M. CAVAL
entendre, d'en faire précéder la lecture par celle de l'Histoire des variations de Bossuet. On y voit l'état actuel du protestantisme. »
2. — Pendant qu'il était à Rome, en 1865, M. Caval « s'occupa de quelques améliorations que semblaient réclamer les Offices propres de Saint-Sulpice. Ceux qu'on récitait, depuis le retour à la liturgie romaine, avaient bien l'avantage d'être conformes aux éditions primitives, mais on regrettait que, par la longueur des Antiennes, des Répons et même des Oraisons, ils fussent peu en harmonie avec les offices ordinaires; on voyait aussi avec peine que plusieurs leçons étaient tirées d'auteurs peu connus, ou se rapportaient imparfaitement à la fête. — Aidé de M Faillon, que sa grande érudition rendait éminemment propre à ce travail, M. Caval fît disparaître ces imperfections et prépara la rédaction actuelle, qui, après avoir été préalablement communiquée au Secrétaire de la Congrégation des Rites, fut autorisée par le Souverain Pontife, dans l'audience accordée à M. Faillon, le 23 mai 1866. En autorisant ces Offices particuliers, le Saint-Père en prescrivit l'usage dans les séminaires et les autres maisons de la Compagnie, comme on le voit par une circulaire du 29 septembre 1866, que M. Caval adressa à tous les prêtres de Saint-Sulpice {Vie de M. Faillon; Paris, 1877, in-12, p. 302, 303). « L'Approbation, y est-il dit, porte que ces offices sont de récitation obligée ab omnibus in sacris Ordinibus co?istitutis, tàm, seminariorum quàm sodalitatum parochialium ejusdem Congregationis , necnon et Solitudinis seu Novitiitùs, sive suit prœsentes, in prœfatis seminariis , sodalitatibus et novitiatu, sive ex Us domibus sint absentes ad tempus ».
A. — Lettres circulaires — des 26 septembre 1864 — 29 septembre 1866 — 10 novembre 18f'9 — 20 juin 1873. — Circulaires nécrologiques de MM. : Aubry (Mathurin) — Aupée — Babonneau — Bakewell — Benech (François) — Benech (Jean) — Bertin (L. -Henri) — Billaudèle — Bizet — Brun — Caduc — Cattet — Chambon — Chapt — Combaluzier — Démiau — Denavit — Elder — Fabris — De La Foulhouse —
Frizet — Gasnier — Gillet — Giraudeau — Granet — Guitter
— Hamon (André-J.-M.) — Hickey — Jenkins — Johanet
— Lallement — Leflambe — Le Hir — Lelouey — Manier — Mouffle — O'Brien — Pasquereau — Pellissier (Luc) — Peltier
— Perrault — Persillet — Pinault — Pistre — Porte — Poujouly — Poupart — Préfontaine — Prévost — Randanne — Rincé — Roy — Saine — De Sinetty — Telles de la Poterie — Thullier — Vernière — Villeneuve — Vincent.
B. — En arrivant à Avignon, M. Caval se chargea du cours d'Écriture-Sainte, et réfuta l'ouvrage de Strauss dans des conférences auxquelles assistaient plusieurs prêtres de la ville. M. Anouilh, Vicaire général et supérieur du grand séminaire de Pamiers, témoignait avoir vu, à Saint-Girons, entre les mains de M. Caval, cette réfutation, qui formait cinq ou six cahiers petit in-folio.
C. — M. Gavai composa aussi, à l'occasion du concile provincial d'Avignon, tenu en 1850, un mémoire sur les Études ecclésiastiques, lequel servit à former le décret sur cette matière, qu'on lit dans les actes de ce concile : plusieurs évêques de la province exprimèrent même le désir de posséder une copie de ce mémoire.
Louis-Léon Billion naquit à Paris le 10 octobre 1814. Au sortir du collège, il fut d'abord précepteur du jeune Benoit Langénieux, devenu plus tard archevêque de Reims et Cardinal. Il passa ensuite au séminaire d'Issy les années 1839- 1841, au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, les années 1841- 1845, à la Solitude l'année 1845-1846 : il reçut l'ordre de prêtrise le 20 décembre 1845. Après sa Solitude, il fut envoyé au séminaire de Bourges pour y enseigner les sciences naturelles. Il y resta jusqu'en 1850. Le 8 octobre de cette dernière année, il arrivait à Montréal. Il fut employé pendant neuf ans à professer les Mathématiques et la Physique au
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petit séminaire, et pendant un an à enseigner l'Écriture- Sainte au grand séminaire : il consacra ensuite le reste de sa vie aux catéchismes de première communion et de persévérance dans la paroisse de Notre-Dame. Chaque année, il allait passer ses vacances à la maison de campagne de Messieurs du séminaire de Québec, appelée Saint-Joachim. 11 y récréait les jeunes gens que la distance de leur pays retenait à Québec. Il y retourna encore en 1882, mais déjà épuisé de fatigue; il tomba malade en arrivant, fut placé à l'hôpital général de la ville, et il y mourut le 3 août. Son corps fut ensuite porté à Montréal.
Le 11 avril 1857, M. Billion donna sur Y Histoire de l'Électricité une conférence, qui parut en 1860 dans L'Écho du Cabinet de lecture poroissial, numéros d'octobre et de novembre. — Il a composé également un Cours de Catéchisme de persévérance sur la doctrine chrétienne formant quatre ou cinq cahiers.