XVI PREFACE
pensée élail une injure, le gazelier janséniste désignait souvent les prêtres ('levés dans les Séminaires de la Compagnie, ou tenant les principes orthodoxes qu'on y enseignai! , eeux, en un mot, que le parti appelait ordinairement molinistes.
Faute de lavoir compris, de graves historiens ont commis quelquefois des méprises, qui d'ailleurs, hàtons-nous de le dire, n'étaient pas de nature à porter préjudice à la réputation de la Compagnie,
A la fin du premier volume, on trouvera une liste avec biographie des membres de la Compagnie qui ont été Docteurs de Sorbonne. Si, à la Bibliothèque de la Sorbonnc <>u ailleurs, nous avions pu découvrir les Tentatives, les Mineures, les Majeures, les Sorboniques (1) et autres thèses soutenues
de 1694 {Manuscrits de la Bibliothèque Nationale, Fonds Français, n. 23,504) donnent comme « fait par un des Mri de Saint-Sulpice • l'ouvragé suivant, qui est de Laurent Pégurier : ■ Décision faite en Sorbonne touchant la Comédie, avec une Réfutation des sentimens relâchés d'un nouveau théologien sur le même sujet » ; A Paris, chez Coignard, 1694, in-12.
(1) « Après deux ans de philosophie et trois ans de théologie, écrivait M. Legrand en 1763, on prend le degré de bachelier. On emploie ensuite deux à trois ans ^préparer la licence, qui dure deux autres années, et dans laquelle on soutient trois tin ses : lime de six heures sur les Sacrements en général et sur chaque Sacrement en particulier: une autre de douze heures sur l'Incarnation, la Grâce, les Vertus théologales, les Actes humains, les Péchés, les Lois, la < onacience; la troisième, de dix heures, sur la Religion, l'Église, l'Écriture-Sainte, les Conciles, l'histoire et la chronologie de l'Écriture-Sainte, et les principaux faits de l'Histoire ecclésiastique • (Cité parM.Mferic, H §• toire de M. Émery; cinquième édition, augmentée de documents inédits; Paris, îs'.t.î, t. I, p. 17). V tir aussi Statuta Sa* rs Facultatis Théologies Parisiensis, unà cum conclusionibus ad ta tibus; Parisiis, 1740, in-i . Sur les divers grades théologiquea, ainsi que but les études et les épreuve es pour les obtenir, voir
Durand <!•■ Maillane, Dictionnaire de Droit canonique, art Dt ( et article a été reproduit dans La Clergé sous l ■ Élie Méric; Paris, 1890, p. 186497.
profondes qu'il fallait faire anciennement dans la i Théologie de Paris pour part doctorat, pari Pages Lyon,
pp 96. Mais surtout voir les Mémoires de l'abbt chanoine de Rouen : , 1. 1, p. 90-113, et p. m
PRKFACE XVII
par nos anciens confrères, nous aurions, comme nous l'avons fait pour quelques-uns, inséré cet appendice dans le corps de l'ouvrage, dont il fait réellement partie. Car ces sortes de travaux ne sont pas éliminés de la Bibliothèque de la Compagnie de Jésus; quelquefois même, la bibliographie d'un écrivain y est formée presque uniquement des thèses qu'il a seulement présidées (1).
On remarquera que notre liste comprend exclusivement les sulpiciens reçus docteurs par la Sorbonne, c'est-à-dire par la Faculté de Théologie de Paris. II en est d'autres cependant, ainsi qu'on le verra dans leurs articles respectifs, qui étaient docteurs d'Universités de province. Tels, par exemple, M. de La Chetardye; M. Liger, docteur de l'Université d'Angers; M. Pascher, docteur, et même recteur en 1750 de l'Université de Nantes; MM. de Tersac et Labrunie, docteurs de l'Université de Toulouse; MM. Émery, Bourlier (2), Jean-Baptiste Roux, Caquet d'Avaize (3), docteurs de l'Université de Valence; M. François-Joseph Merle, du diocèse de Vaison, qui, du Séminaire d'Angers (1725-1726), passa à celui de Lyon en 1726. Ajoutés aux 120 docteurs inscrits sur notre liste, ces 10 ubiquistes nous donnent un total de 130 docteurs en théologie. Ce chiffre, pensons-nous, suffit à prouver que si nos anciens n'eurent pas la « science éclatante », ils ne furent pas cependant dépourvus de science; plusieurs même, et en nombre relativement considérable — 130 sur
(1) Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, art. Feytcns, t. III de la dernière édition, col. 710-713.
(2) Philippe Bourlier, né à Lyon, entra, le 14 décembre 1665, au Séminaire de Saint-Irénée, et y fut ensuite directeur. V. Xotes historique* sur le Séminaire Saint-Irénée ; Lyon, 1882, p. 120.
(3) Jean-François Caquet d'Avaize, né à Anse en Beaujolais le 22 mars 1735, fit ses études théologiques au Séminaire de Lyon, prit le bonnet de docteur dans l'Université de Valence, et professa la physique à Saint-Irénée en 1758-1759. Après avoir été employé dans plusieurs autres séminaires, il fut rendu à celui de Lyon. Il mourut à La Chassagne en Beaujolais le 17 octobre 1787, âgé de 52 ans. On conserve de lui 20 lettres adressées à M. Crenier, dans les années 1785 et 1786. Notes historiques sur le Séminaire Saint-Irénée; Lyon, 1891, p. 326.