XVIII PRÉFACE
environ 720 — possédèrent la science éminenle de leur temps (1).
Ce même chiffre suffira aussi, croyons-nous, à faire apprécier l'exactitude de cette assertion qui, dans l'intention de son auteur, contient, à l'adresse de la Compagnie, un reproche des plus graves, puisque « celle ahsence d'hommes explique pourquoi Saint-Sulpice n'a pas de saints » : — « Dans les 2r>0 ans de son histoire, nous dit-on, Saint-Sulpice n'a pas produit un seul docteur » (2) ! Pas un seul! Même aux xvne et xvine siècles! C'est un historien qui l'affirme; un historien qui a fait imprimer et publié plusieurs volumes sur l'histoire ecclésiastique de cette époque! « Pas un seul! » Nous l'avouerons humblement : pour une Compagnie qui enseignait la théologie, dans un temps et un pays où abondaient les Universités, pas un seul docteur, ce serait vraiment trop peu. Mais les listes officielles des docteurs permettent
(1) Ayant pu — comme on le verra p. 513 <le ce volume — donner la liste «les places de licence obtenues par nos docteurs de Sorbonne, nous lui avons ajouté celle de nos licenciés qui n'ont pas été docteurs.
(2) Doctrines et Conduite de Saint-Sulpice; Lettre à M. Icard, Supérieur Général de la Compagnie, par M. Fèvre; Paris, 1880, in-8°, p. 44. — L'auteur, qui, dans ce passage, veut humilier la Compagnie et qui la calomnie en disant qu'un des siens « a eu le bon esprit île se faire mettre à l'Index », lui fait encore, inconsciemment Bans doute, un honneur qu'elle ne mérite pas; car il range au nom!
3es membres le cardinal de Bausset, et un théologien qu'il appelle François. La Compagnie, jusqu'à présent du moins, n'a possédé aucun cardinal dans son sein; et quant au tbéologien nommé François, l'auteur veut apparemment désigner par là Laurent François, né a Notre-Dame d'Arinthod, dans le diocèse de Besançon, le 12 novembre 1698, et mort le 24 février 1742. il lit ses \"'ii\ chez les prêtres de la Mis-ion le 12 décembre \'\: . mais la faibli i santé
l'ayant obligé de quitter la Congrégation, il se Qxa à Paris, où il se consacra d'abord a quelques éducations particulières, puis s'occupa a composeï des ouvrages destinés à la défense de la religion, il les publia presque tous sous le voile de l'anonyme . c'est tout ce que nous lui connaissons de sulpicien, Cfr. Notices bibliograph sur les écrivains de la Congrégation '/>■ /■ . par un
prêtre de la m- un- i ongr cation : vngoulême, 1878 in-8*, v upplément, art / <