Théodore 1*' , au septième concile
7. N.... sous Bazile Porphyrogénète , et Jean Tzimisées , empereui's.
8. Michel se trouva en 1166 sous l'empereur Manuel Comnène , à un concile où la foi des Allemands fut approuvée.
Q. Théodore 11, en 1197.
10. N. . . sous l'empereur Isaac Lange. [Jur. grec. rom. , p. 174.)
11. N. . . . Un de ceux qui écrivirent à Grégoire x pour l'union.
ABYLÊNE, petite province dans la Célésyrie , entre le Liban et l'Anti-Liban , dont Lysanias fut quelque temps le maître.
AB YME , dans l'Écriture , marque l'enfer , les lieux les plus profonds de la mer , le noir chaos, sur lequel l'esprit de Dieu était porté au commencement du monde. {Apoc, c. 9,v. i; c. II, v. 7. Genèse^ c i , v. 2.
Luc. , c. 8 , v. 3i. )
ABYSSmS ou ÉTHIOPIENS , neuples de l'Africfue c[ui sont i»' atychiens , jacobites^ ou mono-
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physites , ou cophtes. Ils croient tout ce que l'Eglise romaine croit , si ce n'est qu'ils n'admettent qu'une seule nature en Jésus-(^hrist , quoiqu'ils ne pensent pas que la nature divine et la nature humaine soient confondues dans sa personne. Ils rejettent le concile deChalcédoine, et la lettre de saint Léon. Ils ont sept sacremens comme les catholiques, quoique M. Ludolf , Hist. élhiop., liv. 3 , c. 5 , prétend qu'ils n'ont ni la Confirmation , ni l'Extrême - Onction , fondé sur le témoignage des missionnaires portugais qui ont été trompés sans doute , parce que la Confirmation et l'Extrème- Onction ne s'administrent pas en Ethiopie comme en Europe. La Confirmation se donne en Ethiopie immédiatement après le Baptême, et l'Extrème-Onction s'administre après la Confession aux personnes qui se portent bien , comnie aux malades , et d'une manière différente que chez Latins. Il paraît donc fort probable , que les missionnaires ont plis la Confirmation pour une cérémonie du Baptême ; qu'ils n'ont pas reconnu l'Extrèmc-Onction dans la manière dont les Abyssins l'administreat, et qu'ils ont conclu qu'ils n'avaient ni la Confirmation , ni l'Extrême-Onction. Les Abyssins ont donc tous les sacremens ; ils croient la présence réelle et la transubstantiation. Les liturgies rapportées par M. Ludolf ne permettent pas d'en douter , puisqu'elles l'expriment formel-
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lement. Il faut donc les préférer au témoifjnage d'un certain Abyssin nommé Grégoire , lequel, interrogé, si l'on croyait chez eux que la substance du pain et du vin fût convertie et changée en la substance du coi-ps et du sang de Jésus-Christ , répondit que les Abyssins ne reconnaissentpoint unpareil changement , et qu'ils ne s'engagent point dans des questions si épineuses. Cette réponse précipitée d'un particulier qui fait assez connaître qu'il n'entend pas même la question qu'on lui fait, ne peut balancer en aucune sorte l'autorité claire et précise des liturgieséthiopiennes. D'ailleurs son témoignage est contredit par celui des Abyssins établis à Rome qui assurent que l'église d'Étiiiopie croit la transubstantiation. Que si M. Ludolf prétend que le témoignage de ces derniers est suspect , parce qu'ils peuvent être gagnés par la cour de Ronie , on lui répliquera facilement que le témoignage de Grégoire est beaucoup plus suspect , puisque M. Ludolf lui avait rendu de grands services , comme il l'avoue lui-même dans sa préface, et qu'il y a toute apparence que cet Abyssin voulait le flatter , et lui faire une réponse agréable , connaissant ses sentiniens surlatransubstantiation.
Dans le conflit de ces témoignages contraires , reste donc l'autorité des Liturgies Éthio- /Jîe/î7?ey qui contiennent le dogme de la transubstantiation , et que l'on peut voir dans la Peqjétiiiié
ABY de la foi , tom. 4, liv. 2. Enfin, puisqu'il est certain que les Cophtes croient la présence réelle , pourquoi les Abyssins , qui ont reçu d'eux leur patriarche et leurs dogmes, ne la croiraientils pas? Ils croient aussi, de même que les Cophtes , le culte et l'invocation des Saints , la prière pour les morts , et la vénération des reliques. Ils ont aussi la cérémonie du Baptême de Jésus- Christ , que M. Renaudot et le père Telles ont apparemment prise pour la réitération du Baptême. Ils ont la Circoncision et quelques pratiques judaïques , telles que de s'abstenir du sang et de la chair des animaux étouffés. Us ont aussi la confession , puisqu'ils se confessent aux prêtres , et quelquefois au métropolitain. Quand ils se confessent à ce dernier , et qu'ils s'accusent de quelque grand péché , le métropolitain se lève , reprend vivement le pécheur et le fait fouetter rudement par ses licteurs jusqu'à ce que les assistans obtiennent grâce pour le pécheur , auquel le métropolitain donne l'absolution. (Ludolf, ibid. , liv. 2, chap. 6.) Il est vrai qu'Abulsélah , auteur ég^l^tien, écrivait, il y a environ quatre cents ans, que les Éthiopiens , au lieu de confesser leurs péchés aux prêtres , les confeiisaient tous les ans devant un encensoir sur lequel bouillait de l'encens, et qu'ils croyaient ainsi en obtenir le pardon ; mais c'étiiit un abus qui n'empêchait pas Zanzabo d'assurer que l'oï^
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se confessait dans son [pays ; et selon la discipline de l'église d'Alexandrie , on devait le faire ; c'est sur les règles qu'on examine la véritable tradition d'une église , et non pas sur les abus.
[Perpétuité de la foi , tome 4> pag. 87 , 102. )
Le mariage est un sacrement chez les Abyssins , et le divorce y est en usage , ainsi que la pluralité des femmes. Les prêtres s'y marient comme dans tout l'Orient , mais avec cette restriction inconnue chez les réformés , ditM. Renaudot, qu'il n'a jamais été permis aux prêtres ni aux diacres de se marier après leur ordination , et que le mariage d'un religieux et d'une religieuse est regardé comme un sacrilège.
( Perpétuité de la foi, tome 4 5 liv. 1 , chap. 12. )
Il y a plus d'ecclésiastiques , plus d'églises et plus de monastères chez les Abyssins , que chez les autres peuples du monde chrétien. Ils chantent les psaumes de David , qu'ils ont tous fidèlement traduits dans leur langue, aussi bien que les autres livres de l'Ecriture -Sainte , à l'exception de ceux des Macchabées , qu'ils croient néanmoins canoniques. Chaque monastère a deux églises , l'une pour les hommes , et l'autre pour les femmes. Dans celle des hommes on chante en chœur et toujours debout, sans se mettre à genoux ; c'est pourquoi ils ont diverses commodités pour s'appuyer , ou se soutenir. Leurs instrumens <,' de musique consistent en de pe-
ABY ,3i
tits tambours qu'ils ont pendus au cou , et qu'ils battent avec les deux mains ; les principaux, et les plus graves ecclésiastiques portent ces instrumens. Ils ont aussi des bourdons dont ils frappent contre terre avec un mouvement de tout le corps. Ils commencent leur musique eu frappant du pied, et jouent doucement de ces instrumens ; puis s'échauffant peu à peu , ils quittent leurs instrumens et se mettent à battre des mains , à sauter , à danser, à élever leurs voix de toute leur force ; à la fin ils ne gardent plus de mesure , ni de pause dans leurs chants. Us disent que David leur a ordonné de célébrer ainsi les louanges de Dieu , dans les psaumes où il dit : Omnes gentes plauditemanibus , jubilate Deo, etc. Le père Lobo , Relation historique de l'yibyssi?iie,ti'adu.c. deLe Grand, L'église d'Abyssinie est gouvernée par un métropolitain qu'ils appellent Abuna , c'est-àdire , notre père. Il n'a aucun évêque au-dessous de lui ; il est nommé et sacré par le patriarche d'Alexandrie , qui , pour tenir cette église dans une plus grande dépendance , ne lui donne jamais de métropolitain du pays. L'Abuna jouit de plusieurs grandes terres ; et dans ce pays où tout le monde est esclave, ses fermiers sont exempts de toute sorte de tributs. On ne paie qu'à lui seul , à la réserve des terres qu'il possède dans le royaume de Tigré.
On fait encore pour lui une quête de toile et de sel , qui lui rap-
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porte beaucoup. Il ne connaît de supérieur . dans le spirituel , que le patriarche d'Alexandrie.
L'Abuna seul peut donner des dispenses , et il a souvent abusé de sa puissance à cet égard ; car il est ordinairement fort avare et fort ignorant. Le komos o\x hvgiiemos est le premier Ordre ecclésiastique , c'est ce que nous appelons archiprêtre. On ne connaît point en ALyssinieles messes basses ou particulières. Il y a des chanoines et des moines. Les chanoines se marient , et souvent les canonicats passent aux enfans. Les moines ne se marient point , et ils ont un très-grand crédit ; on les emploie souvent dans les affaires les plus importantes ; ils font des vœux. J^oj.
Ludolf , Lobo , Telles , Histoire d'Ethiopie , dans Tliévengt , tome 2 , in-fol. , nouvelle Histoire (TAbj'ssinie , tirée de Ludolf, in-i2 , à Paris i684 ; La Croze , Christianisme (ï Ethiopie , ouvrage beaucoup moins estimé que le Christianisme des Indes. ( J^oyez aussi Abtsslmb dans cet ouvrage. )
ACABARES ou CHABARES.
Ville ou château que Josephe fortifia pendant la guerre des juifs contre les Romains. (Lib. 2, de Bello , c. 25. )
AGACE ou ACHATE , évêque d'Antioche en Asie , martyr ou confesseur de Jésus-Christ , dans le troisième siècle , du temps de l'empereur Dèce. Acace', ou plutôt Achate , était évèque d'une ville d'Asie appelée Antioche qui probablement était celle de Ca-
ACA rie , sur la rivière du Méandre ou celle de Lydie , proche de la Phrygie. Il était extrêmement honoré de son peuple qui le qualifiait du nom à'Agathange, c'est-à-dire porteur de bonnes nouvelles , ou prédicateur de l'Evangile ; 'et les païens le regardaient comme le bouclier de la religion chrétienne dans sa province. Lorsque la persécution eut été publiée contre l'Église par les édits des empereurs , le gouverneur de la province, nommé Marcien , fit amener notre Saint devant son tribunal, le vingt-neuvième jour de mars de l'an 25 1 , avec Pison, évêque de Troie en Phrygie , et un prêtre nommé Ménandre. Il l'interrogea , et l'ayant trouvé ferme dans la confession de la foi , il envoya l'interrogatoire à l'empereur Dèce qui admira les réponses de saint Achate , et lui rendit la liberté. Ainsi on a lieu de croire que sa 'mort ne fut pas violente , et qu'elle n'arriva point deux jours après sa confession , c'est-à-dire le 3i de mars de la même année , quoique les Grecs l'aient choisie pour célébrer sa fête. Les actes de saint Achate sont jugés sincères et authentiques. Ils paraissent tirés du greffe ou des registres publics du conseil où il fat interrogé. Bollandus , Ruinart , Tillemont, troisième volume ^/ci- Mémoires. Fleury , tome 2 de VHist. Ecclésiast. Baillet , Vie des Saints , tome i .
ACACE , évèque d'Amidc ou Constance , sur le Tigi-e , aux '
ACA extrémités de laMésopotamic où elle joignait la Syrie à la grande Arménie, ville que l'on nomme encore maintenant Amed , différente de celle de Caraemit , avec laquelle plusieurs la confondent. Acace vivait dans le cinquième siècle, du temps de l'empereur Tliéodose-le-Jeune.
Vararanne v , fils et successeur d'Isdigerde i", roi de Perse, s'étant* déclaré le persécuteur des chrétiens, à la sollicitation de ses mages , la guerre s'alluma entre les Perses et les Romains.
Ceux-ci défirent les Perses en plusieurs rencontres , et amenèrent en Mésopotamie un grand nombre de leurs prisonniers qu'ils laissaient mourir de faim.
Ils trouvèrent une ressource aussi abondante qu'inespérée dans la charité d'Acace.JCe saint évcque fit fondre les vases d'or et d'argent de son église , en paya aux soldats la rançon des prisonniers qu'il nourrit jusqu'à ce qu'ils fussent en état de retourner dans leur pays, et auxquels il fournit de quoi faire leur voyage. C'est tout ce qu'on sait de saint Acace , dont le Martyrologe romain moderne parle avec éloge au neuvième jour d'avril.
Socrate, 1. 7 , c. 21 de l'Hist.
ecclés. Baillet , J^ie des Saints , tom. I.
ACACE DE BERÉE était Syrien. 11 naquit vers l'au 822 , et apprit de bonne heure la discipline monastique , sous le fameux anachorète Aslérius. N'é- , tant encore que prêtre , il défendit courageusement la foi
ACA i^tô
contre les ariens , dont il eut beaucoup à souffrir. Eusèbe de Samosate le fit évèque de Bcréc, vers l'an 377. Flavien l'envoya à.
Rome pour lui obtenir la communion avec les évêques d'Occident , et faire cesser le schisme d'Antiochc , en quoi il réussit parfaitement. Au commencement du cinquième siècle il se joignit à Théophile contre saint Jean Chrysostôme , et il contribua à sa déposition dans le conciliabule du Chêne. L'ancienne querelle entre saint Cyrille et Nestorius s'étant renouvelée , Acace, dont -la vieillesse était vénérable , et regardé alors comme le père des évêques, écrivit à saint Cyrille que la dispute qu'il avait avec Nestorius n'était que de nom , et tâcha d'excuser ce dernier. Il n'assista cependant point au concile d'Ephèse , mais il y fit porter son suffrage contre saint Cyrille par Pauld'Émèse , et il écrivit aux évêques d'Orient pour accuser saint Cyrille d'apollinarisme. Après le concile , il engagea l'empereur à confirmer la condamnation non-seulement de Nestorius, mais encore de saint Cyrille et de Memnon.
L'empereur se prêta d'abord à cet avis , comme il paraît par les actes et les lettres insérés dans ce concile ; mais étant mieux informé , il changea de sentiment.
Enfin Acace se trouva au concile de Bérée , assemblé par Jean d'Antioche , et fit si bien qu'il i-éconcilia saint Cyrille avec les Orientaux. Il mourut fort âgé vers l'an 434 ou 438. Il est au-
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teur de quelques lettres. La première qui lui est commune avec l'abbé Paul , est écrite à saint ÉpipLane ; la seconde , au pape Innocent i ; la ti'oisième , à saint Cyrille d'Alexandrie; la quatrième , au concile d'Éphèse ou à l'empereur ; la cinquième , à Alexandre de Hiéraple ; la sixième, à saint Cyrille. On lui attribue une confession de foi qui n*est point de lui. On cite encore deux lettres d'Acace de Berée , écrites peu apiès l'an 4^6 ; l'une à saint Cyrille d'Alexandrie , et l'autre à Atticus de C.P. Théodoret , lib. 4 et 5/ Hist. Lupus.
epist. 17. Dom Ceillier , Hist.
des Auteurs eccl. , t. i3.
ACACE , sournommé le Borgne , parce qu'il avait la vue de travers , succéda l'an 338 à son maître Eusèbe , évèque de Césarée en Palestine. Il avait beaucoup d'esprit et d'érudition, mais il s'accommodait au temps et savait changer de sentiment selon son intérêt ou sa passion.
Philostorge dit de lui qu'il n'était ni arien , ni demi-arien , quoiqu'il s'entendît souvent avec eux ; mais qu'il pensait que Jésus-Christ n'était semblable au Père que par sa volonté. Eu 34 1 il assista au concile qui se tint à Antioche , à l'occasion de la dédicace de cette église , et celui de Sardique en 347 , où il fut déposé avec ceux de son parti. En 359, le concile deSéleucie s'étant divisé en deux factions, celle des demi -ariens qui approuvaient le concile de Nicée , à l'excqjtion du mot omoousion , et
ACA dont George de Laodicée était le chef , et celle des vrais ariens qui rejetaiententièrementle concile de Nicée et qui prétendaient qu'on devait établir une auti-e formule de foi , Acace se joignit à ce dernier parti , et présenta un libelle où il condamnait également toutes les expressions des onoméens , des demiariens et des catholiques. Mais les demi-ariens étaient les plus forts ; il fut encore déposé avec ceux de son parti. Il alla trouver l'empereur Constance à C. P. et sut si bien le gagner avec les courtisans , qu'il obtint la permission d'assembler un conciliabule , dans lequel il prit la défense de ceux qu'on avait voulu opprimer avec lui. 11 y fit déposer Basile d'Ancyre , et ceux qui lui étaient opposés , et si nous en croyons Philostorge , il alla à Césarée et nomma des évêques aux églises qui venaient d'en être privées par les demi-ariens. Ces nouveaux évêques tenaient la foi de Nicée ; et ce qui fait voir l'inconstance de ce génie qui tournait à tous vents , c'est que du temps de Jovien il composa et présenta à cet empereur un livre signé de sa main , qui contenait la doctrine de la consubstautialité , telle qu'elle avait été décidée dans le concile de Nicée. Il composa plusieurs ouvrages avant son épiscopat. Il écrivit un livre contre Marcel d'Ancyre , dont saint Épiphane rapporte un fragmentdans rhe'résicjz. Quelque temps après qu'il fut évèque, | il fit la vie d'Eusèbe , son prédé- '
ACA ccsseuv etson maître, comme Socrate en est témoin au chap. 4 du second livre de son histoire.
Saint Jérôme dit qu'il avait fait dix-sept volumes de commentaires sur l'Écriture , sept volumes sur diverses questions , et plusieurs autres traités sur diverses matières. (Cave , Dupin.)
AGACE de Mélitène ou Méli- TiNE , tenait le rang de lecteur dans cette église dès l'an 890.
Sa prudence , sa modération et la connaissance qu'il avait, tant des lettres humaines, que sacrées, engagèrent Otrée , son évêque, à lui confier l'éilucation de saint Euthyme , alors enfant. 11 succéda à Letoïus dans l'épiscopat de Mélitine , et il était déjà évêque en 43 1. 11 gouverna son église avec tant de dignité , qu'après sa mort on ne l'appelait à Mélitine que le gi-and Acace , notre père et notre docteur. Nous n'avons plus l'écrit qu'il composa au commencement de l'an 43 1 contre Nestorius. Il y défendait , ce semble , les anathématismes de saint Cyrille , à qui il était fort attaché. Il ne laissait pas d'être ami de Nestorius ; et dès qu'il fut arrivé à Ephèse , il fit tous ses efforts , dans des entretiens secrets et publics , pour lui persuader de quitter ses erreurs. Mais voyant qu'il persévérait dans son impiété , il préféra la vérité à son amitié. Nous avons encore l'homélie qu'il prononça dans le concile d'Ephèsc.
Il y donne plusieurs fois à la sainte Vierge la qualité de mère (le Dieu , et dit que celui qui est
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né d'elle est Dieu, non qull ait pris d'elle son commencement , mais parce qu'il a pris d'elle de quoi se faire homme. Il distingue clairement les deux natures , et dit que le même qui est impassible selon la divinité , a souffert pour nous volontairement dans la chair. C'en était assez pour le justifier du reproche qu'Alexandre d'Hiéra pie lui fit dans la lettre à Acace de Bérée , d'avoir dit que la divinité avaitsouffert. Il ne put voir sans étonnement que saint Cyrille eût approuvé la profession de foi des Orientaux ; et on prétend même qu'il écrivit à ce sujet, comme s'il eût abandonné ses écrits et sa doctrine pour ol> tenir leur communion. Mais saint Cyrille le détrompa par une grande lettre où il fait l'iiistoire de ce qui s'était passé dans la négociation de cette paix. En 437 , il se joignit à Rabbula , évêque d'Edesse, pour empêcherle cours des écrits de Théodore de Mopsueste , et de Diodore de Tarse , que les sectateurs de Nestorius répandaient partout traduits eu arménien , en persan et en syriaque. Ils écrivirent ensemble aux évêques d'Arménie , pour les avertir de ne point recevoirles livres de Théodore de Mopsueste , parce que c'était un hérétique et l'auteur de l'hérésie de Nestorius. Acace écrivit aussi à sain* Cyrille pour se réjouir avec lui de ce que le tribun Aristolaùs avait ordre de travailler à la paix, et d'aller dans toutes les villes obliger chaque évêque à anathéniatiscr publiquement les do^
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mes de Nestorius et de Tliéodovc de Mopsueste. 11 témoigne dans la même lettre qu'il regardait comme une erreur dans ceux même qui niaient qu'il y eût deux fils , de dire néanmoins qu'il y avait deux natures après l'union ; et il prétend que de dire que cliaquenatureait son opération propre , en sorte que l'une ait souffert et l'autre soit demeurée impassible , c'est dire qu'il va deux fils. Le synodique où l'on trouve cette lettre , la rapporte au voyage qu'Aristolaùs fit en Orient pour la paix , c'est-à-dire , l'au 432. Ce qui faisait qu'Acace rel^ardait comme une eiTeur de dire qu'il y eût deux natures en Jésus-Clirist, c'est qu'il était persuadé que ceux qui le disaient , entendaient par deux natures , deux fils ; au lieu que conformément à la doctrine de l'Eglise, il ne reconnaissait qu'un fils en deux natures , prêchant nettement que le même qui est né du Père avant tous les siècles, est né selon la chair dans les derniers temps , et que le même seigneur Jésus-Christ, qui est impassible selon sa divinité , a souffert dans sa chair. BoUandus , ad Diem , 3o jan. , pag. 3o3. D. Ceillier , Histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques , t. i3 , pag. 44 ^ et suiv.
ACACE , archevêque de C P. , auparavant administrateur du collège des orphelins de celte ville , et fait évêque en fy]i.
L'empereur Basilisque s'étant avisé,cn 476, de publier lin édit contre le concile de Chalcédoine,
et de le faire souscrire par un grand nombre d'évèques , particulièrement d'Asie , Acace lui résista avec force , et défendit généreusement la foi de l'Église, de sorte que Basilisque se vit obligé de révoquer son édit , et de confirmer le concile de Chalcédoine. Les évêques mêmes qui s'étaient prêtés au dessein de Basilisque , épouvantés par le zèle d'Acace , vinrent à résipiscence et déclarèrent que ce n'était que pour plaire à l'empereur qu'ils avaient signé son édit , mais que dans le cœur ils faisaient profession de tenir la foi de Chalcédoi ne .
Après une longue contestation qu'il eut avec le pape Siuiplicieu sur l'autorité de son siège , en 483 , il fut accusé par Jean Talaia de favoriser les erreurs de Pierre Monge. Le pape Siniplicius , devant lequel cette accusation fut portée , voulut punir Acace ; niais ayant écrit plusieurs fois à l'empereur pour ce sujet , et ne recevant aucune réponse , il mourut sur ces entrefaites, et Acace resta tranquille. Félix m qui succéda à Simpliciusen 483, indigné des intrigues et des fourberies d'Acace, le condamna comme fauteur d'héiétiques , dans un concile tenu à Rome la même année. Acace indignéà son tour d'une conduite qu'il ne devait imputer qu'à lui-même, ne voulut plus reconnaître le pape , persécuta les catholiques , et s'éleva contre le concile de Clialcédoine. Il mourut en 489 , et sou nom fut ûlé des Dypliques de CP. en 519. Ou attribua à va-
ACA ziité ses images que l'on vit tout d'un coup peintes dans toutes les églises. Cet usage est remarquable de peindre les évèques dans les églises. Evagre, lib. 3. Fleury, tom.6et 7.
ACACIENS , disciples d'Acace , surnommé le Borgne , évèquc de Césarée , en Palestine. Ils soutenaient avec les purs ariens , non seulement que le fils de Dieu n'était pas consubstantiel au Père , mais même qu'il ne lui élaitpas semblable. Voj. Actiexs, AxoMÉEXs , Arie.vs.
ACADÉMIE. C'est le nom qu'on donna au lieu où Platon "enseignait la philosophie à ses disciples , qu'on a appelé pour cela Académiciens . C'était une maison avec des jardins dans le Céramique , un des faubourgs d'Athènes, à mille pas de la ville.
On lui donna le nom à^ Académie , parce que c'était l'héritage d'un Athénien , nommé Accademus ou Ecadevms. On donne aussi le nom d' Académie aux anciennes sectes des Platoniciens.
On en distingue principalement ti'ois qui dans la suite du temps ont formé trois académies ; l'ancienne , la moyenne et la nouvelle.
L'ancienne académie , qui était un mélange de la philosophie d'Heraclite , de Pythagore et de Socrate, fut fondée par Platon.
Ileut pour successeurs Speusippe d'Athènes , puis Xénocrate de Chalcédoine , ensuite Polémon , puis Cratès , tous deux Athéniens ; et enfin Cranlor , qui eut fiour disciple Arcésilas.
La moyenne académie fut établie par Arcésilas qui enseigna qu'on ne pouvait rien savoir parfaitement , et qu'ainsi , en toutes choses , il fallait suspendre sonjugement sans rien affirmer ; et c'est par ce principe qu'il se distingua de l'ancienne académie. Lacydès succéda à Arcésilas ; Télècle et Evander à Lacydès , après lesquels on vit paraître Hégésippe de Pergame selon Laërce , ou selon Clément, Hégésilaùs c[ui fut le dernier de cette secte.
La nouvelle académie devait son origine à Carnéades de Cyrène , lequel soutenait que nonseulement il y avait beaucoup de choses probables , mais aussi qu'il y en avait de vraies et d'autres fausses ; il avouait néanmoins que l'esprit humain ne pouvait bien les discerner. Cette nouvelle académie ne subsista pas long-temps , car elle prit fin avecClitomaque de Cartilage, qui enseigna après Carnéades.
Quelques uns font suivre une quatrième académie cjui eut pour fondateur Philon et Carmides, successeurs de Clitomaque , et qui approchait plus de l'ancienne , que les précédentes : car elle permettait au sage d'embrasser une opinion , et elle tenait qu'il y avait bien des choses qu'il pouvait comprendre , mais non pas avec la dernière certitude.
D'autres enfin ajoutent une cinquième académie , nommée Antiochienne , -qu'Antiochus d'Ascalon établit , en renouvelant à peu près l'ancienne , mais en
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s'approchant des stoïques. Tous les sectateurs de Platon qui vinrent depuis, aimèrent mieux être appelés platoniciens , qu'académiciens. Yossius , de sec. PIiiL, cliap. 12, i3, i4 et i5. Georg.
Hornius , lib. 3 , chap. 20. Hist.
pJiilosopli.
M. Foucher , chanoine de Dijon , dans son apologie des académiciens , et dans ses dissertations sur le même sujet , dit que les cinq académies que l'on distingue n'ont été différentes , au sentiment de saint Augustin et de Cicéron , que par quelques circonstances et non quant à la doctrine ; et qu'ainsi on les peut toute réduire à celle de Platon.
Il ajoute que les premiers Pères de l'Eglise ont été académiciens ; que les lois des académiciens s'accordent fort avec le cliristianisme ; que leur manière de philosopher est la plus utile pour éviter les hérésies , pour entretenir la paix, tant par rapport aux lois civiles , que par rapport à la religion ; pour conserver le calme dans les esprits , et pour empêcher que les libertins ne combattent nos mystères. Il appuie son sentiment sur les lois fondamentales de cette philosophie. La première est de ne se laisser conduire que par démonstrations en matière de science. La seconde , de ne point agiter les questions que l'on voit bien ne pouvoir décider. La troisième , d'avouer que l'on ne sait point ce que l'on ignore effectivement.
La quatrième , de discerner les choses qu'on sait, de celles qu'on
ne sait pas. Et la cinquième , de chercher toujours des connaissances nouvelles. Il dit encore que les principes des académiciens tendent à établir les points lesplusimportans, tels que l'existence de Dieu , l'immortalité de l'ame , et les principales vérités de la morale. Ce n'est que par une erreur vulgaire , selon lui , qu'on leur a attribué de douter de tout ; et le but de saint Augustin dans ses trois livres , touchant k'S académiciens, n'est pas de les combattre , mais seulement les erreurs qu'on leur attribuait vulgairement. M. Foucher , Dissertation sur la recherche de la vérité , contenant Vapologie des académiciens, in-13, à Paris, chez Etienne Michallet, 1688 , 1691 , 1692 et 1693.
ACAIRÈ ou AICHARD, Al- CHARIUS ou ACHARIUS (sainte; Acaire fut élevé , au commencement du septième siècle , dans le monastère de Luxeu en Bourgogne , aujourd'hui Franche- Comté, sous la discipline de saint Eustase, second abbé du lieu , successeur de saint Colom ban. La réputation de sa vertu Is fit choisir poursuccéderàEvroul, évêque de Noyonet de Tournay; car ces deux évêchés étaient unis pour lors depuis l'an 532. Saint Acaire mourut l'an 639, après avoir travaillé pour le salut de ses peuples avec tout le zèle d'un saint pasteur. Il fut enterré dans l'église de saint Pierre et de saint Paul , aux [faubourgs de la ville de Noyon où l'on fait sa fête le 27 novembre que l'on regarde /
ACA comme le jour de sa mort. Les Martyrologes du neuvième siècle n'en font point mention , non plus que le Romain moderne.
Baillet , V'iedes Saints , tom. 3.
ACAIRE ou ACHART ou AI- CADRE, AICADRUS, second abbé de Jumièges , était fils d'Anscaire et d'Ermène, personnes nobles du Poitou. Vers l'an 624 , ses parens le mirent en pension dans l'abbaye de saint Hilaire de Poitiers, sous la discipline d'Ansfride, ouAnfroy, religieux recommandable par sa doctrine et sa piété. Achart répondit parfaitement aux soins de son maître, et il embrassa la vie monastique à l'âge d'environ dix-huit ans, dans l'abbaye de Saint-Joiiin, aux extrémités du Poitou , du côté de l'Anjou. La réputation de saint Filbert , abbé de Jumièges , qui venait de fonder le monastère de Quinçay , jointe au désir de s'avancer dans la vertu, lui fit quitter saint Jouin , pour aller se mettre sous sa discipline à Quinçay. Saint Filbert remarqua en lui tant de vertu qu'il l'en établit le premier abbé. Il le transféra ensuite de Quinçay à Jumièges, dont il gouverna saintement la nombreuse communauté. Il mourut de la mort des justes , vers l'an 687 , âgé d'environ soixante-trois ans. Quoique les Martyrologes du neuvième siècle ne parlent point de lui, son culte est fort ancien , puisqu'il y avait une église consacrée en son honneur à Jumièges avant l'établissement des Normands dans la Ncustrie . Le Martyrologe romain
moderne en fait mention au i5 de septembre qui passe pour le jour de sa mort. Ses reliques sont à l'abbaye de saint Vast d'Arras.
Baillet , Vie des Saints , tom. 3.
ACAMANTE ou ACAMAS , à présent Crusocco et Capo di S. Epiphanio , cap ou promontoire de l'île de Chyi^re du côté de l'Occident. Il y avait autrefois une ville épiscopale qui portait le même nom , et dont quelques prélats ont souscrit dans divers conciles. Cette ville est réduite aujourd'hui à quelques maisons.
( Strabon , Ptolemée , Etienne de Bysance , Baudrand. )
ACAMI ( le comte Jacques ) , Italien , est auteur des ouvrages suivans : 1° Dell' antiquita, au— toreetpregi del Sagramentario F'eronete ; Rome , 1748 , in-4°.
C'est une dissertation apologétique divisée en trois'parties. Dans la première , l'auteur soutient que ce sacramentaire a été composé dans les premiers siècles de l'Eglise. Il prouve ce sentiment, 1° parce que le texte de l'Écriture qui est cité n'est point pris de la Vulgate , mais de l'ancienne version italique ; 2° que lorsqu'il a été composé , il était d'usage de se servir pour le sacrifice de la messe du pain et du vin offerts par les fidèles ; 3" que le sousdiaconat n'était point au nombre des Ordres sacrés ; 4° qu'on célébrait encoie le 25 avril la fête de l'avènement de saint Pierre au trône pontifical. Il ajoute que cet ouvrage fut mis par écrit pour l'usage de l'église de Rome. Dans la seconde , il prétend -faire voir
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par la ressemblauce des sentiinens , des expressions et du style , que le rédacteur de ce sacramentaire est saiut Léon. La troisième partie de cette dissertation roule sur les prières contenues dans le sacranientaire de ^ erone ; l'auteur infère de ces nième prières la croyance des dogmes qui ont été attaqués par les hérétiques des quatrième , cinquième et seizième siècles.
C'est un traité abrégé de controverse. 2" Dell' origine ed anli" chita délia Zecca Pontijicia , ove con atentic monumenti e cou niiove oJfer\>azioni , si conferma V anticliissimo temporxil daminio e lafouranita vella sancta Sede ne propri stati , in Roma, i'j53 ^ in-4°,avec fig. 3° Jacobi , Comitis Acami , de pœdo—baptismo , solemni in Ecclesia latiiiaetgrœca , sive de perpetuo ecclesiœ ritu ac dogmate haptisandorimi cum infantiinn tum adultorwn in pervigiliis Paschce et Pentecostes adversUs anabaptistas et soci— nianos , epistola ad anabaptistam londinenscm , historiée ecclesiasticœ et lingiiœ grœcœprofessorem. Adjecla est in fine ejusdem , anabaptistes epistola gallico sennone conscripta^ Rompe , 1755, in-4". Le comte Acami ayant donné auparavant une dissertation apologétique sur le sacramentaire de saint Léon, relativement au dogme de l'église catholique , un anabatiste de Londres entreprit d'y répondre.
C'est contre cette réponse que le comte Acami a écrit la lettre dont nous avons donné le titre.
ACC Il y démontre que l'usage de baptiser les enfans, ainsi que les adultes , a toujours été constant et invariable , tant dans l'église grecque , que dans l'éghse latine. Journal des Savans lySa, pag. 241 ; 1753, pag. 376; 1757, pag. 638.
ACCAIN , ville de la tribu de Juda dont on ne sait pas la situation. ( Josué, c. i5 , V. 57. )
ACCARISIO ( Jacques), de Bologne , philosophe , docteur en théologie qui vivait en 1627 , a publié un volume d'Oraisons qu'il avait récitées à BologTie , à Rome, à Mantoue et ailleurs ; un autre de Lettres , Y Histoire delà Propagationdelafoi,, et une traduction latine de V Histoire des troubles des Pays-Bas , qu'avait composée le cardinal Bentivoglio. Bumaldi , Biblioth. bonon.
Le Mire , de script, sceculi deci— yni-septiwi.
ACCARON, ville et satrapie des Philistins située près de la Méditerranée , entre Azoth et Jamnia. L'idole du dieu Mouche ou Béelsebub , était principalement adorée à Accaron. Cette ville puissante échut à la tribu de Juda , dans le preniier partage que fit Josué , et passa dans la suite à la tribu de Dan. On ne doit pas la confondre , comme quelques uns , avec la ville de Césarée de Palestine , bâtie par Hérode-le- Grand. Césarée était beaucoup plus septentrionale qu'Accaron.
{Josué , c. i5 , V. 45. )
ACCAS ou ACCA , évêque d'Hagulstad en Angleterre , dont le siège a été transporté à Dur-
ACC liain , embrassa la vie religieuse, selon la coutume de ce temps , et fut (jrand ami du vénérable lîède.
Ce fut en 706 qu'il reçut l'Ordination épiscopale. Néanmoins on l'appelle presque toujours abbé.
Il mourut après Bède , vers l'an 740. fialeuset Pitseus font mention de plusieui's de ses écrits ; savoir, des vies et des souffrances des Saints dont les reliques reposaient dans son église ; des oilices ecclésiastiques qu'on récitait de son temps au chœur ; plusieurs verset quelques lettres à différeus particuliers. On trouve dans Bède une lettre de lui , par laquelle il le priait d'expliquer les saintes Ecritures , et en particulier l'Évangile de saint Luc, M. Cave.
ACCExNDITE. Terme de liturgie , qui signifie la cérémonie qui se fait en plusieurs églises pour faire allumer les cierges aux fètessolennelles. A Angers, c'était un petit chœur de musique qui chantait au haut du chœur Vaccendite conçu en ces termes : Accendite faces lampadarum ; eia :
psallile , fralres , liora est : cantate Deo ; eia , eia , eia. En d'autres églises, ce sont ou le diacre, ou les acolytes, ou les chantres qui chantent Vaccendite. De Moléon , Vojag. Liturg., p. 26, 67, 87, 129.
ACCEPTIO^N DE PERSOWES ,
péché opposé ù la justice distributive , par lequel on préfère sans raison légitime une personne à une autre dans la distribution des honneurs , des biens, ("les oflices , des charges , etc. Ce
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péclié est mortel de sa nature, tant parce qu'il est très-souvent et Irès-étroitement défendu dans l'Écriture , que parce qu'il viole la proportion géométrique qui doit se trouver dans la justice distributive , et qu'il entraîne après lui des maux inombrables dans l'Église et dans l'État, lorsque les dignes sujets sont privés des offices qu'ils méritent et qu'ils rempliraient bien, pendant que les sujets indigues qui s'en acquittent mal en sont pourvus. Non accipies perso- Jiam. Deitter. 16, 5. Prov. 18. ig.
Jacobi , 2. I . g.
L'acception des personnes est énorme , surtout lorsqu'il s'agit des Sacremens , ou des Ordres , ou des dignités de l'Église, parce qu'il en résulte une plus grande irrévérence à l'égard de Dieu , et de plus grands maux à l'égard de l'Eglise. Ainsi c'est un grand péché en ce genre , que d'accorder les Sacreiniens , les Ordres , les bénéfices , principalement à charge d'ames, aux sujets indignes ou moins dignes, préférablenlent à ceux qui en sont dignes ou plus dignes , précisément parce qu'ils ont des qualités ou des rapports qui ne peuvent contribuer en rien à la bonne administration des bénéfices ; tels que sont les richesses , le crédit , la Ijeauté , la naissance , la parenté etc. On peut cependant préférer un homme qui a certaines qualités extérieures , coiiune la puissance , les richesses , etc. , à un autre qui ne les a point , pourvu qu'il ait les qualités essentielles,
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quoique dans un moindre degré que celui à qui on le préfère , et qu'on n'envisage ces qualités extérieures que par rapport à l'utilité de l'Église; puisqu'il peut arriver en effet qu'un homme qui sera riche et puissant sera plus utile à l'Église , dans certaines charges , qu'un autre qui manquera de ces avantages. Saint Thomas , in Ejyist. ad Galat. 2 , lect. 2 et 22 , q. 63 , art. 2 , in corp. Voici ses paroles : Contingit. . . quod quandoque ille qui est minus sanctus et minus sciens , potest magis conferre ad bonum commune, propter potentiam vel industriam secularem, vel propter aliquid hujusmodi ; et quia dispensationesspiritualiumprincipaliiis ordinantur ad utilitatem communem , secund'um illud ; i.Corinth. ,12. Tjnicuique datur manifestatio spiritûs ad uti' litatem ; ideà quandoque absque acceptione personarum in dispensatione spiritualium illi qui sunt simpliciter miniis boni meliori— bus prœferuntur.
Un évèque peut , par la même raison , et dans les mêmes circonstances, préférer ses parens aux autres dans la collation des emplois ecclésiastiques. Ille peut aussi , lorsqu'ils en sont aussi dignes que les autres , à cause de la confiance particulière qu'il a en eux , si ce n'est dans le cas oii cette conduite scandaliserait, et donnerait lieu aux autres prélats de préférer leurs parens indignes aux sujets dignes. ( Saint- Thomas , ibid. art. 2, ad. i.) Quant aux choses qui sont dues
ACC
par justice, on doit les distiibuer à proportion du mérite , et non par acception des pei'sonnes. Ainsi , par exemple , une personne chargée de distribuer des récompenses, les doit proportionner aux méritesd'un chacun. Unjuge doit juger selon la justice , sans mêine favoriser le pauvre contre les lois de l'équité , selon ces paroles de l'Ecriture : pauperis quoque non misereberis in judicio ; paroles qui ne sont pas contraires à celles— ci , in judicando eslo pupillis misericors , qui ne recommandent la compassion à l'égard des orphelins que conformément aux lois de la justice.
( Exod. 23. 3. Eccli. 4- lO- )
ACCÈS , brave officier de David , et père de Hira , ( 2. Reg. , c. 23 , y. 26. )
ACCÈS , accessus. Manière de concourir à l'élection d'un pape.
Quand le nombre des billets donnés dans le scrutin ne suffit pas pour l'élection du pape , on donne sa voix par d'autres billets , sur lesquels on écrit accéda domino , etc. ; quand on joint sa voix à celle d'un autre , ou bien accedo nemini , si l'on se tient à son premier suffrage , les scrutateurs examinent les billets de Vaccessus comme ceux du scrutin. L'usage de Vaceessus vient de l'ancienne manière de délibérer dans le sénat romain.
Lorsqu'un sénateur était de l'avis d'un autre , ou il se levait de son siège et s'approchait de son collègue , ce qui s'appelait pedibus ire in sententiam , ou il l'estait en sa place et se conten—
ACC tait de dire , accedo ad senlentiam. (Histoire des Cére'm. religieuses, tom. I , pag. 38?..)
ACCÈS. En matière de bénéfices, les canonlstes distinguaient l'accès , l'ingrès et le regrès ; accessits, ingressiis etregressiis.
L'accès était le droit qu'un clerc pouvait avoir pour l'avenir sur un bénéfice ; c'était une espèce de coadjutorerie. Le pape donnait ce droit ([Uelquefois à un impétrant atteint de quelqu'incapacité personnelle , mais momentanée , comme le défaut d'âge ; dans ce cas le pape commettait le bénéfice à un tiers appelé custodi nos , pour le tenir jusqu'à ce que le pourvu , cum jure accessus , fût parvenu à l'âge qui faisait cesser son incapacité. Les accès ont été abolis par le concile de Trente.
L'ingrès était le droit par lequel celui qui avait résigné un })énéfice dont il n'avait pas pris possession avec stipulation de retour , pouvait rentrer dans le même bénéfice , ingredi in benejicium , dans les cas pour lesquels le retour a été stipulé quant aux regrès. Voyez Regrès.
ACCETTI ( Jérôme ) , dominicain du couvent de Bresse en Italie , fut assistant du commissaire de l'inquisition de Rome , et ensuite inquisiteur -général N de Crémone. Il avait été nommé à l'évèché de Fondi ; mais il mourut sans avoir été sacré l'an 1670. On a de lui divers ouvrages tliéologiques , dont il n'y a d'imprimé que le 'Tractatus de theologia sjmbolica , scholas-
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lica et ivjstica , dédié à Vespasien Gonzague , duc de Sal)uloneta , ville d'Italie. Le père Echard , script, ord. Prœdic. , tom. 2 , pag. 174-
ACCETÏO (Reginald d') , dominicain , natif de Sicile , et profès ducouventdeSaint-Pierre, martyr à Naples , se distingua par ses talens pour la chaire et pour la théologie. Il mourut en 1 590 , après avoir composé divers ouvrages presque tous en italien ; entr'autres : s° Trattato deir anno santo . i" Trattato del celihato , ed\in , altro délie ri— chezze spirituali délia chieza.
3° Salutationes ad sanctissimum nomen Dei dicendœ à confratri" bus societalis ejus ; à Naples , i58i , in-i6. Le père E)chard , ibid. , pag. 290.
ACCI, Petite ville de l'île de Corse , autrefois très-peuplée , mais à présent déserte , à cause du mauvais air cp'on y respire.
Elle était épiscopale du temps de saint Grégoire ; mais les Goths l'ayant renversée , on en ôtale siège. Innocent n y érigea de nouveau un évèché en 1 1 33 , et assigna pour la cathédrale , l'église de Saint-Pierre-de-Acho, et pour diocèse quelques bourgs ou villages de peu de conséquence , à condition que l'évêque relèverait de la métropole de Gènes. La cathédrale subsiste encore aujourd'hui aussi bien que le palais épiscopal , mais le pape Pie iv a transféré le siège à Mariana , petite ville du même diocèse où l'évêque est plus décemment et plus commode-?
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ment. Voici les évêfjues qui ont siégé à Acci :
Evcques d'Acci.
1 . Martin , transféré à Sagone par saint Grégoire , en 691 .