Germain II , aussi d'Alep, en
ALEPH , première lettre de l'alphabet hébreu , d'où l'on a formé V alpha des Syriens et des Grecs. Ce nom signifie chef, prince ou mille. Il y a des psaumes et d'autres ouvrages dans l'Écriture qui commencent par Aleph, et dont les autres versets continuent par les lettres suivantes de l'alphabet. Ces pièces s'appellent acrostiches, parce que tous les vers qui les composent commencent par une lettre de l'alphabet , selon l'ordre qu'elles tiennent entre elles.
Lesjuifs se servent aujourd'hui de leurs lettres pour marquer les chiffres. Aleph vaut un ; beth , deux ; gimel, trois , etc. , ainsi des autres. Ces mêmes lettres tiennent lieu de nombre et marquent la distinction des ver^ sets dans les lamentations de Jérémic, comme qui mettrait i , 2,3, etc. j d'où vient qu'il pa-
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raît inutile de les lire ou de les chanter , et qu'en effet elles sont inconnues dans plusieurs églises, telles que sont celles de Lyon , de Sens, de Vienne enDauphiné, d'Orléans , de Narbonne , etc. , chez les bénédictins , les chartreux, etc. De Vert, Cérémonies de l'Église, tom. 4 ■> P^g- 43o-
ALÈRE ( Jean ) , de Alério ou de Alerlo , général des carmes dans le quatorzième siècle, était de Toulouse. H mourut dans cette ville l'an i342 , après avoir gouverné son ordre pendant neuf ans avec beaucoup de sagesse , et s'être démis volontairement de sa charge. H a écrit sur l'Ecclésiastique , sur le Maître des Sentences , etc. Sixte de Sienne , Biblioih. sancta. Possevin, inAppar. Sacro. Boërsius , in Catal.
gêner, carrnel. Lucius , in Bibl.
carrnel.
ALERTA , ancienne ville de Corse et colonie des Romains , que Sylla renversa jusqu'aux fonde mens ; elle était bâtie sur une haute montagne d'où l'on découvrait aux environs les plus belles et les plus fertiles campagnes ; on n'en voit plus que les ruines.
La cathédrale est entièrement détruite. La religion chrétienne y fut établie du temps de Paschal , qui y envoya quelques prêtres qui y prêchèrent l'Évangile , et qui y créa des évêques sous la dépendance des archevêques de Pise et de Gènes :
Grégoire vu et Urbain ii les ont tous soumis aux premiers.
Nous n'avons aucun écrivain qui se soit donne la peine de nous
ALÈ
instruire de l'état de cette église, et nous connaissons très -peu l'ordre des évêques qui y ont siégé.
Evêques (VAléria.
1. Pierre. Nous avons une lettre de saint Grégoire qui lui est adressée. {Ép. 11^ liv. 2.)
2. Eonose , souscrit au concile romain , sous Martin i" , en 646.