‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 16 sur 207 · PREFACE XXI · texte numérisé non relu

PREFACE XXI

Ainsi, grâce à une supercherie astucieusement dissimulée, un témoignage de la soumission entière, parfaite et constante des Sulpiciens à ce qui émane du Saint-Siège est présenté au lecteur placé dans l'impossibilité d'en vérifier le texte comme une preuve historique de leur « gallicanisme » à l'égard d'une bulle dogmatique; comme une preuve que « Saint-Sulpice, par les évêques sortis de son sein, a contribué, avec un crédit désastreux, à la perte de la France » (Ibid., p. 24)! — 0 sainte vérité,

Voilà donc quel vengeur s'arme pour ta querelle ! (1)

Tel est l'objet, tel est le plan de cet ouvrage. Le 9 mars 1873, le projet en fut soumis à M. Caval, Supérieur de Saint- Sulpice, qui faisait alors la visite du Grand Séminaire de Bordeaux : il l'approuva tacitement, c'est-à-dire n'y fit aucune objection. La Vie de Laurent- Josse Le Clerc, parue à la fin de 1877, fut le premier fruit de mes recherches, et reçut du public un favorable accueil (2). On y vit générale Pape et avec les jésuites de la doctrine condamnée dans la Constitution (Unigenitus); mais ce ne seroient certainement que dessit^nciens, imbus des fables ultramontaines et des nouveautés de Molina >» (Les Auteurs des Tocsins confondus, et les Appellans au Concile justifiez, ou Réflexions critiques sur la Réfutation de la lettre d'un magistrat à M. l'évêque d'Alet. et sur plusieurs autres libelles séditieux et schismatiques que les jésuites ont publiés; sans nom de lieu ni d'imprimeur, 1777, in-12, p. 42). Pour M. Fèvre, ces « ultramontains » ne sont que des « gallicans » !

(1) Nous aurons encore plus d'une fois, dans le cours de cet ouvrage, l'occasion de relever les injustices de M. Fèvre à l'égard de la Compagnie de Saint-Sulpice. Voir, par exemple, au tome I, la page 215, où nous repoussons l'accusation de rigorisme, et au tome II, la page 14, où notre accusateur public est convaincu d'avoir délibérément falsifié un texte de M. Émery dont il prétend l'écraser. Quelque odieuxk quelque énormes que paraissent de tels procédés, nous prions notre lecteur de n'en concevoir ni étonnement ni indignation.

(2) Cfr. L' Aquitaine du 15 décembre 1877, p. 427-430 (Alphonse Lacadée, curé de Saint-Paulin du Carbon-Blanc). — Le Correspondant du 10 janvier 1878, t. CX, p. 176-179 (M™ de Marcey). — Semaine religieuse d'Autun, de Chalon et de Màcon, 12 janvier 1878, p. 40 : Lettre de M9r Perraud à l'auteur. — Semaine catholique de Lyon,

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