‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 38 sur 207 · M. LE BRETON · texte numérisé non relu

M. LE BRETON

Jacques Le Breton, né à Paris, était déjà prêtre et bachelier de Sorbonne quand il fut admis au séminaire de Saint-Sulpice, le 7 novembre 1050. M. Olier ayant voulu qu'il continuât ses études en Sorbonne, le nouveau disciple fut reçu licencié en 1652, et obtint la 36e place dans une licence où figuraient l'abbé de Bancé, Chamillard et Bossuet. Presque aussitôt après, M. Le Breton fut envoyé au séminaire de Viviers. Il y resta peu de temps; car, sur le désir de M. olier, il alla au Puy commencer l'établissement du séminaire avec M. de Lantages, qui en fut le premier supérieur (1652). Assistant de la Compagnie en 1659, M. Le Breton prit part à la première assemblée générale. Il profita de son séjour à Paris pour prendre le bonnet de docteur, qu'il reçut le 18 septembre 1659. Rentré au Puy, il continua pendant deux ou trois ans à se consacrera l'éducation des clercs; mais étant ensuite allé à Paris, probablement aux vacances de 1662, il y prolongea son séjour jusqu'au mois d'août 1664, assistant ré-

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gulièrcmcnt, pondant ce temps-là, aux assemblées de Sorbonne, surtout lorsqu'il fallait y soutenir les prérogatives du Saint-Siège (V. Gh. Gérin, Recherches historiques sur l'Assemblée du Clergé de France de 1682; deuxième édition; Paris, 1870. in-8', p. 539, 549). En 1664, M. de Lantages ayanl été accordé à l'évèque de Glermont, qui le désirait pour supérieur de son séminaire, M. Le Breton fut chargé de gouverner celui du Puy, et avec l'aide des éminents confrères que la Providence lui avait associés, il maintint dans sa communauté l'esprit de piété cl de ferveur qu'y avait laissé M. de Lantages. Lorsque celui-ci eut été rendu au séminaire du Puy, en mai 1()7(), M. Le Breton, qui en avait été supérieur l'espace de douze ans. se montra aussi soumis à M. de Lantages que le dernier des directeurs, prouvant ainsi, comme on le disait alors, que, contrairement au proverbe, deux soleils peuvent briller ensemble. Outre ses fonctions de directeur du séminaire, M. Le Breton était encore chargé de la paroisse S'-Gcorges, et donnait aussi ses soins aux Demoiselles de l'Instruction. 11 mourut au Puy le 12 mars 1686, léguant tous ses biens à la Très Sainte-Vierge, représentée pour cet effet par la maison du séminaire Saint-Sulpice de Paris.

Parmi ces biens, ou plutôt entre les espèces de ces biens. il en est une d'un intérêt tout particulier et que nous devons indiquer ici : ce sont les nombreux manuscrits de François- Nicolas Baudot, seigneur du Buisson et d'Ambenay, appelé communément Dubuisson-Aubenay, et sur lequel M. Saige a publié une longue et intéressante notice dans l'édition qu'il a donnée du Journal des guerres civiles (Paris, 1883, l. I. p. i-XLVll). DubuisSOn étanl « toujours en voyage, n'avait pas de résidence; les maisons de ses amis le recueillaient lorsqu'il était à Paris. Le plus ancien de ceux qui furent ainsi ses hôtes ('lait Jacques Le Breton, bourgeois de Paris, habitant

rue Saint- Jacques, au coin de la rue Promentel, paroisse Saint-Étienne-du-Mont. Des avant 1637, Dubuisson avail chez, lui le plus important dépôt de ses manuscrits, dt c m< dailles et des collections de toute sorte qu'il recueillait. Ge

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