‹ Bibliothèque sulpicienne ou Histoire littéraire de la compagnie de Saint-Sulpice (volume 3)Chapitre 44 sur 207 · M. BAIL L Y · texte numérisé non relu

M. BAIL L Y

« Le nom de M. Bailly ne figure pas dans le catalogue de la Société de S^Sulpice de Paris; il est cependant vrai qu'il fut envoyé au Canada par M. de Bretonvilliers. M. Guillaume Bailly y arriva le 7 septembre 1066. Aussitôt il fut appliqué aux petites écoles du séminaire, où l'on instruisait les enfants Indiens. Lorsque cette œuvre eut été transportée à deux milles de Villemarie, en 1671, M. Bailly y suivit ses élèves, et il y ouvrit la mission Indienne sur le flanc de la Montagne. Bientôt des Hurons, des Iroquois, des Algonquins convertis

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vinrent s'y établir, et M. Bailly devint leur missionnaire. Pour l'aider dans la conduite de l'école et dans celle de la mission, on lui donna pour aide M. Barlhélemi.

» M. Tronson le félicita de ses travaux, el lui demanda quelques renseignements dont il avait besoin pour en conférer avec le roi et le ministre, qui s'intéressaient vivement à celle œuvre el vouloient l'encourager. Les questions posées par M. Tronson étaient les suivantes : — 1. Combien avez-vous de sauvr.ges à la Montagne? — 2. Combien, parmi eux, y a-t-il de vieillards? — 3. Combien demeurent ordinairement à la Mission, même à l'époque de la chasse? — \. Que faut-il eur donner, et à quoi cette dépense pourrait-elle monter chaque année? — b\ Combien en avez-vous convertis celle année depuis le 18 octobre:' (A la Nouvelle-France, l'année civile et commerciale commençait à l'arrivée des vaisseaux, et finissait à l'automne, au départ de la Hotte : l'hiver, on dormait). Chaque année, M. Bailly composait un Mémoire pour répondre à ces questions.

» Il demeura à la Montagne jusqu'en 1680. 11 devint ensuite aumônier des sœurs de la Congrégation de Notre- Dame. Or, il y avait dans la communauté une sœur qui prétendait avoir des révélations sur une réforme à opérer dans le gouvernement du séminaire, ainsi que dans celui de l'Hôtel -Dieu el de la Congrégation. M. Bailly prêta une oreille trop complaisante à ces illusions, ainsi que le curé' de Notre-Dame el l'aumônier de l'hôpital. M. Tronson les rappela tous trois en France, et tout fui fini.

>» M. Bailly, n'espérant plus retourner au Canada, se retira d'abord au séminaire des .Missions-FIrangères. puis dan- le diocèse de Chartres, où il finit pieusement ses jours en 169 I (M. I'. Rousseau •.

cfr. Failli i.\. Vie de hi sœur Bourgeoys, t. I. p. 382-31

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