque de Ma yence le 9 mars 1 5 1 4 r et garda son premier archevêché avec celui-ci par dispense du pape Léonx; ce qui était sans exemple, îl fut encore administrateur de levêché d'Halberstadt , et le mênie pape Thonora de la pouipre romaine le i\ mars i5i8. Il signala sou zèle contre Luther et le combattit de toutes ses forces, loin de l'avoir favorisé, en laissant la liberté de religion dans les diocèses de Magdebourg et d'Halberstadt , comme l'a dit faussement Eggs dans son Lexicon. n mourut à Ma yence le 24 septembre de l'an i545,âgé de cinquante-cinq ans. Ses écrits sont, \°StatutaproClerireforTnatione.
2° Décréta çdversus novatores , Lutherum et asseclas. 3" Des Sermons souvent prêches devant son peuple. 4° Responsio ad epistolam Lutheri. 5" Oratio de bello movendo contra Turcos ; à Islèbe, i6o3. 6° Des constitutions ou statuts sur les matières ecclésiastiques , en allemand ; Leipsick, i552. ( Fabricius , BibUoth. histor., tom. i,pag. 386, 407 ,. 41 !• Magna biblioth.
eccles. , pag, 218. )
ALBERT ( Louis), de l'Ordre des Ermites de Saint-Âugxisttu ,
expliquait publiquement l'Écriture-Sainte dans l'Université de Padoue sa patrie, en 1623. On a de lui, 1" la p^ie de saint Nicolas de Tolentin ; Padoue , i6i o.
2° de reali prœsentia Christi in Eucharistiœ sacramento , 161 3.
30 De terrestri Poradiso , 1619.
4° La ^ie de la bienheureuse Cla ire de Mon te-Falcn , 1610.
5° Lectiones quœdam de operibus sex dierum , 1629, in-4° , avec le livre de Paradiso terrestri. 6° Lib. de Prœdestinatione et reprobatione ; Venise, 1623 , in-4''. Magna Biblioth, eccles. , pag. 214.
ALBERT ( Nicolas ) , né à Palerme le 20 décembre i652 , entra fort jeune dans l'état ecclésiastique , et s'y distingua par sa science , par sa piété et par son goût exquis pour les belles-lettres qu'il cultiva avec succès. Il s'appliqua d'une façon particulière à la poésie , et publia plusieurs pièces de vers en langue toscane, qui le firent admirer par les connaisseurs en ce genre. Il prit le degré de docteur en théologie à Palerme , et fut de l'Académie de cette ville ainsi que de celle de Trapano. Il avait une dévotion toute particulière aux mystères augustes de la très-sainte Trinité et de la divine Eucharistie, et à la sainte Vierge. Il mourut à Palerme le 16 octobre 1707, après avoir donné de rares exemples de toutes les vertus chrétiennes, et surtout d'une patience héroïque dans les longues et cruelles douleurs par le moyen desquelles il plut à Dieu de
l'exercer. Antoine Mongitore fit l'abrégé de sa vie , et la mit à la suite de son ouvrage posthume sur le Paradis. On a de lui , 1° Comment ari sacro - storici délia vita , doctrina , e miracoli di Giesu Chris to , etc. , deux volumes in-fol. ; à Païenne , chez Félix Marin , en 1 3 1 3 ; et à Venise , chez Pezzana , en 1716 , trois vol. in-4°- 2° La terra de inventi scoverta à mortali , cioe lo stato de beati in Paradiso — divisa in due partie : nellaprima si tratta délia beatudine del corpo ; nella secwida délia beatitudine del anima ; à Palerme , cliez Jean Neapoli , 1709, in-folio. 3" Offerte fervoro se alSS. Crocijiso, e Maria immaculata sempre vergine , da farsi in ogni principio di mese da chi desidera esser , vero scliiavo délie piaghe di Christo nostro redcntore , e délia Madré SS. Advocata de peccatori ; ibid., 1713 et I7i4) in- 12.4° Compendio de commentari sacrostorici délia vita di Christo N. S. ibid., 1714, iu-4''n a laissé quelques autres ouvrages manuscrits tant en vers qu'en prose. ( Mongitore , Biblioth. sic. , tom. 1 , in appendice , pag. 45. Journal d Italie, tom.|Î28,pag. 467.)
ALBERT (le P.) de Paris, capucin. Nous avons de lui : Conférences sur le symbole des apôtres , dans lesquelles toutes les principales vérités de la religion sont expliquées, et leS décisions des conciles sur chaque article sont rapportées famihèrement par dialogues , de la même ma-
ALB nière qu'elles ont été prononcées dans les missions et ailleurs, in- 12 ; à Paris, chez la veuve de Laize de Brèche, rueSt.-Jacc[ues, 1688. Journal des S avans., 1689, pag. 167 de la première édition, et pag. 142 de la seconde.
ALBERT ( Jean ) , savant auteur , natif de Krumaw ou Cromaw , près de Budweiss, ville de Bohème , a fleuri dans le dix-huitième siècle. Nous avons de lui , 1° Spécimen annotationum phi~ lologicaruni in îiovum Testa— mentum, ex Philonis Judœi libro de opificio ?nundi collectarum.
Cet ouvrage se trouve dans le Musœum lïist. philolog. theol. , imprimé à Brème en 1 728 , in-8''.
vol. I", pag. 104. 2° Observatione s philologie œ in sacros novi fœderis libro s ; à Leyde , chez Jean Arn.Langerack, 1 725, in-8°.
3° Periculum criticum , in que loca quœdam cum veteris ac novi fœderis., tum Hesjchiiet aUorum illustrantur, vindicantur , emendoliir ; ibid., 1727, in-S". iT/agna biblioth. eccles. , pag. 206 et seq. Act. Lips. , jnois de juillet de l'an 1725, pag. 3o2, et mois de novenibre de l'an 1 727 , pag. 495.
ALBERTI ( Leandre ) , vulgairement Leandre Alberti , dominicain , né à Bologne en Italie , l'an 1479 j embrassa l'Ordre de Saint-Dominique dans sa patrie, le 25 novembre i495. Il s'appliqua entièrement à l'étude après sa profession, et il y réussit. Le père François Sylvestre de Ferrare, ayant été élu général de l'Ordre en i525, appela à Rome
ALB le père Leandre Alberti pour être l'un de ses assistans sous le titre de provincial de la Terre- Sainte. Il fut aussi -l'inquisiteur général à Bologne où il mourut vers l'an i552. Ses ouvrages sont :
1° de T^iris illiistribiis ordinis Prcedicatorum libri 6 ; à Bologne, chez Jérôme Platon , i5i7, in-fol. Ouvrage écrit avec autant d'exactitude que d'élégance et de pureté, dit le père Echard.
2° J^ita délia B. Colomba de Ri'eto del terzo habito délia penitenza del glorioso padre S. Domenico , sepolta a Perugia ; à Bologne , chez Jérôme de Benedictis, i52i,in-4''. 3° deD.Dominici obituet sepidtura; ibid. , chez Vincent Bonardi , i535.
Altamura et Rovetta lui attribuent un autre ouvrage de la translation de saint Dominique ; .mais c'est le même que le précédent, comme il paraît par les annales de Bzovius , où cet ouvrage est rapporté tout entier à l'an 1233. 4° Chronichetta délia gloriosa Madonna di san Luca del monte délia Guardia , e de suai miracoli, del suo principio, sino air anno 1 552 , et dell origine delconvento délie venerande Monache di san Matthia, scritta dal F. Leaiidro Alberti, et accresciuta da un reverendo Religioso sino ail* anno 1577 ; Venise, 1577, chez les frères Guerra , in-S" ; Bologne , chez Jean Rossi , 1 598 , avec un appendice jusqu'à cette année. 5° J^ita Joan. Bentivoli secundi. ^'^ Délie donne che sono stale illustri , nella Domenicana religione ,
7° Vita Joachimi, Ab bâtis Florensis , et vaticiniorum ejusdem explicatio ; kMolo^ne, i5i5, et à Venise, 1527. On doute si cet ouvrage est de Léandre Alberti , parce que le style n'en est pas élégant comme celui de cet auteur. 8° f^ita D. Jordani Saxonis ord. Prœdic. Magistri 1.
9° Diatriba de incrementis dominii Veneti. i o*» De claris viris Reipublicœ Venetœ. Ces deux ouvrages imprimés à Rome se trouvent dans la bibliothèque de Casanate. 11° Historié di Bologna jusqu'à l'an 1279, imprimé à Bologne depuis l'an i54i jusqu'à l'an 1 590 , in-4° ; 1 2° Descrittione di tittta Vltalia , etc. ; Bologne, i55o, in-fol. ; Venise, i55i, i56i et i568, in-4''. Il y en eut dans la même ville une édition corrigée et augmentée en i58i , et une autre en i588, in-4". Guillaume Kyriander traduisit cet ouvrage en latin, et le publia à Cologne en 1567, in-fol. Mais les îles appartenantes à l'Italie manquent dans cette édition, l'i" Ephemerides ab adventu Ludovici XII , Galliœ régis in Italiam usque ad annum 1 552 ; manuscrit dans la bibliothèque des dominicains de Bologne. LeP. Echard, scripl.
ord. Prœdic. , tom. 2 , pag. 825.
Becmann , catal. Bibl. franco/. , pag. 8.
ALBERTI (Jean-Baptiste), natif de Savone , ville de l'État de Gênes en Italie, entra chez les clercs réguliers appelés Somasques , et y devint orateur , philosophe et théologien de réputa-
3j)9 ALB
tioii. 11 nxourut vers Tan 1660 , et laissa , 1° Lib. 3 , de Vita et rébus gestis sancti Majoli , Abbati's Cluniacensis , historiée et dogmatice descriptis ; Gènes , i638, in-8°. 2° Un Traité en langue toscane sur l'origine des académies publiques et particulières , ibid. , 1689. 3° Des vers sacrés et moraux écrits en la même langue, ibid. , 1641. 4° Lib. 4 de ApyaritioneVirginis miseri" cordiœ Savonensis , et de imaginiôus ejiisdem , portent is miracvlisque, illustribus in Italia ; ibid., 1642. 5° Jpes Lilii; Torione 1646; Oldoin , Athen. Liguât., pag. 309. Le Long, Biblioth. hist. de la Fance, p. 227, n''49^2.
ALBERT IN (Arnaud), de Majorque , évèque de Patti ep Sicile, composa divers ouvrages : Repetitio nova sive comment aria rubricœ et sap. i , de hœreticis , lib. 6. Quœstio de secreto , quando debeat et non debeat revelari. De agnoscendi^ assertionibus cathnlicis et hcerC' ticis. Possevin, in appar. sacr.
Rochus Pyrrhus , notit. eccles.
Sicil. , in Pactensi. Miraeus , de script, sœc. i6. ^'icol. Antonio , de script, hisp.
ALBERTINI (François), jésuite de Cantazaro dans la Calabre, professa la philosopliie et la théologie à Naples pendant neuf ans avec applaudissement, et mourut en 1619. Entre autres ouvrages , nous avons de lui une théologie en deux volumes in-fol. , sous le titre de : Corollaria theologica ex principiis
philosophicis deducta, imprimée à Naples en 1606 et 161 o, et à Lyon en i6i6. Alegambe , de script, societ. Jesu. Miraeus , de script, j'j scec. Sotwv\., de script, societ. Jesu. Il a laissé en outre un petit traité «?e Angelo custode où il enseigne que les animaux ont des anges gardiens.
ALBERTIS (Albert de), de Trente, est auteur de divers ouvrages : Kindicice adversus Gasp. Scioppium , imprimées en 1649. ^'^>^^s<^wus eloquentiœ sacrœ et proplianœ , imprimé en 1669. Paradoxa inoralia de ornatu mulieruni , publiés en i65o. Alegambe , pag. 9. Konig.
Biblioth. vet. et nova.
ALBERTONIUS (Alexandre), a rassemblé des déclarations et résolutions du droit en vingt livres. Cet ouvrage fut imprimé à Venise, in-fol. , en i585.
ALIîERTUCCI DE BORSEL- LES (Jérôme), de Bologne en Italie, religieux de l'Ordre de Saint-Dominique, a vécu d^ns le quinzième siècle. C'était un esprit doux et facile , qui aimait la solitude et qui se faisait un plaisir de l'étude de l'histoire.
Il composa une chronique depuis le commencement du monde jusqu'en i^^i , les annales de son Ordre et quelques autres Leandr. Alberti, de script. Ital.
et lib. 4. de Viris illust. damii^ic.
Séraphin Razzi, Uist. de gUhomini illust. dominic. Yossius , de Bis t. la t.
ALBÏ ou DE ALBA (Jean), chartreux, Espagnol de nation, aéLé,tvès-tstimé dans le seizième
ALB içiècle pour sa piété et pour sa doctrine. Après avoir appris parfaitement la théologie , les langues orientales , et surtout l'hébraïque , il prit l'habit de religieux dans la chartreuse dite la vallée de Jésus-Christ , près la ville de Ségovie, au royaume de Valence où il mourut le 27 décemb. 1691 .Ce savant homme , infatigable dans le travail, laissa plusieurs ouvragessurrÉcriture- Saiute. Les chartreux de son mojiastère qui en firent imprinier :Un en 1610, sous ce titre, Sacrarum simioseon animadi'er" sionum et eleclorum ex utriusque Testamenti lectione commentariuset centuria, témoignent dans la préfacequ'ilsavaientencore de lui un très-grand nombre d'autres ouvrages sur le même sujet.
Le Mire parle d'un autre imprimé en i6i3 , intitulé : Selectœ umwtationes et expositiones in i-aria utriusque Testamenti difficilia loca. Miraeus, de script, iœcul. 16. Nicol. Antonio , I. P.
BibUoth. script, hisp.
ALBI ( Henri ) , jésuite de Bolène dans le Comtat-Venaissin , entra chez les jésuites en 1606.
Après y avoir professé les humauités, il enseigna la philosophie pendant cinq ans , la théologie scholastique pendant un pareil nombre d'années, et la théologie morale pendant deux ans. Il fut élevé depuis aux charges de son Ordre, et gouverna successivement en qualité de recteur les »;olléges d'Avignon, d'Arles, de Grenoble et de Lyon. Il mourut à Âxks en 1659. ^ ^^^ auteur des