‹ Bibliothèque sacréeChapitre 97 sur 174 · Jean - Augustin Candulphe, depuis i635 jusqu'à i · texte numérisé non relu

Jean - Augustin Candulphe, depuis i635 jusqu'à i

44- Fr. Denis Campanella , procureur-général des Carmes , depuis i653jusqu'ài663. C'était im homme également vertueux et zélé contre les hérétiques.

45. Fr. Biaise Mazzellaà Parcida, de l'Ordre des Frères-Prêcheurs , depuis 1663 jusqu'à 1664. 46. Jacques Ciicius, 1664 jus-

qu'à 1699. Il fit bâtir une chapelle sous l'invocation de l'apôtre saint Jacques , et tint un synode dont les actes furent imprimés à Rome en 168 1.

47. Philippe , d'une ancienne famille de l'ordre des Sénateurs .

parmi les Albins, et reçue depuis parmi ceux de Bénévent , fut élevé à l'épiscopat le 5 d'octobre 1699, P^'' ^^ pape Innocent xii.

C'était un prélat d'une grande vertu , qui fit un grand nombre de bonnes œuvres dans son diocèse, tant pour le spirituel que pour le temporel , et qui refusa l'église de Parme, à laquelle le pape Clément xi voulut le transférer. Il vivait encore en 1721.

AGAUNE ou ACAUNE, autrement Saint-Maurice, monastère et bourg sur le Rhône , à six lieues au couchant de Sion et à quatorze au levant de Genève , dans le bas Valais , pays allié des Suisses. Il y a eu deux conciles dans ce bourg ; le premier le i4 mai de l'an 523. La psalmodie continuelle y fut confirmée par saint Sigismond, roi de Bourgogne , neuf évêques et neuf comtes. Le second concile se tint l'an 888. Rodolphe y fut élu et couronné l'oi de Bourgogne.

( Agaununi , in diœcesi Sedunensi. Concilium Agaunense. )

ÂGÉ , père de Semma , un des braves de l'armée de David. (/îeg^.

2 , c. 23 , V. II. )

AGELLIUS ou AGELLI (Ant.), né à Sorrento , dans le royaume de Naples , entra dans la congrégation des clercs réguliers, dits Thcatins, et se distingua beau-

coup dans le seizième siècle par son érudition , et surtout par la connaissance des langues savantes et ses ouvrages sur l'Écriture-Sainte. Il était un de ceux à qui l'on avait donné l'inspection de l'imprimerie du Vatican , qui veillaient sur tout ce que l'on imprimait, et qui revoyaient sur de bons munuscrits les éditions que l'on y entreprenait. Pierre Morin ayant appris qu'on avait nommé ce savant à l'évèché d'Acerno dans le royaume de Naples , en témoigna son chagrin dans une lettre qu'il écrivit au cardinal Cajetan en iSgS. Il mande à ce cardinal qu'il n'a pu apprendre sans douleur que cette nomination allait priver l'imprimerie du Vatican d'un savant qui y était nécessaire : il le prie de l'engager, au moins avant qu'il allât prendre possession de son évêché , d'instruire ceux qui seraient chargés de la fonction qu'il devait abandonner , de leur apprendre comment ils devaient conduire la bibliothèque et l'imprimerie du Vatican , et diriger ks travaux qu'il avait imaginés ou déjà commencés, entre autres l'édition du Nouveau-Testament grec , enrichie de diversesleçons, et beaucoup d'autres entreprises qu'Agelli était capable de conduire à une heureuse fin. Car, ajoute Morin, il connaît bien toutes les bibliothèques de Rome , et jamais homme ne fut plus en état que lui d'en faire un excellent usage pour l'utilité ait l'Eglise et l'honneur du Saint- Siège. Son esprit, sa science, sa

rare intelligence des lettres saintes sont admirables. Morin aurait voulu qu'on l'eût retenu à Rome , qu'on l'y eût attaché par d'autres bienfaits convenables à son génie , à ses études et aux fruits que l'on pouvait en retirer; et il conjure le cardinal Cajetan ' d'écouter sur cela ses vœux , s'il était encore temps. La lettre de Pierre Morin est la vingt-unième de ses lettres, imprimées avec ses opuscules à Paris , 1675, in-12.

Agelli mourut en 1608 dans son évêché d'xlcerno , dont il s'était démis quatre ans auparavant, selon (Ughel. Jtal. sac. tom. 7.) Ses ouvrages sont : i" un commentaire sur les Psaumes et sur les Cantiques , in-fol. , à Rome , 1606; à Cologne , 1607 ; à Paris , 1611. 2° Un commentaire sur les Lamentations de Jérémie , tiré des auteurs grecs , avec une explication et une chaîne des Pères grecs , traduites par Agelli, à Rome, iSBg, in-4°. 3° Un commentaire sur les Proverbes de Salomou. Le père Le Long renvoie cet ouvrage aux opuscules d'Aloysius Navarinus , qui était aussi Théatin , imprimés à Vérone en 1 649 , in-fol . 4" Commentaire sur le prophète Habacuc, in-S" , à Anvers, 1697 selon le père Le Long , qui cite encore sept autres ouvrages d'Agelli demeurés manuscrits à Rome , selon qu'il est rapporté , dit-il , au tom. 3 , pag. 539 de Y Histoire des Clercs réguliers.

Ces ouvrages qui sont en latin , comme les premiers, sont un commentaire sur le prophète

Isaie , depuis le vingtième chapitre jusqu'à la fin ; une exposition de Daniel ; des notes sur les douze petits Prophètes ; des notes sur les épîtres des Apôtres en grec et en latin; de notes sur les trois premiers chapitres de l'Apocalypse ; divers endroits choisis des commentaires des rabbins sur Job ; un petit Traité des poids et mesures. Richard Simon, lettre 26 du tome i de l'édition d'Amsterdam , 1 780, loue beaucoup le commentaire d'Agellius sur les Psaumes. L'auteur s'est , dit-il, principalement appliqué à éclaircir notre Vulgate , et en même temps le texte grec des Septante , en quoi il a très-bien réussi ; car étant un de ceux qui furent employés par le pape Grégoire xiii à cette belle édition grecque des Septante de Rome , il eut tout le temps et toute la commodité de consulter un grand nondire de manuscrits grecs qui se trouvent dans les bibliothèques de cette grande ville, et c'est en cela qu'il excelle.

Il est si exact à rapporter les leçons de l'ancienne Bible grecque du Vatican , qu'il distingue avec beaucoup de soin celles qui sont de la première main de celles qui sont de la seconde main , laquelle a tout défiguré cet incomparable manuscrit , pour l'accommoder à des exemplaires grecs plus nouveaux.

Koyez le reste dans cette lettre de M. Simon , la lettre latine de Pierre Morin , cité dans cet article, et la Biblioth. sacr. du P. Le Long. Moréri, édit. de 1759.

AGENS DU CLERGÉ. Les syndics et députés généraux du clergé ayant abusé de leur pouvoir , en consentant aux constitutions des rentes, furent abolis à l'assemblée deMclunen iS-g, et on établit en leur place des agens et solliciteurs généraux pour solliciter à la suite de la cour toutes les affairesduclergé. Ils sont deux, tous deux du second ordre , nommés tour à tour par les provinces , outre les quatre députés. Leur fonction dure cinq ans, et on en nomme deux nouveaux à chaque assemblée où les anciens rendent compte de leur gestion.

Suivant l'article 5o de l'édit du mois d'avril 1696 , les agens du clergé sont autorisés à poursuivre dans les parlemens , comme parties principales ou intervenantes , les affaires qui regardent la religion, le service divin, l'honneur et la dignité des personnes ecclésiastiques des diocèses qui les ont nommés , et à y demander ce qu'ils estimeront être de la dignité et de l'intérêt général du clergé du royaume lorsqu'il ne sera pas assemblé.

Ils ont droit de commit t. {Mém.

du Clergé, t. 8, col. 233 1 et.ye^.

Fleury, Inst. au Droit eccl. La Combe, Dict. du Dr. canon. )

AGES DU MONDE. On divise ordinairement tous les temps qui ont précédé la naissance de Jésus- Christ en six âges. Le premier commence avec le monde , se termine au déluge , et comprend mille six cent cinquante-six ans.

Le second âge commence au déluge , se termine à la vocation

d'Abraham à la terre promise , en 2082 , et comprend quatre cent vingt-six ans.

Le troisième âge commence à la vocation d'Abraham , se termine à la sortie des Israélites de l'Egypte, en l'an du monde aSi 3, et comprend quatre cent trente ans.

Le quatrième âge commence à la sortie d'Egypte , se termine à la fondation du Temple par Salomon, enl'an dumonde 2992, et comprendquatre centsoixantedix-neuf ans.

Le cinquième âge commence à la fondation du Temple par Salomon , se termine à la captivité de Babylone , en l'an du monde 34i6 , et comprend quatre cent vingt-quatre ans.

Le sixième âge commence à la captivité de Babylone , se termine à la naissance de Jésus- Christ, arrivée enl'an du monde 4ooo , la quatrième année avant l'ère vulgaire , et comprend cinq cent quatre-vingt-quatre ans.

n y a une grande différence entre la Bible hébraïque , suivie par la Vulgate , et la Bible des Septante sur la chronologie des années du monde. La Bible grecque des Septante compte , depuis la création du monde jusqu'à la naissance d'Abraham , i5oo ans plus que la Bible hébraïque et la Vulgate. De là le partage des savans. Quelques unes tiennent pour la Bible des Septante ; mais d'autres en plus grand nombre , après saint Augustin , défendent la Bible hé-

braïque et rejettent l'erreur sur la grecque des Septante , ou plutôt sur les copistes par les mains desquels elle a passé.

{Saint-August., de Civ. Dei , 1. i5, c. i3. )

Le père Tournemine , savant Jésuite , a essayé de concilier les deux Bibles. Il fonde cette conciliation sur l'explication des versets i o , 11, 12 du chapitre dixième de la Genèse , où il dit que Sem avait cent ans lorsqu'il devint père d'Arphaxad , deux ans après le déluge; qu'Arphaxad avait trente-cinq ans lorsqu'il devint père de Salé , etc. Il prétend qu'il faut sous-entendre à l'égard d'Arphaxad et des autres patriarches nommés dans le même chapitre , le nombre de cent qui se trouve marqué à Sem , selon une manière assez commune de suppléer, en comptant , le nombre capital qu'on a une fois posé. Ainsi on dit que Louis xni est né en 1 60 1 , Louis xiv en 638 et Louis xv en 710. Le nombre de mille , qui est ici capital , et qui a été exprimé une fois à la naissance de Louis xiii, se sous-entend et se supplée aisément dans les deux autres générations. De même les Septante ont exprimé distinctement dans leur version ce qui n'était que sous-entendu dans le texte original hébreu.

Ages , 1° par rapport aux bé-^ néfices. Il y a des bénéfices sacerdotaux , c'est-à-dire qui ne peuvent être conférés qu'à des prêtres , les uns par la loi , les autres par la fondation. A l'é-

AGE gard de ces derniers qui sont les chapelles sacerdotales, et les autres bénéfices semblables , on observe à la lettre la loi particulière de la fondation , et on ne peut les conférer qu'à celui qui est déjà prêtre. Les bénéfices sacerdotaux , par la loi générale, sont les cures , les doyennés , les prieurés ou abbayes en règles , et les autres semblables ; pour ceux-là, il suffit que celui qui en est pourvu , soit ordonné prêtre dans l'an de la paisible possession : excepté pour les cures et autres bénéfices à charge d'ames , il faut être prêtre pour les posséder. ( Déclar. de i742.) A l'égard des autres bénéfices , comme les prébendes , les chapelles , ou prieurés simples , et les commendes, il faut suivre l'usage suivant lequel il y en a qui ne se donnent qu'à ceux qui sont dans les Ordres sacrés , d'autres à de simples clercs ; ce qui fait qu'il y a tant de clercs qui demeurent simples tonsurés ou sous-diacres. De cette règle suit celle de l'âge : il faut avoir vingt-cinq ans pour les bénéfices sacerdotaux , vingt - deux ans pour ceux qui obligent d'être m sacris , et seize ans pour les bénéfices réguliers , puisque c'est l'âge où on peut faire profession.

Pour les bénéfices à simple tonsure , la règle n'est pas si certaine. Suivant le concile de Trente, on ne pourraiten obtenir aucun avant quatorze ans, qui est l'âge où , selon le Droit romain, on sort de tutelle. ( Concïl. Trid., sess. 23, c. 6. ) En

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