ABS III
Le sanctuaire étaità l'autre extrémité de V absis vers la nef dont il était séparé par une balustrade, ou grille à jour , de fer , de cuivre ou d'argent. Et quoique le reste de l'église fût d'ordinaire très-superbe et en dehors et en dedans, par une prodigieuse quantité de colonnes , celles qui formaient le sanctuaire étaient encore plus magnifiques , soit par la rareté du marbre, soit par la magnificence de leurs bases et de leurs chapiteaux qui étaient souvent d'or ou d'argent. Tout cela paraît dans les descriptions que les anciens auteurs , et surtout Eusèbe nous ont laissés des premières églises que le grand Constantin fit bâtir en plusieurs endroits du monde. Eusèbe , in 7>it. Constant., lib. 3 et 4- Grégoire de Tours , de glor. Mart.
L'autel, afin d'être vu de toutes parts , était placé dans le centre du sanctuaire sur plusieurs degrés que l'on nommait/^z/^j/tum , parce qu'ils y faisaient une espèce de tribunal. Si bien que l'autel répondait directement sous le milieu de ce qu'on appelait alors le ciboire ou la coupe qui s'élevait de dessus les colonnes dont le sanctuaire était environné.
Le père Mabillon , Lit. gall.
prœf. , et lib. i , cap. 8 , croit cjue ce ciboire n'était que ce que nous nommons à présent dais , pavillon ou baldaquin. Mais d'autres pensent que ce ciboire était proprement un dôme ou une coupole , une tour fort élevée et appuyée sur des colonnes.
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Voy. la Réponse de M. de Cordemoj , chanoine régulier de Saint-Jean de Soissons, et prieur de La Fevté - sous - Jouarre , aux Remarques de M. Frézier, insérée dans les Mém. de Trévoux , juillet, 1610, pag. i268etsuiv.
Absis était aussi le nom d'un reliquaire ou d'une châsse où l'on renfermait anciennement les reliques des Saints , et qu'on nommait ainsi parce que les reliquaires étaient faits en arcade ou en voiite , peut-être aussi à cause de Vapsis où ils étaient placés, d'où les Latins ont formé capsa , pour exprimer la chose.
Les reliquaires étaient de bois , d'or , d'argent , ou d'autre matière précieuse , avec des reliefs et d'autres ornemens ; on les plaçait sur l'autel. J^oj-, Du Cange, Descript. S. Sophi'œ. Spelm. , Fleurv, Mœurs des chrét. tit. 35.
ABSOLON (quelques uns disent Ahsalon ) , chanoine régulier de Saint-Yictor de Paris , et ensuite abbé de Spinkerbac , dans le diocèse de Trêves. Il fleurit au commencement du treizième siècle, n nous a laissé cinquante sermons sur les fêtes de
l'année, imprimés à Cologne en i534, par les soins de Daniel de Silinge , fol. Dupin, treizième siècle,
ABSOLU, en terme de théologie , est opposé à déclaratoire ; et l'absolution du prêtre est absolue en ce sens , c'est-à-dire , que le prêtre ne déclare pas seulement que les péchés sont remis , mais qu'il les remet effectivement par la puissance des clefs qu'il a reçues de Jésus- Christ. Absolu signifie ce qui est sans condition. Une promesse absolue est opposée à une promesse conditionnelle. On appelle aussi le jeudi-saint, jeudi absolu, parce qu'autrefois on absolvait les pénitens publics ce jour-là , qui est appelé dans les vieux titrer,, absolulionis <i/e^,jour de l'absoute. C'est le sentiment de plusieurs savans théologiens , contraires au père Morin qui restreint cet usage à l'occident , et qui prétend qu'en' Orient , et même en Espagne et à Milan , l'absolution ne se donnait que le vendredi, ou le samedi saint.
Ordo. Rom. Jlcuin.yWx. de Divin, offic , etc.
ABSOLUTIO^^S
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