II. LABBE DE CHAMPGBAND
à celui de Fribourg. Le 12 octobre 1830, il arriva au séminaire d'Issy pour y faire son cours de philosophie. Après l'apaisement des troubles dont la France fut alors agitée, il retourna au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, pour étudier la théologie. Ensuite, il demanda à M. Garnier la faveur d'être admis dans la Compagnie, et fut reçu à la Solitude en octobre 1836. Le 20 mai 1837, M^r de Quélen l'ordonna prêtre dans la chapelle des Carmes, et le lendemain, M. de Champgrand célébra sa première messe dans la chapelle de Lorette, à Issy. Son noviciat terminé, il fut envoyé au grand séminaire de Bordeaux. Là. il fut d'abord professeur de dogme (1837-1840). Sa santé l'ayant obligé à s'éloigner du séminaire au commencement de mars 1849, il fil un voyage en Italie et en Palestine, et ne revint à Bordeaux que le 22 février 1841. 11 fut alors chargé de gérer l'économat (1841- 1844), puis d'enseigner la morale (1844-1849), et enfin l'Écriture-Sainte (1849-1860). Contraint par une maladie grave de prendre encore du repos, il se retira dans sa famille, faisant néanmoins, au grand séminaire de Bourges, autant que ses
laquelle est située dans la paroisse de Quantilly, canton de Saint- Martin-d'Auxigny, à 20 kilomètres de Bourges. Il eut plusieurs enfants, parmi lesquels Nicolas Labbe, qui fit la branche du Parc, aujourd'hui éteinte; Jean-Jacques Labbe, prieur de Saint-Ursin, puis doyen de Saint-Étienne de Bourges, et Philippe Labbe aîné, qui a fait la branche de Champgrand. Celui-ci fut également conseiller au prôsidial de Bourges, président en la souveraineté de Bois-Belle et Henrichemont, et maire de la ville de Bourges en 1629 et 1630. De lui naquirent Philippe Labbe, jésuite célèbre par son érudition, et Henri Labbe, maire de Bourges durant les années 1664 et 1665. Ce dernier fut père de Philippe Nicolas, père à son tour de Joseph, né le 30 août 1677, mort en 1745, — celui-là même qui est l'objet de la notice décrite plus loin, — et de Philippe, né le 23 novembre 1674, mort le 27 juillet 1746. Philippe eut aussi plusieurs enfants, entre lesquels Philippe-Pierre Labbe, seigneur de Champgrand, qui épousa, en 1745, Marie-Magdeleine Agard de Morogues, dont il eut, en 1754, Etienne Labbe de Champgrand, père de notre auteur '{Le P. Labbe, S. J., par F. Labbe de Champgrand, in-8°, p. 1-4, 12). Il épousa Adrienne de Montsaulnin, dont la famille s'établit en Nivernais par Guillaume de Montsaulnin, écuyer, lequel se maria avec Philiberte de Vasso, dame de Coulons, en 1407 (Thaumas de la Thaumassière, ouvrage cité, p. 747).
forces le lui permettaient., un cours de liturgie et un cours d'Éloquence sacrée. En mars 1866, on le donna comme socius à M. Faillon, procureur de la Compagnie à Rome, et quand celui-ci revint en France, M. de Ghampgrand resta seul chargé de la Procure. Rentré lui-même en France au mois de juin 1867, il se retira de nouveau à Bourges, et reprit pendant quelque temps son cours de liturgie au séminaire. Il mourut le mardi 18 janvier 1881, vers sept heures du matin. — Revue catholique de Bordeaux, année 1881, p. 153-156, 185-190, 261-271, 313-326, art. de M. l'abbé Lacadée, élève de M. de Champgrand au grand séminaire de Bordeaux. Eloge funèbre de M. Edouard-Ferdinand-Marie Labbe de Champgrand, prêtre de Sainl-Sulpice, Directeur au grand séminaire de Bourges, prononcé à ses obsèques le 20 janvier 1881, dans l'église Notre-Dame, par M. X. D'Haranguier de Quincerot, Ghanoine-archiprêtre de la cathédrale de Bourges; dans le Courrier du Berry, numéro du mercredi 26 janvier 1881.
i . — Lettre au Rédacteur du journal L'Ami de la Religion (t. 114, p. 481, 482, numéro du 10 septembre 1842).
— Elle est datée du « Château de Jussy (Cher), 22 août 1842 », et signée, « F. Labbe, ancien professeur de théologie ».
— Les Institutions Liturgiques de D. Guéranger venaient de paraître, et avaient soulevé la polémique quo tout le monde connaît. L'abbé Dassance les avait attaquées par une lettre insérée dans L'Ami de la Religion du 21 août 1842. C'est sur cette lettre que M. de Champgrand fit quelques « réflexions », et bien qu'il n'ait pas l'intention de se « constituer partie dans la controverse », il soutient néanmoins visiblement la thèse de D. Guéranger. Les lignes suivantes donneront une idée de l'esprit et du plan de la lettre : « Si l'on veut que les lecteurs de L'Ami de la Religion suivent avec plaisir cette polémique, il faut : 1° qu'on y observe tous les égards dus à des adversaires; 2° qu'on précise bien l'état de la question, et qu'on marche droit au but armé de raisons solides. Or, il me semble que l'auteur de l'article ne s'est pas tout à fait assez pénétré de ces deux maximes. »
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2. — Au mois de février 1874, M. de Champgrand nous écrivait : « En 1845, le R. P. D. Guéranger, rendant compte dans L'Auxiliaire Catholique (lre année, t II, p. 194) de l'ouvrage de M. Lequeux, intitulé Manuale compendium Doctrince moralis de Virtutibus, cite, sans que je l'en eusse chargé ni prié, un long fragment d'une lettre que je lui avais écrite au sujet de l'enseignement ecclésiastique. Je demandais, entre autres choses, qu'on enseignât le traité De Deo et divinis Attributis supprimé sous prétexte qu'on l'a vu dans la Théodicée, le Droit canonique, etc. C'est ce qu'on a fait depuis dans plusieurs séminaires. »
3. — Lettres Morales propres à inspirer l'amour de la vertu, le zèle de la religion et l'horreur de l'hérésie, par le T.-R. P. Fr. Joseph Aréso, missionnaire apostolique de l'Ordre de Saint-François , traduites de l'espagnol par un frère du Tiers-Ordre de la Pénitence ; Bolbec, Valin, éditeur, 1864, in-18 de 201 pages sans compter la table. — M. de Champgrand traduisit cet ouvrage « sur la demande de l'auteur, qui l'a fait imprimer ».
<4. — Comptes Rendus des Conférences d'Écriture-Sainte du diocèse de Bourges, des années 1864, 1866, 1867, 1868, 1869, 1870, 1871 , 1872, 1873, 1874, 1875, 1876, 1877 et 1878. Son séjour à Rome empêcha M. de Champgrand de faire le compte rendu de l'année 1865 : il fut composé par M. Thiel» aujourd'hui Directeur du grand séminaire de Metz. M. de Champgrand a aussi rédigé la partie concernant l'Écriture- Sainte de V Elenchus Quœstionum ad usum juniorum Sacerdotum exayninandorum ; Bituricis, 1870, in-12.
5. — Plusieurs articles insérés dans la Semaine religieuse du Berry, et dont voici la liste complète par années et par ordre alphabétique (Les chiffres indiquent la page où commence l'article) :
1° Traduction des légendes des saints propres au diocèse de Bourges, savoir :
Année 1867 : — S. Lusor ou Ludre, et S. Léocade, 538.
Année 1868 : — Commémoration de tous les Saints Archevêques de Bourges, 121. « Cet article n'est pas traduit du
propre, mais c'est un travail personnel ». — S. Amand, évêque, 61. — S. Ambroise ou Ambroix, évêque, 493. — S. Aventin et S. Chartier, 50. — S. Déodat, 194. — S. Doulchard, 506. — S. Eusice, 590. — Ste Eustadiole, veuve, 266.
— S. Félix, archevêque de Bourges, 3. — S. Félix, évêque de Nantes, 315. — S. Genulfe ou Genon, évêque, 290. — S. Guillaume, archevêque de Bourges, 16. — S. Honoré, martyr, 99.
— S. Just, 329. — S. Laurian, évêque et martyr, 314. — S. Lié, 543. — SS. Marcel et Anastase, martyrs, 304. — S. Ours, abbé, 352. — S. Phalier, 566. — S. Baoul, archevêque de Bourges et ses écrits, 291, 292. — S. Bomble, 543.
— Ste Sévère, 342. — S. Simplice, archevêque de Bourges, 280. — Ste Solange, vierge et martyre, 217. — S. Sulpice-Ie- Débonnaire, archevêque de Bourges, 25. — S. Sulpice-le- Sévère, id., 38. — SS. Thalassius et Bains, 520. — S. Venant, 481.
Année 1869 : — S. Août, 280. — S. Bernard, abbé de Tiron, 172. — Ste Bertoare, 81. — S. Gyran, 39. — S. Désiré ou Didier, 49. — S. Jacques, ermite, 14. — S. Marien, 482. — S. Maurin, 430. — S. Patrocle, 2. — S. Bemacle, 422. — S. Silvain, 469. — Ste Valérie, 64. — S. Viateur, 390.
Année 1871 : — S. Auguste, abbé, 470. — S. Austrégésile, archevêque de Bourges, 244. — S. Désiré, id., 231. — Fête des Miracles de Notre-Dame de Déols, 267. — SS. Géniloux, Messaire, Principin et leurs Compagnons, martyrs, 505. — S. Léopardin, martyr, 471. — Ste Montaine, 458. — S. Posen, 291. — S. Palais I et S. Palais II, archevêques de Bourges, 206.
— S. Ursin, premier évêque de Bourges, 519.
« A plusieurs de ces légendes, j'ai ajouté des notes historiques, géographiques, etc., et si je les publie en volume, j'en ajouterai probablement beaucoup d'autres et l'indication des biographies auxquelles on pourra recourir : Labbe, Bollandus et autres. »
2° Rapports de M. Olier avec Bourges et le Berry : — 12 février 1868, p. 78.
3° Mort du P. Pierre-Marie : — 8 avril 1868, p. 180. — Né à Rouen en 1589, et entré dans la Compagnie de Jésus en
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1610 ou 1617, Pierre-Marie passa toute sa vie dans le ministère de la chaire, et mourut à Bourges en 1645, laissant deux ouvrages qui ont eu plusieurs éditions : La Sainte Solitude ou les Entreliens solitaires de l'Ame et La Science du Crucifix en forme de méditations. « J'ai, dit M. de Champgrand, l'ait connaître par manière d'éphéméride un petit recueil très rare, intitulé : Les larmes et regrets des habitants de la ville de Bourges sur la mort du R. P. Pierre-Marie, de la Compagnie de Jésus, arrivée •pour avoir presché trois heures durant, sans se reposer, le jour du Vendredi-Saint, dans l'Église Patriarcale de Bourges. Ce recueil contient vingtcinq petites pièces de vers latins et français, sous les formes diverses d'anagrammes, d'épigrammes, de sonnets, d'épitaphes, d'acrostiches, dont la mort du P. Marie fournit le sujet » (Lettre à nous adressée en février 1874).
V Question d'Exégèse biblique : Demeure de sainte Elisabeth : — Juillet 186», p. 322; article composé à l'occasion de la l'été de la Visitation.
5° Sigaud de La fond ; — 4 et 11 mai 1870, p. 214, 224. 6° Le P. Bourdaloue : — 18 mai et lu' juin 1870, p. 235, 258. Ces deux notices ont eu pour occasion l'érection de deux bustes en bronze, l'un de Bourdaloue, l'autre du physicien Sigaud de Lafond, placés tous deux dans le jardin de l'archevêché de Bourges.
7° Compte rendu de l'ouvrage intitulé : La Providence au X Ve siècle dans l'Histoire de France : Jeanne d'Arc, Jacques Cœur, par B. Pigelet : — 22 et 29 juin 1870, p. 299, 312.
8° Compte rendu de l'ouvrage intitulé : Bourdaloue, sa Prédication et son Temps, par Anatole Feugère : — 10 avril 1875. G. — L'Enfance Chrétienne , par M. J. Blanlo , sousdiacre, Bachelier en Théologie , professeur au, séminaire de Saint-Sulpice, avec diverses Considérations pratiques et Méditations pour honorer le Saint Enfant Jésus; nouvelle édition , corrigée et augmentée; Paris, Lelhielleux, 1870, in-32 de 252 pages. M. de Champgrand s'est borné à faire réimprimer, sans aucun changement, l'édition donnée en 1838,
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avec une Notice historique sur l'auteur du livre, par M. Gâtais.
T. — Mémoires du R. P. de Bengy, de la Compagnie de Jésus, Aumônier de la 8e ambulance pendant la guerre 1870-71 , l'un des Otages de la Commune , mis à mort le 26 mai 1871 ; Paris, Adolphe Josse, éditeur, 1871, in-12 de vn-179 pages, avec portrait. « Recueil de pièces que j'ai mises en ordre et publiées avec une courte introduction historique sous le titre d' 'Avant-propos » (Lettre du 28 janvier 1874). M. de Champgrand y fait la biographie de son neveu Anatole de Bengy, « troisième des quatorze enfants de M. Philippe de Bengy, président de Chambre à la Cour royale de Bourges, démissionnaire en 1830 ». — Les pièces éditées sont : 1. Une Excursion dans les Ardennes pendant la guerre de 1870, racontée jour par jour à M. le Comte Aymar de Foucauld; 2. Petit recueil des Lettres d'un aumônier militaire, envoyées par ballons montés pendant le siège de Paris; 3. Funérailles du Commandant de Dampierre; 4. Service pour les soldats des bataillons de l'Indre et du Puy-de-Dôme; 5. Lettre à M. le Comte de Flavigny, par le R. P. An. de Bengy; 6. Choix de lettres reçues pendant la guerre de 1870. — « Livre excellent, dit la Bibliographie catholique (t. XLIV, p. 420, 421), livre à lire et à répandre », et que devra consulter « l'historien appelé à retracer le tableau général de nos malheurs dans ces deux funestes années ».
8. — La Dévotion aux Saints Anges, par un prêtre de Saint-Sulpice; Tours, Cattier, libraire-éditeur, 1873, in-32 de xii-184 pages. — Composé pour les associés d'une Confrérie établie en 1872 à Bourges, dans l'église de Saint-Pierrele-Guillard, mais convenant « indistinctement à toutes les âmes pieuses qui désirent connaître et honorer les Saints Anges », ce petit livre est divisé en deux parties, l'une d'instruction, contenant des notions sur les Esprits bienheureux, l'autre de pratique, renfermant un certain nombre de prières vocales et quelques sujets de méditation. « C'est une misère », nous écrivait le modeste auteur. Cependant, M&r l'Archevêque de Bourges, dans son Approbation , avait jugé
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l'opuscule « pieux, solide, substantiel », et il parut « très recommandable » aux critiques du Polybiblion (t. XIII, p. 99, 100).
9. — Guide de l'Etranger dans la ville de Bourges ; troisième édition, revue, corrigée et augmentée ; Bourges, librairie de J. David, 1874, in-12 de 148 pages. — « Le Guide de l'Etranger a paru pour la première fois en 1848; la deuxième édition est de 1855, et n'avait que 90 pages. Je n'ai eu aucune part ni à l'une, ni à l'autre. Les auteurs étaient MM. le baron de Girardot, secrétaire de la Préfecture, et Hippolyte Boyer, sous-archiviste. M. Vermeil, libraire, qui avait fait composer ce livret, m'a prié de revoir une troisième édition qu'il en voulait donner. J'ai conservé la Notice historique sur la ville de Bourges (p. 9-32), en la corrigeant au point de vue religieux et politique; le reste a été à peu près eutièrement refait » (Lettre du 20 novembre 1874).
iO. — Notice sur la Chapelle de Notre-Dame de Liesse et Consolation à Maubranche, paroisse de Moulins-sur- Yèvre, près Bourges; Bourges, typographie E. Pigelet, 1874, in-8° de 31 pages, avec quatre planches. Bien que le titre soit anonyme, l'auteur signe cependant à la fin de l'ouvrage :
F. Labbe de Gh , P. S. S. — Maubranche était un lieu de
pèlerinage, fréquenté dès le xvn° siècle, mais tombé depuis la Révolution. La chapelle fut reconstruite en 1873.
11. — Abrégé de l'histoire du Convent des Frères-Prêcheurs de la ville de Bourges, en Berry, par F. Antoine Gevry, docteur en théologie, religieux du même convent à Bourges, le y^yi\ janvier mdclxxxxvi; Bourges, imprimerie de A. Jollet, H. Sire, successeur, 1877, in-8* de xvi-316 pages. D'après la Semaine religieuse du Berry, qui l'annonça et le recommanda à ses lecteurs, cet attrayant volume « n'a été tiré qu'à trois cents exemplaires ».
« Ce petit trésor, dit M. de Ghampgrand dans X Avantpropos, est tombé entre nos mains par un hasard tout providentiel. En recueillant quelques notes sur les Dominicains de Bourges, nous avions constaté l'existence d'un précieux manuscrit de l'un d'eux sur l'histoire de leur couvent dans
celte ville. Malheureusement, malgré tous nos efforts, nous n'avions pu le découvrir, et nous avions perdu tout espoir, lorsqu'un ami éclairé des antiquités berruyères, chercheur infatigable, M. de Laugardière, conseiller à la Cour, nous apprit que ce trésor était enfermé à la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg... Grâce à une puissante intervention auprès de M. de Novossiltzoff, écuyer de Sa Majesté l'Empereur de Russie, nous avons pu nous procurer une copie exacte et fidèle de ce manuscrit. C'est cette copie que nous publions. Il n'y a, en cela, de notre part, ni spéculation ni commerce; nous n'avons d'autre pensée que de faire connaître un travail qui intéresse l'histoire religieuse du Berry, et, en particulier, la ville de Bourges (p. v-vn). » — Le Catalogue des Manuscrits des Bibliothèques publiques des Départements de France (t. IV, p. 70) dit que le manuscrit du P. Gevry a été « publié en 1876 par M. l'abbé Menu. »
±2. — Notice sur le P. Berthier, d'après son Eloge historique prononcé à Bourges par M. de Montjoye (Imprimerie royale, 1817, in-8° de xvi-208 pages); Bourges, imprimerie Marguerith-Dupré, 1879, in-8° de 55 pages. — « En transformant en notice l'éloge que l'on a suivi pas à pas, on a fait certains retranchements et modifié en plusieurs endroits le style de l'auteur » (Note imprimée au verso du titre). « J'ai cru que mes compatriotes me sauraient gré de ne pas laisser Y Éloge historique devenir la pâture des rats et des vers, et qu'ils ne seraient pas fâchés qu'on le leur servît de nouveau, sous une autre forme, après plus de soixante ans » (Lettre datée du 30 novembre 1879).
13. — Pietas Seminarii Sancti Sulpitii, auctore Joanne Jacobo Olier, Seminarii ac Societatis Presbyterorum Stl Sulpitii vulgà nuncupatorum, institutore ; opusculum ad ftdem autographi Oleriani restituit , explanatione perpétua et notis auxit Ferd. Labbe de Champgrand, Bituricus, Societatis Su Sulpitii presbyter ; accedit elucidatio orationis 0 Jesu vivens in Maria; Biturigibus, ex oftîcina Hippoliti Sire, 1879, in-18 de xxiv-412 pages.
L'auteur n'avait d'abord entrepris ce travail que pour son
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édification personnelle, mais il fut engagé par le Supérieur de la Compagnie à le disposer de façon à en faire profiter tous les membres. M. de Ghampgrand leur envoya gratuitement les 500 ou 600 exemplaires qui formèrent toute l'édition, sans qu'il en ait été mis dans le commerce. « Il me semble, nous écrivait gracieusement l'auteur, qu'en distribuant gratis mon papier noirci à tous mes confrères, j'ai pris le meilleur moyen d'écouler promptement l'édition » (Lettre du 5 juillet 1879). Qui pourrait douter qu'il n'eût raison ?
Pietas Seminarii... Secunda editio; Paris, librairie Victor Lecoffre, 1885, in-18, pp. 415. — Bibliographie catholique, mars 1886, t. LXX11I, p. 254, 255, art. signé, /. Bœglin.
14. — Le P. Joseph Labbe S. J., missionnaire en Chine (1677-1745), par F. Labbe de C hampgr and , prêtre de S. S., membre du Comité d'Histoire et d'Archéologie du diocèse de Bourges; Bourges, imprimerie Marguerith-Dupré, 1880, in-8° de xi-89 pages. — Dédié A la Mémoire de M& de La-Tourd'Auvergne-Lauraguais, archevêque de Bourges, fondateur du Comité diocésain d'Histoire et d'Archéologie. La préface est adressée aux membres du même Comité. — Excellente biographie, dont l'auteur parle néanmoins avec sa modestie ordinaire : « Je ne sais si mon P. Joseph Labbe vous aura offert quelque petit intérêt; j'espère au moins que vous en aurez retiré de l'édification, malgré la rareté des documents dont j'ai pu disposer. Quoi qu'il en soit, ce saint homme est exhumé, car il était enterré très profondément depuis sa mort, qui remonte à plus d'un siècle » (Lettre du 4 juin 1880).
15. — Récit authentique d'une Conversion mémorable ; Bourges, C. Tripault, 1881, in-16 de 208 pages. — « Le présent opuscule n'est qu'une simple reproduction de différentes pièces relatives à la conversion de M. Alph. Batisbonne. Cet événement miraculeux eut, en 1842, un grand retentissement dans le monde et y produisit de très heureux effets. Le désir d'en raviver et d'en perpétuer la mémoire nous a porté à réunir dans un même volume la relation publiée à Borne par M. Bussierre. témoin de tout ce qui se passa alors, la