M. FERRY (Biaise-Antoine
Frère aîné de Jean- Biaise Ferry dont nous avons parlé plus haut (n. 184), M. Biaise-Antoine Ferry collabora largement aussi, mais pour la partie morale, à la théologie dite
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de Clermont (voir l'art. Thibaut, n. 182 de ce volume). Il naquit à Saint-Romain, dans le diocèse de Clermont, le 30 novembre 1833. Les leçons qu'il reçut d'un vénérable prêtre, curé d'une paroisse voisine de la sienne, lui permirent d'entrer en rhétorique au petit séminaire de Verrières, diocèse de Lyon. Après avoir fait sa philosophie et sa théologie au séminaire de Clermont, il se rendit à Paris, suivit le Grand cours pendant une année, entra à la Solitude en 1857, et en 1858 fut envoyé professer la théologie dogmatique au grand séminaire de Lyon. En 1868, la Compagnie ayant accepté la direction du séminaire de Dijon, M. Ferry fut désigné pour y occuper la chaire de théologie morale. En 1884, il monta dans celle du séminaire de Saint-Sulpicc, à Paris. Nommé, en 1893, supérieur du séminaire de Notre-Dame du Puy, il dut, pour raison de santé, en cesser les fonctions aux vacances de 1895. Il fut alors mis à la tête de la maison d'Hyères, et il y mourut le 6 janvier 1898. « Il avait, dit la Circulaire nécrologique, beaucoup travaillé et beaucoup souffert, deux grands titres pour se présenter avec confiance devant la justice et la miséricorde de Dieu ». — M. Ferry a donné aussi une grande partie de son temps à l'ouvrage intitulé : Le Code civil coimnentê à l'usage du Clergé dans ses rapports avec la théologie morale et les questions sociales ; par le Chanoine Allègre, ancien Avocat, Docteur en Théologie et en Droit canon; Paris, 1888, 2 vol. in-8\ — Nouvelle édition; Paris, 1894, 2 vol. in-12.