M. SATTIN
Antoine Sattin, mort à Montréal, d'une attaque de paralysie, le 23 juin 1836, était né à Lyon, sur la paroisse de Saint- Nizier, le 18 février 1767. Il était cousin germain de M. Lincolas, vicaire général de Lyon. Entré au séminaire de Saint- Irénée en 1788, ordonné prêtre en 1791, arrivé à Montréal le 1er septembre 1791, il fut employé successivement au ministère de la paroisse, à l'enseignement dans le Collège, à la confession des religieuses de l'Hôtel-Dieu, et enfin à la direction des Sœurs Grises, ainsi que des malades, des infirmes, des vieillards et des enfants des nombreux établissements qu'elles dirigent. « Ayant appris de la bouche de plusieurs sœurs formées par Madame d'Youville elle-même divers traits sur cette digne fondatrice, il entreprit, en 1828, de composer un recueil qui est resté manuscrit. 11 est intitulé : Vie de Madame d'Youville, fondatrice et première Supérieure de l'Hôpital général de Montréal et des Sœurs de la Charité, dites Sœwrs Grises. Il se borne à raconter ce qu'il avait appris sur cette Dame, sans s'attacher à faire connaître ses œuvres » (Faillon, Vie de Madame d'Youville, p. xni). — En 1790, le Courrier de Lyon ayant, dans son numéro du 23 juillet, publié une prétendue adresse des séminaristes de Saint-Irénée à l'Assemblée Nationale pour se plaindre du régime auquel ils étaient assujettis par les directeurs, les séminaristes, indignés, envoyèrent au rédacteur du journal une lettre de protestation, qui fut imprimée « à Lyon, de l'imprimerie d'Aimé de la Roche, aux Halles de la Grenelte, 1790 », et qui est reproduite en entier dans les Notes historiques sur le séminaire Saint-Irénée , 4e fascicule, p. 351-353. Le nom de M. Sattin, « sous-diacre », figurant à la tête des signatures, on peut conjecturer qu'il fut le rédacteur de cette lettre, et que mieux que ses condisciples, il put certifier la « copie conforme à l'original ».