‹ Bibliothèque sacréeChapitre 72 sur 174 · ADD · texte numérisé non relu

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Bailk't, Vie des Saillis , tom. 2, 3o août.

ADBÉEL (hébr. , vapeur ou nuée de Dieu ) , troisième fils d'Ismaël et chef d'une des tribus des Ismaélites. (Ge«. , c. a5, V. i3.)

ADDAR , fik de Balé, fils de Benjamin, (i. Par., c. 8, v. 3.)

ADDAR ou ADAR, ville de la tribude Juda. (Tb^WÉ^, chap. i5, V.3.)

ADDEBOURN , en Angleterre.

Il y eut un concile l'an yoS. Collect. Reg. ,17. Labbe, t. 6. Hard, tome 3. Anglic, tom. i.

ADDI ( hébr. , témoin , orné) , fils de Cosan et père de Melchi.

Saint Luc le compte parmi les aïeux de Jésus-Clirist. ( Luc , chap. 3 , V. 28. )

ADDO, fils de Le'vi. ( i . Par. , cap. 6, V. ai. )

ADDO , fils d'Arainadab , ou • d'Ahinadab. (3. Reg. , cap. 4 ?

ADDO , prophète du royaiuue de Juda dont on ne sait rien de certain , sinon qu'il écrivit les actions des règnes de Roboam et d'Abia , dans un livre intitulé : Midrasch ou Recherches.

(2. Par., cap. 12, v. i5 et cap. i3, V. 22. )

ADDO , père de Bârachie et aïeul du prophète Zacharie, Dans Esdras , Zacharie est nommé simplement fils d'Addo.

( Zach. , cap. i , v. i ; i . Esdr. , cap. 5 etc. )

ADDON , CHERUB et EMER , n'ayant pu prouver d'où ils tiraient leur origine au retour de Babylone, furent exclus dunora-

lue des vrais Israélites. ( i . Esdrœ, cap. ii , v. 59. )

ADDUS , ville de Juda où Simon Macchabée se campa pour disputer l'entrée du pays à Tryphon qui avait aiTCté en trahison, à Ptolémaïde , Jonalhas Macchabée son frère. On croit que c'est la même qu'yédiada.

{i. Macch.yCa^. i2V. 3B,c. i3, V. i3. )

ADELAÏDE, était fille de Rodolphe , roi de la Bourgogne Transjurane , au-delà le Mont- Joui : elle vint au monde l'an 931 . Elle fut mariée en premières noces à Lothaire, roi d'Italie, qui la laissa veuve à l'âge de dixneuf ans , par sa mort arrivée l'an 950. Dieu l'éprouva en l'abandonnant à la discrétion des ennemis de son mari qui l'enfermèrent dans une étroite prison d'où on la fit secrètement évader , après qu'elle y eut souffert mille sortes d'outrages et d'indignités. Elle épousa en secondes noces Othon 1"='. , empereur d'Allemagne , et elle gouverna cet empire , soit pendant le voyage de son mari en Italie , soit après sa mort , avec tant de sagesse , de justice , de piété , de tendresse et de charité pour les peuples , qu'elle se concilia l'estime et l'affection de tout le monde , et qu'elle fut universellement regrettée à sa mort qui fut trèssainte, et qui arriva le 16 de décembre de l'an 999 à Seltz sur le Rhin , dans le monastère qu'elle y avait bâti avec beaucoup de magnificence douze ans auparavant. Il se fit à son tombeau plu-

sieurs guérisons miraculeuses.

Elle n'a pas été canonisée dans les formes ordinaires , mais plusieurs martyrologes modernes nieltent sa fête au i6 de décembre. SaintOdilon, abbé de Cluny, J^ie de sainte Adélaïde , dans Surius. Baillet , tom. 3 , 16 décembre.

ADELARD ou Adalard (saint) , naquit vers l'an 7 53 dans les Pays-Bas , dépendans du royaume d'Austrasie. Il était le fils du comte Bernard et petit-fils de Charles-Martel. Il fut élevé à la cour de France près du roi Pépin , son oncle , d'où il se retira à l'abbaye de Corbie, en Picardie, et ensuite au Mont-Cassin , par l'amour de la retraite. Charlejnagne l'en fit revenir et le mit auprès de son fils Pépin , roi d'Italie , pour être son premier ministre, n fut envoyé l'an 809 à Rome avec quelques prélats , pour terminer la question de la procession du Saint-Esprit. Après la mort de Charlemagne , Adelard fut relégué l'an 8i5, par Louis-le-Débonnaire , dans l'abbaye d'Hère , appelée Noirmoutiers , par les calomnies de ses envieux, et non, comme le disent quelques modernes, à cause de la part qu'on prétendit qu'il avait eue à la conjuration du roi Bernard, son élevé, contre Louis-le- Débonnaire, puisqu'il est certain qu'Adelardfut éloigné de la cour deux ou trois ans avant qu'on eût découvert les desseins do Bernard. Il fut rappelé dans l'abbaye de Corbie qu'il gouverna en qualité d'abbé. Il y mourut

saintement l'an 826. Sa fête est marquée le 2 janvier dans plusieurs martyrologes. Il a fait des statuts pour, l'église de Corbie qu'on peut voir dans le quatrième tome AnSpicilege^ de Dom Luc d'Achéry. Sa vie a été écrite par Pascliase Ratbert , son disciple et abbé de Corbie. Bollandus et Mabillon. Baillet, Fie des Saints , tom. i , 2 janvier.

Dupin , Biblioth. eccl. Dom Ceillier , Hist. des Aut. eccl. , t. i8, pag. 461.

ADELBERT ou Aldebert.

Vojez ADALBERT, pag. 2o3.

ADELBERT , moine et écolâtre de Saint-Vincent de Metz , fleurissait dans le dixième siècle, sous l'épiscopat d'Adall^éron , évêque de Metz , mort en 964 • Il est auteur d'une chronique dédiée à l'évêque d'Adalbéron où il donnait une liste suivie de tous les évèques de Metz jusqu'à ce dernier. Trithême témoigne avoir vu cet ouvrage ; mais personne ne nous apprend s'il existe encore. Les auteurs de V Histoire littéraire de la France , tom. 6 , pag. 896 , attribuent à cet Adelbert un abrégé des morales de saint Grégoire sur Job , auquel il a donné le titre de Miroir, parce qu'il peut servir au lecteur à lui faire connaître ses besoins spirituels. On juge parle grand nombre de copies de cet abrégé qui se trouvent dans les bibliothèques de France , qu'il y a été fort goûté et fort répandu.

D. Mertenne et D. Durajid en ont donné la préface dans leur Thcsawus anccdoctonim , t, 2 ,

pa[j. 84 , 85. IVIoréii , édition ilc

ADELBOLDB ou Adelboron , moine de Lobes , dans le diocèse de Liège , et évèqiie d'Utreclit , fit la vie de l'empereur S. Henri, rapportée par Surius, au 1 4 juillet , et dans le sixième tome des Antiquilcs de Canisius , p. 383, et dans la J^ie des Saints de liimberg , par Gretser , imprimée à Ligolstad , in-4'', en 161 1 .

Dans toutes les éditions , on ne trouve pas le nom d'Adelliolde qui se trouve cependant dans les manuscrits. Trithême lui attribue encore une Hymne à la louange de la Croix , une à la louange de la Vierge , et quelques autres ouvrages tant en vers qu'en •prose. Il mourut en 1027. Sigebert , deScrip. Eccl., ca.^. i38.

Dupin , dixième et onzième siècles.

ADELIN , que quelques uns disent Français , d'autres Allemand , succéda à Hildebrand dans l'évèché de Séez , et gouverna cet évêché jusque vers l'an 910. Il écrivit eii deux livres la vie et les miracles de sainte Opportune , abbesse , sœur de Goderand, premier évèque de Séez.

Le premier livre contient la vie ; lesecond,lesmiracles de la sainte.

Il s'était engagé par vœu, peu de temps après son ordination , d'y travailler ; mais occupé à d'autres affaires , il n'y pensa plus , que lorsque ayant été emmené prisonnier en Angleterre par lesNormands, et remisen liberté, il se vit en état d'accomplir son vœu. C'est ce qu'il nous apprend

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lui-même dans la préface du second livre , n° 2. Cette vie se trouve dans Surius , au 22 d'avril , mais abrégée. Le P. Mabillon l'a corrigée et donnée tout entière sur un manuscrit de l'église de Sainte-Opportune de Paris , dans la seconde partie du troisième siècle , Bened. , pag. 220. Cave prétend qu'on l'appelle mal à propos Aclelin, et c[u'il fiiut le nommer Ade.lhelnie. Dupin, Biblioih. eccl. , siècle neuvième.

ADELMAN , disciple de Fulbert , évèque de Chartres , condisciple de Bérenger. Étant clerc de l'église de Liège , il fut fait évèque de Bresse vers l'an 1 048.

Ayant appris que Bérenger niait la présence réelle du corps de Jésus-Christ dans le sacrement de l'Eucharistie , et qu'il enseignait cette erreur , il lui écrivit une lettre dans laquelle , après l'avoir fait souvenir de leur ancienne liaison et de Fulbert de Chartres , leur maître commun , il le conjure de quitter son erreur , lui faisant voir c[u'il n'est pas impossible à Dieu qui a tout créé de rien , de changer le pain et le vin au corps et au sang de Jésus-Christ. Il avait écrit quelque temps auparavant à Paulin , évèque de Metz , sur le même sujet , afin qu'il avertît Bérenger de revenir de son erreur. Nous n'avons plus cette dernière lettre , non plus que quelques autres dont Trithême fait mention ; mais la première se trouve parmi les auteurs sur l'Eucharistie imprimés à Louvain en

1 55i et 1 5Gi!, et clans les bibliothèques des Pères, tom. 18, pag. 438. Il mourut vers l'au 1016. Ughel, Sixte de Sienne, livre 4 , Biblioih. Sacrce. , Bellarmin. Dupin , onzième siècle.

ADELME ou ALD-HELME (saint). Il était d'une famille noble du royaume de Westfex ou des Saxons occidentaux , et parent même du roi Ina eu Angleterre, n fut élevé dans Vabbaye de Saint-Augustin de Cantorbéry , se fit religieux dans celle de Malmesbury , près du lieu de sa naissance , vers l'an 667 ; et quelques années après il retourna à Cantorbéry se mettre sous la discipline de saint Adrien , abbé du monastère de Saint - Augustin , où il fit des progrès exti'aordinaires dans la science et dans la vertu. Il fut fait prêtre et abbé du monastère de INlalmesbury qu'il gouverna dans une haute réputation de sagesse , de doctrine et de sainteté , pendant l'espace de plus de trente ans. Après la mort de S. Hedde , évèque de Dorcester , le pays des Saxons occidentaux ayant été divisé en deux diocèses , on mit Fun des sièges épiscopaux dans la ville de Schirburn ou Sherborn , et l'on y plaça S. Adelme.

n gouverna cette église pendant quatre ans et quelques mois avec beaucoup de zèle et de vigilance, après lesquels il mourut le 25 de mai de l'an 709. Le Martyrologe romain avec plusieurs autres en fait mention ce jour-là.

On lui rendit bientôt un culte

ÂDE

religieux par toute l'Angleterre.

Son corps fut enterré dans le monastère de Malmesbury qui est aujourd'hui une paroisse prétendue réformée où l'on dit que l'on consei-ve encore le tombeau de saint Adelme. Ce Saint était grammairien , poète , orateur , philosophe , jurisconsulte , musicien , astronome , mathématicien , et faisait servir toutes ses connaissances à la religion. Il composa plusieurs ouvrages dont il y en a plusieurs de perdus , et quelques autres qui nous sont restés, savoir , de Lande Virginum; de Virginitate ; une lettre de la célébration de la Pâque contre les erreurs des Bretons ; un Traité des péchés capitaux ou vices principaux, etc.

Lepère Martin Delrio, jésuite, fit imprimer en i6oi,àMayence, une partie des ouvrages de saint Adelme. Guillaume de Malmesbury a écrit sa vie quatre cent douze ans après sa mort , sur des Mémoires assez fidèles, et le père Mabillon nous l'a donnée dans le supplément de la première partie de son quatrième siècle , p. 728. Baillet, Vie des Saints.

25 mai. Dom Ceillier, Hist. des Aut. ecclés. tom. 17 , pag. 753.

Il y a lieu de douter si Adelme , abbé de Malmesbury , est l'évèque de Shirburn , parce que Sigebert parle en deux chapitres différens de l'un et de l'autre , et semble les distinguer.

ADEMAR ou AIMAR de Cha- BAXois , moine de S.-Cibar d'Angoulème, vivait en io3o. Il composa une Chronique depuis le

commencement de la nïonavcliic française , particulièrement depuis l'an 8?.9 jusqu'à l'an 1039.

Le père Labbé l'a tirée d'un manuscrit de M. de Thou , et l'a insérée dans la nouvelle bibliothèque des manuscrits, tom. 2 , paf;. i5i. Quoique l'auteur ne soit pas des plus exacts dans la supputation des temps , on ne laisse pas que de trouver des choses assez curieuses sur l'histoire de France , et en pai'ticulicr d'Aquitaine. Il nous a donné aussi un Catalogue des abbés de Limoges , que le père Labbé a encore fait imprimer, ibid , p. 27 1 .

On le fait aussi auteur du supplément qui est joint au Traité des Offices d'Amalarius. Mais il est plus probable c^u'il est d'Amalarius même , comme nous le dirons ci-après. Le père Mabillon rapporte, dans le premier tome de ses Analectes , des vers acrostiches qu'Adémar , dit-il , composa sur une copie qu'ilavait faite des Vies des Papes, attribuée à Damas , par ordre de Rohon , évoque d'Angoulème. M. Baluse a donné au public une lettre manuscrite de cet auteur , écrite après le premier concile de Limoges , tenu en l'année 1029, auquel il avait assisté , et adressée à Jourdain , évcque de Limoges ; cà Arnould , évèque de Rhodes ; à Thierri , évcque de Metz ; à Cunegonde , impératrice , veuve de l'empereur Henri ; à Canon ou Conrad , empereur ; à Guillaume , duc de Guyenne ; et au. pape Jean qui y est fort maltraité. Cette lettre contient

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L\ dispute qu'il avait eue avec Renoît , prieur de l'abbaye de Saint-Michel de Cluse en Piémont , au sujet de l'apostolat de Saint-Martial en France. Ce Renoît lui avait reproché d'être auteur de cette nouveauté c[u'il ti'aite même d'hérésie , et de l'avoir inventée pour plaire à l'abbé et aux moines de Saint-Martial de Limoges qui l'avaient corrompu avec de l'argent. Il ajoutait qu'ayant disputé là-dessus avec Adémar , s'étant rencontrés ensemble au lieu de la Bussière en Limousin , il l'avait rendu confus et l'avait obligé de se cacher. Adémar écrivit cette lettre pour réfuter les discours de ce prieur qu'il dépeint comme un fourbe et un imposteur. Il était si persuadé de l'apostolat de Saint-Martial , qu'il avance que si le pape , surpris par les avis des envieux, s'avisait de décider le contraire , il ne le croirait pas, et refuserait de lui obéir, parce qu'aucun pape , ditil , n'a reçu le pouvoir d'absoudre ou d'excommunier les saints apôtres, ni d'empêcher l'église de Dieu de bien faire et de bien parler. M. Baluse a encore plusieurs Sermons faits au concile de Limoges, au sujet de l'apostolat de Saint - Martial , cjuil croit être de ce même auteur.

Cave, 'Dxx^m, Biblioth. ecclés.

onzième siècle.

ADENULPHE ou ATENUL- PHE , archevêque de Capoue , a fait en vers léonins l'office du martyr saint Marc , évéque d'Atino, ftui souffrit sous Domitien;

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l'histoiic de la découverte du corps de ce Saint, en vers hexamètres et pentamètres , et la vie du même, adressée au clergé d'Atino. Ugliel dit qu'il avait les manuscrits de ces ouvrages, et il a fait imprimer la vie de Saint- Marc dans son Ital. sacr. , t. 6 , nouv. édit. La même vie est aussi dans le Recueil des Actes des Saints , au 28 avril, p. 548.

C'est ce que dit Jean-Albert Fabricius, dans sa Bibliotheca mediœ et infimœ laùnitalis , lib. i, pag. 37.*

ADEODAT ou Dieudoxné, était Romain de naissance , fils de Jovinien. Il succéda à Vitalien sur le siège de saint Pierre , l'an 672,1e II avril, gouverna quatre ans deux mois six jours, et mourut le 17 juin 676. Le siège vaqua quatre mois quatorze jours. Donus lui succéda le 2 novembre 676. Nous n'avons du pape Adeodat que les lettres de la confirmation du privilège du monastère de Saint- Martin de Tours , que Clirodebert ou Robert , archevêque de cette ville , lui avait accordé. Ces lettres se trouvent dans le 6* tome des Conciles , pag. 523.

Fleury, fTi^f. eccZ. , tom. 8.

ADEODATUS , filins saltils , PoLYMiTARius de Bethléem ; c'està-dire , Dieudonné , fils Dubois , tisserand de Bethléem , ou selon le texte des Paralipomènes , Elchanan , fils de Jaïr , de Bethléem , tua le frère de Goliath.

( I. Par. , cap. 20 , v. 5. )

ADER , la tour d'Ader. Nom que l'on donnait au lieu où

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l'ange amionça aux pasteurs la naissance de Jésus-Christ. Hicronim. , episl. 27.

ADESSENAIRES, adessenarii, lîérétiques qui croient que Jésus- Christestdansl'Eucharistie,mais d'une manière différente du dogme catholique. Ce nom est forgé du verbe latin , adesse , adsum , je suis présent. Pratéole qui l'a forgé et quelques autres l'emploient ; mais il n'est pas de l'usage ordinaire. Les adessenaires sont les mêmes que les Imjjanateurs. F'oj. Lipaxateurs.

ADIAPHORITA ou ADIAPHO- RITEouADI.^PHORISTE, adiaplwrista , du grec ccêicc(pt)f6s , indijU'érens. On nomma ainsi dans le seizième siècle les luthériens mitigés qui avaient les sentimens de Mélancthon , et ensuite ceux qui souscrivirent à Vîntes rim de Charles v.'

ADIAS ou ADAIAS, juif qui revint de Babylone , et qui fut un de ceux qui répudièrent leurs femmes qu'ils avaient prises contre la loi, d'entre les nations.

( I. Esdr., c. 10, V. 39.)

ADIEL, fils d'Adiel, de la tribu de Juda. ( i. Par., c. 4» v. 36.)

ADIL (Corneille). On a de lui une Bible hébraïque ; Venise , chez Antoine Justiniani , i55o et i563, in-4°. Dom Calmet, Dictionnaire de la Bible.

ADIMAR ( Louis), poète célèbre d'une famille patricienne de Florence où il mourut le 23 juin 1798, était de l'académie Délia Crusca. Il a donné des poèmes sacrés et moraux , ayec vme paraphrase des sept

ADJ Psaumes de la Pénitence , imprimés à Florence cliez Jean- Philippe Cecclii, en 1696, in-fol. , et en 171 1 ,in-8'', chezFrediani.

Journal d'Italie, tom. 5, p. 397.

ADITHAouADATHAou ADIA ou ADITHAIM, ville de la tribu de Juda. ( Josué, c. i5 , v. 36.)

ADJURATION. C'est une action par laquelle on interpose le nom de Dieu, ou quelque autre chose sainte, cour engager quelqu'un à faire ce qu'on demande.

Il y a une adjuration expresse et formelle dans laquelle on interpose expressément la majesté de Dieu , ou quelqu'un de ses attributs , pour obtenir ce qu'on demande , comme quand on dit , adjuro teper Deumvivum, etc.; et une autre implicite , dans laquelle on interpose la majesté de Dieu , non en elle-même , mais dans quelques unes de ses productions qui la représentent d'une façon singulière , comme quand on dit : adjuro te perfirmamentum , per Èvangelium Christi, etc. L'adjuration est encore ou préceptive , c'est-àdire faite par manière de commandement, de menaces et d'exécration ; ou déprécatoire , c'està-dire faite par manière d'exhortation et de prière. L'adjuration diffère du jurement , en ce que dans le jurement on prend Dieu à témoin , au lieu que dans l'adjuration on l'interpose seulement pour obtenir ce que l'on demande , par son amour ou par sa crainte.

On ne doit point adjurer les créatures irraisonnables direc-

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