‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 30 sur 207 · M. de POUSSÉ · texte numérisé non relu

M. de POUSSÉ

Antoine Raguier de Poussé, d'une des plus nobles familles de Champagne, naquit à Troyes en 1617. Étant allé à Paris pour suivre les cours publics de théologie, il se lia étroitement avec l'abbé de Condrin, depuis archevêque de Sens, et l'un des premiers disciples de M. Olier. Il désira bientôt s'associer à eux, et entra au séminaire de Vaugirard le l" septembre 1642, n'étant encore que clerc et bachelier de Sorbonne. Il fut reçu licencié en 1614 et docteur en mai 1645. D'abord supérieur du séminaire de S'-Sulpice, puis de la Solitude, il devint en 1656-1637 supérieur du séminaire de Clermont. C'est pendant l'exercice de ces divers emplois qu'il rédigea, de concert avec M. Olier, le livre des Examens particuliers, revu ensuite et complété par M. Tronson. Après avoir été pendant quelque temps vicaire de la paroisse S'-Sulpice, il succéda à M. de Brelonvilliers comme curé, et prit possession le 7 février 1658. Pendant vingt ans que cette paroisse lui fut confiée, il travailla avec zèle à la rendre

de plus en plus chrétienne. Au mois d'octobre 1078, il résigna sa euro en faveur do M. de La Barmondière. ot mourut le 8 juillet 1080, âgé de 63 ans. universellement regretté de tous ceux qui avaient pu apprécier ses éminentes vertus et sa rare capacité. « Ses amis, dit Grandet, tirent graver son portrait, au bas duquel on a mis ce petit éloge qui, en peu de mots, rappelle le caractère de toutes ses vertus : Anthonius Raguier de Poussé ,presby ter, Sacrœ Facultatis Parisiensis cloctor theologus et Lutetiœ Pastor Ecclesiœ Saricti Sulpitii, natalium splendore clams, sed christianœ humilitatis clarior, assidua in clericis instituendis cura, inde fessa Pastoris sollicitudine , apostolici sacerdotis zelo etVirginis Deiparœ euhu clarissimus, obiit 8" idus julii, anno reparaiœ salutis 1680 » (Grandet. Les saints prêtres français du XVIIe siècle ; deuxième série, p. 349-350).

« En 1667, dit encore Grandet, M. de Poussé eut •> (sur le jansénisme) « un entretien avec Mmo la duchesse de Liancourt, sa paroissienne, qui fit grand bruit dans Paris, et qui. ayant été rapporté tout autrement qu'il ne s'était passé, il fut obligé de le mettre lui-même par écrit pour en faire connaître la vérité ». Grandet en rapporte « les principales circonstances » (p. 341-346) d'après la relation, que vraisemblablement il avait sous les yeux.

Le séminaire de Saint-Sulpice possède un manuscrit qui « parait être de M. de Poussé » : il a pour litre. Le véritable ecclésiastique, ou Méditations sur l'état et les obligations des ecclésiastiques.

Gfr. Grandet, Les saints prêtres français du X VIIe siècle, deuxième série, p. 337-350. — Gosselin, Mémoires (manuscrits) sur M. de Poussé. — Gamon, Notice (manuscrite) sur le séminaire de CLermont. — Simon de Doncourt, Remarques historiques sur l'égliseet la paroisse de Saint-Sulpice, t. 1. p. 182, et Pièces justificatives, p. 887 ri suiv. — Règlements de la Communauté des prêtres de lu paroisse de Saint-Sulpice, p. .111. — Picot, Essai sur l'influence de l<> Religion en France au XVIIe siècle, I. II. p. \^2. — L'Ami de '" Religion, i XXXIV, p. 233, — Faillon, Vie de M. "lier.

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et Vie de M. de Lantages. — Floquet, Etudes sur la vie de Bossnet, t. III, p. 481 et suiv.

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