Infesto omnium sanctorum
( Trois homélies , sur l'incarnation, sur la nativité de la Vierge et sur la fête de tous les Saints.
Ces trois homélies sont tirées du livre des homélies de Paul, diacre , et elles ne sont pas d'Alcuin.) J^ita Antichristi , ad Caroliim magnum. ( La vie de l'Antéchrist , à Charlemagne. ) Cet ouvrage qui se trouve dans les éditions de Rliaban Maur , et que Du Chêne a publié sous le nom d'Alcuin , est d'Adson , abbé de Montier-en-Der , sur la fin du sixième siècle. De virtu~ tibus et intiis ad TVidonem Co~ mitem liber. ( Traité des vertus et des vices , adressé au comte Widon ou Gui. ) C'est un des principaux traités de morale que nous ayons d'Alcuin. Il est divisé en trente-six chapitres, dont les vingt premiers traitent des vertus et de la manière de les mettre en pratique. Les quatorze suivans , à l'exception de celui où il est parlé de la persévérance dans les bonnes œuvres , traitent des péchés et des vices capitaux , entre lesquels il met la vaine gloire , suivant l'usage des anciens , soit Grecs , soit Latins.
Il parle dans le trente-cinquième des quatre vertus cardinales.
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jO-J
Le trente-sixième est un épilogue où il fait entrer im passage du livre de l'Ecclésiastique qu'il attribue à Salomon. C'est de ce traité que sont tirés divers discours mis dans l'appendix de saint Augustin, dans la nouvelle édition , savoir , les 254 »
291, 297 , 3o2 et 3o4- De septem.
artibus liber imperfectus. Nous n'avons de ce traité sur les sept arts libéraux , que ce qui regarde la grammaire et la réthorique. Encore la préface qui se trouve à la tête est-elle celle de Cassiodore dans son traité sur le même sujet. Grammatica , imprimée séparément à Hanau en i6o5. Elle est en forme de dialogue entre un Saxon et un Français. De rhetorica et de vir tu tibus dialogus , qui est aussi en forme de dialogue entre Alcuin et Charlemagne , imprimé à Paris, in-4°, en 1699. Dialecticoy où il observe aussi la forme de dialogue avec les mêmes interlocuteurs que dans le précédent.
Cet ouvrage a été imprimé avec la grammaire à Ingolstad en i6o4 , in-4°. Disputatio regalis.
C'est un dialogue ou entretien familier entre le prince Pépin , ensuite roi d'Italie , et Albin ou Alcuin. C'est un recueil de notions de choses dont quelques unes appartiennent à la théologie , et le plus grand nombre à la philosof-hie et aux autres sciences humaines.
La troisième partie des œuvres d'Alcuin contient les écrits suivans : I. scriptum de Vila sancli Martini Turonensif. C'est l'i-
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biégé de la vie de saint Martin , évêque do Tours. 2. De transilu sancti Martini sermo. C'est un petit discours sur les circonstances de la mort du même Saint.
Ces deux écrits sont tirés de saint Sevère-Suljnce , sur lequel Alcuin renchérit en quek{ue sorte, selon la remarque de saint Odilon , abbé de Ciuni , en mettant dans un plus grand jour certaines circonstances de la vie de saint Martin. 3. Vita sancti Vedasti Episcopi Atrehatensis.
( La vie de saint Yaast , évèque d' Arras , écrite vers l'an 796 , à la prière de l'abbé Radon. ) Nous avons deux lettres d'Alcuin où il parle de cette vie qu'il avait faite sur celle cpii avait été composée par un anonyme. L'une de ces lettres est imprimée dans le recueil des œuvres d'Alcuin par Du Chêne , et l'autre a été donnée par dom Martène dans le premier tome de sa grande collection. La première est adressée à l'abbé Radon. La seconde est une réponse à la lettre qu'il avait reçue de cet abbé et de ses religieux , qui lui avaient demandé des titres et des inscriptions en vers pour les églises dépendantes de l'abbaye de Saint- Yaast , et pour chaque autel.
4. V^ita beatissimi Ricbardi Presbjteri. (La vie de saint Riquier, prêtre.) 5. Devita sanctii ïl illebrordi Trajeclensis épis— cn/ji , libri. a. La vie de saint . W illebrorde ou Willibrode , évcque d'Utrecht, en deux livres , l'un en prose et l'autre en vers , iivec une homélie à la fin , que
ALC l'on trouve aussi dans le troisième tome des Actes de F Ordre de Saint-Benott, part, i, pag.J6oi, 63o. 6. Epistolœ 11 5. Cent quinze lettres, sans y compter les fragmens de plusieurs autres, rapportées par Guillaume Malmesbury. Canisius en avait déjà donné soixante-sept dans le premier tome de son Recueil. 7 . Poë' mata et versus de pluribus sanctis. Recueil de poésies sur divers Saints, au nombre de deux cent soixante-douze ; mais il y en a plusieurs qui ne sont pas d'Alcuin. Depuis l'édition de Du Cliène , on a trouvé et publié divers autres ouvrages d'Alcuin.
Ouvrages d'Alcuin , trouvés ou publiés depuis l'édition de Du Chêne.
I . Traité de la procession du Saint-Esprit. Le père de Montfaucon cite ce t raité dans sa bibliothèque des manuscrits , t. 2, pag. 1297. Ce fut Didon, évèque de Laon , presque contemporain d'Alcuin , qui en fit présent à son église cathédrale , avec plusieurs autres manu^scrits. L'acte de donation par l'évêque Didon est mis à la tète de l'ouvrage , avec défense 4 qui que ce soit de le tirer de la bibliothèque de son église, sous peine d'encourir l'indignation de Dieu et de la sainte Vierge iSIane . C'est apparemment la raison qui a empêché ceux qui ont recueilli les ouvrages d'Alcuin d'avoir connaissance de celui-ci. Mais dom lldeplionse Catelinot, béiiédictin et biblio-
ALC thécaire de l'abbaye de Saint-Michel, qui en 175a travaillait depuis long-temps à une nouvelle édition des œuvres d'Alcuin , obtint une copie de cet écritpar la médiation de M. l'abbé d'Hédouville , chanoine de la cathédrale de Laon, et du R. P.
Breton, professeur en l'abbaye de Prémontré dans le niême diocèse. L'ouvrage est divisé en trois parties. Dans la première, Alcuin fait voir que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils ; dans la seconde, qu'il estl'es^it du Père et du Fils; et dans la troisième, qu'il est envoyé par le Père et le Fils. Il y a à la tète de l'ouvrage une épître dédicatoire à Charleïnagne ; mais Alcuin ne s'y nomme pas , ensorte que nous ne savons qu'il est de lui que parce qu'il lui est attribué par l'évêque Didon.
2. Trois lettres publiées par dom LUc d'Aclieri , dans le sixième tome du Spicilege , pag. 391 , 397. Une parmi les lettres hybernoises recueillies par Usserius , publiées à Paris en i6ô5. Deux dans le cinquième tome des Actes de l'Ordre de Saint-BenoU , en y comprenant la charte de fondation d'un hôpital au diocèse de Troyes. L'autre lettre qui s'adresse à Candide et à Nathanael, est imparfaite ; mais elle a été donnée depuis en son entier par M. Baluze , au premier tome des Capitulaires.
Il en a donné trois autres dans le premier volume de ses Mélanges , pag. 365 ; et dom Mabillon vingt-six dans ses Analectes , a-
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vcc un poëme en vers élégiaques sur le Cucule ou Coucou , Carmen de Ciiciilo , c'est-à-dire , selon quelques uns, sur l'Enfant prodigue, ou selon d'autres sur l'un de ses amis , qu'il désigne sous la nom de Coucou, et dont il déplore les égaremens.
Baluze a aussi donné, epistola et prœfatio , in libros septem ad Felicem Orgelitanum , dans le tom. 4 de ses Mélanges , p. 4^3.
3. Deux poèmes , l'un fort court en vers hexamètres , et l'autre plus long en vers élégiaques. L'un contient la liste , et l'autre le sommaire des livres de l'ancien et du nouveau Testament , publiés par Lambécius , avec une hymne et trois épigrammes en l'honneur de saint Vaast. (Lambécius, Comment, de Biblioth. Vindoh. , tom. 2 , pag. 4o3,4i5.)
4. Homilia indienataliS. Vedasti , publiée par BoUandus dans ses Actes des Saints , mois de février, pag. 800.
5. Libri quatuor Carolini de Imaginibus , cpie Roger de Hoveden, dans ses Annales , adann.
792 , d'it avoir été composés par Alcuin , au nom de l'empereur Cliarlemagne.
6. Poëma heroïcum de Ponti- Jicibus Anglis, et Sanctis Eccle-
siœ Eboracetisis. Ce poëme est de seize cent cinquante-huit vers. M. Thomas Gale , doyen d'York, le fit imprimer sur deux manuscrits , l'un de Reims , et l'autre de Saint-Tliierri , près de la même ville , que dom Mabillon lui avait communiqués , et
4 I o ALC
le plaça sous le nom d'Alcuin à la fin de son troisième volmne d'Historiens d'Angleterre. Oudin ne croit pas que ce poëme soit d'Alcuin, parce que la poésie de cette pièce est plus dure que celle des autres poèmes de cet auteur, et par d'autres raisons qu'il jdlègue dans son commentaire , Script, eccles. sec. 8, tom. i , col. 1923. n aime mieux l'attribuer à Fridegode , moine bénédictin qui vivait vers l'an 960.
Le docteur Galle assure qu'il avait plusieurs lettres d'Alcuin C[ui n'avaient jamais paru.
7. Coinmentarius brevis in Cantica canticorum , publié par Patrick Young, avec le commentaire de Gilbert Foliot , à Londres, i638. Cave, Dupin et les auteurs de la grande Bibliothèque ecclésiastique , comptent cet ouvrage, qui n'est autre chose que la courte explication de cet endroit : il y a soixante reines , etc. , qui se trouve dans la première partie de l'édition de Du Chêne.
8. Breviariam Jidei adversus Arianos , donné par le P. Sirmond , à Paris , 1 63o , sans nom d'auteur , et attribué à Alcuin parle P. Chifïlet, sur l'autorité d'un manuscrit. (Chifïlet , prœf.
in oper. Ferrandi. )
9. Le catalogue de la bibliothèque de Centule , dressé en 83 1 , fait mention d'un livre intitulé, du Comte , corrigé et remis en meilleur oi'dre par Alcuin. Ce n'était qu'un lectionnaire , ou , si l'on veut , un directoire qui indiquait les Épî-
ALC très et les Évangiles pour chaque fête et chaque férié de l'année.
On lit dans un manuscrit de l'église de Chartres que ce fut Charlemagne qui engagea Alcuin dans ce travail. Ce lectionnaire fut retouché depuis par un prêtre nommé Théotinque , que l'on met sous le règne de Charles-le- Chauve. Nous en avons deux éditions , l'une à Cologne en 1 56 1 , 1 57 1 et 1 609, par Paméhus, dans son Recueil des livres liturgiques , pag. 1 309 ; et l'autre dans le seconditeme des Capilulaires , par M. Baluze. L'édition de Pamélius représente le texte de ce lectionnaire, tel qu'il était avant la correction de Théotinque.
Celle de M. Baluze le donne comme il a été corrigé par ce prêtre.
Il est précédé d'une préface à Héchiard , comte d'Amiens, aux instances duquelThéotinque l'avait revu et corrigé. On trouve une autre préface daxis le treizième tome du Spicilège, pag. 253, adressée à un nommé Constance.
Cette préface porte le nom de saint Jérôme ; mais elle ne peut être de lui , puisque c'est un reviseur qui y parle. Il vaut donc mieux la donner à Alcuin qui a aussi corrigé ce lectionnaire , comme on vient de le dire.
10. Un homiliaire attribué à Alcuin par l'auteur de sa vie , n«. 24. Peut-être ne fit-il que corriger ou augmenter l'homiliaire de Paul , diacre , qui était en deux volumes , de même que celui qu'on attribue à Alcuin.
On a mis sous le nom de ce dernicr l'homiliairc qui fut impri-
ALC méà Cologne en iSSg. Il n'est pas de lui , mais de Paul , comme on peut s'en convaincre par les vers qui se lisent à la tête de cet liomiliaire dans le manuscrit de Riclienaw , et que l'on a rapportés dans les imprimés. Cela paraît encore par la lettre de Charlemagne , que dom Mabillon a tirée du même manuscrit , et qui est jointe aux vers que le diacre Paul adressa à ce prince en lui envoyant son liomiliaii-e.
Si l'on veut donc qu'Alcuin ait composé un nouvel liomiliaire , il faut convenir qu'il n'a pas encore été mis sous la presse. (Dom Mabillon , Analect. , pag. 18, et Annal. , lib. 26 , n° 62. )
II. Confessïo Fidei , (Confession de Foi) , publiée sous le nom d'Alcuin , avec quelques traités de différens auteurs , par le père Chifflet', à Dijon, 1 656, in-4". Les savans ne s'accordent point entre eux sur l'auteur de cette Confession de Foi. Le ministre Daillé, dans une Dissertation imprimée après sa mort à Rouen en 1678, a entrepris de prouver qu'elle n'est pas d'Alcuin. Dom Mabillon, au contraire , la lui à revendiqué dans une autre dissertation imprimée en 1675, dans le premier tome de sesAna- /ecfe.y,pag. 178, etin-fol., page 490 ; voici ses preuves. La première est tirée de l'antiquité du manuscrit sur lequel cet ouvrage a été donné par le père Chifflet.
Tous les caractères sont , ou du temps de Cbarlemagne , ou à peu près. Il tire une seconde preuve du titre mis à la tête de
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ce manuscrit , qui porte en latin : Albini confessio fidei. Il fait voir en troisième lieu , par plusieurs façons de parler de cette Confession de Foi, que l'auteur écrivait avant le siècle des scholastiques , comme lorsqu'il dit dans le second chapitre de la première partie : Je prie le Père par le Fils , je prie le Fils par le P'ere , je prie le Saint-Esprit par le Père et le Fils ; expressions qui ne répondent point à l'exactitude avec laquelle les scholastiques parlaient de nos mystères. Il traduit encore l'omousios des Grecs par le terme coessentiel , que les scholastiques auraient traduits par con- .v«^6'?««f/e/.Quatrièmement,rauteur demande à Dieu de le pyréserver de la vanité que pouvaient lui inspirer le grand nombre de ses domestiques , et le respect que ses frères avaient pour lui.
Or , on sait qu'Alcuin avait sous lui , à cause de ses abbayes , uu grand nombre de serfs et de domestiques. On sait encore qu'il était très-respecté des religieux de ses monastères. L'auteur se plaint qu'on lui avait fait perdre sa chère solitude , qu'il avait aimée dès sa jeunesse. Qu'on lise la vingt -troisième lettre d'Alcuin à Charlemagne , et la dixseptième , on y trouvera qu'il faitlesmêmesplaintes. Ceprince, qui l'avait tiré de sa solitude , lui permit d'y retourner. Alcuin en témoigna sa joie à ses frères qui servaient Dieu dans la Gothie. Enfin , on trouve dans la Confession de Foi les mêmes sen-
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tences , et souvent les mêmes
termes dont Alcuin se sert dans
le livre de la Foi en la sainte
Trinité.
Ou objecte que la Confession de Foi imprimée sous le nom d' Alcuin est tirée , pour la plus Jurande partie , de la Confession de Pelage et du livre des Dogmes ecclésiastiques de Gennade ; et quoiqu'on avoue en même temps que les expressions pélagiennes ou sémi-pélagiennes de ces livres sont ordinairement corrigées, on ne laisse ])as d'en conclure qu' Alcuin ayant été un des défenseurs de la grâce et l'un des disciples de saint Augustin, il suffit de trouver dans la Confession de Foi qu'on lui attribue une Confession pélagienne , ]iour reconnaître que cette pièce n'est pas de lui. ( Basnage , Hist.
de V Eglise , tom. a , pag. 899 et suiv. )
On répond que cette Confession de Foi passait du temps d'Alcuin pour être de saint Jé- 3"ôme. Elle est citée sous le nom de ce Père , au premier chapitre du troisième des livres , que Ton appelle Carolins. Elle porte encore le nom de saint Jérôme dans un manuscrit de la bibliothèque impériale qui contient diverses Confessions de Foi , qui lut écrit par Dagulfe , notaire , et présenté au pape Adrien par ordre de Charlemagne. Il n'est donc pas surprenant qu' Alcuin ait transcrit la Confession de Foi de Pelage dans la sienne , la croyant de saint Jérôme. Il ne l'est pas non plus qu' Alcuin n'ait
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pas découvert tout le venin ren- ' fermé dans cette Confession de Foi. Pelage l'avait tellement enveloppée, qu'ayant été lue publiquement à Rome , tous les assistans , et même le pape Zozime , la trouvèrent orthodoxe, et ce ne fut que quelques temps après qu'on en découvrit les erreurs. A l'égard du livre des dogmes ecclésiastiques , il portait autrefois le nom de saint- Augustin , et ce ne fut que depuis les contestations avec Gotescalque qu'il devint suspect , comme infecté des erreurs du sémi-pélagianisme. Ainsi , de ce qu' Alcuin a cité cet auteur dans sa Confession de Foi , ce n'est pas une raison de la lui contester ; c'en est une au contraire de l'en reconnaître auteur. On objecte encore que la troisième partie de cette Confession n'a presque point de liaison avec les deux premières ; qu'elle en répète plusieurs endroits , et que personne n'a jamais cité celte Confession de Foi d'Alcuin.
A cela , on répond que dans le manuscrit du père Chifllet les deux dernières parties sont écrites de la même main que les deux premières ; que si l'on répète quelque chose dans la troisième , c'est par manière de récapitulation , et qu'il ne faut pas s'étonner que l'on ne trouve pas cette Confession dans les catalogues des écrits d'Alcuin , puisque Possidius qui a fait du vivant même de saisit Augustin le catalogue de ceux de ce Père , en a oublié plusieurs. On
ALC trouve de semblables omissions dans les catalogues des œuvres de saint Anselme et de saint Bernard , quoique composés par des auteurs contemporains.
La Confession de Foi d'Alcuin est divisée en quatre parties ou livres. 11 traite dans le premier de l'unité de Dieu en trois personnes; dans le second de l'incarnation du Verbe , montrant que le fils de Dieu , Jésus-Christ, est un et le même dans les deux natures ; Dieu et homme , homme et Dieu. Il parle une seconde fois, dans le troisième livre , de l'unité de Dieu en trois personnes ; mais il y expose aussi sa foi sur plusieurs autres dogmes de la religion. Dans le quatrième qui a pour titre , du Corps et du Sang du Seigneur , il établit en plus d'un endroit la foi de l'Église sur la présence réelle et la transsubstantiation.
Oui'rages d'Alcuin qui sont perdus , ou qui n'ont pas été imprimés, ou qui lui sont supposés.
Les ouvrages d'Alcuin qui sont perdusétaient, un Commentaire sur les Proverbes ; des commentaires sur les Épîtres de saint Paul aux Éphésiens , à Tite , à Philémon , et aux Hébreux ; un Traité de l'orthographe ; un Traité de musique. Des sept traités sur les sept arts libéraux. , il n'en reste que deux , l'un sur la grammaire , et l'autre sur la rhétorique. . Sigebert de Gemblours, de script. Ecoles. , cap. 83 , met parmi les écrits
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d'Alcuin un pronostique de ce qui doit arriver dans les siècles à venir. Il ne dit point ce que c'était que cet écrit. D'autres lui attribuent un ouvrage en vers non gênés par la mesure des pieds où il traitait plusieurs points de morale. On ne sait ce c[ue c'est , ni si Alcuin en est véritablement auteur. On ne connaît pas mieux l'opuscule cité par Fabricius sous le titre de Généalogie de Jésus-Christ ; mais on ne peut douter qu'outre les sept livres contre Félix , évèque d'Urgel, Alcuin n'ait écrit contre lui un autre ouvrage à qui il avait donné le titre de Lettre de Charité , parce qu'il exhortait cet évêque à renoncer à ses erreurs. Balaeus met dans le catalogue des ouvrages d'Alcuin une vie de Charlemagne.
Elle était partie en vers et partie en prose , comme on le voit par un manuscrit delà bibliothèque de M. de Thou , et par la vie de ce même prince , composée par Eginard , imprimée dans le second tome des Historiens Français , de Du Chêne. On y renvoie à la vie cju' Alcuin avait écrite , povir savoir plusieurs autres actions de Charles omises par Eginard.
^Dom Monlfaucon , dans sa nouvelle Bibliothèque des ma-^ nuscrits , en cite jusqu'à quatre du commentaii-e d'Alcuin sur le Cantique des Cantiques. Il en cite un qui contient un commentaire d'Alcuin sur VEccUsiaste ; un autre sur J trémie et les lamenlalations ; et un troi-
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sxème intitulé : Petites gloses sur l'Évangile de saint Jean.
Aucun de ces ouvrages n'a encore été rendu pul)lic , non plus que celui que du Verdier cite dans sa Bibliothèque , sous le titre :
Introduction ou Prologue sur le livre de Platon. On donne encore à Alcuin un commentaire sur l'Apocalypse, un traité contre les Images , un autre de la propriété des noms de Dieu , un livre de Moralités , des explications sur l'Oraison Dominicale et le Symbole des Apôtres , avec beaucoup d'auties écrits qu'on peut lui contester avec justice , parce qu'on ne produit aucune preuve qu'il en soit auteur.
Alcuin cultiva presque tous les beaux-arts et toutes les sciences, pour en instruire ensuite grand nombre de disciples , et faire renaître dans les Gaules l'Athènes de l'ancienne Grèce.
Il fut grammairien , rhéteur , astronome , poète , philosophe , théologien ; mais il ne posséda jamais toutes ces sciences dans le degré de perfection nécessaire pour les faire fleurir comme on avait fait dans les siècles plus heureux que le huitième , où l'on ne voyait presque plus aucun vestige de la belle littérature. Aussi ses ouvrages les plus travaillés ne sont point exempts de défauts , non-seulement dans le style , mais inème dans le langage. Il y emploie de temps en temps des termes inconnus dans la bonne latinité. Il en met d'autres qui sont trop durs et qui rendent son ctvle moins coulant
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et moins agréable. Ces défauts sont beaucoup plus fréquens dans ses écrits faits à la hâte et pendant ses voyages où il n'avait , ni le loisir de les polir et de les châtier , ni les livres nécessaires pour les soutenir par de bonnes preuves. Les plus intéressans de ses ouvrages sont ceux qu'il a faits pour la défense de la foi. Il l'établit solidement , et pousse vivement ses adversaires , qu'il combat toujours heureusement quand il emploie contre eux les paroles de l'Ecriture et des Pères. Il réussit moins quand il a recours aux raisonnemens humains ; et il y a des endroits où il n'est pas facilede l'entendre et de le suivre.
Il est plus clair et plus net dans ses traités de morale , en particulier dans celui des vertus et des vices, dont la lecture ne peut être qu'utile. Ses commentaires ne sont point originaux ; ce ne sont , pour ainsi dire, que les extraits des anciens interprètes. On trouve peu de feu dans ses poésies. La plupart ne diffèrent en rien de la prose que parla mesure des pieds ; il tombe même assez souvent dans des fautes contre la prosodie. On lira ses lettres avec plus de plaisir , soit par rapport à plusieurs traits de l'histoire et de la discipline de l'Église , soit à cause de la douceur et de la modestie qu'il y fait paraître partout. Sa doctrine sur tous les points de la religion est très-pure , et il n'échappe aucune occasion de marquer son zèle pour la défendre
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<:onlie ses ennemis. Doin Ceillicr , Hist. des aut. sacr. et eccle's. , t. i8,p. 248^*^^^^'- Hàt' ^'"- d^ France , tom. 4? P- agSetsuiv.
Tous ses ouvrages ont été publiés à Paris en 1617 , in-foL
ALDEGONDE (sainte), naquit dans la province de Hainaut vers l'an 63o. Elle eut pour père le B. Walbert ou Gualbert, prince du sang royal de France , et pour mère la B. Bertilde , et pour sœur aînée sainte Waldetrude ouVautrude, vulgairement sainte Vaudrû. Aldegonde , touchée des exemples de piété qu'elle avait continuellement sous ]es yeux dans le sein de sa famille , résolut de n'avoir point d'autre époux que Jésus-Christ. Après qu'elle eût rendu les derniers devoirs à ses parens, elle alla trouver , à Haumont, saint Amand , ancien évèqùe de Maestricht , et saint Aubert,évêque de Cambrai, des mains desquels elle reçut le voile de religieuse , et se retira dans un lieu couvert de bois appelé Malbode , aujourd'hui Maubeuge sur la Sambre. Elle y bâtit un monastère où elle se renferma avec un grand nombre de vierges chrétiennes qui se mirent sous sa conduite , et dont l'institut a été connu depuissous le nomde chanoinesses .
Elle gouverna son troupeau avec une sagesse qui excita également l'admiration des gens de bien et l'envie des médians qui mirent tout en usage , et jusqu'aux plus noires calomnies , pour la déshonoreretpour décrierson institut.
Le démon joignant ses efforts à
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ceux des hommes , fit tout ce qu'il put pour la troubler et la désespérer. Dieu lui-même voulut l'éprouver en lui cachant sa présence par la suspension des effets sensibles de son assistance.
Il la favorisa ensuite de grâces extraordinaires qui alarmèrent sa profonde humihté et qui lui firent demander un mal humiliant et douloureux propre à la confondre et à la purifier. Dieu lui envoya un horrible cancer au sein qu'elle souffrit avec joie , et qui ne l'empêcha pas de veiller toujours avec la même application sur la conduite de ses sœurs jusqu'à sa mort , qui arriva un samedi 3o de janvier de l'an 684, quoique quelques savans l'aient mise dix ans plutôt , et d'autres dix plus tard. Son corps est dans son abbaye de Maubeuge ; on fait sa fête le 3o janv. ( Bail. , 3o janv.)
ALDERÈTE ( Bernard ), jésuite, né à Zamora en i594, fut professeur de philosophie à Gompostelle et à Valladolid , ensuite professa la théologie à Salamanque. Il entra chez les jésuites en i6i3. C'est le premier de cette société que l'Université de Salamanque honora du bonnet de docteur. Il mourut à Salamanque en 1 657 . Nous avons de lui un traité de ïncarnatione , en deux tomes, imprimé à Lyon en i652, et trois autres; de 7)isione et Scientia Dei ; de voluntate Dei ; de Prœdestinatione et reprobatione , imprimé à Lyon en 1662.
ALDERÈTE (Joseph), Espagnol , natif de Malaga , docteur
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en droit civil et canonique , chanoine et officiai de Cordoue , quitta toutes ses dignités pour entrer cliez les jésuites. Il lut recteur du collège de Grenade , et mourut en 1616. lia laissé un ouvrage sur l'exemption des Réguliers, imprimé à Se ville en i6o5, in-4° , et un autre de religiosa disciplina tuenda , lib. 3 , ibid., in-4'',en i6i5.( Nicolas-Antonio, Biblioth. hisp. Moréri, édition de 1759. )
ALDRIC ( saint ) , évêque du Mans , était fils d'un gentilhomme de Saxe nommé Sion , et d'une mère Bavaroise qu'on appelait Gerilde , l'un et l'autre néanmoins sujets du royaume de France. Il lut élevé à la cour des empereurs Charlemagne et Louis-le-Débonnaire. Dégoûté d'un séjour dont la grâce lui fit sentir la vanité , il se retira dans le séminaire de Gondulphe , évêque de Metz. Sa réputation de sagesse et de piétéexcita Louisle-Débonnaire à le choisir pour son confesseur , et ensuite pour évèque du Mans. Il gouverna son troupeau avec une douceur et une charité qui lui soumit les esprits les plus difficiles. Il était humble , patient, sévère à luimême , plein d'humanité pour les autres , et surtout pour les pauvres qui avaient en lui un père attentifà tous leurs besoins.
Sa fidélité inviolable à son prince légitime lui attira une rude persécution de la part des rebelles qui le chassèrent de son église et le noircirent des calomnies les plus atroces. Après son rétablis-
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sèment , qui suivit celui de rem-»
pereur Louis-le-Débonnaire , à l'occasion duquel il avait été chassé de son siège, il fit la translation de saint Julien et de quelques autres saints évêques du Mans , dont il trouva les corps l'an 835. Il assista au concile de Pavie de l'an 846 , et à celui de Tours de l'an 849. Il mourut, comme on le croit, le 7 janvier de l'an 856 , après environ vingtquatre ans d'épiscopat. Son corps fut enterré dans l'église de Saint- Yincent. Il a laissé une collection des décrets des Saints-Pères, et tous les canons des conciles synodaux et nationaux touchant la police ecclésiastique. Les actes de sa vie ont été publiés par M. Baluze , au troisième volume de ses Mélanges, sur un ancien manuscrit de son église, \oyez aussi Dom Mabillon au troisième volume de ses Analectes. (Courvaisier et Bondonnet , Histoire des Evéques du Mans. Baillet , 7 janvier. )
ALDRIC ou AUDRY ( saint ) ^ évêque de Sens , naquit vers l'an 780 , dans le pays de Gâtinais. Ses parens qui étaient nobles et riches , voulaient le nourrir dans les délices, à la manière des grands ; il sut dès l'enfance résister aux dangereuses sollicitations de ses proches , et se mortifier par l'abstinence et les autres pratiques austères de la religion. Il fit plus encore, en embrassant l'état monastique dans l'abbaye de Ferrières , appelée alors Bethléem où il fut un modèle aclievé
ALD de perfection à tous les religieux.
Sa réputation le fit connaître à Jérémie, évêque de Sens, qui l'ordonna prêtre , et à Louis-le- Débonnaire qui le manda à la cour et l'établit précepteur de son palais. Il fut ensuite élu abbé de Ferrières, et enfin évèque de Sens sur la fin de l'année 828.
Dans tous ces différens états , Aldric fit toujours admirer sa foi , son zèle niclé de douceur , son humilité , sa sagesse , son détachement parfait de toutes choses , sa ■ mortification générale , sa capacité , sa vigilance sur son troupeau dont il ne se montra pas moins le pasteur et le père que le juge et le médecin. Il fut employé à la réforme de l'abbaye de Saint-Denis , et mourut le i o d'octobre de l'année 840 , ou le 6 de juin de l'année suivante. Son corps fut enterré à Ferrières sous la gouttière de l'église comme il l'avait ordonné. Les miracles que Dieu opéra à sa considération le firent bientôt placer dans un lieu plus décent. Les huguenots dissipèrent les reliques de saint Aldric , excepté quatre ou cinq ossemens que l'on recouvra et que l'on conserve dans un reliquaire d'argent. L'église de Sens célèbre sa fête principale le lo d'octobre. Sa vie , écrite par un religieux de Ferrières , cent cinquante ans après lui , ne laisse pas d'avoir de l'autorité. On peut la voir avec les remarques du père ûlabillon, au quatrième siècle. {Bénéd., part, première.
BaiUet , 10 octobre.)
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ALÉANDRE ( Jérôme ) , cardinal , né le i3 février 1480 à la Mothe , petite ville sur les coafins du Frioul et de l'Istrie, était fils de François Aléandre , médecin , qui l'envoya étudier à Venise et à Porto-Naône , où à l'âge de quinze ans il enseigna les humanités et se fit admirer de tout le monde. Depuis il étudia les mathématiques , la médecine , la philosophie , la théologie et les langues grecque et hébraïque , dans lesquelles il fit un si grand progrès , avec le secours d'une mémoire prodigieuse, qu'il les parlait et les écrivait sans peine. Il s'appliqua aussi aux langues chaldéenne et arabe. Le roi de France , Louis XII, l'appela à Paris en 1 5o8 , et le gratifia de lettres de naturalité , avec une pension de cinq cents écus d'or , pour enseigner les belles-lettres, ce qu'il exécuta avec beaucoup de succès etim applaudissement général. Il fut recteur de l'Université de Paris, et professeur en langue grecque ; depuis il enseigna encore à Orléans et à Blois. Etienne Poncher , évèque de Paris, l'attira chez lui , et ne le céda qu'avec peine à Éverad de La Mark ,prince et évêque de Liège qui le fit son chancelier , et qui lui conféra la dignité de prévôt dans sa cathédrale. Ce même prélat l'engagea à faire un voyage à Rome , d'où le pape Léon x qui le retint à son service , l'envoya nonce en Allemagne en iSig , et quoiqu'absent , le fit bibliothécaire du Vatican en i520;
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après la mort de Zénobio Acciajoli. Aléandre parut dans sa nonciature avec éclat , et il fit admirer sa doctrine et son éloquence dans la diète de Wormes où il parla trois heures de suite contre Luther. Il obtint que l'on brûlerait les livres de cet hérésiarque , et que l'on proscrirait sa personne , et dressa même l'édit qui le condamnait.
A son retour , Clément vu lui donna rarchevèché de Brindes , et le nomma nonce en France.
Il était auprès du roi François i'^" à la bataille de Pavie, et fut fait prisonnier avec lui par les Espagnols qui le maltraitèrent.
L'empereur l'ayant mis en liberté , il alla à Rome , et de là à son église de Brindes , d'où le pape Clément vu l'envoya une seconde fois en Allemagne en i53i.Il se rendit ensuite à Venise où il demeura jusqu'au milieu du mois de mai de l'an i534 , que Paul m le rappela à Rome pour l'employer dans les affaires publiques. Le même pape le fit cardinal , du titre de Saint-Chrysogone , le i3 mars t538. Il fut encore nommé légat avec les cardinaux Campège et Simonette , pour présider au concile de Vicenze ; mais ce dessein n'ayant pas eu de suite , il alla avec la même dignité en Allemagne. Après son retour à Rome, il y mourut le i " février 1 542 , âgé de soixante-deux ans , dans le temps qu'il mettaitla dernière main à son grand ouvrage contre les professeurs des sciences , ou selon d'autres, à ses quatre livres
ALÉ sur la tenue du concile. Ses écrits sont : i" un grand ouvrage adversiis singiilos disciplinarum professores . 2° Grammatica ad grcecas et hebraïcas litteras , ou simplement , grammatica ad litteras grœcas. 3° Quelques pièces de vers , et des épigram— mes. 4" Des lettres sur les affaires de l'Église et quelques autres, dont on en trouve plusieurs parmi celles de Frédéric Nausea.
5° Plusieurs notes ou remarques sur divers sujets , que l'on garde dans la bibliothèque du cardinal Sirlet. 6° Quati'e livres de Concilio hahendo , qu'Oldoin assure avoir beaucoup servi au concile de Trente. Les deux dialogues qu'on lui a attribués , dont l'un est intitulé Cicero re-»
legalus l'autre Cicero revocatus , sont de Hortensius Lando , médecin de Milan , comme l'a fait voirM. Des-Maizeaux. (Paul- Jove, in elog., cap. 98. Victorel, in addit. ciaconii. E^gs, purpur.
doct. , lib. 4j P- 524. Sponde, Auberi. )
ALÉANDRE (Jérôme), surnommé le Jeune , petit-neveu du cardinal Aléandre , quitta le Frioul son pays natal , pour aller à Rome où il fut secrétaire du cardinal Octave Candini. Le pape Urbain viii le fit ensuite secrétaire du cardinal François Barberin , son neveu. Il suivit ce caidinal en France , lorsqu'il y alla en qualité de légat à laterc; et il mourut après son retour à Rome, au mois de décembre i63i. Gaspard de Simeonibus prononça son oraison funèbre le
3i du même mois. Elle a été imprimée à Paris en i636. Jérôme Aléandre était de l'Académie des Humoristes , fameux jurisconsulte , antiquaire, poète , et l'un des savans du dix-septième siècle. Il écrivait d'une manière agréable et facile. Ses principaux ouvrages sont , \°Refiitatw conjecturée anonimi scriptoris (Saumaise ) de suburbicariis regionibus , ac diœcesi Episcopi Romani ; Paris, aux dépens de Sébastien Cramoisi , 1617 et 1620 , in-4''- 2° De SS. Apostolonan Pétri et Pauli imaginibiis , MS. 3°. De duplici statu religionis in Scotia , Rome 1623.
4° Assertionum catholicarum lib. 3 , ibid. , 1628. 5° Epistôla ad Joannem Morinum de variis exemplaribus necnon characteribus Samaritanoriim. 6° Une lettre au même , de siclis quibusdam Samaritano charactere exaratis , forma litterœ Tau , apud Samaritanos. 7° Deux lettres au même , de aliis siclis Samaritanorum , simulque de Pentateucho Samaritano. 8° Un commentaire sur les institutions de Caïus. 9° Un volume de vers italiens. 10° Quelques poésies latines , parmi celles des Frères Amalthées, dans l'édition de 1627. ( Louis-Jacob, Biblioth.
pontif.^]). 336. Ba'ûlet, Jugement des savans. Magna, biblioth.
eccles.., p. 246.
ALEATOŒ ( saint ) , 'Adelelmus , en espagnol , Elesme , Olesme ou Lesmes , moine de la Chaize-Dieu en Auvergne , abbé de Saint-Jean-de-Burgos
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en Espagne , dans le onzième siècle , était fils d'un gentilhomme de Loudun en Poitou.
Il distiibua son bien aux pauvres après la mort de ses parens , et sortit secrètement de son pays pour aller faire un pèlerinage à Rome. Étant arrivé à Issoire, il rencontra le bienheureux Robert, premier abbé de la Chaize- Dieu , auquel il promit qu'après son retour de Rome il se ferait religieux dans son couvent. Il alla donc à Rome , nu-pieds , jeûnant tous les jours , hors les dimanches et fêtes ; priant Dieu continuellement et demandant l'aumône sur les chemins. Il fut deux ans dans ce voyage, au bout desquels il se renferma à la Chaize-Dieu , comme il l'avait promis. Il y fut maîtfe des novices et il y fut aussi élu abbé après Durand, successeur de Robert , selon quelques uns, quoique d'autres soutiennent que ce fut Séguin qui gouverna ce monastère après Durand. Quoi qu'il en soit , Alphonse vi , roi de Gastille et de Léon , l'attira dans ses États, et lui donna l'hospice et la chapelle de Saint-Jean-1'Évangéliste de Burgos. Aleaume y fit bâtir un grand hôpital et un monastère sous la règle de Saint- Robert de la Chaize-Dieu , dont il fut le premier abbé. Il y mourut saintement vers l'an iioo.
Son corps, enterré d'abord dans l'église de Saint-Jean, fut transporté en 1480 dans une église paroissiale hors la ville de Burgos , appelée Saint-Élesmes de son nom. C'est le patron de cette
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ville qui célèbre sa fête le 3o de janvier. Yepès , Hist. des Bénédictins. Mariette , Hist. Eccl.
Alphonse Vénéro, Vie du Saint, en i563. Baillet , 3o janvier.
ALEAILNIE , avocat. On a de lui une Dissertation sur les curés et en leur faveur , qui a paru en
ALECTOROMANTIE ou ALEC TRYO]\L\MIE , Alectrjomantia , Alectoromantia. Ce mot -vient du grec ùxÏkIup ou ûxixlpùy, qui signifie un coq , et fiec*liix, di\'ination. C'était une manière en usage parmi les Grecs de deviner par le moyen d'un coq.
ALEGAMBE ( Philippe ) , de Bruxelles , prit l'habit de jésuite à Païenne en i6i3 , fit sa philosophie dans la même ville, et étudia en théologie à Rome , enseigna la philosophie à Gratz ; et après quelques voyages se fixa à Rome où malgré les giaudes occupations que lui donnaient ses emplois, il a augmenté la Bibliothèque des écrivains de sa compagnie , que le père Ribadeneira avait publiée en 1608.
Cet ouvrage est conduit avec beaucoup d'exactitude. Alegambe mourut à Rome en 1602 où il travaillait à augmenter encore la Bibliothèque des écrivains de la Société , . qu'il avait déjà donnée au public en 1643 , et dont le père Sotwel a donnée ime édition à Rome en 1670 , avec les additions qu'Alegambe avait préparées. Bayle, Dictionn.
critiq. Baillet , Jugemens des Savons , tom. 2 de l'édit. in 4°- Ils sont l'un et l'autre réfutés
clans la Lettre critique de l'abb* ^ Le Clerc sur Bayle , pag. 45 et suiv. Moréri , édit. de 1750.
ALEGRE de Cassaxate ( Marc- Antoine ) , Espagnol de l'Ordre des Carmes , a composé dix ou douze ouvrages , entre autres celui qui est intitulé , Paradisus Carmelitanus. C'est un volume in-folio mêlé de beaucoup de fables. Alègre est mort l'an i658.
ALÉGRESSES. On appelle les sept Alégresses, certaines prières qu'on adresse à la sainte Vierge.
Le mot ^alégresse est 'dérivé A'alaigre , alacer , et signifie joie éclatante et générale où l'on montre son agilité en sautant et en dansant.
ALÉGRIN ( Jean ) , cardinal et patriarche de Constantinople, était d'Abbeville en Picardie , et tle la noble famille des Alégrins.
Il fut docteur de Paris , professeur en théologie , doyen de la cathédrale d'Amiens, archevêque de Besançon , cardinal , évèque de Sabine, patiiardie de Constantinople. Il fut aussi lé- • gat à latere en Espagne et en Portugal où il prêcha la croisade avec beaucoup de succès.
Il réconcilia à l'Eglise l'empereur Frédéric u , et l'excommunia ensuite pour avoir contrevenu à quelque article du traité qu'il avait fait. Alégrin mourut l'an 1240 , et laissa quelques ouvrages.- Ciaconius. Onuphrius.
Frison, Galtiapurpurata. Ignace de Jésus - Maria , carme déchaussé, Hist. Eccl. d'Abbe\'iUe.
ALEMAND (Louis-Augustin),
ALÉ né à Grenoble en i653 , fut élevé dans la religion prétendue réformée dont il a fait profession jusqu'en 1676 qu'il l'abjura. Il brilla dans le ban'eau à Grenoble , et composa plusieurs ouvrages savoir : les Remarques posthumes de M. de J^augelas sur la langue française , imprimées à Paris en 1690. Nouvelles Observations ou Guerre civile des Français sur leur langue , etc., volume in- 12 , à Paris 1688.
L'Histoire monastique d'Irlande , in-i2 , à Paris 1690 , etc.
Le Clerc , Biblioth. de Richelet.
ALEMANM (GiUDert) , composa dans le quatorzième siècle, entre autres ouvrages, une Histoire de la Terre - Sainte qu'il dédia à Talleyrand, cardinal de Férigol. ( Moréri.)
ALEP , qu'on appelle aussi Beroéy est entre Hiéraple et Antioche , à distance de l'une et de l'autre d'environ vingt-huit lieues. Il y a dans cette ville uu archevêque maronite et une église dédiée en l'honneur du prophète Elie. Voici quelques uns de ses évèques.
Evêques du Rit Latin.
1. Vincent de Mazuelo , de l'Ordre des Frères -Prêcheurs , nommé par Alexandre vi, en r498, le 6 avril. ( Tom. 4 , Bullar.
ord. prœd. , pag. 20 5. )
2. Pierre, nommé par le même pape en i5oo ; il s'appelait de Monimo et était aussi dominicain. (Ibid., pag. 208. )