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.nvait étépcnlu dans les désordres des guerres civiles qui occasionèreiit le pillage du savant anglais ; cependant il est certain que Gravius a l'ait encore imprimer, vers i65o , en Angleterre , une versionlatine, avecl'arabe à côté , de la description de deux vastes pays nommés en aïabe , Khuaresnies et Mawaralnhar , autrement la Tvansoxane, parce qu'ils sont situés au-delà du fleuve Oxus. Ce livre est devenu très-rare. Cette description delà Transoxane a été réimprimée avec les deux tables dont on a parlé plus haut par les soins de M. Hudsin , si connu par son érudition orientale , dans le 3* \olumein-4°des Petits Géographes grecs, à Oxford en 1^12. Ce volume contient de plus la description de l'Arabie faite par Abulféda , et traduite de l'arabe en latin par Gravius c[ui n'avait pas fait imprimer sa traduction.
On a donné une traduction française de cette desciiption en 1717, in-i 2 , à Paris , chez André Cailleau , à la suite d'un ouvrage intitulé : Voyage fait par ordre du Roi Louis XIV dans la Palestine vers le grand émir, chef des princes arabes du désert, connus sous le nom de Bédouins ou ^'Arabes Scénites , (/iti se disent la %} raie postérité d'Isniaél, fils d' Abraham ; où il est traite, des mœurs de cette natioii, nvec la description générale de V Arabie , faite par le sultan Ismaël Abulféda, traduite en français parM,T>. L. R. (M. de La Roque), à Paris , etc. Cette description de
l'Arabie est une pièce très-estimable, et ce qu'Abulféda nousadou- 'né de meilleur et de plus exact en matière de géographie, dit M. de La Roque; soit qu'étant voisin de l'Arabie il ait eu plus de facilité de recueillir des mémoires justes , et de rectifier ce qu'on avait écrit là-dessus avant lui; soit qu'étant mahométan , et faisant par cette raison de l'Arabie entière son premier climat, il ait donné sa plus grande attention à bien décrire un pays où sa l'eligion a pris naissance , et qui en contient les principaux monumens. Abulféda est aussi auteur de la Vie de Mahomet , que M. Gagnier a fait imprimer en arabe et en latin , in-fol. , à Oxford en 1723. Ce prince avait encore composé la Vie des premiers Califes, successeurs deMahomet.
L'Histoire des Musulmans , depuis Ç>ii jusqu'en i33o, traduite en latin par M. Reiske , professeur en langue aiabe à Leipsick.
Un Abrégé de l'Histoire universelle iusqu.' À son temps , et quelques autres ouvrages. M. l'abbé Ladvocat dit c[ue ce fut Abulféda cjui découvrit , en i320 , la vraie longueur de la mer Caspienne , et qu'il la trouva plus petite c[ue Ptolomée ne l'avait supposé. Il ajoute qu'Abulféda est fort exact, et c[ue son style est beau et sublime ; ce qui fait que ses ouvrages sont fort estimés. Mais ce jugement, quant à l'exactitude qu'il attribue aux ouvrages d'Abulféda , ne tombe sans doute que sur quelques parties de ses ouvrages ; ou bien il n'est pas
ABU ronfonnc à celui qu'en porte M. l'abbé Renaudot qui assuic!
([u'il y a peu d'exactilucle dans les observations géographiques d'Abulféda. Acta Lips. aun.
1724, pag. 3go. LaRoclie , Méni.
lut. de la Grande Bret. , t. i4 , pag. 433. Biblioth. franc. , t. 5, pag. 54 , Magna bibliotheca ec— clesiastica, p. 4o.Moréri, édlt.
de 1759. Journal des Savans , 1713, 1717, 1719, 1722, 1727 et 1750. Ployez aussi le Prospectus del'édit. de la Géograph. iiniv., donnée in-folio en 1728 ; et les Réflexions et remarques des auteurs du Mercure sur ce Prospectus. Merc. de décemb. 1731 , part. I.
ABUMA. Ville de Juda , autrement Ruma, patrie de la mère du roi Joakim. Joseph. Antiq., liv. ïo, c. 6.
ABUNA , qui signifie notre père , est le nom que les Abyssins ou chrétiens. d'Ethiopie donnent à leur métropolitain. Ils reçoivent ce prélat de la main du patriarche des cophtes,qui réside au Caire , parce qu'ils sont de même religion que lui. Les Abvssins étant dans l'oppression curent recours au Pape et aux Portugais pour en être secourus , protestant de ne plus recevoir de métropolitain de la part du patriarche des cophtes. Mais cela ne dura point ; car aussitôt que leurs affaires furent rétablies , ils ipaltraitèrent Jean Bermudé qui avait été fait patriarche , et consacré à Rome à leur sollicitation; de sorte que leur Abuna leur est toujours dorme par les cophtes
ABU 1 -y.-j
d'Egypte. M. Sinioii , Hist. des Religions du Levant.
ABUS. En général , c'est l'emploi d'une chose à un autre usage qu'à sa destination , et eu termes de droit , on l'appliquait quand la puissance ecclésiastique entreprenait sur la temporelle , ou la temporelle sur l'ecclésiastique. En ce cas , on employait l'appel comme d'abus qui était le moyen c|u'on avait trouvé pour réprimer l'abus. Ce moyen était ancien en France , selon M. de Marca, de Conc, 1. 7, c. 7, n° i, et le nom même qui l'exprime , n'a pas moins de quatre cents ans. Durand , évêque deMendes, eufait mention, aussi bien qu'un arrcL du 1 4 août 1 385 , et un autre du g septembre de la même année, et vui autre du i3 mars 1 376. L'appel comme d'abus était réciproque , c'est-à-dire , que la puissance séculière pouvait appeler de l'ecclésiastique , et l'ecclésiastique de la séculière. Article 80 , des Lib. gall., ch. 36.
Fevret , Traité de l'Abus. Mém.
du Clergé, tom. 7, col. i554-
L'appel comme d'abus le plus ordinaire était une plainte contre le juge ecclésiastique c£ue l'on prétendait avoir excédé son jîouvoir, ou entrepris en quelque manière contre la juridiction séculière , ou en général contre les libertés de l'église gallicane.
Cet appel ne se relevait qu'en Cour souveraine. Il avait lieu partout le royaume , même en pays d'obédience. L'abus ne se couvrai t par aucun laps de teuîps, lorsqu'il était fondé sur l'incom-
péteiioe (lu juge d'église ; l'on pouvait appeler comme d'abus, même après trois sentences conformes , parce que cet appel tirait la cause de l'Ordre de la juridiction ecclésiastique.
■La formule ordinaire de l'appel comme d'abus , était d'appeler de l'ordonnance du juge , et de tout ce qui s'en suivait :
mais quand il s'agissait d'une bulle ou d'un rescrit du Pape , on lui rendait ce respect , de ne pas appeler de la concession du rescrit. mais de l'exécution, pour ne s'en prendre cju'à la partie , et ne se plaindre que de la procédure faite en France. L'appel comme d'abus n'était pas particulier à la France , il était aussi en usage cliez les nations voisines. Souvent en Espagne on a retenu des bulles sans en permettre l'exécution. L'Allemagne ne souffrit pas qvie l'on contrevînt au concordat germanique.
Fleury, Instit. au Droit eccl. , tome 2 , page 221. La Combe , verb. Abus. Fojez Appel.
ABUSAID , Samaritain , a traduit le Pentateiiqite de l'hébreu samaritain en arabe , et y a ajouté des notes avec une préface ; manuscrit arabe in-folio f[ui se trouve à la bibliothèque du Roi , Codd. 368 , 870 ,371. On lit à la fin du livre de la Genèse , qu'il a été achevé le 8 du mois dhulkada , l'an de l'hégire 836; de Jésus-Christ i432 ; d'où il paraît que le père Le Long s'est trompé en faisant vivre Abusaid en 1070. Le Long , Biblioth. sacr. , tome i , pag. 117.
Magna bibliotlieca ecclesiastica, page 47.
ABUSCIACHERUS ou ABUS- CIOCRUS (Pierre}, coph te, diacre de l'église de Sainte-Marie-de- Moalka , dans le vieux Caire , vivait au quatorzième siècle. On a de lui un livre intitulé , Dénronsfration , écrit de la main de l'auteur, l'an de Jés.-Ch . 1 382 ; manuscrit dans la bibliothèque du \atican , parmi les manuscrits de M. Assémani , in-fol.
Bomb., 246. Il est divisé en cinquante chapitres cpii roulent sur l'immensité de Dieu , et la manière de cette immensité ; sur l'union -^ la substance , la personne ; la différence de la personne , de la substance et de la nature ; la volonté et l'opération , le signe de croix , la procession du Saint-Esprit , la circoncision , la répudiation , l'Eucharistie , les azymes et le pain fermenté ; l'usage de prendre de l'eau et des eulogies après l'Eucharistie; l'action de manger par rapport à Jésus-Christ ressuscité et aux anges ; l'arbre dont Dieu interdit le fruit à Adam; l'unité d'essence et la trinité de personnes en Dieu , le jeûne du Carême , etc. Magna bibliotlieca ecclesiastica , page 47-
ABYDE-AMDO. Ville épiscopale du diocèse d'Asie , dans la province de l'Hellespout , dont elle est la septième sur la mer , vis-à-vis de Sestos , de la Cher— sonnèse de Thrace , à l'endroit le plus étroit du canal où l'on a bâti les châteaux connus sous le nom de Dardanelles. YX\e est sous
ABY la métropole de Cyziquc. Voici les noms de quelques uns de ses évèques. ( Or. Christ. , tome i , page 773. )