‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 101 sur 207 · M. LAGEDAMON · texte numérisé non relu

M. LAGEDAMON

Jean Lagedamon est né à Paris le 8 août 1089. En 1708. étant encore simple laïc, il entra à la petite Communauté, d'où il passa, le 29 août 1713, au petit séminaire pour y continuer sa préparation à la Licence. Il fut revu licencié do Sorbonne le 29 février 1710, et occupa le 00° rang sur 118 candidats admis.

Autun fut le lieu de su première mission : il y tut estimé pour sa science et aimé pour son bon caractère. Il quitta ce

premier poste vers 1720, et alors — ou peut-être plus tard — il fut envoyé à ('.ambrai, c'est-à-dire plus exactement à LYeu- ^ x, v&ges, château situé près de Valenciennes, dans lequel le séminaire de Cambrai avait été transféré en 172(5. .M. Lagedamon y demeura jusqu'à ce que les guerres de YÏW obligèrent d'évacuer celle maison. 11 fui alors nommé Directeur de la Solitude, dont M. Carcin, qui venait aussi de Cambrai, fui nommé supérieur. Il y resta jusqu'à sa mort, arrivée le 2 mars 1755, au séminaire de S'-Sulpico de Paris, où il était d'usage de transporter les malades. Il élail âgé de 65 ans et 0 mois.

1. — Tractatus de sacramento et contracta Matrimonii, auctore Rev. Dom. Joanne Lagedamon, Presb. Sacra' Facultalis Parisiensis Tbeol. Lie. Prof. Sem. Arcbiepisc. Caméracensis; Duaci. typis F. R. Le Clereq, Typograpbi Regii, ante ecclesiam Sancti Jacobi; 174^, in-8", pp. 400, sans la Préface (1 feuillet), l'Index (8 feuillets;, et les approbations de Guillaume Sculfort et de l'archevêque de Cambrai, celleci datée du 25 mai 1743. Tractatus solidus, sed incompletuSt dit le P. Hurter (Nomenclator literarius; OEniponle, 1S70- 1881, t. Il, p. 1287). — Étant à Cambrai, en 1742, M. Lagedamon fit, de sa propre autorité, imprimer une partie de ce traité, toutefois sans y metlre son nom, conformément aux anciens usages de la Compagnie. M. Couslurier l'ayant appris, crut devoir lui défendre de publier la suite de ce traité, ni

aucun autre, même son> le voile de l'anonyme. Mais l'archevêque «le Cambrai, qui n'approuvai! pas celle réserve, til luimême imprimer la suite du traité commencé, avec le nom de l'auteur et une approbation fort honorable. Informée de cette affaire par M. Cousturier, l'Assemblée générale «le 1743 le pria de voir l'archevêque de Cambrai pour lui expliquer les usa:;. «a de la Compagnie sur ce point, ci le Bupplier d'empêcher l'impression des autre- traités composés par M. Lagedamon, qu'il élail aussi question <lc publier; OU bien, si le

prélat voulail absolument les faire imprimer, de permettre

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au moins qu'ils parussent sans nom d'auteur et seulement par les ordres du prélat, sans que M. Lagedamon s'en mêlât en aucune manière. Les observations de M. Cousturier furent sansvdoute bien accueillies par l'archevêque de Cambrai, car on ne voit pas qu'il ait paru aucun autre traité théologiquè de M. Lagedamon.

2. — Nouveaux Cantiques spirituels, avec des parodies sur les grands airs et la musique instrumentale; Paris, J.-B. Garnier, 1750, 3 in-I2. Tom. I, pp. 204 pour le texte et 00 pour la musique; t. II. de la p. 219 à la p. 444, et 76 pour la musique; t. III, pp. 21(5, et 82 pour la musique. Celle-ci est de l'impression de Ballard. L'abbé Simon de Doncourt les a reproduits dans ses Opuscules sacrés et lyriques (Paris, 1772, 4 in-8°); il en parle ainsi dans la Notice qui est en tête de la IP partie :

« Il y a dans ce recueil plusieurs bons cantiques et parodies, surtout parmi ceux de l'auteur. On pourra en juger par ceux que l'on trouvera p. 23, 28 et 184 de notre II partie, et p. 71, 107, 158, 174 de notre IVe partie. Il a retouché ceux qu'il a extraits de différents recueils. Parmi ces derniers, on rencontre celui du bon branle, auquel il a fait beaucoup de changements. Il est difiicile de comprendre pourquoi il ne l'a pas supprimé. Ce cantique, qui pouvait être passable en son temps pour faire tomber une chanson fort mauvaise, éloit hors de saison dans le temps de la correction. Il auroit aussi pu supprimer, avec quelques autres, les deux... dont nous citerons quelques strophes. Cet auteur a encore fait plusieurs bons cantiques et parodies qu'il avoit fait insérer dans le Journal du Chrétien, et qu'on a mis à la fin du recueil de M. l'abbé Latlaignant » (Poésies de M. l'abbr de Lattaignant, livre cinquième ; Cantiques ; Paris, Duchesne, in-I2, 1757, et 1702, aussi in-12). « .Nous les avons remis dans le nôtre comme un bien qui nous appartient » {Opuscules sacrés et lyriques ; Notice des Cantiques qui ont paru depuis 1581) jusqu'en 1772. p. xxvn, xxvni).

Voici ce que j'ai trouvé de M. Lagedamon dans le « Journal chrétien, ou Lettres sur les ouvrages ci œuvres de i>>>:i>:. dé"

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(liées à la Reine, par M. L'abbé Joannet, de la Société Royale des Sciences et Belles-lettres de Nancy, journaliste de Sa Majesté », in-12. — Année 1750, t. IV, p. 142-144 : Sur F Amour de Dieu; « C'est pour Dieu qu'en ce lieu solitaire... » A la table du volume, on dit : « Par l'eu M. l'abbé de Lagedamon, de la Congrégation des Prêtres dits Sulpicicns ». — Année 1750, t. IV, j). 181) : Couplet sur la Croix; « On combat sur la terre... ». « Il est de l'eu M. Lagedamon, ecclésiastique respectable de la Congrégation des Prêtres de Saint-Sulpice. .l'ai de lui plusieurs petits morceaux de poésie cbrélienne et ebantante que j'aurai occasion de vous faire connoître ». — Année 1756, t. V, p. 215, 210, Xoel, par M. l'abbé de Lagedamon : « Que ce beau jour... ». — Année 1757, t. I, p. 110- 112, La Conversion de S. Paul, Cantate par M. l'abbé de Lagedamon : « Saul transporté de fureur... ». — Année 1757. octobre, t. IV, p. 28i-28G, Sainte Thérèse, Cantate : « Thérèse de Jésus, dès sa tendre jeunesse... ». — Année 1757. octobre, t. IV, p. 287, 288, Cantique : Désirs de se réunir à Dieu : « C'est donc en vain que je soupire... ». — Année 1758, février, p. 137-139, Le mauvais riche, Cantate par M. l'abbé de L*** : « Coupables... ». — Année 175S. juillet, p. 139-142; Tous les êtres doivent nous rappeler à Dieu, Cantique par M. l'abbé de Lagedamon : « Quel sort... ». — Année 1758. p. 167-173, Le Triomphe de la Grâce, Cantique par M. l'abbé de Lagedamon : « Règne, règne, grâce... ».

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