M. GARCIN
qu'une grande expérience de la conduite des âmes. Les plus importants sont relatifs aux matières des classes de morale établies à la Solitude bien avant que M. Garcin en fût supérieur. Ces manuscrits sont tous conservés au séminaire de S'-Sulpice.
A. — Notœ de Irregidaritatibus, in-i° de 120 pages d'une écriture très serrée. Les questions traitées dans ce travail avaient une utilité particulière pour les Solitaires destinés à la direction des séminaires, où la connaissance des Irrégularités est nécessaire pour l'examen de la vocation des aspirants aux Ordres.
B. — Collection abrégée du Dictionnaire des Cas de conscience de Pontas, suivie de Remarques sur Ponias ; in-i'1 d'environ 600 pages. La grande réputation dont jouissoit alors le Dictionnaire des Cas de conscience de Pontas et la manière pratique dont les principales questions de la théologie morale y sont traitées, engagèrent sans doute M. Garcin à faire souvent de cet ouvrage le sujet de ses classes de morale, pour exercer les Solitaires à la solution des cas de conscience et à la pratique du saint ministère. Pour peu qu'on examine de près son travail, il est aisé de voir qu'il a beaucoup de rapport avec celui de Collet, intitulé : Abrégé du Dictionnaire des Cas de conscience de M. Pontas, dans lequel on trouve un grand nombre de remarques et de nouvelles décisions; Paris, 1764, 2 vol. in-4°. Toutefois, il y a entre ees«deux ouvrages des différences importantes, à cause du but différent que les auteurs se proposaient. V Abrégé de Collet est fait pour être lu indépendamment de l'ouvrage de Ponias; il suit pas à pas la marche de cet auteur; il résume les cas de conscience exposés sous chaque titre, ainsi que leur solution motivée. L'ouvrage de M. Garcin est fait pour être lu conjointement avec celui de Pontas : il supprime constamment l'exposé des cas de conscience, et se borne à en donner la solution, en rappelant brièvement les principes de la théologie morale qui lui servent de fondement. Souvent aussi, il y ajoute des raisons propres à la fortifier, ou qui obligent à la modifier. De plus, pour abréger son travail,
X\'t BIBLIOTHÈQUE SULPICIENNE
M. Garcin passe entièrement sous silence quelques-uns des cas examinés par Ponlas, et dont la solution ne présente aucune difficulté, parce qu'elle dépend uniquement de principes liés connus (le tous ceux qui ont quelque teinture de la théologie morale. L'ouvrage de M. (larcin n'est donc pas seulement un Abrégé de celui de Pontas, mais un examen critique de ce dernier, dont il modifie souvent les décisions, soit pour les rectifier, soit pour les mieux coordonner, soit pour lever les contradictions réelles ou apparentes qu'elles peuvenl offrir. Aussi le manuscrit original offre-t-il à peine quelques ratures : ce qui suppose que c'est une copie au net d'un ouvrage composé assez longtemps auparavant, et dont la rédaction avait nécessairement demandé un très long travail. Une note de M. Garcin, placée à la tête du volume, nous apprend qu'il a commencé cette copie le 29 avril 1752, étant supérieur de la Solitude, et avant que M. Richard lui eût été donné pour collaborateur.
C — Recueil de quelques instructions qui peuvent aider un jeune directeur dans le ministère de la confession et de la direction, in-'i". — M. (larcin a rassemblé dans ce recueil les maximes les plus importantes de la direction, et principalement celles qui regardent la direction des aspirants a l'état ecclésiastique. On y trouve aussi exposées les principales règles de prudence qu'un prêtre, et surtout un directeur de séminaire doit observer, tant pour sa propre conduite que pour celle des autres, et par rapport aux divers emplois dont il peut être chargé. La partie de ce travail, généralement utile à tous les prêtres et surtout aux pasteurs des unies, a été, connue nous l'avons déjà dit, insérée dans le Manuel du Séminariste de M. Tronson.
Il — Entretiens ecclésiastiques, - in-fol.
E. — Sujets d'oraisons, - in-fol.
Sous une forme simple et familière, on trouve dans ces deux recueils un développement très solide «les vérités fondamentales de la Religion, considérées surtout dans leurs rapports avec la perfection chrétienne et ecclésiastique.
Gosselin, Vie (manuscrite) de M, hmery,\. IV, p 899-904