‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 28 sur 207 · M. de CxALINÉE · texte numérisé non relu

M. de CxALINÉE

René de Proliant de Câlinée appartenait, par sa naissance, à l'une des familles de Rrctagnc les plus anciennes et les plus considérées dans la noblesse de chevalerie. 11 naquit dans le diocèse de Rennes. Admis, le 1er août 1661, au séminaire de Saint -Sulpice, il y demeura l'espace de sept ans. pendant lesquels il suivit les cours de Sorbonne et reçut tous les ordres jusqu'au diaconat inclusivement. Après avoir

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termine sa licence, il s'offrit pour aller travailler à Montréal, et M. de Bretonvilliers l'adjoignit en 1668 à M. de Queylus, qui retournait dans ce pays avec M. Dallet, son secrétaire, et M. François-Saturnin Lascaris d'Urfé.

Arrivé à Montréal, M. de Câlinée, qui n'était encore que diacre, ne put se livrer immédiatement aux fonctions du ministère qu'il venait exercer; mais il s'y prépara en étudiant la langue des sauvages qu'il aurait à évangéliser plus tard, et il possédait déjà suffisamment l'Algonquin, lorsque M. de Queylus le désigna pour accompagner M. Dollier de Casson dans un voyage de sept ou huit cents lieues que ce courageux missionnaire entreprit le 6 juillet 1669. A son retour. M. de Câlinée en écrivit la relation, el son récit a été reproduit ou résumé par M. Faillon dans Y Histoire de la colonie française en Canada, tome III, p. 289-397.

Durant l'automne de 1671, M. de Câlinée accompagna M. de Queylus, qui revenait en France dans le dessein de régler quelques affaires de famille et de retourner ensuite en Canada. Tel était peut-être aussi le projet de M. de Galinée; mais ni l'un ni l'autre ne revit Montréal.

II est difficile de dire les emplois auxquels fui appliqué M. de Galinée pendant les sept ans qu'il vécut encore. Tout porte à croire qu'il ne s'éloigna pas de M. de Queylus, et qu'il exerça son zèle, soit à la paroisse de Saint-Sulpice. soit au Mont-Valérien, où M. de Queylus et plusieurs prêtres de la communauté de la paroisse furent envoyés par l'archevêque <!<■ Paris à l'époque dont nous parlons.

Quoi qu'il en soit de ces conjectures, nous apprenons par le journal de M. Bourbon que, le •> mars 1687, peu de jours avant la mort de M. de Queylus, M. de Galinée alla voir M. Tronson à Issy: que, le 5 juin suivant, il y tit transporter ses meubles; el enfin que. le 8 octobre de la même année, il accompagna au Mont-Valérien M. Baudrand, supérieur du séminaire de Clermonl, el MM. de Lescure, Rebaull el Colombel, prêtres de la paroisse de Saint-Sulpice, el agrég la communauté du Mont-Valérien. L'année savante, M. de Galinée entreprit le voyage de Rome, peut-être afin *\^ solli-

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