M. LE BRETON
fut son ami le plus dévoué, relui qui pendant ses absences et ses voyages s'occupait de ses affaires. Aussi Dubuisson le fit-il son exécuteur testamentaire, en léguant à son second fils toutes ses notes et tous ses papiers » (Saige, /. cit., p. xxvi. xxvn).
Or, le « second fils » de ce Jacques Le Breton était notre Jacques Le Breton. « docteur en théologie, et. prêtre de la Congrégation (M. Saige ajoute à tort : de la mission) de Saint-Sulpice » (p. xlv). Après la mort de Dubuisson. arrivée le 1"' octobre 1G52, « Jacques Le Breton entra en possession de cette masse de papiers. Tous ces manuscrits furent portés par lui à la bibliothèque de Saint-Sulpice. II prit le soin de réunir les notes éparses dans les portefeuilles, de les faire relier par nature de pièces, et même de faire des tables à la plupart des volumes. 11 y ajouta quelquefois des annotations. De la bibliothèque Saint-Sulpice, dont ils portent l'estampille, ces manuscrits vinrent, après la Dévolution, dans les collections de la Bibliothèque Mazarine; mais beaucoup durent se perdre jusqu'au moment où ils furent ainsi recueillis » (Saige, /. cit., p. xlvi).
Le catalogue de l'ancien séminaire Saint-Sulpice, qui est à la Bibliothèque Mazarine, contient la liste détaillée des manuscrits de Dubuisson autrefois possédés par le séminaire de Saint-Sulpice : elle pourrait servir à constater quels sont ceux qui ne figurent pus dans le catalogue des manuscrits de Dubuisson-Aubenay, lequel forme un Appendice important du Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Mazarine, dressé par M. Molinier (t. III. p. 316-347. Voir aussi le catalogue bien moins ample de ces mômes manuscrits donné par M. Saige, loc. cit., p. liii-lvi).
« Les manuscrits de Dubuisson-Aubenay. conservés à la Bibliothèque Mazarine, forment un ensemble de cinquante volumes ou portefeuilles, dont trente-trois in-folio, d'une reliure uniforme. La variété des études auxquelles ils se rapportent montre que Dubuisson était un de ces chercheurs comme le xvn° siècle en a tant produit, qui tentaient d'embrasser toutes les sciences et de réunir dans de patientes
compilations l'ensemble des connaissances acquises de leur temps. Chronologie, géographie, archéologie surtout romaine, linguistique, diplomatique, épigraphie, généalogie, mathématiques, fortifications, jusqu'à l'horlogerie, l'alchimie et l'astrologie, toul s'y rencontre un peu pêle-mêle » (Saige, loc. cit., p. iv). — Mais de tous ces écrits, le plus important est le Journal des guerres civiles, dont l'intérêt a été révélé par M. Chéruel dans son Introduction (p. lxviii) au Journal d'Olivier Le fèvre d'Ormesson. Le manuscrit de Dubuisson a été édité en 1883 par M. Gustave Saige pour la Société de l'histoire de Paris. D'après le catalogue de la bibliothèque de l'ancien séminaire Sainl-Sulpice <t. V. p. \:W:\). les « Mémoires, ou Journal des guerres civiles depuis le 1" janvier 1648 jusques au mois de septembre 1652 ». formaient S volumes in-V : c'étaient les tomes IX. X. XI. XII. XIII. XIV, XV. XVI de la collection in-i" des manuscrits de Dubuisson. Il y avait aussi un volume in-folio, catalogué sous un litre à peu près identique : « Mémoires, ou Journal des guerres civiles pendant les années 1648, 1649, 1650, 1651, 1652, jusques au mois de septembre » : ce volume était le X\T de la collection in-folio des manuscrits du même Dubuisson. laquelle comprenait 'M'y volumes de ce format.
\ , >i. Le breton a beaucoup coopéré à la Vie de /x Mère Agnès de Jésus composée par M. de Lantages. On voit par deux lettres (pie le P. l'anassière écrivait à M. Le breton en 1662, cl par ce qu'il disait lui-même en 1661 à M. de Partages, (pie des le début, il s'occupa très activement de ce travail, et qu'il ne négligea rien pour aider son vénéré supérieur dans l'appréciation des laits, la recherche i\v> dates, ci h- tour ;i donner à quelques narrations particulièrement importantes. Ce fut. sans doute, lui aussi qui surveilla l'impression de l'ouvrage, donl les deux premières éditions se tirent au Puy. pendant que M. de Lantages «''lait a Clermont. nu doit également à M. Le Breton l'inscription qu'on lii au bas du portrait de la Vénérable. — V. Vie de la Vénérable Mère Agnès de Jésus... par M. de Lantages... Nouvelle édition... par M. l'abbé l.tu ni. Paris, 1863, i. I, p xxxiv-xxxvi
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S. — On conserve au séminaire de Saint-Sulpice un mémoire rédigé par M. Le Breton, et dans lequel il a recueilli tout ce qu'il savait du crédit de M. Olier auprès de Dieu. Ce mémoire, daté du Puy le 8 août 1667, a été reproduit presque en entier par M. Faillon dans la Vie de M. Olier.