‹ Bibliothèque sacréeChapitre 149 sur 174 · AI · texte numérisé non relu

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ouvrages suivans: la T^ie de saint Gabin , martyr ; à Lyon , 1624 , in-i2 ; /a J^ie de saint Pierre de Luxembourg ^ à Lyon , 1626 et i632 , in-i2 ; /a T' ie de la mère Jeanne de Jésus ^ fondatrice des religieuses Augustines; à Paris, 1640, in-12 ; la Vie de sœur Catherine de Vanini ^ converse de Sienne; à Lyon, i665, in-i2 ; Eloges historiques des Cardinaux français et étrangers mis en parallèles } à Paris, i644 »

in - 4°- Item , nouvelle édition suivant le père Le Long , sous ce titi'e : Histoire des Cardinaux illustres qui ont été employés dans les affaires d'Etat , par le sieur de Verdier, et augmentée des Vies des Cardinaux de Berullc , de Wcheh'eu et de La Ro~ chefoucnult; à Paris, i653,in-4''.

Cet ouvrage est très-superficiel.

\J Anti—7 1 éophile paroissial ou réponse au livre qui porte pour titre : le Théophile paroissial de la Messe de paroisse ; à Lyon , 1649, iiï-i2. Voici l'origine de ce livre qui a paru sans nom d'auteur. Un capucin publia en ï635 un ouvrage intitulé : Theophilus parochialis , seu de quadruplici débit o in propria parochiapersolvendo ; concionis, missœ , confessionis paschalis , paschalisque communionis , per R.P .

B. B. C. P., c'est-à-dire , reverendum patrem Bonaventuram Basseanum , capucinum prœdicatorem; à Anvers, i635, in-8°. C'était une espèce de suite ou d'augmentation d'un autre livre du même, imprimé dès 1 633, àDouai , in- 1 2, sous ce titre : Parochianus obe-

diens , sis'e de dujilici debilo parochionorwn audiendi scilicet niissam et verùuJii Dei in suaparochia , saltem diehus dominicis et festis majoribus stante commoditate. Le père Nicéron dit que l'éditeur de cet ouvrage nous apprend que Bonaventure de la Bassée s'appelait originairement Louis le Pippre. Nous n'avons rien trouvé de semblable dans l'édition de Douai de i633 , on n'y nomme point l'auteur; il est dit seulement dans l'avertissement ad parochos et parocliia- 710S , que cet auteur était , avant son entrée chez les capucins , licencié en théologie ;ïqu'il avait été professeur royal en philosophie à Douai , et que depuis qu'il s'était fait capucin , il avait professé la philosophie et la théologie H Liège , et qu'il avait prêché à Cambrai vers le temps du dernier concile provincial tenu en cette ville. L'ouvrage du père de la Bassée fut réimprimé sous le titre de Parocophihis , à Paris, 1637 , in-12 , par les soins d'un prêtre qui prit le nom de Timothée Cleritime. Le curé de Saint-Nizier de Lyon en traduisit aussi en français la partie qui concerne la messe de paroisse , et publia sa traduction en 1649 ^ Lyon , in-S" , sous ce titre ; le Théophile paroissial , par le R.

P. B. B. C. P. , traduit du latin par Benoit Pays , docteur en théologie , chanoine-sacristain et chef du Chapitre de l'église collégiale et paroissiale de Saint- INizier de Lyon, juge-lieutenant en la primalie de France. Ce

traducteur ayant déclaré qu'il avait entrepris ce travail pour s^ opposer jà la liberté de quelques prédicateurs , membres d'une compagnie régulière , qui s'étaient échappés à déclamer publiquement contre la messe de paroisse , s'attira la réponse du père Henri Albi , qui, non content de défendre les prétentions des réguliers attaquées par le capucin , s'en prit aussi à la personne du traducteur, et changea ainsi en querelle personnelle une dispute de droit. Benoît Puys opposa une réponse chrétienne à un libelle anonyme , honteux et diffamatoire , intitulé : Anti- Théophile; à Lyon , 1649, iii-^"- Le père Albi répliqua par le livre suivant : Apologie pour l'anti- Théophile paroissial contre la réplique injurieuse et les plaintes injustes de M. Benoît Puys, où de nouveau est solidement établi le privilège des églises des Réguliers , par Paul de Cabiac , prêtre régulier (c'est le masque que prit le père Albi); à Lyon, i64g. Cette dispute poussée un peu vivement se termina par une réconciliation amiable qui se fit publiquement entre les deux parties , comme il paraît par un acte qui en fut dressé le iS décembre i65o. Les autres ouvrages du père Albi sont : VArt d'aimer Dieu; à Lyon , 1634 , in-24 ; à Paris , ï636, in-12 ; du Renouvellement d'esprit ; à Lyon, i65i , in-4''; de la Conception immaculée de la Vierge; à Grenoble, i6d4, in - 4° ; Grammaire française avec des observations ; à Lyou,

1667 ' i"-8''- 1^0fez\cs Ménoirtis du père Nicéron , art. dernier du tom.33. Moréri, édit. de 1759.

ALBIGEOIS, Albigenses, hérétiques qui tirent leur nom de la ville d'Albi en Languedoc , où ils se cantonnèrent et où ils s'élevèrent au milieu du douzième siècle. Ils s'appelèrent encore Pétrobusiens , Arnaudistes, Cathares , Piffres , Patarins , Tisserans , Bon-hommes , Publicains ou Poblicains, Pessagiens ou Passagers , etc. Les Albigeois soutenaient les erreurs des Manichéens et y en ajoutaient de nouvelles. Ils disaient que Jésus-Christ n'était ni vrai Dieu ,' ni vrai homme ; que l'Église ne pouvait excommunier personne ; que les médians prèti-es ne consacraient pas ; que Dieu était l'auteur du péché , et non le libre arbitre de l'homme, qu'il ne fallait ni bâtir des temples à l'honneur des Saints , ni les fréquenter; que pour être sauvé , il suffisait de confesser ses péchés sans en faire pénitence ; que les corps ne ressusciteraient point ; que le Paradis et l'Enfer n'étaient rien ; et que ceux qui connaissaient Dieu , comme ils le connaissaient euxmêmes, portaient le Paradis dans leurs cœurs, tandis que ceux qui étaient en péché mortel y portaient l'Enfer. Ils se moquaient du Purgatoire , des prières pour les morts , des images , des croix, des cérémonies de l'Eglise. Ils avaient une hiérarchie composée de diacres , de prêtres , d'évêques, et d'un pape qui tenait

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son siège en Bulgarie. Quant ù leurs mœurs , il y avait deux sortes de gens parmi eux , les parfaits et les croyans. Les parfaits ne mangeaient ni chair , ni œuf, ni fromage, se vantaient de vivre dans la continence , et ne juraient jamais. Les croyans qui menaient une vie commune ou déréglée , tenaient pour certain qu'ils étaient sauvés par la foi des parfaits , et qu'aucun de ceux qui recevaient l'imposition de leurs mains n'était damné.

Les Albigeois furent condamnés, 1° dans un concile de France , tenu à Lombez sous le pape Alexandre m . l'an 1 1 76 : 2° dans un concile général de Latran , l'an 1 179; 3° dans un autre concile de Latran, l'an I2i5; 4" dans un concile tenu à Toulouse sous le pape Grégoire ix , l'an 1228.

La croisade qu'on prêcha contre les Albigeois, l'inqviisition qu'on établit aussi à Toulouse contre eux, la mort du jeune Raimond, comte de Toulouse, leur protecteur , arrivée l'an x 249 , concoururent à les détruire ou à les ramener à l'Église , si ce n'est ceux qui ont pu se joindre aux Vaudois. ( Castel, Histoire des Comtes de Toulouse ; Pierre de Vaucernay, religieux deCîtcaux, Histoire des Albigeois ; Reinier, donynicain ; le père Benoît , aussi dominicain , Histoire des Waudois et des Albigeois ; le père Langlois , jésuite , Hist. des Croisades contre les Albigeois; M. Bossuet, Hist. des f^ariations.

ALBIN DE VALSERGUES , ( Jean d') dit de Serrei , archi-

diacre de Saint^Étienne de Toulouse, fameux prédicateur. Nous avons de lui sur les matières de controverse un livre imprimé à Paris chez Guillaume Chaudière eu i566, sous le titre du Sacrement de V autel , pour la confirmation du peuple français , avec trois lettres écrites à une dame de qualité , pour la détourner de se faire de la religion prétendue réformée , et une quatrième adressée à Robert Prévôt, ministre de Genève qui se disait ministre de Paris. Il écrivait fort bien pour ce temps-là. Il mourut à Toidouseen i566. (De La Faille, Ann. de Toz//. ,part. 2, p. 209.) ALBINE. (/^V- Mélame.) ALBINE , illustre Romaine tl mère de Marcelle, vivait au milieu du quatrième siècle. Elle consultait souvent saint Jérôme sur les difficultés qu'elle rencontrait en lisant l'Ecriture-Sainte.

Ce grand homme nous l'apprend lui -même dans la préface de l'Epi tre aux Galates. Il parle encore ailleurs de cette sainte femme et de Marcelle sa fille , dont il nous a laissé la vie. ( Saint Jérôme , sur VÉpître aux Galates , et dans ses Lettres. Voyez Mélame. )

ALBIZZI ou ALBICI ( Barthélemi ), religieux de l'Ordre de Saint-François , natif de Pisç , est auteur du célèbre ouvrage des Conformités. Cet ouvrage a été imprimé in-fol. en i5io , à Milan chez Gotard Pontice , et est divisé en trois livres. Dans le pi'ernier,cet auteur trouve douze eoûforraités de saint François

avec Jésus-Christ , seize dans le second , et douze dans le troisième : c'est ainsi que se laissant emporter à un zèle indiscret et injurieux à l'humilité de saint François , il prétend élever ce glorieux patriarche par-dessus les autres Saints, et prouver par là qu'il a fait des actions aussi éclatantes que celles du Fihj.de Dievi. Un giand nombre de sa^ vans et de pieux religieux de cet Ordre ont censuré cet excès peu judicieux de Bartliélemi.

On lui attribua un autre traité , de Vita et laudibus D. Mariœ T^irginis , en six livres, imprimé à Venise, en 1 596. (Possevin, in appar. Henri Willot, Athen.

franc, Wading , Biblioth. française , etc. Moréri , édition de

ALBIZZI ou ALBICI ( François ) , natif de Césène en Italie , suivit d'abord la profession d'avocat dans sa patrie. Quelques mauvais traitemens qu'il reçut d'un gentilliomme pour qui il avait plaidé , et dont il perdit le procès , l'ayant engagé à se retirer à Rome, il s'y avança en peu de temps par le crédit des jésuites avec lesquels il était fort lié. Il fut d'abord secrétaire de quelquesprélats,etobtintensuite pour lui-même une prélature. Ce fut lui qui dressa la bulle contre Y Augustinus de Jansénius , sous Urbain vin , dans la fameuse affaire des cinq propositions. Il devint assesseur du Saint-Office, et Innocent x le pronmt au cardinalat. Il était liabilc jurisconsulte , d'un naturel fort gai ,

ALB mais si porté à la satire qu'il ne ménageait même pas la cour de Rome , ni ceux à qui il devait son élévation. Il mourut en i684- On a de lui un Traité de la Juridiction des cardinaux dans r Eglise titulaire de Rome; à Borne , 1668. Etat du sie'ge de Rome , tome 1 , pag. q5. Journal de Saint-Amour. Mémoires du temps. { Moréri. )

AI,BORG, ^/^«r^wm , ville éjiiscopale du Danemarck , sous la métropole de Londen, est située sur la gauche d'un bras de ïner qui s'avance lïeaucoup dans le pays qu'on appelle le golfe ou le lac de Ljrn , et qui a son entrée dans la mer Baltique. L'évêclié qui avait été fondé au onzième siècle , dans un lieu nommé Burglau , y fut transféré en i54o.

ALBUIN , écrivain de la fin du dixième siècle qui prend les titres de prêtre et d'ermite. On soupçonne qu'il fut d'abord moine de Gorze. On a de lui un recueil de passages choisis de l'Écriture et des Pères sur les principales vertus chrétiennes ; il est dédié à Héribert , archevêque de Cologne. D. Martenne en a donné la dédicace et les trois premières lignes de la préface dans son ampl. Collect. , tome i , pag. 3(^0. Le reste est encore manuscrit , et se trouve dans la bibliollièque des chanoines réguliers de Tongres. Sandérusavait vu dans la Ijibliothèque de saint Martin de Tournai un autre ouvrage manuscrit du mèm-e auteur sur le (uème sujet. Il nous

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apprend aussi qu'on trouvait encore de lui, parmi les manuscrits des Dunes , une f^ ie de sainte Enphrasie. ( Dom Riret , Hist.

littéraire de France , tome 6 , pag. 553.)

AL(L\ÇAR ( Louis ) , jésuite , né à Séville en Espagne , entra chez les jésuites en 1569. Il fut professeur en philosophie et en théologie à Cordoue et à Séville pendant vingt ans. Il a écrit divers ouvrages ; un Commentaire sur l'Apocalypse de saint Jean , sous ce titre : Vestigatio arcani sensus in Apocaljpsi; à Anvers, in-fol. , ibi 4 ; un autre de Sacris ponderibus et mensuris , ibid.

1619; etàLyon i6i6 , et un, de malis medicis , à Lyon , 1 63 1 , infol. (Alegambe , Biblioth. script, soc. Jesu.)

ALCALA DE HENAREZ, ville d'Espagne dans la nouvelle Castille. Les Latins l'appellent Complutum , et elle est surnommée de Henarez , à cause d'un.e rivière de ce nom qui passe tout' proche, et pour la distinguer des autres lieux qui portent aussi le nomà^Alcala. Il s'est tenu quelques concilesà àlcala; le premier, l'an i325, sur les mœurs des ecclésiastiques ; le second , l'an 1326 , sur les immunités de l'Elise ; le troisième, l'an i333 , sur là discipline ; le quatrième et' dernier,ran 1 379, surle schisme-.

( Aguirre, tom. 3.)

ALCANTARA, Ordre militaire d'Espagne. La ville d'Alcantara ayant été reprise sur les Maures par Alphons3 ix en 1212, il la confia à la garde ée^B chevaliers

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de Calalrava. Deux ans après, elle fut remise aux chevaliers du Poirier; c'était un Ordre de chevaliers institué l'an n56 , si l'on en croit Ange Manrique, par Suarez et Gomez, frères, et confirmé par le pape Alexandre lul'an 1 1 7 7 sous la règle de Saint-Benoît mitigée, comme la gardaient les chevaliers de Calatrava , dont ils prirent aussi dans la suite les observances. (Ange Manrique, Annales de CUeaux. ) Gomez qui n'était d'abord que prieur , prit ensuite le titre de grand-maître, et son Ordre le nom de la ville d'Alcantara. Après la défaite des Maures et la prise de Grenade , la maîtrise de l'Ordre d'Alcantara et celle de l'Ordre de Calatrava furent réunies à la couronne de Castille par Ferdinand et Isal»elle. En i54o , les chevaliers d'Alcantara obtinrent la permission de se marier. Leurs armes sont un poirier avec deux entraves. Cet Ordre a trente-sept commanderies , et il est seigneur de cinquante- trois bourgs ou villages en Espagne ; il a les mêmes dignités et presque les mêmes statuts que celui de Calatrava.

Les chevaliers ont aussi le même habit de cérémonie qui consiste dans un grand manteau blanc , avec une croix verte fleurdelisée , qu'ils portent du côté gauche sur le manteau , ce qui les distingue des chevaliers de Calatrava. Ils font un quatrième vœu de soutenir l'Immaculée Conception de la sainte Vierge. ( Vof. Franc.

Radez , Franc. Carro de Torrez , Andréas Mondo, de Ordin. viilit.

ALC Mariana , V Histoire des Ordres monastiques et militaires , t. 6 , pag. 53.)

ALCANTARA ( François d' ), Espagnol , a écrit un livre de la Prière et de la Méditation^ imprimé à Cologne en 1607. (Konig. ^ Bibl. 7)etus et nova. )

ALCEDO ou ALZEDO( Maurice de) , natif de la vallée de Sopuerta , dans la Biscaïe , en Espagne, fut docteur en droit canon, protonotaire et juge apostolique ,' et avocat royal au conseil souverain de Castille. On a de lui : de excellentia Episcopalis dignitatis ^ deque Ecclesia regenda , visitanda , adminis— tranda ; necnon de generalis Vicarii auctoritate ac muneribus ; à Lyon, en i63o , in-4°. (Nicolas Antonio, Biblioth. hisp/., tom. 2, pag. 95. )

ALCENSIA ou DE ALCENSIA ( Nicolas ) , Allemand , religieux de l'Ordre des Carmes , florissait sur la fin du quinzième siècle. Il écrivit divers ouvrages, et entre autres des Commentaires sur l'Exode et l'Apocalypse de saint Jean : Sermones detempore, de offcio Missœ , etc. H vivait vers l'an 1495, ( Tri thème , c^e script. Eccles.Vossesm, inappar. sacr. Alegr. inParad. Carmeli,elc.)

ALCHIMIE. Art qui apprend à dissoudre tous les corps , à les réduire dans leurs principes , et à séparer les substances utiles de chaque mixte d'avec les inutiles. Elle enseigne aussi la transmutation des métaux , la conversion, par exemple , du cuivre en or j

ALC c'est par cet endroit qu'elle est plus décriée , plus impuissante , et peut-être plus superstitieuse.

IjCS alchimistes ont tâché de faire, par le secours des démons, invoqués explicitement ou tacitement , ce qu'ils n'ont pu faire par leurs propres efforts ; c'est pour cela que les saints canons ont anathématisé les alchimistes, et que plusieurs théologiens ont mis leur art parmi les divinations défendues, quoiqu'il ne soit pas mauvais en lui-même , et lorsqu'il se renferme dans ses justes bornes. M. Harois qui distingue l'alchimie de la chimie, <iéfinit ainsi l'alchimie , Ars sine arte , cujus prïncipiuTn est mentiri , médium laborare , etjinis mendicare.

ALGIAT ou ALCIATO (André), très-habile jurisconsulte Milanais , à qui le public a l'obligation d'avoir banni la barbarie d'entre les interprètes du droit , et d'avoir remis cette science dans son lustre , vivait dans le seizième siècle. Il enseigna à Avignon et à Bourges où il fut attiré en 1 629 par les libéralités du roi Jrançois i^"'. fi enseigna ensuite à Bologne , à Ferrare et à Pavie , et mourut dans cette dernière ville en i55o, honoré des dignités de protonotaire et de comte palatin par le pape Paul UT, et de celle de sénateur par l*Empereur , et favorisé de présens par les rois de France et d'Espagne. Il nous a laissé plusieurs ouvrages de droit et des Emblèmes imprimés à diverses fois , qui foixt voir qu'il n'igno-

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rait rien des sciences humaines.

C'est à ces emblèmes qu'Alciat est redevable du rang qu'on lui donne parmi les poètes. Ses Emblèmes ont de la douceur , de l'élégance et de la force ; et les sentences y sont assez belles pour pouvoir servir à la conduite et au règlement de la vie. On en a fait grand nombre de versions et d'éditions. Ceux qui voudront connaître le catalogue des ouvrages d'Alciat n'ont qu'à consulter les Éloges des hommes savans de M. de Thou , par Teissier , tome i. Forster, in vit.

Juris. Joannes Imperialis , in Élog. doct. De Thou , Hist. , lib. 8. Jules-César Scaliger , 1.6, Poetic. sive Ivypercritic, p. 796 et 796. Joann. Martin. Tosc. , in Pepl. Ital. Laur., Crass. inpoet.

grœc. ital. Descript. ord. alphab. , pag. 33, in-fol. Bossius, inOrat.fiinebr. Alciati et apud Crassum. Baiilet , Jugemens des Savans sur les Poètes , tom. 7.

ALCIBIADE, l'un des 48 martvrs de Lvon. {Voy. Pothiv.) " ALCBIE ou JACBIE ou JOA- CHDI , grand-prêtre des juifs , établi en 3842 , mort en 3844 î avant Jésus-Christ i56. Il était de race sacerdotale, quoique non des premières familles, ni de celles dont les ancêtres eussent possédé le suprême pontificat.

Ce fut le roi Antiochus Eupator qui le fit grand-prêtre , contre toute sorte de règles ; mais Judas Macchabée l'empêcha , tant qu'il vécut , d'exercer ses fonctions. Après la mort de Judas , Alcimc fut paisible possesseur

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du souverain pontificat ; mais il n'en jouit pas long-temps , car il fut frappé de paralysie , et il en mourut en punition de ce qu'il avait entrepris de renverser le mur du parvis intérieur du temple bâti par les prophètes.

(Joseph. , Antiquités ^ liv. 20 , cap. 8. )

ALCOCKE ( Simon), Anglais, docteur en théologie , prédicateur et philosophe d'un grand nom dans le quatorzième siècle, vivait encore en 1 38o , sous le règne de Richard 11 , roi d'Angleterre. Il était également consulté sur les questions de l'école et sur les passages difficiles de l'Ecriture. Il laissa divers ouvrages dont il y en a encore plusieurs dans diverses bibliothèques : Expositiones in Magistrum sentent iarum lib. ^. De modo dividendi thema pro ma— teria Sermonis : conciones varice etc. Leland et Pitseus, de script.

Angl. Baleus , centur. 6, n° 52.

ALCORAN, mieux le CO- RAN, Alcoranus , Coranus, mot arabe qui signifie lecture ou collection. UAlcoran est le recueil des préceptes de la loi de Mahomet , et il est ainsi appelé , ou parce que c'est une collection , ou parce que c'est chez les Mahométans la lecture , le livre de lecture par excellence , comme la Bible chez les juifs et les chrétiens , dont Maliomet a été le singe. Il est divisé en surates , c'est-à-dire en sections ou chapitres , et chaque surate est divisée en petits i^ersets qui sont la plupart écrits d'uu Ujle cou-

ALC * pé, et qui approche phisr des vers que de la prose. Les malio— métans ont chez eux , aussi biert que les juifs, une espèce de massoretes qui ont compté le nombre des versets, des mots, et même de toutes les lettres qui sont dans VAlcoran. L'opinion commune est que Mahomet, aidé d'un moine nommé Ser— gius , en est l'auteur. M. d'Herbelot croit que Mahomet le composa sur des mémoires peu fidèles de l'ancien et du nouveau Testament qui lui furent focn'nis par les juifs répandus dans l'Arabie , et par desévêques, des' prêtres, des moines attachés aux* erreurs de Nestorius et d'Eutychès qui furent relégués dans les déserts de l'Arabie et de l'Egypte, après la condamnation de ces hérétiques , dont les en-eurr sont répandues dans VAlcoran.

Les mahométans croient, comme un article de foi , que Dieu adonné VAlcoran à Mahomet par le ministère de l'ange Gabriel, comme il a donné la Loi à Moïse et l'Évangile à Jésus- Christ. Ily a sept éditions principales de VAlcoran, deux faites' à Médine , une à la Mecque , une à Coufa , une autre à Bassora , une en Syrie, et uûe que l'on appelle commune ou vulgaire.

Pour les commentateurs de VAl-* coron , on pourrait faire un'gi-osvolume des seuls titres de liâurslivres. "VAlcoran a été traduit" en français par André du Ryer -^ mais cette traduction est très-itt-'' fidèle.Koltenger a renfermé dans quarante aphorismcs ou sent^yti-

ALC ces toute la morale de VâIcoran. {Voy. Mahométisme.)

ALCUIN ou ALBIN ( Flaccus ) , abbé de Saint-Martin à Tours , et célèbre écrivain anglais du huitième siècle , était né vers l'an 'y 35 dans la province d'York, d'une famille noble d'Angleterre.

Les noms de ses parens ne sont point connus. On sait seulement qu'il avait un frère nommé Arnon , et surnommé Aqidla , et qu'il fut évèque de Saltzbourg.

Cela paraît par l'inscription de sa soixante -sixième lettre qui est adressée à cet évèque. Pour lui , il se nommait d'abord Alcwin , qui est un nom saxon ; mais il prit ensuite celui d'Albin qui est plus doux et plus latin , en y ajoutant le prénom de Flaccus ; d'où vient que dans plusieurs de ses lettres il s'appelle Flaccus Albinus, cpielquefois Alcuinus, et jamais Albinus Flaccus. Dès son enfance , Alcuin fut mis dans un monastère d'York contigu à l'église métropolitaine, pour y recevoir une éducation convenable à sa naissance. Il y eut pour maître dans les lettres, non pas le vénérable Eède , comme l'a dit l'auteur de sa vie, tome 5 , Actor. ord. S. Benedicti, page 142; Bède étant mort en 7 35 , n'était peut-être plus au monde lorsqu' Alcuin y vint , mais Egbert et Elbert , qui furent successivement évèques d'York. L'erreur de ceux qui ont fait jAlcuin disciple de Eède , vient de ce qu'ils l'ont confondu avec Albin ou Alcuin , sriibé de Cautorbéry, plus an-

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cien que lui. Il ne faut pas noa plus le confondre , comme ont fait plusieurs sa vans , avec Albin , camérier du pape Léon m , ni avec Albuin, moine d'Harsfeld dans le onzième siècle.

Alcuin apprit sous Egbert et Elbert, non-seulement la langue latine , mais encore la grecque et les élémens de l'hébraïque. Il fit profession de la discipline monastique ; et comme l'église cathédrale était desservie par des moines de l'Ordre de Saint-Benoît , il y servit en qualité de diacre sans sortir de son monastère. Elbert ayant succédé dans le siège épiscopal d'iork à Egbert, vers l'an 766, donna à Alcuin le soin de l'école de son monastère ; ensuite il le chargea de la bibliothèque qu'il avait formée. Eljjert étant mort , Eanbal , son successeur , envova Alcuinà Pi.ome vers l'an 780, pour demander le pallium au pape Adrien \" . A son retour, il passa à Parme où Charlemagne se ti'ouvait. Ce prince qui cherchait partout des gens de lettres pour exécuter le dessein qu'il avait formé de les faire fleurir dans ses États , le pressa beaucoup de s'y rendre c[uand il aurait achevé sa commission.

Alcuin le promit et l'exécuta la même année 780, après en a— voir obtenu la permission de son archevêque et du roi d'Angleterre. Charles l'honora comme so» père , et voulut l'avoir pour maître dans les arts libéraux ; il lui donna les abbayes de Perrière en Gatinais, de Saint-Loup

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à Tioyes , et le monastère tle Saint-Josse-en-Ponthieu ; mais Alcuin sachant que les canons ne lui permettaient point de servir en d'autres églises que dans celle où il avait été tonsuré et reçu l'Ordre du diaconat , demanda quelque temps après la permission de retourner à York, avec promesse de revenir en France , si le roi Charles pouvait en obtenir l'agi-ément du roi d'Angleterre et de l'archevêque d'York. Le séjour d' Alcuin en cette ville ne fut pas long ; il revint en France avec les permissions nécessaires , résolu d'y passer le reste de ses jours. Sa principale occupation était d'enseigner toutes les sciences dans le palais , au Roi , aux princes et princesses ses enfans , et aux seigneurs de la cour.

Mais on le consultait aussi dans les affaires d'importance. Par son conseil, le roi Charles établit une espèce d'académie des plus beaux esprits et des plus savans de sa cour. Ils s'assemblaient en certains jours , et chacun rendait compte des anciens auteurs qu'il avait lus. Tous ceux qui en étaient -prirent un nom particulier qu'ils ajoutèrent au leur :

le Roi prit celui de David ; Alcuin celui de Flaccus qui était le surnom d'Horace ; Adelard , abbé de Corbie , celui d'Augustin ; un jeune seigneur nommé Angilbert , celui d'Homère. De là vient que dans l'inscription de plusieurs de ses lettres , il donne à Charlemagne le nom de David. Vers l'an 790 , ce prince

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qui avait eu quelque démêlé a avec le roi Offa au sujet d'un mariage, envoya Alcuin en Angleterre pour traiter de la paix.

Il n'en revint qu'au bout d'environ trois ans , c'est-à-dire , vers la fin de l'an 792 , ou au commencement de l'année suivante. Deux ans après, il assista au concile de Francfort. A la mort d'Itier , abbé de Saint- Martin de Tours, Charles donna cette abbaye à Alcuin , qui en prit le gouvernement vers l'an 796 , et qui y forma une école encore plus célèbre et plus brillante que toutes celles qu'il avait établies dans toute l'étendue de la monarciiie. Aussi sortit-il de cette école un grand -nombre d'hommes illustres , et ce fut de là que les sciences se répandirent en divers endroits du royaume.

On a mis en question , si l'école du palais de Charlemagne a donné naissance à l'Université de Paris , et si cette académie dort par là son origine à ce prince et à Alcuin. Vossius et grand nombre d'autres savans ont été longtemps pour l'affirmative , et du Boulay a employé beaucoup d'érudition pour la soutenir. Mais les doctes Bénédictins , auteurs de V Histoire littéraire de France . remarquent que , malgré cela, on est aujourd'hui persuadé que la négative doit l'emporter, et que l'opinion contraire n'est soutenable qu'en ce que l'école du Palais , qui se trouvait quelquefois à Paris , aura inspiré aux citoyens de cette ville une émulation particulière pour

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les lettres, et les aura portés à établir , dans la suite du temps, une école publique. Alcuin ne se trouvant plus assez de force pour gouverner les monastères confiés à ses soins , obtint du roi Charles , quoiqu'avec peine , d'en être déchargé. L'abbaye de Saint-Martin de Tours fut donnée à Fridugise qui eut aussi celle de Cormery. On donna Perrière à Sigulfe , et le monastère de Saint-Josse à Warembald. Ainsi Alcuin se trouva réduit à l'état d'un simple moine quelque temps avant sa mort , qui arriva le 19 mai 8o4 , jour de la Pentecôte, comme il l'avait souhaité , non en 790 comme le dit faussement Pitséus. Il fut inhumé dans l'église de Saint- Martin, et l'on mit sur son tombeau une épitaphe de vingtquatre vers qu'il avait composés lui-même. Plusieurs ont regardé comme une tache à sa mémoire d'avoir possédé tout à la fois plusieurs abbayes ou monastères. Mais quoiqu'on cela sa conduite ne soit pas imitable , on peut dire que ce ne fut ni l'avarice, ni l'ambition qui le firent agir , et qu'il ne les accepta que pour y rétablir la discipline régulière. Elipand , évêque de Tolède , lui reprocha un jour qu'il avait vingt mille esclaves ou serviteurs , ne faisant pas réflexion , ou voulant bien dissimuler que ces esclaves ou serfs l'étaient des églises ou des monastères , et destinés à en cultiver les fermes et les terres.

Aussi Alcuin , répondant à ce re-

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proche , proteste qu'il ne s'était jamais donné un seul homme pour son service particulier , et qu'il avait toujours souhaité d'être lui-même le serviteur de tous les serviteurs de Jésus- Christ. La pureté de ses mœurs et son zèle pour la défense de la foi catholique lui méritèrent, dès le temps de sa mort , le titre de Saint , ainsi que nous l'apprenons de l'auteur de sa vie , de Flodoard , de la Chronique de Saint-Martin de Tours , et de Rhaban , archevêque de Mayence , son disciple , qui l'a placé dans son Martyrologe ; en quoi il a été suivi par plusieurs autres, dont les uns le font chanoine , et les autres moine bénédictin. Le Romain moderne n'en fait point mention. L'édition la plus complète des œuvres d' Alcuin est celle qui parut à Paris en 161 7, par les soins d'André Du Chêne , chez Sébastien Cramoisy , dans un volume in-fol. divisé en trois tomes ou parties , dont la première contient ses traités sur l'Écriture ; la seconde , ses livres de doctrine , de discipline et de morale ; et la troisième , les écrits historiques, avec les lettres et les poésies. La première partie contient les ouvrages suivans :

I" Intevrogaliones et respon— siones , seu liber queslionum in Genesim. « Qiiestions sur la » Genèse , avec leurs réponses , » au nombre de 181, » adressées au prêtre Sigulfe , disciple et compagnon d'Alcuin , par tmc petite préface où l'on voit qu'il

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entreprit cet ouvrage à l'occasion des questions que Sigulfe lui avaient souvent faites sur les difficultés que présente la Genèse ; et qu'il le composa lorsqu'il était à la suite de la Cour. Il n'y fait entrer que les questions qui regardent l'histoire. Ses réponses sont simples , assez justes et fort courtes. Il n'y a que la dernière qui est très-étendue en comparaison des autres. Elle roule sur les bénédictions que Jacob donna à ses fils. On l'a mise dans des temps postérieurs parmi les œuvres de saint Augustin. La plus grande partie de cette question se trouve insérée aussi avec quelque renversement dans le troisième livre du commentaire sur la Genèse , attribué à saint Eucher , évèque de Lyon. Alcuin explique les bénédictions de Jacob à ses fils , selon le sens historique et allégorique. Dans le premier sens , qui est le littéral, ces bénédictions s'entendaient de la division de la terre promise entre les enfans ou les descendans de Jacob. Mais dans le second elles regardent Jésus- Christ et son église. 2° Dicta super illud Genescos : faciamus hominem ad imaginem nos tram.

i< Discours sur ces paroles : fai- » sons l'homme à notre image. »

Il se trouve imprimé parmi les oeuvres de saint Ambroise où il porte pour titre : Traité de l'excellence de la création de l'homme ; et parmi celle de saint Augustin , avec le titre , de la Création du premier homme.

Il se trouve même inséré dans

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le Traité de l'esprit et de Vâme^ autre ouvrage supposé à Saint Augustin. Mais dans les dernières éditions des œuvres de saint Ambroise et de saint Augustin , on l'a rejeté dans les Appendix , comme n'étant ni de l'un , ni de l'auti-e , mais d' Alcuin. 3° Enchiridium^, seu expositiopia et brevis in septem psalmos pœnitetitiales , iii psalmum centesimum octodecimum , et in psalmos graduales ad Arnonem Archiepiscopum Salisburgiensem. « Manuel , ou pieuse et » courte explication des sept » psaumes de la pénitence, du » psaume cent dix-huit , et des » Psaumes graduels , adressée à » Arnon , archevêque de Saltz- » bourg. » Ce manuel fut imprimé séparément à Paris, i547> in-8° , mais sans la préface que dom Luc d'Achéri a publiée le premier, en 167g , dans le neuvième tome du Spicilège , page in, 116. 4° De psalmorum usu liber. « De l'usage des psaumes, » avec des prières pour l'usage » journalier. » 5° OJJicia per ferias. « Les Offices par fériés. »

C'est une espèce de^bréviaire où Alcuin marquait en détail les psaumes que l'on devait dire chaque jour de la semaine , à commencer au dimanche. Il y joignit des Hymnes , des Oraisons , des Confessions et des Litanies , 6° Epistola de illo Cantici canticoruin loco , sexaginta sunt Reginœ, etc. « Lettre » sur ce passage du Cantique des » Cantiques .• il y a soixante » Reines , etc. » Cette lettre ,

ALC adressée à Daphnin , est une explication mystique de ce passage.

•j° Commentaria inEcclesiaslen.

«Commentaire surl'Ecclésiaste. »

8" Commentariiim in S . Joannïs JEi'angelium, libri septem. «Sept B livres de commentaires sur » l'Évangile selon saint Jean , »

imprimés à Strasbourg en 1527.

On voit par la petite préface qui est à la tète du sixième livre de ce commentaire sur l'Évangile de saint Jean , qu'Alcuin était occupé , par ordre de Charleinagne, à revoir et corriger tout le texte de la Bible vnlgate. On trouve un exemplaire de cet ouvrage, manuscrit, dans la bibliothèque de Vauxcelles , avec des vers sur ce travail , intitulés :

Epigranimata de recognitione et emendatione totius divince Scripturce. Baronius , ad an. , 778, parle d'un autre exemplaire qu'il dit être dans une bibliothèque de Rome , et avoir beaucoup servi à ceux qui , de son temps, furent chargés de corriger la Vulgate. On voit par les épigi'ammes , mises au dos des exemplaires , que dans le huitième et le neuvième siècle , on donnait à la JBible les titres de Pandectes et de Bibliothèques.

La seconde partie contient les traités suivans : i" De fide S. Trinitatis libri 3 , ad Carolum magnum, cnminvocationc ad sanctam Trinitatem et sjmholojidei. « Traité sur la foi de » la très-sainte Trinité, en trois » livres, adressé à Charlemagne, » avec une invocation de la « sainte Trinité , et un sym-

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» bole , ou profession de foi. '»

Alcuin ne s'arrête pas tellement à ce qui regarde le mystère de la Trinité , qu'il ne propose encore diverses questions sur l'incarnation. 2° De Trinitate ad Fridegisiim quœstiones 28, seu confessio sive doctrina de Dec.

« Vingt-huit questions sur la » Trinité ou con fcssion sur Dieu , » adressées à Fridégise, » qu'Alcuin appelle son très-cher fils.

3" De differentia œterni et sempiterni , immortalis et perpelui , œvi et tewporis^ epistolœ.

« Lettres sur le temps et l'éter- » nité , etc. •>* 4" De animce ra— tione , ad Eulaliam Virginem.

« Traité de l'âme , adressé à la » vierge Eulalie. » 5'* Contra Felicem Orgelitanum Episcopum libri 7 . « Sept livres con- » tre Félix , évêque d'Urgel, »

qui soutenait que Jésus-Christ , selon la natui'e humaine , n'était que fils adoptif et nuncupatif , c'est - à - dire , de nom seulement. Cet ouvrage a été composé en 798 , et se trouve faussement attribué dans la Bibliothèque des Pères , à Paulin d'Aquilée. 6° Epistola ad Elipandum. « Lettre à Élipand , » évêque de Tolède sur le même » sujet. » 7" Epistola Elipandi ad Alcuinum. « Lettre d'Élipand 5> à Alcuin , dans laquelle cet » évêque défend ses sentimens » d'un style aussi barbare que » plein de fiel. » Contra Elipandi epistolam libri ^. « Quatre » livres pour servir de réponse » à la lettre d'Élipand , » écrits avec beaucoup de douceui* et

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de modération. Les deux premiers livres sont employés à la réfutation de la lettre d'Elipand; les deux autres à la défense de la vérité catholique. Alcuin les adressa à Leidrade , archevêque de Lyon ; à Néfride , archevêque de Narbonne ; à Benoît , abbé d'Aniane, et à tous les autres évêques , abbés et fidèles de la province de Gothie. A la fin de ces quatre livres, il y a un avertissement d' Alcuin sur l'origine de l'erreur de Félix et sur la rétractation qu'il en fit ; la lettre d' Elipand à Félix , la confession de foi qu'il fit après s'être rétracté ; et une lettre d'Alcuin sur les questions qu'on peut faire touchant le fils de Dieu. Voilà les œuvres dogmatiques contenues dans cette seconde partie.

,Le premier des ouvrages de discipline contenus dans la deuxième partie est intitulé : de divinis ojfficiis liber , sive expo— sitio Romani ordinis . ( Livre des Offices.) Quoiqu'il porte le nom d'Alcuin, il est d'un auteur plus moderne. C'est une compilation tirée des écrits de divers auteurs plus récens même qu' Alcuin.

Le chapitre quarantième est un traité de Rémi , moine d'Auxerre , sur la messe ; et dans le chapitre dix-huitième, on lit une lettre d'Helpric qui paraît être le même qu'Hilpéric , moine de Saint-Gai dans le onzième siècle.

De ratione septuagesimœ^ sexagesimœ et quinquagesirnœ , epistola. C'est une lettre à Charlemagne sur la septuagésime , sexagésimeet quinqungésiuic, et

ALC sur les différences du nombre des semaines de Carême ; avec la réponse de Charlemagne sur le même sujet. De Baptismi cœremoniis ad Odwj-num Presbiterum epistola. (Lettre au prêtre Odwyn , sur les cérémonies du Baptême. )Z?e iisdem cœremoniis alia epistola. ( Autre lettre sur les mêmes cérémonies. ) Cette lettre adressée à Charlemagne avec le titre d'Auguste , avait déjà été attribuée à Alcuin dans les anciennes leçons de Canisius ; mais le père Petau et le père Sirmond la doiinent avec raison à Amalaire , archevêque de Trêves ; car celui qui l'écrivit était archevêque , et avait sous lui des suffragans ; ce qui ne peut se dire d'Alcuin qui ne fut que diacre.

M. Dupin nomme mal celui auquel la première de ces lettres est adressée , Adrien. On y voit que l'usage de la triple immersion subsistait encore dans ce temps-là , aussi bien que celui de conférer aux nouveaux baptisés l'Eucharistie et la Confirmation. De confessione pecca— torum ad pueros sancti Martini epistola. ( Lettre aux jeunes élèves de Saint-Martin sur le devoir de la confession des péchés.) Quoique cette lettre ne s'adresse qu'aux jeunes religieux de l'abbaye de Saint-Martin de Tours, Alcuin ne laisse pas de porter la parole aux supérieurs et aux anciens de cette maison qu'il exhorte à veiller sur leuis élèves, et à les conduire dans la voie du salut par 4a pratique de toutes les v'itus , principalement de

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riiumilité et de l'obéissance. Sacramentorum liber. (Le livre des Sacreraens , contenant les collectes , les secrètes , les préfaceiJ et les postcommunions pour trente-deux messes différentes. ) Homiliœ 3. \. de Silentio in qiio missum est incarnatum verbum.

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