‹ Bibliothèque sacréeChapitre 15 sur 174 · XX. viginti · texte numérisé non relu

XX. viginti

Les noms des diocèses s'abrègent de cette manière : Parisien., Rotîwmng. , Lugdunen.

Parisiensis, Rothoniagensis, Lugdensis.

En France, les abréviations sont défendues aux Notaires dans leurs contrats;s'illeur en échappe à la rapidité de la main , il faut qu'elles ne tombent , ni sur les noms propres , ni sur les sommes , ni sur les dates , ni enfin sur aucune partie essentielle de

ABS l'acte. Du Moulin, sur l'art. 174 de l'Ordonnance de i53g. Not.

Apost. , lib. I , chap. 12. M. Durand de Maillane , Dictionnaire de Droit canonique et de Pratique bénéjiciale , au mot Abré-

\IATIO\.S.

ABRITUM, ville épiscopale du diocèse de Thrace , dans la Mœsie inférieure , sous la métropole de Trajanople . Je crois que c'est celle dont parle Hiéroclès dans sa iVotice qu'il dit être la septième de la Mœsie, et qu'il appelle Éhraittus. Voici deux de ses évèques :

i"". Macien qui soutint Nestorius à Éplièse ; il souscrivit aussi à la lettre synodale de sa province à l'empereur Léon , en 458.

2". Ursus souscrivit au septième concile général.

ABROSTOLA , ville épiscopale du diocèse d'Asie , dans la province de Phrygie-la-Salutaire :

elle est appelée Abrocta dans l'ancienne Notice. C'est la même que Hiéroclès nomme Demuauraclia.

Nous n'en connaissons qu'un évêque. C'est Aquilas qui en 44^ assista et souscrivit au concile assemblé par Flavien de C P. et Thalasse de Césarée , dans lequel Eutyches fut condamné comme hérétique. Il assista aussi trois ans après au concile de Chalcédoine.

ABSALOM (hébr. , père de la paix, ou la paix du père) , fils de David et de Maacha , fille de Tolmaï , roi de Gessur, était selon l'Écriture le plus bel homme de tout Israël , et qui avait la plus belle chevelure. Ses cheveux qu'il faisait couper une fois

l'an , pesaient deux cents sycles , selon le poids du Roi , ou le sycle babylonien qui pesait huit oboles ; ce qui revient à trente-une onces. Absalom avait une sœur nommée Thamar , qu'Ammon fils de David , mais d'une autre mère que Thamar, renvoya honteusement après l'avoir violée. Absalom dissimula cet outrage , bien résolu de s'en venger un jour ; ce qu'il exécuta deux ans après en faisant massacrer Ammon dans un festin auquel il l'avait invité , et s'enfuit dans le pays de Gessur, auprès du roi Tolmaï , père de sa mère.

Absalom étant rentré dans les bonnes grâces du Roi son père , par les bons offices de Joab son oncle, se donna un équipage magnifique , se regardant comme l'héritier présomptif de la couronne , et tous les matins il venait à la porte du palais , s'efforçant de gagner par ses caresses tous ceux c[ui y abordaient. Lorsqu'il crut les esprits suffisamment disposés en sa faveur, il se rendit à Hébron , accompagné de deux cents hommes c£ui ignoraient son mauvais dessein , et en même temps il envoya dans toutes les tribus d'Israël des gens de sa faction , pour sonner de la trompette et publier qu' Absalom régnait à Hébron. La plus grande partie d'Israël le suivit en peu de temps , et David s'enfuit de Jérusalem où Absalom , par le conseil d'Achitopel , abusa publiquement de ses concubines qu'il y avait laissées. Absalom , dès le lendemain , livra bataille à son

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père. Il perdit vingt mille homjnes qui furent taillés en pièces dans le combat ; et comme il s'enfuyait avec le leste de son armée , sa tète s'étant embarrassée dans les branches d'un chêne sous lequel il passait avec sa mule , il y demeura suspendu , y fut percé de trois dards par Joab, et ensuite achevé par dix jeunes écuyers de ce général de David , l'an du monde 2980 ; avant J. C.

Ï020 ; avant l'ère vulgaire i024- Absalom , pendant sa vie , s'était fait dresser un monument qui consistait , selon Josephe , dans une colonne de marbre , distante de deux stades ou deux cents pas de Jérusalem. (2. Reg., c. i4, V. 25. ) J^oj-ezXdi Dissertation Ae.

M. Le Pelletier de Rouen sur le poids des cheveux d' Absalom.

Journal de Trév. , i'j02,p. 176.

(2. Keg. , c. i5. 2. Ibid , c. 18.) Antiq. , liv. 7, chap. 9.

ABSALOM, de Jérusalem, porta Manahem, fils de Judas le Galiléen , à vouloir se faire roi des juifs , la douzième année de Néron , soixante-sixième de l'ère vulgaire. (Josephe^ deBell.Jud., liv. 2 , c. 33. )

ABSALOM , oncle et beau-père d'Aristobule , roi des juifs , fut fait prisonnier par Pompée au siège de Jésusalem , l'an du monde 8941 ; avant Jésus-Christ 59.

ABSALOM , chanoine régulier del'Ordre de Saint-Augustin dans l'abbaye de Saint-Victor-lez-Paris , fleurissait dans le treizième .siècle , vers l'an 1210. Il fut depuis abbé de Spinkerbac , dans le diocèse de Trêves. Il écrivit cin-

ABS quante-un sermons que Daniel Scilincus, abbé du même monastère , fit imprimer in-fol. à Cologne , l'an 1 534 , sous ce titre: Sermonesfestivales , L. Absalonis abb. Spinkerb. ^ 5i. Le Mire, Biblioth. écoles.

Il y eut encore sur la fin du douzième siècle , dans l'abbaye de Saint- Victor-lez-Paris , un abbé de grand mérite nommé Absalom , lequel mourut le 1 7 septembre i2o3. Le père Jean de Toulouse , dans un livre intitulé : Fondation de Vabbaj-e de Saint-Victor., prétend que c'est de celui-ci que sont les cinquante-un sermons; mais il se trompe ainsi que Possevin qui est du nrème sentiment que lui , comme ou le prouve par un ancien catalogue dejla bibliothèque de Saint- Victor, de l'an i5i3 , où les sermons au nombre de trente-quatre, que ces auteurs attribuent à ce dernier Absalom , sont inscrits de cette sorte : sermones vener. Absalonis canon, regul.

apud S.-Victorem ad muros Parisienses , et postniodum Abhatis in Gennania. Magna biblioth.

ecclesiastica , pag. 35 et 36.

ABSALON , abbé de Spinkerbac , au commencement du treizième siècle. Nous avons de lui cinquante sermons sur les fêtes de l'année , imprimés à Cologne en i554- (Dupin, Table desaut.

ecclesiast. du treizième siècle y pag. 583.

ABSCONSE , du verbe abscondere. C'est une lanterne sourde dans laquelle on enferme une chandelle ou bougie pour lire au

ABS chœur les absolutions ol bénédictions à matines, et le capitule et l'oraison des laudes.

ABSENCE et ABSENT, quant à l'obligation de résider et d'assister au chœur , par rapport aux ecclésiastiqvies.

i''. On n'est pas privé du droit d'élire , c[Uoiqu'on soit absent , si on peut être appelé conimoelément à l'élection. ( Arrêt du 17 novembre 1668. Journal des Aud. ) Il suffit pour cela d'être dans la province , et suivant Du Moulin , dans le royaume. Un absent de cette façon , qui aurait droit , rendrait l'élection nulle , à moins que pour le bien de la paix il n'y consentît. ( Cap. écoles., 57 . Cod.^ Mais cela n'a lieu que dans l'élection des prélats , et non à l'égard des premières dignités dans les cathédrales , ou la principale dans les collégiales, parce que ces bénéfices sont seulement électifs jure extraord. , soit par les statuts de l'Eglise , soit par une ancienne coutume.

2". Un bénéfice sujet à résidence n'est point impénétrable de plein droit pour absence et faute de résidence. Il faut une sentenceaprès une citation faite, ou en parlant à la personne du titulaire, ou à domicile, et le bénéfice ne vaque que lorsque cessant tout empêchement légitime il ne comparaît pas. Arrêt du parlement de Dijon , du 28 juillet 1648 , qui , faute de monition précédente , infirme la sentence qui avait adjugé la créance de la cure de Gruchot au sieur Giraud qui en avait été pourvu par

l'évèque, pour l'absence du sieur Perrin qui était allé voyager en Terre-Sainte.

3". Le concile de Bàlc ayan^ ordonné qu'une partie des gros* fruits des églises où il n'y avait pas de distribution quotidienne fût adjugée aux seuls présens, on peut faire ici deux questions ; la première, si un absent doit toujours perdre ? la seconde , que doit-il perdre ?

On répond à la première , que le concile de Trente permet aux chanoines de s'absenter trois mois dans chaque année , sans encouiir les peines de non-résidence, et cet usage était obsei-vé en France. Sur quoi Van Espen remarque que cette permission doit être fondée sur une cause raisonnable dont leur conscience est juge.

On répond à la deuxième question , que ceux qui s'absentent plus long-temps, doivent être privés des distributions quotidiennes , dont la quotité se règle suivant les circonstances. Le concile de Trente ne met en distributions que le tiers du Roi ; nos an'êts anciens mettaient la moitié. Il y a des bénéfices qui demandent une résidence plus exacte ; d'autres demandent l'assistance actuelle aux offices pendant que l'on est présent ; mais ils permettent de plus longues absences ; les chanoines obligent à un service plus assidu les officiers du bas-chœur , serai— prébendes , chapelains , chantres , ou sous quelc[ue autre nom que ce soit , parce qu'ils sont à leurs

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gages , et principalement établis

pour supjjléer à leur défaut.

4". Les évèques avaient les distributions manuelles et quotidiennes , sans être obligés d'assister au chœur, parce qu'ils étaient toujours censés cibsens pour causes légitimes.

5". L'évèque a droit de prendre avec lui un ou deux dignitaires , ou chanoines à son choix , qui en ce cas seront censés présens, quoiqu'absens, parce qu'on les suppose occupés utilement au service de l'Église. Il n'est jjas nécessaire d'avoir fait son stage pour jouir de ce privilège.

ABSÉLIUS ( Guillaume ) , de Breda , chartreux , vécut dans cet Ordre pendant quarante ans, et fut prieur de la Chartreuse de Bruges. Il mourut l'an 1471 ?

après avoir composé divers traités de piété , savoir : 1° Tractatus ad semper candidoni cœli Reginanr. 2° De 7)era Pace, dédié à Hugues de Yercondis d'Utrecth , moine du Val-de-Gràce.

3° Un ouvrage en vers sur l'Oraison Dominicale , dédié au prieur des Carmes proche d'Enguien. 4° Plusieurs lettres </e i'era Pace , adressées à Marie de Oss sa nièce , abbesse des birgi— tines d'Endermonde , très-célèbre par sa naissance , sa piété et sa science. 5° Spéculum et de ojficio Marthœ. 6° Dialogi mterpatrem, et Jiliam spiritua— lem. ']°Vita D. ÂEgidiirhyihmo dulcissimo. 8" Opus super Genesim , Psalterium et Canticum canticorum. 9° Codex scriplus ann. \^^\. Il se trouve à Paris

ABS dans la bilîliothèque des Célestins. Bostius , de Illustr. carth.

Murotius , Theatr. ordin. carthus. , page 94. Dorlandus,!. 7, c. 28. Vetre'ius,Biblioth. carthus.

Yalère-André, Biblioth. belg.

ABSIDES , ou Apsides , Doxo- LOGiA , ou DoxALiA , du grec èo^v , louange, Y>sirce qu'on y chante les louanges de Dieu. Ce sont des oratoires secrets , ou chœurs audelà de l'autel où les religieux chantaient l'office hors la vue du peuple. C'étaient aussi autrefois des chapelles voûtées. C'étaient encore des bières élevées et disposées en voûte où l'on mettait les reliques des saints , que nous appelons aujourd'hui chasses. Act. SS. April. tome i , pag. 694. Du Caiige.

ABSIE , ancienne abbaye de France de l'Ordre de Saint-Benoît en Poitou , dans le diocèse de la Rochelle , ci - devant de Maillezaris. Elle fut fondée l'an 1220 des libéralités de quelques seigneurs poitevins , de Parthe— nai, de Chabot, Chàtainier, d'Appelvoisinet autres. Unermite appelé Pierre de Bunt en avait jeté, peu auparavant lespremiers fondemens , et Géraud de Sale y établit , pour premier abbé , un de ses disciples nommé Pierre. Elle était entre la ville de Thouars et celle de Fontenay-le-Comte.

Daviti , Description de la France .

Sainte Marthe.

ABSIS ou APSIS , mot usité dans les auteurs ecclésiastiques , pour signifier la partie intérieure des anciennes églises où le clergé était assis, et où l'autel était pla-

ABS ce. On croit que cette paitie de l'église s'appelait ainsi parce qu'elle était bâtie en arcade ou en voûte , appelée par les Grecs ûjc^s , et par les Latins absis.

M. Fleury tire ce nom de l'arcade qui en faisait l'ouverture.

L'absis était bâti en figui-e hémisphérique , et consistait en deux parties, le chœur, ou le presbytère , et le sanctuaire. Le chœur, ou le presbytère se terminait toujours à l'orient en demicercle. Les stalles ou sièges ecclésiastiques y étaient rangés sur une estrade selon cette figure , et venait aboutir de chaque côté au sanctuaire. Le trône de l'évèque , ou du supérieur , était placé directement au milieu de ces sièges , et y était élevé sur plusieurs marches au-dessus des autres. Ce trône s'appelait anciennement aZ'i'/.î , d'où quelques uns ont cru qu'il avait donné ce nom à la partie de la basilique dans laquelle il était situé; mais, selon d'autres, il l'avait emprunté de ce même lieu. On l'appelait encore apsis gradata , parce qu'il était élevé de quelques degrès au-dessus des sièges des prêtres; ensuite on le nomma exhedra , puis trône et tribune.

L'évêque, ouïe supérieur tenait donc la première place dans le fond du chœur, ou de V absis , et ses prêtres étaient placés de part et d'autre autour de lui selon leur âge, ou leur dignité. De sorte que les plus jeunes et les clercs étaient les plus près du sanctuaire qui se trouvait ainsi entre le chœur et la nef.

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