M. DEPERET
« Élie Dépéret, du diocèse de Limoges, fut envoyé au Canada par le Supérieur général de Sainl-Sulpice en 1714. et fut destiné à l'œuvre de l'évangélisation des Indiens. On l'envoya d'abord à l'île aux Tortues porter secours à M. Charles-René de Breslay, qui, en 1701, avait établi là une mission pour les Nipissingues. Cette mission prit fin en 1721, et M. de Breslay étant retourné en France, M. Dépéret aida à transférer les Indiens de cette petite île au lac des Deux-Montagnes. Arrivé dans celle nouvelle mission, à la connaissance de l'algonquin il voulut joindre celle de l'iroquois, et il s'adonna avec tant d'ardeur à l'étude de cette dernière langue, que bientôt il put s'exprimer également bien en iroquois et en algonquin, comme on peut le voir par ses divers écrits dans ces deux langues, si ditticiles pourtant et si différentes l'une de l'autre. — C'est sur M. Dépéret que M. François Picquel jeta les yeux
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pour le remplacer dans le gouvernemenl de sa mission de Souékatsi, durant le voyage qu'il fit en France en 17o3. II quitta alors Sainte-Anne-du-Bout-de-1'Ile, dont il était devenu curé, en même temps qu'il visitait un certain nombre de familles indiennes cahanées çà et là dans les bois d'alentour. — L'année suivante, M. Picquel retourna à Montréal, amenant de France avec lui neuf jeunes confrères; et alors, M. Dépéret put retourner à son ancien poste, où il mourut le 17 avril 1757, âgé de 67 ans. ('/est là qu'il fut inhumé et que reposent ses restes mortels » (M. Cuoq, Anotc Kekon, c'est-à-dire, Mélanges, p. 171-172).