ABU Ï
consubstanticl à son pire , contre les Sarrazins , a été donné en grec par M. Cotelier dans les notes sur les constitutions apostoliques.
ABUDACNUS (Joseph), est auteur d'unehistoire des jacobites ou cophtes d'Egypte , deLybie et deNumidic, imprimée à Oxford, in-i2, 1675.
ABU-ISAAC Ben-Assalus.
Égyptien de nation , de la ville d'Alexandrie , et de la secte des monophysites , fleurit suivant Fauste Nairon dans le treizième siècle. Cet auteur , aussi bien qu'Abraham Ecchellensis , lui attribue plusieurs ouvrages , entre autres une collection de canons , et les constitutions de l'Église d'Alexandrie , en deux parties ; dans la première , il traite • de tout ce qui regarde la police et l'administration de l'Eglise ; dans la seconde , il parle du gouvernement des laïcs. Cette collection se trouve dans un manuscrit très -ancien de la biblioth.
du collège des Maronites à Rome.
Abraham - Ecchellensis cite la préface arabe [Eiith. Vindic, p. 2 ; ch. 17 , p. 168 ; et Epist.
ad Léon, allât, de sjnod. 8 , pag. 629). On "lui attribue encore un ouvrage de questions ecclésiastiques. Le même Abrajiam rapporte de lui une longue explication en arabe et en latin de ces paroles de Jésus-Christ.
Quodcinvqite h'gaveris super terrain, etc. Voyez Nairox, Maron, in înd. Eupol. et part. 2 , 253.
On ne sait point au juste dans f[uelle année du treizième siècle il s écrit Cave.
ABUJAAPHAR Ben-Topheil, auteur arabe , vivait en Espagne du temps d'Averroes , au milieu du douzième siècle. Il a écrit la vie de Haï Ebn Yokdan , sous le titre de Progrès de la raison humaine. Cet ouvrage a mérité l'approbation des Orientaux ; et il y a plus d'un siècle et demi que le rabbin Moïse de Narbonne le traduisit en hébreu , et y fit un long commentaire. Les Anglais n'en ont pas eu moins bonne opinion, puisqu'outre la version latine qu'en publia Poeocke en 1671 , dont on fit une traduction flamande , imprimée à Amsterdam en 16-2, in— 4°, il en a déjà paru trois versions anglaises , dont la troisième est de M. Simon Ockley , imprimée à Londres , de l'imprimerie et aux dépens d'Edmond Powel et j. Lorpliew , 1^08 , in-S". On y a joint un appendice où l'on examine s'il est possible que l'homme, sans le secours de l'instruction, parvienne à la connaissance de Dieu et des autres vérités nécessaires au salut. Cette traduction a aussi cela de particulier , qu'ayant été faite sur l'orginal arabe , elle doit être plus fidèle que les deux piécédentes où l'on s'en est tenu à la version latine de Poeocke. De plus , elle est accompagnée de remarques destinées ou à faire connaître plus particulièrement quelque personnage distingué dont cette histoire fait mention , ou à expliquer quelque coutume mahométane , ou à quelque autre sorte d'éclaircissement. Le dessein de l'auteur est de montrer,
ABU par cette histoire, qu'un homme abandonné à ses propres lumières , et sans le secours d'aucune éducation , peut arriver par dégrés non-seulement à la connaissance de la plupart des vérités physiques , mais encore à celle d'un Etre souverain , éternel j infini ; d'une âme immortelle dont le bonheur dépend de son union intime avec Dieu ; des i-écompenses et des punitions de l'autre vie , etc. Journal des Savans, 17 10, pag. 566 de la première édition , et 5i i de la seconde.
ABULBARACAT, moine jacobite du quatorzième siècle, a écrit en arabe Vlàstoire des jja— tri arches d'Alexandrie, depuis saint jNIarc jusqu'à l'an i363 ; et c'est en partie de cet historien quelepèreVansleo, dominicain, a tiré son histoire des patriarches d'Alexandrie. (^Journal des Savans , 1678 et 1709.)
ABULBARCAT Bex - Cvbari , prêtre égvptien. On a de lui , parmiles manusc. arabes du^atican , apportés de l'Orient par M. Assémani : i" un Traité des Fondemens de la Foi, divisé en deux parties. Dans la première on traite d'un Dieu en trois personnes ; de Jésus-Christ , de la résurrection des morts, des saintes images, du Baptême et de l'Eucharistie en vingt -quatre chapitres. On traite dans la seconde partie, en cinq chapitres, de la prière , du jeûne , de l'aumône , de l'excellence de la loi chrétienne , et des préceptes de l'Évangile. 2°. Un ouvrage inti-
ABU tulé , la Lampe des Ténèbres et la Déclaration des Offices, partagé en vingt-quatre chapitres.
Le premier sur la foi de la Trinité et de l'Incarnation. Le second rcn ferme deux expositions du Symbole de Nicée. Le troisième de l'économie de Jésus- Christ, depuis son incarnation jusqu'à son ascension au Ciel ; de l'élection des apôtres et de la fondation de l'Eglise. Le quatrième , des actions des douze apôtres et des soixante-dix disciples. Le cinquième contient une table des canons des apôtres, des conciles généraux et particuliers ; les canons des Pères et des patriarches d'Alexandrie , et les ordonnances des empereurs.
Le sixième traite des livres canoniques de l'ancien et du nouveau Testament, il renferme aussi les canons d'Ammonius et d'Eusèbe sur les Évangiles , et des traités de la vérité de la foi chrétienne.
Le septième contient un catalogue des écrivains ecclésiastiques.
Le huitième parle de l'Eglise et de la dédicace. Le neuvième , de la confection et de la consécration du chrême. Le dixième , de l'élection et de la consécration du patriarche. Le onzième , de l'élection et de la consécration des évoques. Le douzième , de l'ordination des prêtres. Le treizième, de l'ordination de diacres, des soudiacres et des niinistres inférieurs. Le quatorzième , des moines et du gouvernement des n\onastères. Le quinzième , du Paptême. Le seizième , des heures du jour et de la nuit. Le dix-
septième , de la liturgie et de l'Eucharistie. Le dix-huitième, du jeûne du Carême , de la semaine de la Passion. Le dix-neuvième , des cinquante jours entre Pàcjues et la Pentecôte. Le vingtième, du ^Mariage. Le vingtunième, des funérailles des morts et de riuiile des malades. Le vingt-deuxième , des leçons de l'ancien et du nouveau Testament qui se récitent pendant l'année et les jours de fête , selon le rit des cophtes. Le vingt-troisième,du calendrier des cophtes.
Le vingt-quatrième , des peintures et des images , des cloches , de la fréquentation de l'Eucharistie , de l'encens , de l'assemblée dans l'église , des ceintures , des cierges et des lampes , du signe de la croix que les cophtes ne font qu'avec un doigt; de la nudité des pieds dans l'église , de la tonsure des cheveux en général , et de celle des clercs en particulier , de la confession aui'iculaire , de l'usage de conserver l'Eucliaristie, et de le transporter d'un lieu à l'autre , de l'usage des fèves , des lupins ( sorte de légume ) , et des bâtons dans l'église; du mélange du sel avec les eulogies , du chant ecclésiastique, etc. Magna Bihlioth. ec— clésiastica , pag. 89 et [\o.
ABUL-FARAGE* (Grégoire) ,
ou GuiiGOIRE EbX HaCIE AlVLL-
Faraghi , naqu.it en 1 226 à Melitène , ville voisine de la source de l'Euphrate en Arménie. Son père était un médecin chrétien jncobite , nommé Aarou , mais d'extraction juive ; c'est pour
aaa ABU
cela qu'Abul-Farage est siunommé Ear-Hebrœus , fils d'un hébreu. Il s'appliqua aux langues syriaque et arabe , à la philosophie , à la théologie et à la médecine. A l'âge de vingt ans , il lut ordonné évèque de Cuba par Ignace , patriarche des jacobites.
En 1 247 , le même patriarche le transféra au siège de Lalabena ; et quelques années après , à celui d'Alep. Vers l'an 1 266 , il fut fait primat des jacobites de l'Orient , d'où lui est venu le titre de Maphrian, C{ue,Procope traduit docteur de r Orient , et il posséda cette dignité jusqu'à sa mort qui arriva en 1 280 ou 1 286 à Marage , ville de Laderbyjane dans l'ancienne Médie. Sou corps fut porté dans le monastère de Saint- Matthieu. C'est le plus savant évècj^ue qu'ait eu la secte des jacobites. A oici la liste des ouvrages de cet autour :
1 . Le livre de la Ne'gociation des JSégociatious. C'est un livre de physique et de théologie.