Euslache , au huitième concile général
La notice d'Hiéroclès. Pline , Cicéron, font mention de cette ville. ■
ACO ACOEMETE (prononcez Aciî- MÉTE , AcoeMetus , qui ne se couche ni jour ni nuit. ) Ce mot est grec , ^offAiÎM , formé de l'a pri- Tatif , et &e 01, ^ofivir es , je suis couché , je dors dans un lit. Oh donna ce nom à certains moines, non pas à cause qu'ils ne dormaient jamais, mais parce qu'il y en avait toujours une partie qui veillait et qui chantait l'office divin jour et nuit dans l'église', se partageant pour cela en trois corps , qui se relevaient à leur tour. Le premier monastère d'Acoemètes fut bâti sur les bords de l'Euplirate par saint Alexandre leur fondateur, qui vivait sur la fin du quatrième siècle et au commencement du cinquième. Ils s'établirent ensuite en différens lieux et en particulier à Constantinople. Comme ils ne travaillaient point , on les soupçonna d'être de la secte des messaliens. Ils s'opposèrent à Acace , patriarche de Constantinople , qui avait pris le parti de l'hérésiarque Entichés , vers l'an 484. Mais dans le siècle suivant ils donnèrent dans les erreurs de Nestorius , ce qui les fit condamner premièrement à Constantinople et ensuite à Rome par le pape Jean 11 , à la poursuite de l'empereur Justinien, zélé défenseur de la foi catholique. Leur erreur consistait à nier qu'une des personnes de la Trinité eût souffert en sa chair et que la sainte Vierge fût véritablement la mère de Dieu. Cet ordre ne subsiste plus. Il y a eu aussi des religieuses du même institut qui
avaient encore un monastère à Constantinople lorsquecetle ville fut prise par les Turcs. On a aussi appelé Acoemctes les stylites et quelques autres nroines de la Palestine , quoique d'un institut fort différent. /^. saint Alexandre , fondateur des Acoemètes.
Eollandus , 1 5 janvier. Baron , à l'an 45o. Le Comte , Annal. , tom. I , an. 536. Le père Mabillon , Act. Sanct. Bened. , S.TC. 4 > P^S- 2- Pf^f- Hist. des Ordres monast. , pag. 238*.
ACOLYTE , acoljtus. Celui c[ui a reçu le premier des quatre ordres mineurs de l'Église. Son oflice est de suivre et de servir les diacres et sous-diacres dans le ministère des autels. Il doit préparer le vin et l'eau dans les burettes pour le sacrifice , porter l'encens , allumer les cierges et les porter , surtout quand le diacre chante l'Évangile. Autrefois les acolytes suivaient les évêques partout, soit pour les servir, soit pour être les témoins de leur conduite. Ils faisaient leurs messages , portaient les eulogies et même l'Eucharistie. Il y avait à Rome trois sortes d'acolytes; les acolytes du palais , palatini , c[ui servaient le Pape ; les acolytes stationaires , stationarii , qui servaient dans les églises où il y avait station ; les acolytes regionaires , regionarii, qui servaient avec les diacres dans les différens quartiers delà ville. On trouve aussi des acolytes parmi les officiers auliques de Constantinople. Acolyte est un mot grec qui veut dire, suivant. Fleury ,
Jnst. auDroitcccl, etc. ^F.Ordue.
ACOMINAT Choniata (Michel) , était phrygien de naissance et fut archevêque d'Athènes. Il fleurissait en 1 2o4 , niais il était déjà avancé en âge. Il écrivit plusieurs livres d'histoire ; on en trouve un fragment qui contient cinquante-sept feuilles dans la bibliothèque impéi'iale à Vienne.
{Cod. h'st.),a6. On a encore de lui une Oraison funèbre sur la mort de son frère Nicétas, Choniat, imprimée avec les autres de Nicétas, à Paris en 1 566, et à Francfort en i568, et dans la bibliothèque des Pères , tom. 25 , p. i8o.
On a dans la biblioth. du Roi à Paris, cod. i43, manuscrit, son Traité de la Croix et le discours dans lequel il montre que la ville d'Athènes est fort différente de ce qu'elle était autrefois. Il y a sous son nom dans la bibliothèque Bodléienne , parmi les manuscrits Barocciens , n° i3i , les manuscrits suivans : Protheoria, contrareprehendenteSyquodœgre adduceretur ad spécimen ingenii sui edendum ; réplique à ceux qui le blâmaient de ce qu'il ne publiait aucun ouvrage. (Celui qui a fait cet article du catalogue de la bibliothèque Bodléienune se trompe ici , en ce que de deux ouvrages de Michel Acominat, il n'en fait qu'un seul ; la Protheoria et contre ceux qui le blâmaient, etc. , sont deux pièces différentes. On conjecture que la Protheoria est quelque discours sur un sujet donné;du moins c'est ce que signifie le terme grec.) On a encore d'Acominat lEncomium
ACO Nicetœ Choniatœ; Oratio habita yithenis; Cathesis prima; Sermo in média quadragcsima ; Sermo in festo Palmarum; Alloquium Nicephori Prœtoris; Sermo cum primum inviserel Euripum Euboicum ; Epistolœ varice ; Homilia de creatione hominis ; Lamentatio demortui Adyephi ; Cofitroi'ersiœ judiciciales inter.
animum et corpus; Lettre à Var^ clwi'éque de Naupacte ; Oraison sur Isaac Fange , empereur., qui monta sur le trône en Ii85; Oraison funèbre sur Néophj-te , archimandrite des moitiés d'Athènes ; ad Eustathiwn Thessalonicencejn Mononia ( Oraison funèbre d'Eustathe de Tiiessalonique.) Cave, Hist.litt., saec.iS, pages 701, 702. Labbe , in Specimine nov. biblioth., manuscrit lib. , pag. 74. Frabricius , Bibliot. grœc. , tom. 6, pag. 402.
Oudin , Comment, de script, eccl. , saec. 1 2 , tom. 2 , c. 1712.
M. Cliauffepié , nouveau Dict.
hist. et crit., tom. i, pag. 122. ACOMINAT CiioNiATA(Nicétas) , frère deMichel Acominat, n'avait que neuf ans lorsqu'il fut mené à Constantinople chez son frère , car il était natif de Chone , ville de Phrygie , d'où lui vient son surnom de Choniate. Après avoir été élevé sous les yeux et par les soins de son frère ; il entra à la cour et fut secrétaire successivement d'Alexis Comnène et d'Isaac l'Ange. Il parvint par degrés à la dignité de sénateur de Constantinople , de grand-logothètc , de secrétaire-d'état et de grand chambellan de l'Empereur. Mais
ACO les Latins s'ctant rendus maîtres de Constantinoplc en i ?.o4 , il fut oblige de prendre la fuite avec sa femme et ses enfans, pour se dérober aux malheurs de la guerre. Il se retira à Nicée en Bithynie , où il mourut peu après l'année 1206. On ne sait pas le temps précis de sa mort, Michel Acominat son frère , archevêque d'Athènes , fit son panégyrique.
Nicétas a écrit une histoii'e en vingt-un livres , depuis la mort d'Alexis Comnène, en 11 18 où Zonare finit la sienne , jusqu'à l'année i2o3. Il y a eu diflerentes éditiops de cette histoire qui est estimée des plus judicieux crititiques. Jérôme Wolfiusla publia en grec et en latin avec des notes, à Bàle en 1 557 , in-fol. La version de Wolfius a été réimprimée à Paris en 1 566 ou 1 567 , selon Fabricius qui ajoute qu'elle a été jointe dant cette édition et dans les deux suivantes avec Zonare , Nicéphore Grégoras et Chalcondyle; à Franfort en i568, iu-fol. ; à Bâle i587, ^ Genève iSgS , in-4°. Cette dernière édition est préférable aux autres , en ce qu'il y a à la tête de l'ouvrage une chronologie , des sommaires au-devant de chaque livre et des notes morales et politiques en marge; le tout par les soins de Simon Goulart. Il y aussi une version italienne de l'histoire de Nicétas par Joseph Horologgi , imprimée à Yen ise en 1 562 , i n-4° , où l'on a ajouté la traduction d'un autre auteur qui contient six livres d'annales , des vies des empereurs de Constantinoplc ,
dcpuisConstantqui conuucnçaà régner en 634 j usqu'au commenccmcnt du règne de Léon l'Arménien , en l'an 81 3. On y a joint aussi , J^ojage et Jleiiv d'Histoire (V Orient ou des Tar tares, et du Passage dans la Terre- Sainte , par Ilaiton, Arménien , petit-filsdu Roijlequel, par ordre du pape Clément v, dicta cette histoire en français , à Poitiers , au mois d'oût et qui fut mise en latin par Nicolas Salconi , que Cave nomme mal Falconius . En 1702 et 1705, Jean Boivin publia en deux volumes in-fol. , Y Histoire byzantine de Nice'phore Grégoras, à Paris, chez Jean Anisson , imprimeur du Roi ; et il mit à la fin du second volume en grec et en latin, d'après un manuscrit de la bibliothèque du Roi , Relation des statues de Constantinople que les Latins brisèrent à la prise de cette ville, et dont ils firent battre de la monnaie , par Nicétas Choniata, Nicetae Choniatae ; Narrationem de Statuis Constantinopolitanis, quas Latini capta urbe confraC" tas in monetam conjlaverant.
Fabricius nous apprend que dans la bibbothèque Bodléienne, parmi les manuscrits de Thomas Roë , num. 22, on trouve à la fin du Trésor de la foi orthodoxe de Nicétas , à la page 4^3 , la dernière partie de l'histoire de cet auteur, divisée en deux livres qui diffèrent des imprimés , non-seulement par rapport à la division , mais aussi en quelques endroits par rapport à la diction ; et dans le dernier livre
même, à l'égard des choses. Entre autres il se trouve dans ce manuscrit , outre la relation des statues , etc. , V Éloge d'Athènes par Michel Choniata , frère de Nicétas , et la Description de Tempe en Thessalie. Le morceau sur les statues a été pidjlié par Anselme Banduri dans les Antiquités de CP. L'auteur du Supplément à l'ouvrage de Lambécius sur la bibliothèque impériale de Vienne , dit qu'il y a un manuscrit grec intitulé , Mich.
Choniata^. Cet ouvrage est incontestablenrent de Michel Acominat, quoiqu'Oudin l'ait mis parmi ceux de Nicétas Acominat.
Nous avons aussi divers autres ouvx'ages de Nicétas : le Trésor de la foi orthodoxe , en vingtsept livres, dont les cinq premiers ont été traduits en latin et publiés avec de savantes notes parPierreMorel,àParis, en i58o, et à Genève en 1592 , in-8°, et dans la Bibliothèque des Pères , tom. 25 , pag. 54. Il y a un fragment du vingtième livre , sur la conduite qu'on tenait avec ceux qui avaient renoncé au mahométisme pour embrasser la religion chrétienne, imprimé en grec et en latin sous le nom de Nicétas , parmi les saracenica de Syll^urge ; Heidelberg , i585 , in-8°, p. 74- Acominat a aussi écrit une Réfutation de la religion Mahométane , qui est en grec parmi les manuscrits de la lîibliothèque de Colbert, n° 47^^ 1 a\ç^^ ce titre :
les Lois de la religion de Mahomet selon les Turcs, tirées de l'Alcoran , avec la réfutation de
Choniata. On a aussi de Nicétas :
Comparaison de l'été et de l'hiver, et que l'hiver est préférable; et six lettres grecques parmi les manuscrits barocciens dans la bibliothèque Bodléienne, n" 1 2 1 .
Voici quelques remarques de Fabricius sur le Trésor de la foi orthodoxe. Ce savant cote trois éditions de Paris de la version de Morel , de i56i , de i5;9 (qui est apparemment celle que Cave et Oudin mettent en 1 58o ) , et de 1610, in-8''. Il ne parle point de l'édition de Genève de 1592, mais d'une autre de la même ville de 1629 , avec u.nc table et des notes d'un orthodoxe * ainsi que porte le titre. Le tome aS de la Bibliothèque des Pères , où l'ouvrage a été inséré , est de l'édition de Lyon ; et c'est le douzième de l'édition de Cologne, 1618. Fabricius nous apprend aussi que Nicétas composa cet ouvrage en faveur d'un ami qui avait été obligé , aussi bien que lui, de quitter Constantinople quand cette ville fut prise par les Latins. Il y explique d'abord la doctrine oi'thodoxe ; il y rapporte ensuite toutes les hérésies jusqu'à son temps , et les réfute , soit par l'autorité des anciens docteurs , soit par ses propres raisonneraens. L'ouvrage entier se trouve en grec eu plus d'un endroit , et jusqu'à présent il n'a pas vu le jour , comme il le mériterait à cause de son étendue , puisqu'il ferait bien deux volumes in-fol. Pierre Morel croyait que l'exemplaire sur lequel il avait traduit les cinq
ACO premiers livres était de la projire main de Nicétas. ( Fabricius , Biblioth. grœc. , tom. i , p. [\o>.^ 4o3, 4^8, 4195 4^0 ^^ "^ notis.) Lipse dit que parmi les auteurs grecs du bas âge il y en a deux qui ne sont pas méprisables. Le premier est Nicétas' Choniatès, à présent , dit-il , très-peu connu , mais infiniment digne de l'être.
C'était un des bons esprits s'il y en eut , de son siècle. Son style est travaillé et imité de celui des poètes, et surtout d'Homère. Sa manière de narrer les faits est claire , nette , sans enflure , dégagée de sottises , concise et fidèle. On y trouve fréquemment d'utiles et sages réflexions , et il juge des choses avec autant de solidité que de liberté. ( Lipse , Polit., 1. 1 , c. 9 , § 12 . ) Wossius remarque qu'il a lu soigneusement et qu'il imite Horace ; ce qui rend son style quelquefois un peu dur , à cause du tour poétique et singulier qui y règne, surtout dans la préface- qui est fort embarrassée. Le reste de l'ouvrage est plus doux et plus coulant , ainsi qu'il le promet dans la préface , dans laquelle il me paraît , dit Wessius , avoir voulu faire parade de sa fertilité à forger des termes nouveaux ; et s'il avait suivi cette méthode dans son histoire , elle aurait été moins estimable qu'elle ne l'est à présent. (Wossius, Hist. grœc, lib. 2, cap. 28.) Voyez aussi Censura celehrhmi Autorum de Thomas Pope Blount , pag. [\o\.
Oudin , Comment, de scrip.
eccles. , sec. 12 , t. 2 , col. 170g
et 1711. Cave, ïlist. liltér. , sec. i3, part. 2, page 4-^'- M. Cliaulfepié , nouveau Dicl.
ïlist. et crit. , tom. i , pag. 127.
et suiv.
ACONCE (Jacques), était ami i ntime deFrançois Betti ,Romai n .
Ils quittèrent tous deux l'Italie pour cause de religion. Betti fut le premier qui se retira. Il se rendit à Bâle où il attendit Aconce qui l'y vint trouver un peu plus de deux mois après, et ils allèrent ensemble à Zurich. Aconce alla de Zurich à Strasbourg, et de là en Angleterre où il mourut en i566. Le père Nicéron dit que ce n'a pu être avant le 6 de juin de cette année , puisqu'on a une de ses lettres qui porte cette date.
C'était un homme qui avait une gi'ande pénétration et un jugement solide , beaucoup de modestie et de niodération sur les matières de religion ; ce qui l'a exjjosé à la censure de quelques théologiens. On a de lui entre autres ouvrages, i° JacobiAcontii tridentini de Methodo , hoc est, de recta investigandarum tradendanmique scientiarum ra^ tione. C'est un petit volume in-8" qui n'a que i38 pages , dédié à Betti, et imprimé à Bàle en i558 par Pierre Berne, imprimeur italien qui s'était établi dans cette ville. On le réimprima ensuite à Genève en 1 582, per Eustathium Vignon, multo quam antea castigatius , ainsi que porte le titre , et enfin dans le recueil de dissertations de Studiis bene instituendis. Le père Niceron ne marque, ni l'édition de Bàle, ni celle de
Genève , mais il en Inclique une autre de Leydc, en 1617. Un autre ouvrage d'Aconce est celui qui a pour titre : Stratageinata Satanée, qui parut à Bàle chez Perne, in-8°, en i565. Il en parut la même année , cLez le même , une traduction française in-4°. Il n'y est point fait mention du traducteur ; et on n'y trouve même rien qui marque que ce soit une traduction , tellement que ceux qui ignorent qu'Aconce a écrit en latin pouiTaient aisément s'y tromper et le prendre pour l'original. C'est par une pareille méprise que La Croix du Maine met Aconce dans le catalogue des auteurs français. Il y en a une traduction anglaise imprimée à Londres en 1648 , mais qui ne contient que les quatre premî^rs livres. Simler , m Biblioth. Le père Nicéron , Mémoires des Hommes Illustres , tome 36 , p. 45. M. Chauffepié , nouveau Dictionn. liist. et crit., tome I , pag. 124 et ii5.
ACOSTA (Josepb)jésuite espagnol,était de Medina-del-Campo , ville du royaume de Léon. Il avait quatre frères chez les jésuites , Jérôme , Jacques , Christophe et Bernardin , qu'il surpassa en doctrine et en mérite. Il enseigna long-temps en divers endroits de l'Espagne, et ensuite il fut employé dans les missions des Indes occidentales où il fut provincial des maisons que sa compagnie avait dans le Pérou.
Il y travailla dix-sept ans à la conversion des Indiens ; et étant revenu en Espagne , il fit un
voyage à Rome pour le même dessein , suivant lequel il publia un traité intitulé : De procuranda Indorum salute. hisez ainsi ses ouvrages : i " Historia natural y moral de las Indias, en Sevilla, 1 590, in-4''. Cette histoire est fort estimée et a été souvent citée avec éloge. Antoine deLéon remarque, dans l'appendice de son Abrégé de la Bibliothèque orientale et occ7V/e7z/<2/e,qu'Acostaa tiré beaucoup de choses de deux ouvrages manuscrits de Didace Duran , dominicain , sur la Nouvelle- Espagne. L'ouvrage d'Acosta a été traduit en diverses langues ; en latin par Jean Hugue de Linschoten , dans la neuvième partie à.e.s grands iwjages.^^di en aussi une traduction française qui a pour titre : Histoire naturelle et morale des Indes, traduite du castillan de Joseph Acosta, par Robert R^gnault, Paris, lôgB et 1606, in-S". Le traducteur dit dans sa préface que les Espagnols avaient fait brûler par édit tous les exemplaires de Vllistoire d'Acosta , pour dérober aux autres nations la connaissance des Indes : mais les différentes éditions qui s'er^ont faites en Espagne prouvent que c'est là un conte inventé pour faire valoir sa traduction. Jean Paul Gallucci en a fait une traduction italienne qui a été imprimée en 1 596 , in-4°. n a aussi été traduit en flamand et en allemand. 2° De natura novi orbis libri duo , imprimé deux fois à Salamanque , en 1589 et iSgS, in-8°, et à Cologne , 1 596 , m-8". Il a traduit
ACO depuis ces deux livres en espaj;nol , et les a fait entier dans sou Hist. des Indes. Z" de Promidgatione E\>angilii apud Barbares , sive de Procuranda Indorum sainte , libri sex , imprimé à Salamanque en 1 596 , in-S". Cet ouvrage , dit le P. Nicéron , contient de fort bonnes choses , et mérite d'être lu. 4" de Christo révéla to, libri novem , imprimé avec l'ouvrage précédent. 6" Concioniim, tomi très , à Salamanque en iSgé, in-8". 7° Une traduction latine des décrets du troisième concile de Lima , citée par Luscius et Mo ré ri , sous le titre iieCoîicilium Limeuse. 11 mourut recteur du collège de Salamanque le 1 5 février 1600 , âgé d'environ soixante ans. Nicolas Antonio , Biblioth. hispan. , tom. ï , pag. 61 4- Nicéron , Mémoires des Hommes illustres , t- 3o, p. 56.
CljaufFepié , nouveau Dictionn.
histor. et crit., tom. i , pag. 126 et suiv.
ACOSTA (Emmanuel). Cherchez Costa.
ACOSTA ou d'ACOSTA ( Gabriel), professeur et chanoine de Conimbre en Portugal où il naquit dans le bourg de Torresvedras. Après avoir étudié dans l'Université de Conimbre, il y fut professeur de théologie à la place de Louis Soto-Mayor que son grand âge obligea de chercher le repos. Quelque temps après ileut un canonicat. Il mourut en 1616, dans le temps qu'il se disposait à publier ses ouvrages qui contiennent des commentaires sur le quarante -neuvième chapitre
ACR 17^
de la Genèse , sur Ruth , les Lamentations deJércmie, sur Jonas et sur Malachie. On les fit imprimer à Lyon en 1641 • Nicolas Antonio, Biblioth. hispan. M. Dupin , Table universelle des Auteurs ecclésiastiques.
ACR A. Nom grec qui signifie en général une citadelle. Le roi Antiochus Épiplianes ayant fait bâtir une citadelle sur une hauteur qui dominait le temple , cette montagne s'appela^^cra. On y bâtit dans la suite le palais d'Hélène , reine des Adiabéniens , le palais d' Agrippa , les archives publiques , et le conseil , ou le lieu des assemblées des magistrats de Jérusalem. ( Joseph, lib. 12, Antiq., c.' 7 et \^; et lib. i3,c. II , pag. 446- Joseph de Bell. ,liv. 7, c. i3.)
ACRABATÈNE. Canton de la Judée qui s'étendait entre Naplouse ou Sichem et Jéricho, tirant vers l'orient. Il avait environ douze milles , ou quatre lieues de long. Il tirait son nom d'un lieu nommé Akrabim , situé à neuf milles ou trois lieues de Sichem vers l'orient. Eusèb., ifi Voce Acrabein. Joseph de Bell., 1. 2 , c. 1 1.
ACRABATÈNE. Autre canton de la Judée sur la frontière de ridumée , vers l'extrémité méridionale de la Mer Morte. Il est parlé de cette dernière Acrabatène dans le premier livre des Macchabées.
ACRASSUS, ville du diocèse d'Asie, dans la province de Lydie , située , selon Ptoloméc- , vers le fleuve Hermus. O^i l'ap-.
178 AGR
pelait aussi Nacrasa. Nous ne connaissons que trois de ses évèques. 1" Patrice qui assista au concile de Clialdédoine ; 2" Constantin qui se trouva au septième concile général ; 3° Constantin 11 qui se trouva au concile de Piiotius sous Jean viii.
ACRON ou AKRON ou EKRON, la même qu'Accaron.
ACROPOLITE ( Georges) , naquit à Constantinople. H fut élevé à la cour de l'empereur Jean Ducas , qui siégaità Nicée. Il étudia les mathématiques , la poésie et la rhétorique sous Théodore Exaptérigus, et Nicéphore Blemmidas. A l'âge de vingt-un ans , il disputa savamment en présence de l'Empereur , contre Nicolas le médecin , sur les éclipses de soleil. 11 fut dans la suite élevé à la dignité de grand-logotliète , et employé dans les plus importantes affaires de l'empire.
Tliéodore Lascaris , fds de Jean Ducas , à qui Acropolite avait enseigné la logique , le fit gouverneur de toutes les provinces occidentales de ses États, Vers l'an 1255 , il fit la guerre à Michel-Ange qui s'était révolté contre Théodore , et il fut fi\it prisonnier. Ayant obtenu sa liberté en 1260 , par l'entremise de l'empereur Michel Paléologue , ce prince l'envoya en ambassade vers Constantin , prince de Bulgarie. A son retour de cette ambassade , il se donna entièrement à l'instruction de la jeunesse , et s'acquitta pendant plusieurs années, avec beaucoup J'houi«îur , de cet emploi qu'il
ACR résigna ensuite à Ilolobole. En 1272 , il fut un des juges nommés pour décider l'afFaire de Jean Vecchus , patriarche de CP.
L'année d'après l'empereur l'envoya au pape Grégoire x pour rétablir la paix et l'union entre l'église grecque et la romaine; ce qu'il fit , l'ayant jurée au nom de l'Empereur dans le second concile de Lyon en i3']^. Il alla en ambassade vers Jean , prince de Bulgarie , en 1 282 , et mourut immédiatement aprèsson retour.
Georges de Chypre , patriarche de Constantinople , en parle en tei'mes magnifiques , dans l'éloge qu'il a fait de lui , et qu'il a mis à la tête de l'histoire de cet auteur. Il dit qu'il surpassait tous ceux de son temps dans toutes les sciences. On a de lui une histoire qui est une continuation de l'histoire grecque depuis la prise de Constantinople par les Latins , jusqu'à ce qu'elle fût reprise par Michel Paléologuc, l'an 1261. Cet ouvrage ayant été trouvé à Péra , fut acheté par Georges Cantacuzène , etapporté de Constantinople par Georges Douza , et donné au public avec une traduction latine et des notes par son frère Théodore Douza, à Leyde, i6i4 , in-8".
Fabricius dit que cet ouvrage fut trouvé dans la bibliothèque de Cantacuyena ; que Théodose Zygomale de Nauplie le transcrivit, et que Georges Douza eu tira une copie qu'il apporta en Hollande. Le même savant marque une édition d'Orléans de la même année que celle de Ge-
ACR ncvc où on l'imprima en i6i5, sans notes , à la fin de Chalcontiyle, in-fol. Léo Allatius le publia à Paris en 1 65 1 , in-fol beaucoup plus parfait , avec une nouvelle version et des notes , et il y ajouta une longue dissertation sur les auteurs qui ont porté le nom de Georges , et sur leurs écrits : de Georgiis et eorum script is. Il faut remarquer que Léo Allatius a donné deux éditions de cette histoire. L'une qui n'en est que l'abrégé , dans lequel il y a beaucoup de choses retranchées , qui est la même que Douza avait publiée ; et l'autre plus complète , traduite par Léo Allatius lui-même. Acropolite écrivit aussi un traité de la foi , de la vertu et de l'âme ; trente prières dont il se servait après que Constantinople eut été reprise , et dont il parle dans sou histoire. Un discours à l'empereur Michel sur la prise de Constantinople. Une explication sur les Sermons de Grégoire de Nazianze. Léo Allatius a publié aussi une pièce intitulée : Adversus cos qui diciint , ideo Spiritum sanctum dici Spiritwn Filii , quod habeat eamdem atqiie ille naturam, vel quod dignis ah eo suppeditctur ; « contre ceux » qui disent que le Saint-Esprit » est appelé l'esprit du Fil s, 'parce » qu'il est de même nature que »> le Fils , ou parce que celui-ci » le donne à ceux qui en sont "dignes. » Cave, Hist. littér., sect. i3, page 733. Fabricus , Bibl. grœc. tom. 6 , p. 449 ^^ suiv. M. ChaufFepié , nouveau
ACR ijg
Dictionnaire historique et crit.
tom. I , pag. 129 et suiv.
ACROPOLITE ( Constantin ) , fils de Georges , et surnommé le jeune Métaphraste , fut grandlogothète ou chancelier, et fleurissait à Constantinople vers l'an 1270 et sous les empereurs Michel Paléologue et Andronic son fils. Georges Pachimère nous apprend que l'empereur Michel qui avait pris Constantin de chez son père , grand-logothète , pour le faire élever et instruire à sa cour , fut extrêmement irrité contre lui à cause de son obstination dans le schisme ; qu'il lui ôta toute la part qu'il avait eue à sa faveur, et l'éloigna de sa cour , ce qui arriva lapénultièmc année de son règne. Mais Constantin recouvra bientôt auprès d'Andronic , fils de Michel , ce qu'il avait perdu auprès du père, et fut élevéàla dignité de grandlogothète l'an 1294. Le temps de sa mort est incertain. Il fut un défenseur zélé de la cause des Grecs contre les Latins , et écrivit divers ouvrages, surtout sur la procession du Saint-Esprit.
Léo Allatius dit en avoir vu deux dont on a divers fragmens manuscrits. Constantin composa aussi une harangue sur la sainte martyre Théodose qui était née à Constantinople , et qui souffrit sous Léon l'Isaurien à l'occasion du culte des images. Léo Allatius en parle dans sa dissertation , de script. Simeon, p. 84, et il en cite quelques endroits dans son livre , adv. Hottinger, pag. 200. Nous avons aussi de
i8o ACR
Constantin une Oraison sur le saint martyr Ncophite ; une autre sur saint Théodore Tero; une troisième sur saint Jean- Damascène. Ce dernier éloge est fort long , et il a été publié sous le nom de l'auteur par les continuateurs de BoUandus, tom 2, ad. d. 6 jnensis niaii , page 71 3.
Léo AUatius en a donné quelques extraits, i?i Consens, depufgat., page 791. /^<y^ez aussi Oudin, Comment, de script, eccles. , t. 4,
ACS
sect. i3, col. 6G8.M. CJiauffepié.
nouveau Dictionnaire historique et critique , tome i , pag. 1 3o et i3i.
ACSAPH ou AXAPH(hébr., poison , prestiges ) , ville de la tribu d'Aser. Le roi d'Acsaph fut vaincu par Josué. Ily aapparence qu'Acsaph et Acliriba dont il est parlé dans Josué, chap. 19, ne marquent que la même ville d'Ecdippesurlacôte dePhénicie.
{ Josué, c. 12, V. 20.)
ACTES HUMAINS