Le Sj-mbole de la Foi , manuscrit syriac[ue
1 1 . Des commentaires sur l'Ecriture dont le titre syriaque est , le Grenier des Mj'stères , et le titre ai'abe , le Trésor des Mystères y manuscrit dans la bibliothèque de Médicis.
12. Une théologie intitulée, le Chandelier des Saints, sur les fondcmens ecclésiastiques. Il est en manuscrit arabe, quoiqu'en lettres svriaqucs dans la bibliothèque du Roi , au rapport de
ABU M. Renaudot , ubi supra, qui nomme cet ouvrage , démonstrations intellectuelles, ou exposition et démonstration de la religion chj'étienne.
i3. Le livre des Rajons , ou Abrégé de Théologie , divise eu dix parties , in-8°.
14. Le livre des Directions , ou Abrégé des Canons ecclésiastiques et des Lois séculières . C'est un très-beau manuscrit syriaque qui se trouvait avec la version arabe dans la bibliothèque de M. Colbert. Il se trouve aussi dans la bibliothèque du Vatican et dans celle de Médicis. Il est divisé eu deux parties. La première traite des choses ecclésiastiques , et la seconde des causes qui concernent les laïcs. Tout l'ouvrage est i-enfermé en quarante chapitres qui sont subdidivisés en quelques sections. On y rapporte les canons des Conciles , les constitutions et les statuts des Pères , les réponses des sages et des docteurs de l'Église , les lois des empereurs chrétiens.
i5. Un livre de morale touchant l'excellence des mœurs selon l'esprit des Pères anacliorètes et des docteurs approuvés.
Cest un manuscrit svriaque in-8'' qui se trouve dans la bibliothèque de jVIédicis. Il y en a aussi un exempla ire en lettres chaldaïques dans le collège des Maronites à Rome , et une version arabe dans la bibliothèque du Vatican , parmi les manuscrits d'Abraham Eccliellensis , num. 12, in-4" Komberg. On cite dans cet ouvrage les apophtegmes des Pères,
y Histoire lausiaque de Pallade, les deux Macaires , l'abbé Isaïe , Marc l'Hermite , Evagre de Pont , etc.
iG. t:nlivredontlc titre arabe est, le Bannissement de la tristesse. Cet ouvrage divisé en vingt chapitres, contient les apophtegmes et les sentences des philosophes et des sages grecs , perses , indiens , hébreux , etc.
Il est manuscrit dans la bibliothèque du ^ atican . Cod. syr. , 27, in-S" Bomb., i5g.
1 7 . Un lunaire et un calendrier.
18. Une grammaire syriaque intitulée , le Livre des Splendeurs, et divisée en quatre parties. Elle se trouvait traduite en arabe dans la bibliothèque de M. Colbert et dans celle de Médicis. On en a aussi un très-bel exemplaire à la bibliothèque du collège des Maronites à Rome.
1 9. Grammalicœ compendiuvt satisprolixum, ditM. Renaudot, secundum dialectam edessenam, quœ Nisibena purior fuisse dicitur : syriach in Medicea. Il y a à la fin de cet ouvrage un traité des mots équivoques par ordre alphabétique, dont on trouve un exemplaire syriaque dans la bibliothèque du Vatican.
20. Un livre de vers que l'on garde dans la bibliothèc[ue du collège des Maronites à Rome.
21 . Une chronique arabe intitulée, le Livre des Dynasties, manuscrit dans la bibliothècjue du \ atican , Cod. Ecchell. , 10 , in-j^^Bomb., 35i. Cette chroniniquc commence avec le monde ci finit à l'an i^-f). Pocockc l'a
traduite en latin et l'a donnée en partie avec l'arabe et des notes ; à Oxford, chez H. Hall, en i65o , in-4°, sous ce titre : Spécimen Historiœ arabum , sive Gregorii Abid — Favagii Malatiensis , de origine et moribus arabum succincta narratio , cuni latina versione et notis Eduardi Pocockii. Le même Pocoçk a donné un abrégé de cette chronique en arabe et en latin , à Oxford , en i663. Les cinq derniers feuillets de cette version qui regardent l'histoire des Mogols , manquent dans le nianusciit d'Ecchellensis , et ne sont point l'ouvrage d'Abul - Farage , mais d'un anonyme qui l'a continué , comme il paraît par le témoignage de Barsuma, frère d'Abul- Farage ; rapporté par M. Assémani.
22. î, ne Chronique syriaque , divisée en trois parties , depuis le commencement du monde jusqu'au temps de l'auteur ; manuscrit dans la bibhothèque du Vatican , Cod. sjr. , 24 5 in-4° Bomb, , 421.
La première partie est intitulée , Chronique des Peines et des Rois. Elle contient l'histoire de ce qui est arrivé depuis Adam jusqu'au règne des Chaldéens , sous]Nabuchodonosor; depuis les Chaldéens jusqu'aux Mèdes et aux Perses; depuis ceux-ci jusqu'à Alexandre-le-Grand et les Ptolénrées , rois d'Eg5"pte, Elle traite ensuite des empereurs romains, tant de l'Orient que de l'Occident jusqu'à Héraclius , et enfin de Mahomet et de l'Empire
ABU des Arabes jusqu'au règne des Tartares qu'on nomme Mogols , jusqu'à l'an des Grecs 1600 , et de Jésus-Christ 1289 ' ^^ trois cents trente-deux cliapitres.
La seconde partie intitulée, la Chronique des Patriarches et des Jacobites , est subdivisée en deux autres parties, dont la première , a pour titre : Suite des Souverains pontifes de l'ancien Testament , depuis Aaron jusqu'à Ananus , beau— père de Caiphe. La seconde a pour titre : Histoire des souverains prêtres du nouveau Testament. Après une préface qui traite du pontificat de saint Pierre et des sièges patriarchaux qu'il a fondés , on donne la suite et l'histoire exacte des patriarches d'Antioche depuis Evode jusqu'à Ephrem d'Amyde qui gouvernait l'Église d'Antioche, dans le temps que Sévère , qui en avait été chassé, répandait l'erreur des monophysites dans l'Egypte et la Syrie. Après la mort de Sévère , suit l'histoire exacte des patriarclies jacobites, depuis Sergius qui en fut le premier , jusqu'à INemrod , surnommé Philoxène , qui mourut l'an des Grecs iSgG; de Jésus- Christ 1285. Un anonyme a continué cette histoire jusqu'à ^^oë libanionite , qui fut ordonné l'an des Grecs i8o4 ; de J.-C. i49'^-
La troisième partie est intitulée : Chronique des Primats , Patriarches et Maphrians d'Orient, tant chaldéens, orthodoxes , qu'hérétiques , nestoriens et jacobites, de})uis saint Thomas , apôtre , jusqu'à Gaballaham qui
ABU gouvernait les nestoricns l'an des Grecs iSgS ; de Jésus-Christ 1282 ; et depuis Marutlias, premier inaplirian des jacobites,qui fut ordonné l'an des Grecs 939 jusqu'à l'an 1597, que liar- Hebraeus possédait la même dignité. Celle histoire des maphrians jacobites est continuée depuis l'an des Grecs 1697 jusqu'à l'an 1807.
Cet ouvrage mérite de voir le jour ; c'est le plus docte et le plus utile de tous ceux d'Abul-Farage , surtout quant à la seconde et à la troisième parties , où l'on trouve d'excellens éclaircissemens sur l'histoire ecclésiastique des Syriens, nestoriens et des jacobites entièrement inconnue aux. Grecs et aux Latins. La première partie que l'auteur a publiée ensuite en arabe , et que Pococke a traduite en latin, contient beaucoup plus de choses que V Histoire des Djnasties , tant sur les faits des Arabes et des Mogols que sur ceux des «hrétiens dans la Thrace , la Syrie ,la Mésopotamie et la Perse.
Richard Simon. Pocock. Pvenaudot , Litiirgiarum , orient.
collect. Assamaui , Bibl. orient. , tom. 2. Depuis la page a44 jusqu'à la page 32 1 , ce savant maronite ajoute un Abrégé de l'histoire des Syriens jacobites et nestoriens , tirée de la Chronique à' libul-Faiape , en faveur de ceux qui s'appliquent à l'étude •de l'histoire ecclésiastique, f^ojy.
aussi Magna Bibliotheca ecclesiaslica , p. 4o et les suivantes.
ABULFEDA (Ismaël),roi , ou
prince de lîamatli , ville de Syrii; , au quatorzième siècle , était tiès-savant , principalement dans l'histoire et la géographie. Il a composé en cette dernière un grand ouvrag(? intitulé : Géograj)hie universelle partagée en tables , selon les climats et les pays , avec les longitudes et les latitudes des villes , des lieux les plus célèbres , et leurs descriptions, conformément aux idées des plus habiles géographes d'Orient , au nombre de plus de soùxante. C'est sous ce titre que cet ouvrage écrit en arabe , et traduit en latin par Jean Gagnier, Français, professeur des langues orientales à Oxford, a été imprimé à Londres en 1730, in-fol. , en arabe et en latin, avec des cartes géographiques et des notescritiques. M. Gagnier aprofité du travail que le savant Guillaume Guise , qui avait eu dessein de donner lui - même une édition d'Albuféda , avait déjà fait sur cet ouvrage , lorsque la mort l'empêcha de le consommer. Il n'a pas négligé non plus les secours qu'il pouvait tirer de Jean Gravius , professeur d'astronomie dans l'université d'Oxford, qui avait appris l'arabe dans l'Orient même , et traduit en latin toute la géographie d'Abulféda , dont il avait publié même quelques parties ; savoir :
en i65o, deux tables géographiques, l'une du persan Nassir Eddin, l'autre d'Ulugbeg, prince lartare, petit-fils de Tamerlan.
L'on a pi'étcndu que le reste du travail de Gravius sur Abulféda