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France , on suit une ancienne règle de chancellerie romaine , suivant laquelle on demande onze ans pour les prébendes des cathédrales , dix pour les collégiales ; et pour les prieurés simples et les simples chapelles, on se contente quelquefois de sept ans. ( Regiil. 18, Paul. 3. ) La raison ou le prétexte est d'entretenir ces jeunes enfans pendant leurs études dans les collèges ou les séminaires. Pour les abbayes commendataires , on les donne ordinairement à des prêtres ; mais on les donne aussi quelquefois à de simples clercs , et ces dispenses n'ont point de règles certaines.
2° Par rapport aux vœux solennels. L'âge où l'on peut s'engager par des vœux solennels pour entrer en religion a été diversement réglé depuis la j)uberté où l'on peut contracter mariage jusqu'à la pleine majorité qui est de vingt-cinq ans.
Enfin, le concile de Trente l'a fixé à seize ans , déclarant nulles les professions faites avant cet âge , et obligeant à faire au moins une année de noviciat. (Sess. aS, c. i5. ) L'ordonnance de Blois s'y est conformée.
3° Par rapport au mariage. Les canonistes conviennent qu'on peut contracter mariage dès l'âge de puberté , qui est à douze ans pour les filles et à quatorze pour les hommes, quoiqu'ils conviennent aussi qu'on doit se régler par la véritable disposition du corps plutôt que par le nombre des années. C. pubères 3 de
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Despovs. iinjnib. Fleui^ , Iintit.
au Droit can.
4° Par rapport aux Ordres.
Pour la tonsure , il faut avoir sept ans accomplis et être confirmé , ou au moins six , avec dispense du pape. {Concil. Trid.^ sess. 23, de reform.^ cap. 12. ) Pour les quatre moindres , cela est laissé à la prudence des évèques. Pour le soudiaconat , il faut vingt-deux ans. Pour le diaconat , vingt-trois. Pour la prêtrise , vingt-cinq commencés.
Pour l'épiscopat , trente , ou au moins vingt-sept commencés.
( Ordonnance de Blois. )
AGGÉE {hèhr., fête, solennité), le dixième des petits prophètes , naquit apparemment à Babylone , et en revint avec Jorobabel ( i . Esdrœ. , c. 5 , v. i et .seq). Il fut suscité de Dieu pour exliorter les juifs à reprendre l'ouvrage du Temple qui avait été inteiTompu, parce que Cyrus avait révoqué dès la seconde année de son règne la permission qu'il avait accordée de le rebâtir.
Aussitôt qu'on eut commencé le travail , Aggée annonça au peuple que Dieu rendrait ce second temple plus auguste que le premier , non par la magnificence de la structure, mais par la présence du Messie ( Aggei , cap. 1 1 , V. 2 et seq ). On ne sait rien de la mort d' Aggée. Les Grecs marquent sa fête le 16 décembre, et les Latins le 4 juillet.
AGGI , de la tribu de Gad , chef de la famille des Aggites. (Nuni., cap. 26, V. i5. )
AGGITH , cinquième femme
AGH de David , et mèi-e d'Adonias.
(2. Rcg. , cap. 3, V. 40
AGGIULFELANOS, en latin Philomeliitm , petite ville autrefois épiscopale dans la Natolie , vers la source du Madré. ( Baudrand. )
AGGRAVE ou AGGRA- VATION, menace de fulminer l'excommunication après trois monitions d'obéir à l'Église. Le curé ne peut publier l'aggravation sans un ordre de l'official.
C'était aussi la privation du commerce ordinaire de la vie par rapport aux fidèles , ce qui était le dernier degré de l'excommunication majeure dans le temps qu'elle ne s'infligeait que par parties, dont les premières étaient la privation des Sacremens , du sacrifice et des suffrages ; mais aujourd'hui que l'excommunication majeure emporte toutes ces peines à la fois , l'aggravation en 'ce sens n'a plus ou presque plus d'usage.
AGGRÉGATION. Voj. Monastère.
AGHTAMAR , est une île au miheu d'un grand lac nommé Varaspuracan , dont l'archevêque est regardé comme schismatique par le catholique d'Eschméazin et par l'église arménienne, depuis 5ooans. H se dit patriarche contre le décret de cette église. Il a au-dessous de lui huit ou neuf évêchés qui sont tous dans des monastères autour du lac : savoir , Safan , Gafgi, Rasti , etc. Pour ce qu'on ajoute , qu'il se dit patriarche depuis plus de 5oo ans , je ne dé-
cidciai point là-dessus , mais je ne disconviendrai pas non plus que long-temps avant que l'archevêque Zacharie eût enlevé la chasse où était le bras de saint Georges , du monastère d'Eschméazin , et l'eût mis dans son île , les évèques de cette île se disaient catholiques. On sait que le pape Benoît xii écrivant à Consolateur catholique de toute l'Arménie en i34i , distingue parmi les Arméniens trois catholiques , celui de Colombe ou d'Eschméazin , le catholique de la petite Arménie , c'est-à-dire celui de Sis , et le catholique d'Aghtamar. Il ajoute même que les Arméniens conviennent que ces trois catholiques sont en possession de ce nom depuisl'Empire d'Héraclius, et qu'ils ont une foi, un baptême différent. Or, je ne connais point d'autre catholique d' Aghta mar que ce Zacharie dont nous venons de parler, qui ait pris depuis lui cette qualité ; et ce qu'il y a de certain , c'est que Jean son successeur , ayant restitué cette relique au monastère d'Eschméazin , devint seul le catholique de toute la nation , et que ses successeurs ont continué depuis de prendre ce titre.
AGILBERT , évêque de Paris , autrement dit Adilbert, fleurissait au milieu du septième siècle.
Il était de Paris même, ou du territoire de cette ville. H prêcha la foi et la pénitence dans l'Irlande et l'Angleterre ; et après avoirgouvernél'église des Saxons occidentaux pendant quatorze ans , il revint à Paris dont il fut
fait évêque. Il gouverna celte église avec toute la vigilance d'ua pasteur plein de zèle, et mourut vers l'an 681 . Son corps fut enterré dans l'abbaye de Jouarre au diocèse de Meaux, dont sainte Thelchide , qu'on croit sa sœur, était abbesse. André du Saussay , auteurduMartyrologedeFrance, a composé un office pour la fête d'Agilbert, mais qui n'a point eu de suite ; l'église de Paris ne fait aucune mémoire de lui dans ses Offices. Baillet , 1 1 octobre.
AGILE ou AILE (saint), premier abbé de Rébais, Agilus Reshacensis , était fils d'Agnoald l'un des principaux seigneurs de la cour de Childebert 11 , roi d'Austrasie et de Bourgogne , et de Deuterie c^ui tirait son origine de la première noblesse de Bourgogne , l'un et l'autre distingués encore plus parleur éminente piété c[ue par la grandeur de leur naissance ou de leur fortune. Saint Colomban persuada à Agnoald de consacrer au service de Dieu le jeune Aile son fils, dansle monastère de Luxeuil. Il y fit des progrès dans l'étude et dans la piété, ce qui le fit choisir dans la suite pour aller porter l'Evangile aux jDeuples infidèles de delà les monts de Vosge et de Jura , et jusqu'en Bavière.
Il fut établi premier abbé de Rébais , monastère bâti par saint Oiien encore laïc , dansle diocèse de Meaux où il mourut le trentième jour d'août , vers l'anôSo, après avoir fait de ce mcmastère une maison d'oraison , ime école de vérité, un théâtre de péni-
tence, un hôpital de cliarité.
Les anciens Martyrologes ne parlent point de ce Saint, ni le Romain niodei'ne ; mais les Bénédictins en font la fête comme d'un de leurs Saints, le 3o août.
On fait aussi une fête de sa translation à Rébais, le 23 de janvier.
P.Mabillon,^cf. desSS. Bënéd., tom. 2. Baillet, au 3o août.
AGILES (Raimond), dit de Podio, parce qu'il était chanoine du Puy-en-Yelay , fit un voyage à la Terre-Sainte l'an 1096, comme chapelain d'Aimar de Monteil, son évèque, qui y était allé en qualité de légat apostolique, n se trouva à la prise de Jérusalem, et en écrivit l'histoire qui est imprimée dans le recueil de Bongars, intitulé : Gesta Dei per Franco s. (Moréri.)
AGIOGRAPHE. Voj. Hagio-